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Le carburant qui est le mien

29 juin 2015

Le WE dernier nous avons fait une sortie ciné familiale, exploit de taille puisque je suis rétive aux dessins animés, et que TOUT m’endort invariablement. Du coup, à 10€ la séance, je passe généralement mon tour, surtout que je suis encore présentement en train de digérer une douloureuse année sous le sceau (glacé à souhait) de la REINE DES NEIZES.

(Et autant vous dire que la team parents EN A PLEIN LE FION de la Reine des Neizes.)

(Mais je m’égare, c’est la colère.)

Là c’était le dernier Pixar, et ma foi, y’avait une bonne critique dans Télérama, je n’ai pas été déçue.

« Vice-versa » raconte l’histoire intérieure d’une pré ado, traumatisée par le déménagement de sa famille. A l’intérieur de son cerveau, nous sont décrites toutes les zones de mémoire vive / morte, différentes « îles » comme autant d’ancrages de sa personnalité, et surtout, 5 petits personnages qui se partagent les commandes du vaisseau amiral, Joie, Tristesse, Peur, Dégoût et Colère. Le dispositif est très astucieux et poétique, et permet de traiter avec joliesse une des périodes de looze majeure de notre vie : l’adolescence naissante. J’ai naturellement pleuré comme une toutoune la moitié du film, et ri l’autre.

Surtout, derrière le traitement du cas de la jeune donzelle, les lignes de partage entre les différents sentiments qui nous habitent sont explorées  de manière passionnante. Si le film tourne principalement autour du binôme entre la Joie et de la Tristesse, la 1ère essayant de « driver » la seconde, j’ai été amenée à considérer mon propre rapport à un sentiment à priori peu noble : la Colère. Dans le film, elle est incarnée par un petit bonhomme cubique rouge, qui à tout moment explose et fulmine.

J’ai une Colère assez prégnante en moi. Je râle tout le temps, je m’insurge, je tempête, je suis rarement apaisée (et je m’auto fatigue), même si pour finir je ne suis pas si mécontente que ça (même si j’ai toujours quelque chose à re-dire). C’est plus une manière de progresser que de freiner. Me concernant (et ayant dépassé l’adolescence depuis 20 bonnes années, bordel), je suis donc plutôt pleine de mansuétude vis à vis de ma Colère. Elle peut être certes envahissante, fatigante, et parfois contre productive, mais elle reste un moteur, un carburant puissant, qui fait que j’avance, en tapant du pied certes, mais j’avance. Et j’estime que c’est une chance.

Il y a quelques semaines, aux Assises Internationales du Roman, j’ai vu mon idole, Virginie Despentes, s’exprimer sur la génération désenchantée à laquelle elle / on appartiendrait (le débat est écoutable ici, c’est très bien, foncez donc). Elle a parlé à cette occasion de la Colère aussi, celle qui est la sienne, celle qu voyage sans bagage. (Elle parle souvent de la / sa Colère, en fait, chez Trapenard aussi.) On considère assez mal les coléreux et les colériques, l’intempérance étant souvent assimilée à une forme d’adolescence, de montée de sève mal régulée. Je ne suis pas d’accord, il est de saines colères, et je préfère cet éveil vaguement courroucé (coucou mon ulcère) à la placidité résignée de certains.

Alors autant le versant politique de ceusses qui sont collectivement en colère très fort (et à juste titre), les Indignés, ne m’a jamais vraiment parlé, autant « Vice-versa » a bien incarné et illustré la Colère. C’est un chouette film, même pour les petits, qui conservent une partie des éléments non compris dans leur mémoire souterraine pour sûrement les exploiter plus tard, et ne s’ennuient pas en proximité.

Des baisers les vilains !

Résilience & expérience

3 juin 2015

(Je reprends cet article, démarré en pleine tempête pro, au début du mois d’avril. Je l’avais mis de côté, me disant que je n’avais pas besoin de me rouler complaisamment dans mes emmerdes, et que deux  mois après, tout serait oublié. Là où c’est « drôle », c’est qu’en deux mois de l’eau a coulé sous les ponts, certes, mais la situation a perduré et s’est plutôt aggravée ! Une petite écriture en mode cathartique me fera donc le plus grand bien. Merci pour la séance de psy gratos.)

Je vis ce que je peux qualifier avec pas mal de certitude la pire période de ma vie de consultante (en 15 ans tout de même). Cette shitstrom corporate, sur le fond, ne présente pas un grand intérêt narratif (comprendre = mon boulot est vraiment pas sexy, et – accessoirement – il faut que je préserve quelque confidentialité). En quelques mots, un client (stratégique) a décidé de modifier lourdement la méthode de travail sur notre job (méthode que j’avais construite soigneusement en amont), et nous a collé ainsi dans des impasses, techniques et stratégiques. Plusieurs de nos travaux ont du être lourdement modifiés, et il a fallu se réorganiser à l’arrache. Et globalement, c’est ce qui se passe depuis lors : toujours à tout revoir et refaire à l’arrache, pour satisfaire un client jamais content, parce que la confiance n’est pas là, et aussi parce que le job couvre des enjeux bien plus larges que ceux qui sont énoncés en théorie.

RH

Des fois, l’alignement des planètes et ton karma sont clairement daubiques, voire nettement ligués contre toi, ce qui fut le cas pendant cette période. Les principaux soutiens de mon organisation au cordeau entre boulot et vie perso étaient absents pile sur une semaine TRES chargée,  les taz (comprendre = ma progéniture) étaient donc à ma seule charge, et la n°2 bien malade. Je vois encore les mots « mauvaise mère » s’inscrire au néon sur mon front quand la pédiatre m’a lâché « ah ben si elle a une otite, mais depuis tellement longtemps qu’elle a du s’habituer à la douleur » …. 

J’ai donc fait l’expérience de la vraie SOLITUDE professionnelle. Personne ne pouvait décider à ma place, et pour autant, il fallait avancer, trouver des solutions, répondre aux attentes changeantes et contradictoires parfois, ne pas rester dans l’impasse. Et faire face. A la colère et l’insatisfaction du client (et quand tu es prestataire de services, le client est ROI), à l’incompréhension et au désarroi des équipes, qui n’avaient pas vu la foudre s’abattre (moi non plus ma couille, je te rassure), et prendre ses responsabilités. Alors je ne dis pas que c’était totalement inédit, mais mon habitude (et la vocation de mon métier) est de travailler en équipe, et dans un cadre très hiérarchisé, donc en théorie je ne suis jamais seule aux manettes. C’est dans ces périodes un chouia hostiles que tu réalises aussi que quand les choses partent en sucette, les soutiens que tu peux trouver sont vachement moins nombreux que ceux qui t’entourent quand tout roule.

(Oui, méga scoop, le monde des bisounours est loin derrière moi).

La bérézina s’est ensuite confirmée, et à double détente : un de mes collaborateur clef sur le projet a été viré par le client, et mon patron, sans doute laminé par l’ambiance délétère et les difficultés, est arrêté depuis plusieurs semaines par son médecin. En un mot : le prochain fusible qui doit sauter, si le temps poursuit son travail de sape, c’est bibi. Longtemps, j’ai cru que je résistais bien (l’orgueil), que mon expérience et ma capacité à prendre du recul me servaient. La fière à bras … J’ai toujours conservé un discours très distancié en surface, je fais (même si de moins en moins) comme si cette situation compliquée ne m’atteignait pas, et j’encourage les collaborateurs à se protéger, à ne pas prendre pour eux des critiques et des remontrances qui ne sont que l’exutoire un peu facile d’un projet complexe. Mes petits pioupious sont tout tremblotants parfois avant le démarrage des réunions, à se demander à quelle sauce ils vont se faire bouffer. Je prends sur moi pour rester calme, professionnelle, souriante et bienveillante. (Oui bienveillante, c’est tout moi.)

violence

Pourtant, après 4 mois sous pression, je me rends compte combien je suis atteinte sous la carapace. J’ai encaissé, subi, parce qu’il le fallait. Parce que je ne voulais pas abandonner, donner l’occasion à certains (côté client mais aussi en interne) de dire qu’on avait échoué (orgueil ad nauseam), parce qu’en bonne élève je voulais aller au bout de l’exercice et prouver que je pouvais le mener à bien. Mais résister à certaines formes de violence, ça laisse des traces. Il y a peu de temps que je me suis mise à dresser de manière circonstanciée le constat, mais y’a plein de trucs qui déconnent et qui (me) lâchent. La confiance, la sérénité, la légèreté évidemment, se sont envolées. Mais aussi la (bonne) santé, au travers d’un tas de petits (et plus gros) tracas qui s’accumulent comme autant de feux d’incendie.

Jusque récemment, quand je lisais des articles de fond sur le syndrome d’épuisement professionnel / burn out, notamment dans le cadre de mes fonctions de représentante des salariés, ça avait toujours pour moi un côté un peu surréaliste, à la limite du fictionnel. Parce que finalement, comment peut on se mettre dans de tels états ? me disais je. C’est comme le cancer, tant que c’est loin de nous, ça n’existe pas vraiment. Pour autant, quand je découvre le « tableau clinique » d’ensemble de ce syndrome, il ne peut faire qu’écho à ma situation professionnelle (en gras les items qui me parlent)  => j’ai 3 items sur 5 s’agissant du métier, 2 / 4 concernant mon caractère, et 6 / 7 concernant les symptômes (auto évaluation à la petite semaine, mais bon).

  • certaines professions sont plus « à risque » que d’autres, notamment celles :
    • à fortes sollicitations mentales, émotionnelles et affectives,
    • à forte responsabilité notamment vis-à-vis d’autres personnes,
    • où l’on cherche à atteindre des objectifs difficiles, voire impossibles,
    • où il existe un fort déséquilibre entre les tâches à accomplir et les moyens mis en œuvre,
    • où il existe une ambiguïté ou un conflit de rôles ;
  • certaines personnes sont plus « à risque » que d’autres :
    • personnes ayant des idéaux de performance et de réussite,
    • personnes liant l’estime de soi à leurs performances professionnelles,
    • personnes sans autre centre d’intérêt que leur travail,
    • personnes se réfugiant dans leur travail et fuyant les autres aspects de leur vie ;
  • les différents symptômes rencontrés dans le burnout sont :

Nommer les choses, c’est les faire exister, dit on. Pour autant, je ne me déclare pas atteinte par un syndrome de burnout (même avec 6 symptômes sur 7). Pas par déni ou volonté d’y échapper par principe et orgueil. Mais parce que je continue de me battre, de serrer les dents et de résister à l’abattement. J’ai toujours envie de me lever le matin, aller bosser et prouver que je peux faire du bon boulot (parce que de toutes manières le syndrome de la bonne élève me poursuivra toute ma vie, et prend le pas sur l’épuisement …). Dans mon cas, il est certain que la colère générée chez moi par cette situation professionnelle peut être un moteur puissant (car clairement je suis très en colère de vivre cela). Virginie Despentes le disait pas plus tard que dimanche dernier dans une conf sur la « génération désenchantée » ( dont j’espère pouvoir vous parler aussi bientôt), la colère est un puissant moteur, car finalement elle te fait avancer, mais elle est épuisante.

Nommer les choses c’est les faire exister donc, et c’est ce que j’ai fini par faire sur ce cas bien particulier. Histoire de ne pas rester seule avec mon tombereau de petits tracas et de gros soucis, j’ai exposé la dérive du dossier, la maltraitance subie / perçue par les collaborateurs, les impasses, etc. Mais je ne suis pas « laissée aller » à parler de burnout, parce que je ne voulais pas ajouter du pathos aux difficultés existantes. La démarche a été relativement déceptive, car comme je le disais plus haut, on trouve toujours moins de soutiens dans l’adversité que dans la réussite. Une fois cette réalité assimilée, on résiste mieux quand même, et on serre les dents en attendant des jours meilleurs …

(Sympa cette note de blog hein les gars ! LA GROSSE PATATE ça valait bien la peine de s’y recoller :D)

(Dans la prochaine, je vous raconterais comment les féministes se sont encore foutu sur la tronche de manière bien stérile et caricaturale lors de la conf aux Assises Internationales du Roman, en présence de Virginie Despentes.)

Putain 10 ans.

10 mars 2015
par Sasa

Je ne sais pas qui dans la présente audience connaît mon tout 1er blog, « Iouaye & Karl« , aujourd’hui disparu (car hébergé sur une plateforme gratuite de M6), ouvert, quelques uns s’en souviennent, pour commenter « Le Bachelor » sur  la dite chaîne.

(Levez le doigt les vieilles badernes !)

Sur mon blog, il y avait peu ou prou les mêmes éléments qu’aujourd’hui. Ma gueule, mes voyages, mes marottes féministes et égalitaristes, les mecs dans la baignoire. Et le Bachelor, lubie éteinte faute de combattants depuis lors. J’avais 26 ans, j’étais jeune et j’avais encore de l’acné (oh wait), et j’attirais déjà le chaland avec des chats mignons.

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Étrange comme les choses se télescopent en ce 10 mars 2015, où justement, pour cause de participation à une émission de télé-réalité, 8 personnes, dont 3 sportifs de haut niveau sont morts, dans un accident digne d’un Darwin Award … Et nous sommes par ailleurs au lendemain des épousailles d’une de ceux qui commentaient avec moi le Bachelor, puis la Nouvelle Star, à la machine à café, et ici donc (big up Yaya !!). Ce premier cercle s’est maintenu, il porte même un petit nom (EYC / Enlarge Your Circle), double allusion fine dont nous sommes assez fiers (car nous sommes un peu cons, aussi).

Ce partage de « communautés d’intérêt », c’est exactement ce que m’a permis le blog, et depuis lors Twitter (inscrite depuis 2007) et Instagram. Je me fais souvent charrier / tancer / critique pour mon usage et mon addiction aux réseaux sociaux (et surtout Twitter). J’assume. Toujours (ou presque). Je ne suis pas du genre à faire des listes ou des tableaux (j’en produis déjà suffisamment à titre professionnel), mais je mesure très concrètement l’enrichissement des liens que j’ai tissé sur cette immense toile, à ma petite échelle. Parce que je suis présente, active et bavarde ici & ailleurs, j’ai échangé, croisé, rencontré, noué des liens avec des personnes (de grand valeur évidemment) que je n ‘aurais jamais eu l’occasion de croiser IRL (in real life) comme on dit. J’ai même permis des rencontres fructueuses à titre professionnel et sentimental (mais pas pour moi, dans un cas comme dans l’autre !).

J’ai ri, j’ai tempêté, j’ai pleuré, j’ai discuté le bout de gras, avec vous, et j’espère bien continuer à le faire, même si clairement aujourd’hui l’interactivité est tout de même plus grande sur Twitter qu’ici, où les échanges sont moins réactifs. Alors c’est vrai, aujourd’hui ce blog sent un peu la petite fille négligée (honte à moi), mais il est toujours debout, il a 10 ans, et j’en suis très fière.

Happy B-day à lui <3

Et merci évidemment à tous ceux qui me lisent, partagent et font un bout de chemin, virtuel ou bien réel. Je vous serre contre mon coeur.

(Parce que de temps en temps, il faut savoir dire aux gens qu’ils comptent et qu’on les aime !)

Indigne toi, il en restera toujours quelque chose* (* elle est de moi)

21 février 2015

Il y a quelques jours, un monsieur de couleur noire s’est vu refuser l’accès à une rame de métro dans Paris, bloqué par des supporteurs de Chelsea, vaguement avinés, et surtout clairement racistes, qui se refusaient à partager la rame avec un noir, et hululaient « je suis raciste et ça me plait ». La presse n’a pas tardé à retrouver le voyageur malmené, et l’a interrogé sur les circonstances de l’événement, quel était son ressenti et les suites qu’il allait donner.

Dans ses réponses, il y en a eu une qui m’a fendu le coeur :

« Aucun usager n’a pris ma défense mais, de toute façon, que pouvait-on faire ? (…) Je suis rentré chez moi sans parler de cette histoire à personne, ni à ma femme ni à mes enfants. Et puis, que dire à mes enfants ? Que papa s’est fait bousculer dans le métro parce qu’il est noir ? Cela ne sert à rien. »

Ca m’a fendu le coeur à double titre, un que personne ne vienne à la rescousse, et deux qu’il n’en aie pas parlé autour de lui, car cela ne servirait à rien …. Sur ce dernier point, je suis en total désaccord de principe : je suis convaincue qu’il ne faut jamais céder au fatalisme et à l’aquabonisme, surtout quand il s’agit de questions de discriminations. Qu’elles soient religieuses, raciales, …. ou sexistes. Je suis très souvent remontée comme un coucou, une vraie indignée permanente (coucou Stéphane), surtout quand il s’agit d’une question de sexisme ou d’égalité hommes / femmes, et je ne descends quasiment jamais de mon cheval d’indignation. (Oui ça en fatigue certains :)) Il me paraît essentiel de rester vigilant(e) quand il s’agit des valeurs et principes que l’on juge fondamentaux. Qu’un homme noir puisse renoncer, baisser les bras, et considérer que le racisme est banal, indépassable, et ne pas au moins rapporter, ou témoigner de cela auprès des siens (ou des autorités compétentes), me déprime profondément.

Je ne suis pas noire (je suis à moitié kabyle, mais c’est invisible aux yeux du commun des racistes), je ne connais donc pas le racisme de l’intérieur, mais je suis femme, et je connais et expérimente le sexisme, autre forme de discrimination bien réelle, même si elle se présente sous des formes diverses et variées, plus ou moins dommageables, plus ou moins sanctionnables. J’ai fait le choix (usant il est vrai), de la vigilance permanente, et de l’indignation même facile, et même anecdotique, parce que je me dis toujours qu’à force de marteler que le sexisme, de ses formes ordinaires à ses formes les plus pernicieuses, n’est pas acceptable, les comportements dans ma zone d’influence vont se réformer. J’ai un sujet d’indignation par semaine, AU MOINS.

Cette semaine encore je me suis indignée parce que pour la session de formation des nouveaux entrants au sein de ma feurme, il y avait, sur 18 formés …. 2 filles. La mixité au sein de l’entreprise, c’est fondamental, si on veut éviter qu’une minorité reproduise des schémas de domination. Cela passe donc par des recrutements paritaires autant que faire se peut, et par une mixité dans tous les lieux de travail et de vie au sein de l’entreprise. Il faut occuper le terrain pour que la présence des femmes devienne au fil du temps naturelle, évidente. Au sein du comité d’entreprise, auquel je suis élue et réélue depuis des lustres (je suis un peu le Kim Jong Un de la représentation sociale, la démocratie en plus), je vérifie les recrutements tous les mois, et leur équilibre entre hommes et femmes. Depuis 2 ou 3 ans de plus en plus de profils masculins entrent en début de carrière, déséquilibrant d’entrée de jeu la répartition hommes / femmes, alors que l’écart se creuse déjà par ailleurs au fil des années, au fur et à mesure que les femmes s’attachent (ou pas) à percer le plafond de verre. En guise d’explication : des recours de plus en plus fréquents (et souhaités) à des profils issus d’écoles d’ingénieurs, dont les rangs seraient composés à plus de 70% d’hommes. Hé bien soit, alors recrutons en masse les 30% restants.

Ne rien laisser passer des situation sexistes ou inégalitaires dans le monde du travail est relativement aisé à mon sens. Les textes sont désormais clairs et permettent d’agir, quelque soient les plus ou moins bonnes volontés des parties prenantes. C’est en tous cas le sentiment que j’ai dans le cadre de mon activité « féministe » au sein de mon entreprise. Dans la vie quotidienne, c’est souvent plus compliqué, et demande un peu de savoir faire et de savoir être, pour faire passer les messages, contrecarrer les situations sexistes avec suffisamment d’à propos et d’humour. il s’agit de pouvoir interpeller sans vociférer, et risquer ainsi de tuer le message par une indignation en mode hystérique, qui de fait coupe toute efficacité. Il faut convaincre que le féminisme n’est pas un passéisme, que la lutte contre le sexisme n’est pas un combat d’arrière garder, et c’est pas toujours évident. A cet égard, je crois que les réseaux sociaux ont eu des effets paradoxaux. Certes des situations ont pu être dénoncées, mises en lumière (avec des # comme #harcelementderue), mais bien souvent les luttes intestines et incompréhensibles pour des non initiés entre courants féministes tuent les messages, quand elles ne rendent pas le débat chaotique ou ridicule.

A cet égard, la campagne de pub de Renault pour sa nouvelle Twingo, avec comme # un pseudo humoristique #LaVéritéSurLesFilles illustre bien le difficile point d’équilibre entre sexisme et dérision. A la base, rappelons le, Renault vend des bagnoles. De mes souvenirs, je crois me rappeler que le ciblage marketing de la Twingo avait été un des plus gros fails de l’histoire de la pub, puisque Renault visait à l’époque de son 1er lancement de jeunes cadres actifs, urbains et nomades …. et qu’elle avait été finalement plébiscitée … par les retraités. Dans sa version 2015, Renault s’attaque à une nouvelle cible, la femme, apparemment jeune et urbaine encore une fois, puisque la marque a déployé une campagne avec comme représentantes des filles comme Bérangère Krieff, Nora Hamzavi, et un échantillon de jeunes blogueuses (mode principalement). Le « buzz » est alimenté par un jeu concours proposant des slogans détournés, globalement autour de la dualité de l’éternel féminin, et qui se résumerait pas « on est vraiment des casses couilles, mais qu’est ce qu’on est bonnes ». Axiome déjà bien bien (é)rodé, sur lequel surfent pas mal de productions web et télé (avec Connasse par exemple), et dans lequel il est difficile de reconnaître parfois la part de sexisme et la part de cochon. Pour autant, qu’on ne s’y trompe pas, cette campagne est bel et bien sexiste. Et perso, je n’achèterais pas de Twingo (et pas seulement parce que je suis déjà équipée d’une bétaillère pour trimbaler la progéniture).

Certes, c’était malin de convoquer (entendre payer) des humoristes féminines de la dernière génération pour essayer de tordre le cou par anticipation au risque d’accusation sexiste (et s’acheter une légitimité humoristique et non sexiste : « regarde, tu peux pas taxer ma campagne de sexiste, je me suis payée des humoristes femmes, jeunes et modernes »). Mais de mon point de vue Krieff et Hamzavi se sont totalement décrédibilisées en commercialisant leur image de femmes humoristes pour cautionner une campagne de pub de ce type. Dans le cadre d’un sketch, que tu écris et que tu maîtrises en le délivrant à l’oral, tu peux te permettre de jouer avec les clichés, de les rendre drôles. Mais dans le cadre d’une démarche commerciale ouverte au grand public, le dérapage est inévitable, et a été clairement atteint, assez rapidement d’ailleurs (allez voir le # sur twitter). Quand on voit que parmi les slogans proposés (pour gagner un sweat shirt ROSE) il y a comme proposition « Quand on dit non, ça veut souvent dire oui« , ben merde les mecs, ça ne passe pas du tout (que fout le community manager d’ailleurs). Donc on en revient à Desproges, toujours, mais on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui.

J’attends de pied ferme les commentaires sur l’indignation facile. Mais sérieusement, on (nous les filles, à titre individuel ou collectif) ne dépense pas une énergie considérable à lutter contre les clichés sexistes, y compris par des biais humoristiques, pour les voir foulés aux pieds par une démarche commerciale, même avec le soutien / alibi de blogueuses / humoristes qui se compromettent là dedans. S’agissant de ces dernières, la déception est évidemment grande. Je sais qu’il faut bien bouffer, mais vendre sa notoriété (et sa crédibilité / fibre féministe) pour aider aux ventes de voitures, quelle tristesse bordel.

Djauni était là (et nous aussi)

25 janvier 2015

Evènement PHARE de ce début d’année 2015, l’arrivée en France et en comédie musicale de l’adaptation du film CUL(TE) de notre adolescence, « Dirty Dancing« .

Je m’adresse bien évidemment à une frange bien spécifique de la population : celles qui ont été adolescentes dans les années 1980 et 1990, puisque cet incroyable nanard est sorti en 1987, avec en tête d’affiche Patrick Swayze, qui à l’époque avait en fait déjà 35 ans, mais dansait clairement comme un dieu du sexe (sa formation d’origine). Quand celui ci est décédé en 2009, on a toutes perdu une part de nos émois adolescentes, comme je le rappelais ici. Car « Dirty Dancing », pour un certain nombre de petites pépées dont je fus, ça a clairement été l’éveil à la sensualité, dans le cadre de cette romance d’été sirupeuse, où un professeur de danse (Johnny Castle) éveille une jeune fille (Bébé / Baby) à la danse et aux joies du sexe acrobatique. Le scénario tient sur un ticket de métro, les acteurs sont pas vraiment inoubliables, mais les scènes de danse sont réussies, la musique des années 60 très bien choisie, et surtout le couple Johnny / Bébé fonctionne parfaitement. On s’est toutes projetées dans cette histoire, rêvant de se faire initier à la gaudriole par un espèce d’éphèbe irrésistible, ayant la musique et la danse dans la peau et le diable au corps.

C’est donc comme un seul homme que toutes ces trentenaires et quarantenaires des années 2015 se sont précipitées sur les places de la comédie musicale, qui joue à guichets fermés depuis quelques jours au Palais des Sports de la porte de Versailles.

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Avant d’y aller, nous avons naturellement nourri quelques inquiétudes. Est ce que les chansons seraient interprétées en français ? Et surtout, SURTOUT, est ce que le danseur / chanteur / acteur retenu pour le rôle de Johnny serait à la hauteur de Patrick dans le film ? Soyons clairs, quand j’ai vu quelques photos de Corentin Mazo, j’ai été un chouia pessimiste. Sa gueule est pas vraiment extraordinaire, et surtout, il avait l’air taillé comme une biscotte, ce qui ne colle absolument pas avec le profil de dépuceleur bad boy de l’original.

Alors tuons le suspense. S’agissant des chansons, elles sont bien délivrées dans la version originale, et plutôt bien interprétées sur scène par un orchestre et deux chanteurs qui se coltinent les quelques scènes chantées. Et quand à Corentin, hé bien ce fut la surprise bi goût. Sa présence sur scène est plutôt impressionnante. Il a une vraie allure, il est très bien taillé, avec un cul de danseur absolument parfait (comme a dit quelqu’une de ma connaissance « on est bon, on lui fait la complète oeuf fromage« ), et dans toutes ses tenues, depuis le smoking, en passant par le marcel près du corps, jusqu’au calbute semi transparent, il est impeccable. C’est un grand oui. Mais. Mais des fois il cause. Et là, autant le dire, c’est le drame. Ridicule est le premier mot qui vient à l’esprit. Tant qu’il danse ou se prépare à honorer Bébé (car on ne voit évidemment pas le passage à l’acte), tout va bien. Mais dès qu’un bout de texte se profile, la cata. La salle était hilare. C’est ballot.

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(Photo volée par Amandine, on la remercie.)

D’ailleurs, en dehors du fait que les danseurs retenus sont de très mauvais acteurs (pour avoir vu  des comédies musicales en Grande Bretagne, nous ne sommes clairement pas à la hauteur, ça sent un poil l’impréparation et l’amateurisme), on peut regretter l’ambiance un poil réservée de la salle. Certes la taille de la salle n’est pas très conviviale. Certes de petits cris ravis fusent dès que démarre une scène culte, mais globalement le public parisien m’est apparu très sage, en dehors de ma rangé de lubriques dévergondées, où  fusaient avec une grande régularité « à poil » / « c’est pour ça qu’on est là » / « j’ai tellement chaud que je vais enlever mes collants » et autres remarques distinguées ….

On fera aussi une petite dédicace au personnage de Penny, la partenaire de danse de Johnny, qui est interprétée ici par une blonde absolument affolante, dotée d’une paire de jambes de 2 m, et qui nous a beaucoup impressionnée (en bref, elle est méga bonne).

En guise de conclusion, je ne sais pas si je recommanderais l’expédition à quelqu’un qui ne connait et n’apprécie pas le film d’origine. L’ensemble est bien mené, pas de temps morts, beaucoup de danse et de musique, de belles tenues et un décor sympa et coloré mais ça reste assez moyen si on est un peu exigeant en matière de musicals, voire gâché parfois par la piètre qualité du jeu (et pourtant, nous sommes indulgents ,on sait qu’on est pas au Français). Après, pour qui a un rapport un peu sentimental au film, ça reste un délicieux retour à de vieilles amours et nos jeunes émois.

(Et on va pas se répéter, mais le cul à Corentin mérite un 10/10.)

Allez, on s’en refait quelques unes (de scènes) pour la route 😉

:: LA SCENE (à partir de la 3ème minute) (les aisselles de Patrick, on en lécherait bordel)

:: Hungry Eyes

:: Time of my life (le final)

 

Charlie & nous

9 janvier 2015

(Léger contraste entre cet article et le précédent, 2015 démarre dans la joie & l’allégresse ….)

Pas plus tard que dimanche dernier, nous fêtions avec un peu de retard Noel dans ma famille, cette fête païenne que mes parents – respectivement agnostique et musulmane – « tolèrent » pour les (petits) enfants. Mon père, hilare, exhibait (notamment aux dits petits enfants, ravis et également morts de rire) un poster en couleurs d’un goût douteux (issu de Fluide Glacial) : une caricature de François Hollande, à poil mais avec un casque sur la tête et la bite entourée d’un ruban bleu blanc rouge. Côté pile la teub à l’air donc et cet air de benêt aux joues rouges qui nous rappelle forcément les plus belles heures deFlamby / la fraise des bois, et coté face un  cul nul et tombant.

C’est (c’était ?) aussi un peu ça aussi Charlie Hebdo, sans doute bien plus que Fluide Glacial, un humour (très) caustique et impitoyable, teinté souvent de pipi caca (notamment chez Charb), qu’aucune provocation n’effrayait, et qui s’appliquait avec la même férocité à n’importe quel sujet, et en particulier aux plus délicats, comme la foi et les religions. On pouvait plisser du nez devant certains dessins pouvant paraître vraiment au-delà de la plaisanterie, mais dans mon cas on n’y échappait pas : les meilleures feuilles de Charlie Hebdo étaient soigneusement découpées par mon père, et épinglées … dans les chiottes familiales.

Je me souviens encore de la fierté de mon père quand Charlie Hebdo avait cité dans un de ses articles une étude produite par mon entreprise (et à laquelle j’avais vaguement participé). Il avait là aussi soigneusement découpé la page, entouré l’article, pour me l’offrir, très heureux de sa trouvaille. En l’occurrence c’était plutôt critique vis-à-vis de notre travail (doux euphémisme), mais c’était écrit par l’oncle Bernard (Bernard Maris, aussi chroniqueur sur France Inter, et également décédé le 7 janvier), c’était donc UN PEU mon heure de gloire quand même.

A dire vrai, je n’ai jamais lutté contre le déterminisme familial. Je suis (globalement) fière de la manière dont m’ont éduqué mes parents, et j’assume prolonge tout à fait leur héritage culturel et le socle de valeurs qu’ils m’ont transmis. Je ne sais pas écouter une autre radio (ou autre chose) que France Inter. Dès que j’ai été indépendante je me suis abonnée à Télérama (avant même d’avoir une télé ….). Je vote à gauche.(Oui, je suis une caricature de bobo. ON SAIT.) Très récemment, je me suis fait tatouer sur l’avant-bras le titre d’un livre de Benoite Groult, mon idole féministe depuis que ma mère m’avait emmenée à une de ses conférences alors que j’avais à peine 13 ans. Bref, j’ai en héritage un certain nombre de marqueurs culturels assez spécifiques, et Charlie Hebdo est l’un d’entre eux. Quand j’ai appris l’assassinat de tous ces mecs, en mode perlé, en direct sur Twitter, j’ai clairement eu le sentiment de voir s’écrouler des pans entiers de mon écosystème culturel personnel. Celui m’ayant le plus touché étant Bernard Maris, représentant Charlie ET France Inter, et parfait chroniqueur éco.

D’ailleurs, soyons honnêtes c’est vis-à-vis de Charlie Hebdo que j’ai toujours eu le plus de réticences et de recul par rapport à « l’idolâtrie » paternelle. Sans doute parce que leur côté bouffeurs de curés (et autres représentants religieux de tous poils et de tous bords) me rebutait et m’effrayait un peu. Parce que je ne pouvais pas blairer Philippe Val, que j’ai toujours considéré comme un gros con (et qui pourtant m’a bien fait chialer hier). Et aussi parce que je trouvais que c’était tout de même un sacré rassemblement de mecs forts en gueule et en thème, où les femmes n’avaient pas une place vraiment de choix.

Pour autant, j’ai toujours été admirative de cette hargne déterminée et systématique à ne pas se laisser intimider par ce qui constitue in fine le dernier tabou de nos sociétés contemporaines, les religions. Lors de l’affaire des caricatures de Mahomet (2005, déjà), j’avais suivi de près les débats et les interventions publiques de tous les penseurs, intellectuels, hommes politiques, artistes et dessinateurs qui s’étaient mobilisés au sein et autour de Charlie Hebdo, pour défendre la liberté d’expression, sous toutes ses formes, même les plus radicales, outrancières, provocatrices. Ils m’avaient impressionné ces dessinateurs, qui avaient su lever le crayon pour expliquer leurs convictions, et ils m’avaient convaincue que leur expression devait rester libre et totale. Je me souviens en particulier du témoignage ….. de Nicolas Sarkozy, et de Robert Badinter, mais aussi de leur avocat, Richard Malka, brillant.

(Il paraît que l’émission Envoyé Spécial retraçait ce soir cet épisode, à revoir donc.)

Hier, c’est évidemment leur liberté totale, insolente et intelligente, qui a été sapée par cet attentat (12 personnes, putain). J’ai beaucoup pleuré, et je pleure encore le crime abject et lâche dans l’absolu, mais aussi et surtout parce que je sais qu’il laisse orphelin ma famille, et en particulier mon père de « compagnons » de cœur et d’esprit, avec lesquels il partageait une vision certes UN POIL désenchantée du monde et des hommes, mais surtout le goût de la liberté et de la dérision, et un rire franc et massif, salutaire.

Salut les mecs, vous nous manquez déjà <3

PS : pour la postérité, quelques liens marquants sur ces événements.

:: Jeannette Boughrab, sur BFM, compagne de Charb

:: Sophia Aram sur France Inter,

:: le témoignage de Philippe Val, gravement émotionnant …

:: Charline Van Oenecker.

Red lipstick

28 décembre 2014

Plusieurs gonzesses m’ont demandé quel était le rouge à lèvres que je portais (visible souvent sur IG), si bien appliqué et avec une tenue impeccable (mouahahaha). Du coup j’avais promis de me fendre d’une petite note, rapport au fait que j’en porte plusieurs, et qu’ils ont avantages et inconvénients.

Alors de gauche à droite, je vous présente mes petits chéris.

A la demande générale d'au moins 3 gonzesses, je vais m'atteler à cette note de fond sur mes rouges à lèvres \o/ #BB

> Rouge DIOR 999 : une de mes grandes déceptions. La couleur est belle, le rendu aussi sur le coup (assez brillant et onctueux), par contre zéro tenue, il n’en reste rien après un café et deux heures. Je le porte sur la photo ci dessous. Très joli sur l’instant mais je déconseille pour une journée.

Si c'est flou c'est qu'il y a un loup #selfille #strabisme

> MAC Russian Red A61 Matte : très résistant. La couleur tire sur le brique, et le rendu est très mat. Il est très résistant, mais en conséquence de quoi il est pas très onctueux, limite désagréable à poser. D’ailleurs il faut pas se planter et baver à la pose, c’est irrécupérable. Il résiste à la demi journée + un repas. Je le porte très souvent au boulot, même s’il faut réappliquer en milieu de journée.

Quand je mets de l'eyeliner c'est le fantôme d'Amy Winehouse qui tient le crayon \o/ #toomuch

> L’Authentique Rouge Baiser Freesia 421 : le meilleur. Les Rouge Baiser sont clairement les rouges les plus résistants (tu es obligé de te démaquiller les lèvres le soir tellement la tenue est bonne). Ils sont faciles et agréables à appliquer, et ne bougent absolument pas. Moins de 14 euros chez Monoprix.

#selfilles <3

> Le Scintillant Rouge Baiser 504 : le petit nouveau, qui brille façon glossy pour les fêtes. Pour le coup la tenue est bien moins bonne, mais c’est pour mettre en soirée, donc on pardonne. Il est assez peu rouge, et tire vers le rose. Assez décevant, mais rouge et glossy, c’est difficile à trouver.

Le petit dernier #lipstick

> L’Authentique Rouge Baiser Pivoine 416 : le meilleur bis, mais en fuchsia. Très bonne tenue, et il change de mes rouges, puisqu’il est clairement rose. Je l’adore, c’est un cadeau de ma soeurette.

Les bouchons sont de retour, du coup Bad Sasa aussi :B

> Rouge Pur Couture Golden Lustre Yves Saint Laurent 112 : mon seul marron, que je porte rarement (j’ai pas trouvé de photo). Il est de tenue assez médiocre (comme le Dior), mais il a une jolie couleur un peu glossy.

 

Voilà, et pour conclure en bref, s’il faut en retenir un, rapport tenue qualité prix, c’est sans hésiter les Rouge Baiser !

(Cette note, sans doute la dernière de 2014, est assez profonde tout de même.)

Les poils (qui se dressent)

20 décembre 2014
par Sasa

La Nouvelle Star est de retour, avec son lot de nanards, et ses petites merveilles.

Ici un incroyable petit mec de 18 balais à peine, qui a fait une interprétation spéciale « les poils qui se dressent » de « Creep » de Radiohead.

Il porte sur lui les affres de adolescence, et c’est admirable de le voir s’extraire de sa peau quand il se met à chanter <3

Nelson, il les a tous séduit ! – Nouvelle Star – Auditions à Paris – Episode 4 – 18/12/2014

Les apparences

16 décembre 2014

« Les apparences » est le titre d’un thriller que je n’ai pas lu (ahahahaha, ça démarre bien mon affaire), mais vu l’adaptation cinématographique, « Gone girl » (attention, allergiques aux spoilers passez votre chemin, je ne pourrais pas écrire cette note sans donner des éléments révélateurs de l’intrigue). Dans la mesure où la parentalité me prive largement de la fréquentation des salles obscures, j’avoue être devenue un poil plus exigeante sur la qualité des films que je vois (surtout quand je paie plus de 10 euros, accessoirement). Celui-ci avait l’objet d’un battage significatif, notamment sur la thématique, quelque peu douteuse, du sexisme latent qui aurait habité le film. Thriller (qui plus est d’un scénariste dont j’avais apprécié les précédents films) + questions sexistes, autant dire que je me suis précipitée.

Quelle ne fut pas ma déception … L’intrigue est somme toute, tout à fait classique, voire cousue de fil de blanc.

Le pitch : dans une petite bourgade américaine tranquille, un soupçon de meurtre pèse. Une jeune épouse (modèle) a disparu, et son époux (oisif, perdu et vaguement alcoolo) est dans le collimateur de la presse à sensations. Mais – méga surprise – le psychopathe n’est pas celui que la vindicte populaire veut mettre au bout d’une pique. A mi chemin du film, un ENHAURME retournement permet au héros (et donc victime de sa femme névrosée et clairement très allumée) – Ben Affleck, aussi expressif qu’un veau sous tranxene – de tourner la situation à son avantage. Comme quoi même le gars le plus impavide de la galaxie peut arriver à bout des hystéries et machiavélismes des femmes. CQFD (ce film m’a bien bien vénère, comme disent les jeunes).

Malgré le côté grand guignolesque du film, qui m’a bien gonflée, la réflexion (qui paraît il est bien mieux développée dans le roman) sur les apparences m’a parlée. Je comprends bien cette dichotomie que l’on peut vivre parfois entre ce que l’on laisse transparaître, afficher de soi, et ce qui sourd effectivement sous la surface. De mon éducation, j’ai reçu cette injonction (plus ou moins) implicite de toujours veiller à « sauver les apparences » : on ne laisse pas transparaître ses difficultés, on lave son linge sale en famille, car « les gens » n’ont pas à savoir, à connaître le dessous des cartes. Chez moi (entendre dans mon environnement familial), cela est considéré comme de la politesse, et non de la dissimulation. Pourtant, parfois la tentation est grande de fendiller l’armure des apparences, et mettre ses tripes à l’air, façon « Festen » (c’est une image hein, ma famille n’a pas grand point commun avec celle du film de Vinterberg). En fait, j’ai assez mal assimilé la leçon, et je suis assez friande de ces instants de vérité, où tombent les masques et on se retrouve tous nus avec nos vérités crues.

A cet égard, il y a une photo de moi que j’aime beaucoup, prise par la chérie d’un ami (coucou toi) lors de notre séjour californien de cet été 2014. Elle illustre bien cette affaire des apparences. Sur cette photo, en apparence, j’ai l’air seule et paisible, assise sur cette plage déserte de Malibu, regardant l’horizon infini de l’océan. Zen. Au frais. Décontractée du gland.

Non ?

apparences

Non.

En fait, la plage est pleine de monde, et notamment d’enfants, dont les nôtres, qui requièrent toute notre attention parentale (vent, houle, mer, danger), et qui sont miraculeusement hors champ photographique. Tant est si bien que j’ai pas eu même le temps d’aller pisser. Donc sur cette photo sont finalement immortalisées les 30 secondes de répit que j’ai eu … pour pisser dans la mer.

C’est beau un moment de vérité non ?

:p

Tomber 7 fois, se relever 8

7 décembre 2014
par Sasa

Ce blog est comme Labro (oui rien que ça) (à qui j’ai donc piqué le titre de cette note), plein de fois il a trébuché, est tombé, et je l’ai toujours fait se relever. A quelques encablures de son 10ème anniversaire (mars 2015 !), franchement,  je ne pouvais décemment pas y mettre fin. Il paraît que les blogs sont morts, que c’est hazbeen, mercantile, blablabla, et pourquoi tu n’ouvres pas un tumblr, etc.

Pour la petite histoire, mon vieux blog édenté (= comprendre vérolé par une version trop ancienne de WP, entre autres) a été désactivé par son hébergeur (OVH), dans l’attente du nettoyage de quelques lignes de code (je vous passe les détails, qui m’ont également largement échappé). D’où cet assourdissant silence ici, qui s’est prolongé quelques semaines. Il a fallu tout de même l’intervention de pas moins de 3 personnes (de sexe masculin et  à qui désormais je dois BEAUCOUP de gratifications symboliques, et pas que) pour venir à bout des bugs et autres fichiers corrompus. Je ne vous cache pas que quand il est réapparu, ça a été une petite émotion pour moi. 10 ans qu’il m’accompagne, et quelques temps que je le néglige aussi (au bénéfice de Twitter), c’est comme d’habitude quand on est face à la perte des choses que l’on réalise qu’elles vont vous manquer.

Du coup, le revoilà et me revoilà, avec l’envie de réécrire, de (me) raconter ici (bande de veinards). Il y a bientôt 5 ans, j’avais justement fêté les 5 ans du blog, j’avais fait un digest de vos notes favorites, et certains m’avaient fait de petits cadeaux (textes, photos d’eux dans des baignoires, …). Presque 5 ans après, ma « ligne éditoriale » (les 3 marottes qui m’occupent le temps de cerveau disponible) reste la même : le cul, le cul, le cul, le féminisme, les rapports homme / femme, la parentalité, la vie de VRP, etc. Presque 5 ans après, même si Twitter a partiellement remplacé le blog dans cette vocation (parce que c’est bien plus rapide et bien plus interactif que les blogs, il faut lui reconnaître ce mérite), la participation des réseaux sociaux au développement et à l’entretien de ma vie sociale est toujours vivace. J’ai fait plein de chouettes rencontres, dont je suis persuadée qu’elles n’auraient pas eu lieu dans mon écosystème habituel. Surtout, point important, ce ne sont pas que des rencontres virtuelles, et il y a encore bien des essais à transformer, des visages et des voix que j’ai envie de mettre sur des textes, des échanges, du partage, des altérités et des confrontations. Cet enrichissement, c’est toujours ce que j’essaie de valoriser face aux pourfendeurs des réseaux sociaux (y’a encore Adjani qui a tapé dessus pas plus tard que là).

Le hasard faisant (parfois) bien les choses, j’ai rencontré une lectrice de ce blog de la 1ère heure, lors du concert d’Etienne Daho au Transbordeur vendredi. J’étais doublement ravie, de rencontrer Laurie (coucou !), avec qui tout a été simple et fluide d’entrée de jeu (et qui est tellement adorable <3), et évidemment de revoir (pour la 4ème fois) Daho sur scène, impeccable et magique.

Rencontre au sommet avec Laurie, fidèle lectrice <3 #teamdaho #transbo #lyon

J’ai fini la soirée à deux grammes, dans l’euphorie des bulles (de champagne) partagées avec de chouettes gens (là je donne ici le signal du petit clin d’oeil aux vieux potes de la vraie vie qui étaient là aussi, et qui vont me pourrir si je fais comme s’ils n’avaient pas été là) et galvanisée par les chansons de Daho, qui m’ont toujours beaucoup parlé, au coeur et aux tripes.

La vieillerie aidant, je me suis réveillée (aux aurores) avec une bonne gueule de bois des familles, que je me suis gentiment traînée jusqu’en milieu d’après midi. La vieillesse est un naufrage 😀

Pour la peine, et pour finir, je vous donne mon best of du moment des chansons de Daho.

1. Celle pour pleurer, toujours, à n’importe quelle écoute « le premier jour du reste de ta vie »

2. Celle qui me parle beaucoup en ce moment, ‘En surface »

3. Celle qui me donne envie de danser jusqu’au bout de la nuit, « Sortir ce soir »

(Je vais encore sortir ce soir, je le regretterais peut être !)

4. Celle que je ne connaissais pas (et que j’ai adoré), « Soleil de minuit »

Tout ça pour annoncer le retour du blog, pas en grande pompe (j’aimerais lui refaire un peu son design, thème et bannière, toussa), mais avec plein d’envie(s).

Prenez soin de vous les vilains et les vilaines <3

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