Indigne toi, il en restera toujours quelque chose* (* elle est de moi)

21 février 2015

Il y a quelques jours, un monsieur de couleur noire s’est vu refuser l’accès à une rame de métro dans Paris, bloqué par des supporteurs de Chelsea, vaguement avinés, et surtout clairement racistes, qui se refusaient à partager la rame avec un noir, et hululaient « je suis raciste et ça me plait ». La presse n’a pas tardé à retrouver le voyageur malmené, et l’a interrogé sur les circonstances de l’événement, quel était son ressenti et les suites qu’il allait donner.

Dans ses réponses, il y en a eu une qui m’a fendu le coeur :

« Aucun usager n’a pris ma défense mais, de toute façon, que pouvait-on faire ? (…) Je suis rentré chez moi sans parler de cette histoire à personne, ni à ma femme ni à mes enfants. Et puis, que dire à mes enfants ? Que papa s’est fait bousculer dans le métro parce qu’il est noir ? Cela ne sert à rien. »

Ca m’a fendu le coeur à double titre, un que personne ne vienne à la rescousse, et deux qu’il n’en aie pas parlé autour de lui, car cela ne servirait à rien …. Sur ce dernier point, je suis en total désaccord de principe : je suis convaincue qu’il ne faut jamais céder au fatalisme et à l’aquabonisme, surtout quand il s’agit de questions de discriminations. Qu’elles soient religieuses, raciales, …. ou sexistes. Je suis très souvent remontée comme un coucou, une vraie indignée permanente (coucou Stéphane), surtout quand il s’agit d’une question de sexisme ou d’égalité hommes / femmes, et je ne descends quasiment jamais de mon cheval d’indignation. (Oui ça en fatigue certains :)) Il me paraît essentiel de rester vigilant(e) quand il s’agit des valeurs et principes que l’on juge fondamentaux. Qu’un homme noir puisse renoncer, baisser les bras, et considérer que le racisme est banal, indépassable, et ne pas au moins rapporter, ou témoigner de cela auprès des siens (ou des autorités compétentes), me déprime profondément.

Je ne suis pas noire (je suis à moitié kabyle, mais c’est invisible aux yeux du commun des racistes), je ne connais donc pas le racisme de l’intérieur, mais je suis femme, et je connais et expérimente le sexisme, autre forme de discrimination bien réelle, même si elle se présente sous des formes diverses et variées, plus ou moins dommageables, plus ou moins sanctionnables. J’ai fait le choix (usant il est vrai), de la vigilance permanente, et de l’indignation même facile, et même anecdotique, parce que je me dis toujours qu’à force de marteler que le sexisme, de ses formes ordinaires à ses formes les plus pernicieuses, n’est pas acceptable, les comportements dans ma zone d’influence vont se réformer. J’ai un sujet d’indignation par semaine, AU MOINS.

Cette semaine encore je me suis indignée parce que pour la session de formation des nouveaux entrants au sein de ma feurme, il y avait, sur 18 formés …. 2 filles. La mixité au sein de l’entreprise, c’est fondamental, si on veut éviter qu’une minorité reproduise des schémas de domination. Cela passe donc par des recrutements paritaires autant que faire se peut, et par une mixité dans tous les lieux de travail et de vie au sein de l’entreprise. Il faut occuper le terrain pour que la présence des femmes devienne au fil du temps naturelle, évidente. Au sein du comité d’entreprise, auquel je suis élue et réélue depuis des lustres (je suis un peu le Kim Jong Un de la représentation sociale, la démocratie en plus), je vérifie les recrutements tous les mois, et leur équilibre entre hommes et femmes. Depuis 2 ou 3 ans de plus en plus de profils masculins entrent en début de carrière, déséquilibrant d’entrée de jeu la répartition hommes / femmes, alors que l’écart se creuse déjà par ailleurs au fil des années, au fur et à mesure que les femmes s’attachent (ou pas) à percer le plafond de verre. En guise d’explication : des recours de plus en plus fréquents (et souhaités) à des profils issus d’écoles d’ingénieurs, dont les rangs seraient composés à plus de 70% d’hommes. Hé bien soit, alors recrutons en masse les 30% restants.

Ne rien laisser passer des situation sexistes ou inégalitaires dans le monde du travail est relativement aisé à mon sens. Les textes sont désormais clairs et permettent d’agir, quelque soient les plus ou moins bonnes volontés des parties prenantes. C’est en tous cas le sentiment que j’ai dans le cadre de mon activité « féministe » au sein de mon entreprise. Dans la vie quotidienne, c’est souvent plus compliqué, et demande un peu de savoir faire et de savoir être, pour faire passer les messages, contrecarrer les situations sexistes avec suffisamment d’à propos et d’humour. il s’agit de pouvoir interpeller sans vociférer, et risquer ainsi de tuer le message par une indignation en mode hystérique, qui de fait coupe toute efficacité. Il faut convaincre que le féminisme n’est pas un passéisme, que la lutte contre le sexisme n’est pas un combat d’arrière garder, et c’est pas toujours évident. A cet égard, je crois que les réseaux sociaux ont eu des effets paradoxaux. Certes des situations ont pu être dénoncées, mises en lumière (avec des # comme #harcelementderue), mais bien souvent les luttes intestines et incompréhensibles pour des non initiés entre courants féministes tuent les messages, quand elles ne rendent pas le débat chaotique ou ridicule.

A cet égard, la campagne de pub de Renault pour sa nouvelle Twingo, avec comme # un pseudo humoristique #LaVéritéSurLesFilles illustre bien le difficile point d’équilibre entre sexisme et dérision. A la base, rappelons le, Renault vend des bagnoles. De mes souvenirs, je crois me rappeler que le ciblage marketing de la Twingo avait été un des plus gros fails de l’histoire de la pub, puisque Renault visait à l’époque de son 1er lancement de jeunes cadres actifs, urbains et nomades …. et qu’elle avait été finalement plébiscitée … par les retraités. Dans sa version 2015, Renault s’attaque à une nouvelle cible, la femme, apparemment jeune et urbaine encore une fois, puisque la marque a déployé une campagne avec comme représentantes des filles comme Bérangère Krieff, Nora Hamzavi, et un échantillon de jeunes blogueuses (mode principalement). Le « buzz » est alimenté par un jeu concours proposant des slogans détournés, globalement autour de la dualité de l’éternel féminin, et qui se résumerait pas « on est vraiment des casses couilles, mais qu’est ce qu’on est bonnes ». Axiome déjà bien bien (é)rodé, sur lequel surfent pas mal de productions web et télé (avec Connasse par exemple), et dans lequel il est difficile de reconnaître parfois la part de sexisme et la part de cochon. Pour autant, qu’on ne s’y trompe pas, cette campagne est bel et bien sexiste. Et perso, je n’achèterais pas de Twingo (et pas seulement parce que je suis déjà équipée d’une bétaillère pour trimbaler la progéniture).

Certes, c’était malin de convoquer (entendre payer) des humoristes féminines de la dernière génération pour essayer de tordre le cou par anticipation au risque d’accusation sexiste (et s’acheter une légitimité humoristique et non sexiste : « regarde, tu peux pas taxer ma campagne de sexiste, je me suis payée des humoristes femmes, jeunes et modernes »). Mais de mon point de vue Krieff et Hamzavi se sont totalement décrédibilisées en commercialisant leur image de femmes humoristes pour cautionner une campagne de pub de ce type. Dans le cadre d’un sketch, que tu écris et que tu maîtrises en le délivrant à l’oral, tu peux te permettre de jouer avec les clichés, de les rendre drôles. Mais dans le cadre d’une démarche commerciale ouverte au grand public, le dérapage est inévitable, et a été clairement atteint, assez rapidement d’ailleurs (allez voir le # sur twitter). Quand on voit que parmi les slogans proposés (pour gagner un sweat shirt ROSE) il y a comme proposition « Quand on dit non, ça veut souvent dire oui« , ben merde les mecs, ça ne passe pas du tout (que fout le community manager d’ailleurs). Donc on en revient à Desproges, toujours, mais on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui.

J’attends de pied ferme les commentaires sur l’indignation facile. Mais sérieusement, on (nous les filles, à titre individuel ou collectif) ne dépense pas une énergie considérable à lutter contre les clichés sexistes, y compris par des biais humoristiques, pour les voir foulés aux pieds par une démarche commerciale, même avec le soutien / alibi de blogueuses / humoristes qui se compromettent là dedans. S’agissant de ces dernières, la déception est évidemment grande. Je sais qu’il faut bien bouffer, mais vendre sa notoriété (et sa crédibilité / fibre féministe) pour aider aux ventes de voitures, quelle tristesse bordel.

Djauni était là (et nous aussi)

25 janvier 2015

Evènement PHARE de ce début d’année 2015, l’arrivée en France et en comédie musicale de l’adaptation du film CUL(TE) de notre adolescence, « Dirty Dancing« .

Je m’adresse bien évidemment à une frange bien spécifique de la population : celles qui ont été adolescentes dans les années 1980 et 1990, puisque cet incroyable nanard est sorti en 1987, avec en tête d’affiche Patrick Swayze, qui à l’époque avait en fait déjà 35 ans, mais dansait clairement comme un dieu du sexe (sa formation d’origine). Quand celui ci est décédé en 2009, on a toutes perdu une part de nos émois adolescentes, comme je le rappelais ici. Car « Dirty Dancing », pour un certain nombre de petites pépées dont je fus, ça a clairement été l’éveil à la sensualité, dans le cadre de cette romance d’été sirupeuse, où un professeur de danse (Johnny Castle) éveille une jeune fille (Bébé / Baby) à la danse et aux joies du sexe acrobatique. Le scénario tient sur un ticket de métro, les acteurs sont pas vraiment inoubliables, mais les scènes de danse sont réussies, la musique des années 60 très bien choisie, et surtout le couple Johnny / Bébé fonctionne parfaitement. On s’est toutes projetées dans cette histoire, rêvant de se faire initier à la gaudriole par un espèce d’éphèbe irrésistible, ayant la musique et la danse dans la peau et le diable au corps.

C’est donc comme un seul homme que toutes ces trentenaires et quarantenaires des années 2015 se sont précipitées sur les places de la comédie musicale, qui joue à guichets fermés depuis quelques jours au Palais des Sports de la porte de Versailles.

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Avant d’y aller, nous avons naturellement nourri quelques inquiétudes. Est ce que les chansons seraient interprétées en français ? Et surtout, SURTOUT, est ce que le danseur / chanteur / acteur retenu pour le rôle de Johnny serait à la hauteur de Patrick dans le film ? Soyons clairs, quand j’ai vu quelques photos de Corentin Mazo, j’ai été un chouia pessimiste. Sa gueule est pas vraiment extraordinaire, et surtout, il avait l’air taillé comme une biscotte, ce qui ne colle absolument pas avec le profil de dépuceleur bad boy de l’original.

Alors tuons le suspense. S’agissant des chansons, elles sont bien délivrées dans la version originale, et plutôt bien interprétées sur scène par un orchestre et deux chanteurs qui se coltinent les quelques scènes chantées. Et quand à Corentin, hé bien ce fut la surprise bi goût. Sa présence sur scène est plutôt impressionnante. Il a une vraie allure, il est très bien taillé, avec un cul de danseur absolument parfait (comme a dit quelqu’une de ma connaissance « on est bon, on lui fait la complète oeuf fromage« ), et dans toutes ses tenues, depuis le smoking, en passant par le marcel près du corps, jusqu’au calbute semi transparent, il est impeccable. C’est un grand oui. Mais. Mais des fois il cause. Et là, autant le dire, c’est le drame. Ridicule est le premier mot qui vient à l’esprit. Tant qu’il danse ou se prépare à honorer Bébé (car on ne voit évidemment pas le passage à l’acte), tout va bien. Mais dès qu’un bout de texte se profile, la cata. La salle était hilare. C’est ballot.

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(Photo volée par Amandine, on la remercie.)

D’ailleurs, en dehors du fait que les danseurs retenus sont de très mauvais acteurs (pour avoir vu  des comédies musicales en Grande Bretagne, nous ne sommes clairement pas à la hauteur, ça sent un poil l’impréparation et l’amateurisme), on peut regretter l’ambiance un poil réservée de la salle. Certes la taille de la salle n’est pas très conviviale. Certes de petits cris ravis fusent dès que démarre une scène culte, mais globalement le public parisien m’est apparu très sage, en dehors de ma rangé de lubriques dévergondées, où  fusaient avec une grande régularité « à poil » / « c’est pour ça qu’on est là » / « j’ai tellement chaud que je vais enlever mes collants » et autres remarques distinguées ….

On fera aussi une petite dédicace au personnage de Penny, la partenaire de danse de Johnny, qui est interprétée ici par une blonde absolument affolante, dotée d’une paire de jambes de 2 m, et qui nous a beaucoup impressionnée (en bref, elle est méga bonne).

En guise de conclusion, je ne sais pas si je recommanderais l’expédition à quelqu’un qui ne connait et n’apprécie pas le film d’origine. L’ensemble est bien mené, pas de temps morts, beaucoup de danse et de musique, de belles tenues et un décor sympa et coloré mais ça reste assez moyen si on est un peu exigeant en matière de musicals, voire gâché parfois par la piètre qualité du jeu (et pourtant, nous sommes indulgents ,on sait qu’on est pas au Français). Après, pour qui a un rapport un peu sentimental au film, ça reste un délicieux retour à de vieilles amours et nos jeunes émois.

(Et on va pas se répéter, mais le cul à Corentin mérite un 10/10.)

Allez, on s’en refait quelques unes (de scènes) pour la route ;)

:: LA SCENE (à partir de la 3ème minute) (les aisselles de Patrick, on en lécherait bordel)

:: Hungry Eyes

:: Time of my life (le final)

 

Charlie & nous

9 janvier 2015

(Léger contraste entre cet article et le précédent, 2015 démarre dans la joie & l’allégresse ….)

Pas plus tard que dimanche dernier, nous fêtions avec un peu de retard Noel dans ma famille, cette fête païenne que mes parents – respectivement agnostique et musulmane – « tolèrent » pour les (petits) enfants. Mon père, hilare, exhibait (notamment aux dits petits enfants, ravis et également morts de rire) un poster en couleurs d’un goût douteux (issu de Fluide Glacial) : une caricature de François Hollande, à poil mais avec un casque sur la tête et la bite entourée d’un ruban bleu blanc rouge. Côté pile la teub à l’air donc et cet air de benêt aux joues rouges qui nous rappelle forcément les plus belles heures deFlamby / la fraise des bois, et coté face un  cul nul et tombant.

C’est (c’était ?) aussi un peu ça aussi Charlie Hebdo, sans doute bien plus que Fluide Glacial, un humour (très) caustique et impitoyable, teinté souvent de pipi caca (notamment chez Charb), qu’aucune provocation n’effrayait, et qui s’appliquait avec la même férocité à n’importe quel sujet, et en particulier aux plus délicats, comme la foi et les religions. On pouvait plisser du nez devant certains dessins pouvant paraître vraiment au-delà de la plaisanterie, mais dans mon cas on n’y échappait pas : les meilleures feuilles de Charlie Hebdo étaient soigneusement découpées par mon père, et épinglées … dans les chiottes familiales.

Je me souviens encore de la fierté de mon père quand Charlie Hebdo avait cité dans un de ses articles une étude produite par mon entreprise (et à laquelle j’avais vaguement participé). Il avait là aussi soigneusement découpé la page, entouré l’article, pour me l’offrir, très heureux de sa trouvaille. En l’occurrence c’était plutôt critique vis-à-vis de notre travail (doux euphémisme), mais c’était écrit par l’oncle Bernard (Bernard Maris, aussi chroniqueur sur France Inter, et également décédé le 7 janvier), c’était donc UN PEU mon heure de gloire quand même.

A dire vrai, je n’ai jamais lutté contre le déterminisme familial. Je suis (globalement) fière de la manière dont m’ont éduqué mes parents, et j’assume prolonge tout à fait leur héritage culturel et le socle de valeurs qu’ils m’ont transmis. Je ne sais pas écouter une autre radio (ou autre chose) que France Inter. Dès que j’ai été indépendante je me suis abonnée à Télérama (avant même d’avoir une télé ….). Je vote à gauche.(Oui, je suis une caricature de bobo. ON SAIT.) Très récemment, je me suis fait tatouer sur l’avant-bras le titre d’un livre de Benoite Groult, mon idole féministe depuis que ma mère m’avait emmenée à une de ses conférences alors que j’avais à peine 13 ans. Bref, j’ai en héritage un certain nombre de marqueurs culturels assez spécifiques, et Charlie Hebdo est l’un d’entre eux. Quand j’ai appris l’assassinat de tous ces mecs, en mode perlé, en direct sur Twitter, j’ai clairement eu le sentiment de voir s’écrouler des pans entiers de mon écosystème culturel personnel. Celui m’ayant le plus touché étant Bernard Maris, représentant Charlie ET France Inter, et parfait chroniqueur éco.

D’ailleurs, soyons honnêtes c’est vis-à-vis de Charlie Hebdo que j’ai toujours eu le plus de réticences et de recul par rapport à « l’idolâtrie » paternelle. Sans doute parce que leur côté bouffeurs de curés (et autres représentants religieux de tous poils et de tous bords) me rebutait et m’effrayait un peu. Parce que je ne pouvais pas blairer Philippe Val, que j’ai toujours considéré comme un gros con (et qui pourtant m’a bien fait chialer hier). Et aussi parce que je trouvais que c’était tout de même un sacré rassemblement de mecs forts en gueule et en thème, où les femmes n’avaient pas une place vraiment de choix.

Pour autant, j’ai toujours été admirative de cette hargne déterminée et systématique à ne pas se laisser intimider par ce qui constitue in fine le dernier tabou de nos sociétés contemporaines, les religions. Lors de l’affaire des caricatures de Mahomet (2005, déjà), j’avais suivi de près les débats et les interventions publiques de tous les penseurs, intellectuels, hommes politiques, artistes et dessinateurs qui s’étaient mobilisés au sein et autour de Charlie Hebdo, pour défendre la liberté d’expression, sous toutes ses formes, même les plus radicales, outrancières, provocatrices. Ils m’avaient impressionné ces dessinateurs, qui avaient su lever le crayon pour expliquer leurs convictions, et ils m’avaient convaincue que leur expression devait rester libre et totale. Je me souviens en particulier du témoignage ….. de Nicolas Sarkozy, et de Robert Badinter, mais aussi de leur avocat, Richard Malka, brillant.

(Il paraît que l’émission Envoyé Spécial retraçait ce soir cet épisode, à revoir donc.)

Hier, c’est évidemment leur liberté totale, insolente et intelligente, qui a été sapée par cet attentat (12 personnes, putain). J’ai beaucoup pleuré, et je pleure encore le crime abject et lâche dans l’absolu, mais aussi et surtout parce que je sais qu’il laisse orphelin ma famille, et en particulier mon père de « compagnons » de cœur et d’esprit, avec lesquels il partageait une vision certes UN POIL désenchantée du monde et des hommes, mais surtout le goût de la liberté et de la dérision, et un rire franc et massif, salutaire.

Salut les mecs, vous nous manquez déjà <3

PS : pour la postérité, quelques liens marquants sur ces événements.

:: Jeannette Boughrab, sur BFM, compagne de Charb

:: Sophia Aram sur France Inter,

:: le témoignage de Philippe Val, gravement émotionnant …

:: Charline Van Oenecker.

Red lipstick

28 décembre 2014

Plusieurs gonzesses m’ont demandé quel était le rouge à lèvres que je portais (visible souvent sur IG), si bien appliqué et avec une tenue impeccable (mouahahaha). Du coup j’avais promis de me fendre d’une petite note, rapport au fait que j’en porte plusieurs, et qu’ils ont avantages et inconvénients.

Alors de gauche à droite, je vous présente mes petits chéris.

A la demande générale d'au moins 3 gonzesses, je vais m'atteler à cette note de fond sur mes rouges à lèvres \o/ #BB

> Rouge DIOR 999 : une de mes grandes déceptions. La couleur est belle, le rendu aussi sur le coup (assez brillant et onctueux), par contre zéro tenue, il n’en reste rien après un café et deux heures. Je le porte sur la photo ci dessous. Très joli sur l’instant mais je déconseille pour une journée.

Si c'est flou c'est qu'il y a un loup #selfille #strabisme

> MAC Russian Red A61 Matte : très résistant. La couleur tire sur le brique, et le rendu est très mat. Il est très résistant, mais en conséquence de quoi il est pas très onctueux, limite désagréable à poser. D’ailleurs il faut pas se planter et baver à la pose, c’est irrécupérable. Il résiste à la demi journée + un repas. Je le porte très souvent au boulot, même s’il faut réappliquer en milieu de journée.

Quand je mets de l'eyeliner c'est le fantôme d'Amy Winehouse qui tient le crayon \o/ #toomuch

> L’Authentique Rouge Baiser Freesia 421 : le meilleur. Les Rouge Baiser sont clairement les rouges les plus résistants (tu es obligé de te démaquiller les lèvres le soir tellement la tenue est bonne). Ils sont faciles et agréables à appliquer, et ne bougent absolument pas. Moins de 14 euros chez Monoprix.

#selfilles <3

> Le Scintillant Rouge Baiser 504 : le petit nouveau, qui brille façon glossy pour les fêtes. Pour le coup la tenue est bien moins bonne, mais c’est pour mettre en soirée, donc on pardonne. Il est assez peu rouge, et tire vers le rose. Assez décevant, mais rouge et glossy, c’est difficile à trouver.

Le petit dernier #lipstick

> L’Authentique Rouge Baiser Pivoine 416 : le meilleur bis, mais en fuchsia. Très bonne tenue, et il change de mes rouges, puisqu’il est clairement rose. Je l’adore, c’est un cadeau de ma soeurette.

Les bouchons sont de retour, du coup Bad Sasa aussi :B

> Rouge Pur Couture Golden Lustre Yves Saint Laurent 112 : mon seul marron, que je porte rarement (j’ai pas trouvé de photo). Il est de tenue assez médiocre (comme le Dior), mais il a une jolie couleur un peu glossy.

 

Voilà, et pour conclure en bref, s’il faut en retenir un, rapport tenue qualité prix, c’est sans hésiter les Rouge Baiser !

(Cette note, sans doute la dernière de 2014, est assez profonde tout de même.)

Les poils (qui se dressent)

20 décembre 2014
par Sasa

La Nouvelle Star est de retour, avec son lot de nanards, et ses petites merveilles.

Ici un incroyable petit mec de 18 balais à peine, qui a fait une interprétation spéciale « les poils qui se dressent » de « Creep » de Radiohead.

Il porte sur lui les affres de adolescence, et c’est admirable de le voir s’extraire de sa peau quand il se met à chanter <3

Nelson, il les a tous séduit ! – Nouvelle Star – Auditions à Paris – Episode 4 – 18/12/2014

Les apparences

16 décembre 2014

« Les apparences » est le titre d’un thriller que je n’ai pas lu (ahahahaha, ça démarre bien mon affaire), mais vu l’adaptation cinématographique, « Gone girl » (attention, allergiques aux spoilers passez votre chemin, je ne pourrais pas écrire cette note sans donner des éléments révélateurs de l’intrigue). Dans la mesure où la parentalité me prive largement de la fréquentation des salles obscures, j’avoue être devenue un poil plus exigeante sur la qualité des films que je vois (surtout quand je paie plus de 10 euros, accessoirement). Celui-ci avait l’objet d’un battage significatif, notamment sur la thématique, quelque peu douteuse, du sexisme latent qui aurait habité le film. Thriller (qui plus est d’un scénariste dont j’avais apprécié les précédents films) + questions sexistes, autant dire que je me suis précipitée.

Quelle ne fut pas ma déception … L’intrigue est somme toute, tout à fait classique, voire cousue de fil de blanc.

Le pitch : dans une petite bourgade américaine tranquille, un soupçon de meurtre pèse. Une jeune épouse (modèle) a disparu, et son époux (oisif, perdu et vaguement alcoolo) est dans le collimateur de la presse à sensations. Mais – méga surprise – le psychopathe n’est pas celui que la vindicte populaire veut mettre au bout d’une pique. A mi chemin du film, un ENHAURME retournement permet au héros (et donc victime de sa femme névrosée et clairement très allumée) – Ben Affleck, aussi expressif qu’un veau sous tranxene – de tourner la situation à son avantage. Comme quoi même le gars le plus impavide de la galaxie peut arriver à bout des hystéries et machiavélismes des femmes. CQFD (ce film m’a bien bien vénère, comme disent les jeunes).

Malgré le côté grand guignolesque du film, qui m’a bien gonflée, la réflexion (qui paraît il est bien mieux développée dans le roman) sur les apparences m’a parlée. Je comprends bien cette dichotomie que l’on peut vivre parfois entre ce que l’on laisse transparaître, afficher de soi, et ce qui sourd effectivement sous la surface. De mon éducation, j’ai reçu cette injonction (plus ou moins) implicite de toujours veiller à « sauver les apparences » : on ne laisse pas transparaître ses difficultés, on lave son linge sale en famille, car « les gens » n’ont pas à savoir, à connaître le dessous des cartes. Chez moi (entendre dans mon environnement familial), cela est considéré comme de la politesse, et non de la dissimulation. Pourtant, parfois la tentation est grande de fendiller l’armure des apparences, et mettre ses tripes à l’air, façon « Festen » (c’est une image hein, ma famille n’a pas grand point commun avec celle du film de Vinterberg). En fait, j’ai assez mal assimilé la leçon, et je suis assez friande de ces instants de vérité, où tombent les masques et on se retrouve tous nus avec nos vérités crues.

A cet égard, il y a une photo de moi que j’aime beaucoup, prise par la chérie d’un ami (coucou toi) lors de notre séjour californien de cet été 2014. Elle illustre bien cette affaire des apparences. Sur cette photo, en apparence, j’ai l’air seule et paisible, assise sur cette plage déserte de Malibu, regardant l’horizon infini de l’océan. Zen. Au frais. Décontractée du gland.

Non ?

apparences

Non.

En fait, la plage est pleine de monde, et notamment d’enfants, dont les nôtres, qui requièrent toute notre attention parentale (vent, houle, mer, danger), et qui sont miraculeusement hors champ photographique. Tant est si bien que j’ai pas eu même le temps d’aller pisser. Donc sur cette photo sont finalement immortalisées les 30 secondes de répit que j’ai eu … pour pisser dans la mer.

C’est beau un moment de vérité non ?

:p

Tomber 7 fois, se relever 8

7 décembre 2014
par Sasa

Ce blog est comme Labro (oui rien que ça) (à qui j’ai donc piqué le titre de cette note), plein de fois il a trébuché, est tombé, et je l’ai toujours fait se relever. A quelques encablures de son 10ème anniversaire (mars 2015 !), franchement,  je ne pouvais décemment pas y mettre fin. Il paraît que les blogs sont morts, que c’est hazbeen, mercantile, blablabla, et pourquoi tu n’ouvres pas un tumblr, etc.

Pour la petite histoire, mon vieux blog édenté (= comprendre vérolé par une version trop ancienne de WP, entre autres) a été désactivé par son hébergeur (OVH), dans l’attente du nettoyage de quelques lignes de code (je vous passe les détails, qui m’ont également largement échappé). D’où cet assourdissant silence ici, qui s’est prolongé quelques semaines. Il a fallu tout de même l’intervention de pas moins de 3 personnes (de sexe masculin et  à qui désormais je dois BEAUCOUP de gratifications symboliques, et pas que) pour venir à bout des bugs et autres fichiers corrompus. Je ne vous cache pas que quand il est réapparu, ça a été une petite émotion pour moi. 10 ans qu’il m’accompagne, et quelques temps que je le néglige aussi (au bénéfice de Twitter), c’est comme d’habitude quand on est face à la perte des choses que l’on réalise qu’elles vont vous manquer.

Du coup, le revoilà et me revoilà, avec l’envie de réécrire, de (me) raconter ici (bande de veinards). Il y a bientôt 5 ans, j’avais justement fêté les 5 ans du blog, j’avais fait un digest de vos notes favorites, et certains m’avaient fait de petits cadeaux (textes, photos d’eux dans des baignoires, …). Presque 5 ans après, ma « ligne éditoriale » (les 3 marottes qui m’occupent le temps de cerveau disponible) reste la même : le cul, le cul, le cul, le féminisme, les rapports homme / femme, la parentalité, la vie de VRP, etc. Presque 5 ans après, même si Twitter a partiellement remplacé le blog dans cette vocation (parce que c’est bien plus rapide et bien plus interactif que les blogs, il faut lui reconnaître ce mérite), la participation des réseaux sociaux au développement et à l’entretien de ma vie sociale est toujours vivace. J’ai fait plein de chouettes rencontres, dont je suis persuadée qu’elles n’auraient pas eu lieu dans mon écosystème habituel. Surtout, point important, ce ne sont pas que des rencontres virtuelles, et il y a encore bien des essais à transformer, des visages et des voix que j’ai envie de mettre sur des textes, des échanges, du partage, des altérités et des confrontations. Cet enrichissement, c’est toujours ce que j’essaie de valoriser face aux pourfendeurs des réseaux sociaux (y’a encore Adjani qui a tapé dessus pas plus tard que là).

Le hasard faisant (parfois) bien les choses, j’ai rencontré une lectrice de ce blog de la 1ère heure, lors du concert d’Etienne Daho au Transbordeur vendredi. J’étais doublement ravie, de rencontrer Laurie (coucou !), avec qui tout a été simple et fluide d’entrée de jeu (et qui est tellement adorable <3), et évidemment de revoir (pour la 4ème fois) Daho sur scène, impeccable et magique.

Rencontre au sommet avec Laurie, fidèle lectrice <3 #teamdaho #transbo #lyon

J’ai fini la soirée à deux grammes, dans l’euphorie des bulles (de champagne) partagées avec de chouettes gens (là je donne ici le signal du petit clin d’oeil aux vieux potes de la vraie vie qui étaient là aussi, et qui vont me pourrir si je fais comme s’ils n’avaient pas été là) et galvanisée par les chansons de Daho, qui m’ont toujours beaucoup parlé, au coeur et aux tripes.

La vieillerie aidant, je me suis réveillée (aux aurores) avec une bonne gueule de bois des familles, que je me suis gentiment traînée jusqu’en milieu d’après midi. La vieillesse est un naufrage :D

Pour la peine, et pour finir, je vous donne mon best of du moment des chansons de Daho.

1. Celle pour pleurer, toujours, à n’importe quelle écoute « le premier jour du reste de ta vie »

2. Celle qui me parle beaucoup en ce moment, ‘En surface »

3. Celle qui me donne envie de danser jusqu’au bout de la nuit, « Sortir ce soir »

(Je vais encore sortir ce soir, je le regretterais peut être !)

4. Celle que je ne connaissais pas (et que j’ai adoré), « Soleil de minuit »

Tout ça pour annoncer le retour du blog, pas en grande pompe (j’aimerais lui refaire un peu son design, thème et bannière, toussa), mais avec plein d’envie(s).

Prenez soin de vous les vilains et les vilaines <3

14 ans (x 2)

12 octobre 2014

Deux artistes, deux interprétations et deux visions de l’âge des possibles, pas si éloignées que cela l’une de l’autre.

C’est rigolo de les voir l’une en face de l’autre …..

Ben Mazué

Barbara Carlotti

Evidemment (ou pas), je préfère la version de Carlotti, plus solaire, plus positive.

Étrange que l’âge qui ait été choisi pour parler des tourments de l’adolescence soit 14 ans, je me sentais encore très jeune et très gamine à 14 ans, loin d’envisager une quelconque activité sexuelle ou faire le mur pour aller danser …. Mais à 17 ans, je pensais et agissait à peu près comme Carlotti ….

La mère pas calme en moi

8 octobre 2014

Hier soir, j’ai vu le spectacle de Florence Foresti, « Madame Foresti », que j’ai trouvé formidable (comment je TE TUE le suspense d’entrée de jeu), comme bien souvent ce qu’elle fait (hors son dernier show à l’américaine à Bercy, que j’avais trouvé un peu raté, trop mégalo). Foresti met en scène et en sketchs sa vie, ses plans looze, ses atermoiements de femme, de mère, de professionnelle, et ça me parle, depuis toujours. C’est une vraie féministe, qui le revendique et l’explique, et rien que pour cela, on la remercie de ses efforts de pédagogie auprès du grand public (« non le féminisme ça n’est PAS SALE »). Elle est devenue mère à peu près en même temps que moi (sa fille a 7 ans aujourd’hui) et elle en avait tiré un spectacle très réussi sur les affres de la maternité, Mother Fucker, qui mettait déjà les pendules à l’heure sur pas mal de sujets.

Cette fois elle s’attaque à  la crise du « milieu de la vie » comme on dit, avoir 40 ans, le vieillissement, le passé qui rend nostalgique et le futur peu riant, et encore et toujours la parentalité, la difficulté d’être une bonne mère. Ca me parle, forcément, beaucoup. Le spectacle démarre d’ailleurs un peu en mode déprime, on s’est fait un peu peur, mais en cela elle est assez révélatrice d’une morosité (pour ne pas dire déprime) ambiante, qu’elle restitue assez finement. Sur la parentalité, elle prend à parti les « mères calmes » (un peu comme « le père blond » dans les premiers spectacles de Gad Elmaleh), celles qui ont l’air parfaites, assumant les enfants sans s’énerver, propres et maquillées de bon matin, et performantes jusqu’au coucher, quand le commun des mauvaises mères sont entre « la course et les cris ». C’est très bien croqué, très bien vu. Notamment sur l’illustration de l’adage « petits enfants, petits problèmes, grands enfants …. » Car il faut se rendre à l’évidence, plus les enfants grandissent, plus ça devient compliqué de les élever, de les éduquer.

Je ne connaissais pas le théâtre du Châtelet, je l'ai trouvé très beau, et Florence Foresti y occupe parfaitement l'espace #lategram

Dans la salle du Châtelet c’était la franche hilarité lors de ces passages sur les « mères calmes », on sentait le soulagement et l’altérite de toutes celles (et ceux) qui ne se sentent pas à la hauteur dans leur rôle de parent. Nous sommes tous des enfants cachés dans des costumes d’adultes comme le dit Foresti, avec ce sentiment d’imposture qui nous poursuit, cette impression d’être un passager clandestin dans un jeu qui nous dépasse. Et c’est bien souvent nos enfants qui nous ramènent à notre crasse incompétence, et nous poussent par la même à en sortir. Oui parce que sinon, le matin, plutôt que de courir pour les emmener à l’école avant que la cloche sonne et les portes ne se referment, on resterait couchés en boule sous la couette à mater des séries en bouffant du Nutella.

Ce regard bienveillant et déculpabilisant sur la parentalité et la maternité est une sacrée bouffée d’oxygène, car il existe une vraie pression à la réussite du métier de parent, on la subit en permanence. En écho à cela, encore ce matin, une note pleine de franchise et éclairante de Lucie sur les MILK, les Mother I’d Like to Kill, ces mères un peu niaises et expansives sur leur maternité dont on se gausse sur les réseaux sociaux. On a pas trop trop le droit de se plaindre, c’est vrai, que la parentalité soit un chemin de croix (ben oui, personne ne t’a obligé à faire des gosses non ?), ou alors il faut le faire dans les règles de la bienséance : beaucoup d’auto dérision et d’auto flagellation, et pas trop de chouinerie et de pipi caca, sinon c’est dégueulasse, merde.

Personnellement, et en toute modestie, je suis comme Foresti, la quarantaine approchant (si si, approchant, dangereusement, et avec plein de pathologies associées, je vous le garantis), je ne fais que peu de cas des jugements de valeur s’agissant de mes considérations baveuses sur ma progéniture. J’assume totalement d’être MILF et MILK. Mais je comprends celles et ceux qui auraient besoin d’une oreille, d’une épaule compatissante, quand face aux difficultés de la vie de parents, on est systématiquement renvoyés à nos choix et notre capacité à les assumer (en silence s’il te plaît).

D’ailleurs, parlons de cette rentrée 2014, au passage. Car après le grand saut de l’Héritier en CP l’année dernière, cette année la Dauphine a fait son entrée en petite section maternelle. A 3,5 ans, je la croyais plus que prête la donzelle, genre je piaffe d’impatience le matin devant la grille de l’école. Hélas non, ça a été un poil difficile, et ça le reste encore, un mois après la rentrée. Heureusement que 9 fois sur 10 c’est son père qui l’accompagne, car moi je supporte assez mal les petits regards mouillés et suppliants, « reste avec moaaaa mamaaaan ». Sans compte qu’évidemment, le soir venu, c’est le trou noir, impossible de savoir si in fine la journée s’est bien passée ou pas. A cela il faut ajouter la fatigue collective et familiale générée par les nouveaux rythmes scolaires, clairement la respiration du mercredi matin manquant à tous, et nous obligeant, 5 jours de rang, à courir comme des poulets sans tête pour respecter les plages horaires de l’école.

(Insérer ici la musique de « Un jour sans fin », de Ramis, quand le réveil se déclenche sur le jour de la marmotte.)

On dit merci @thomassebal pour #larentree en van's :B

Mais bon, globalement le bilan est positif comme disait Georges Marchais. Bien sûr il faut courir après l’Héritier pour qu’il n’expédie pas trop vite ses devoirs (au prix d’une écriture digne d’un médecin généraliste sous acides) et se soumette à des règles d’hygiène de base (c’est fou ce désintérêt total pour la propreté à cet âge). Evidemment il faut négocier TOUS LES MATINS avec la Dauphine sa tenue car elle veut « une robe qui tourne », et non pas de couette, mais « deux tresses, comme la reine des neizes ». Après c’est une routine comme une autre, et elle ne me déplaît pas, dans la mesure où dans mon cas elle est régulièrement interrompue par mes déplacements divers et variés. Du coup j’en viens à apprécier ces jours où je dois respecter les horaires de mes enfants, qui comme tous les enfants sont TRES à cheval sur le respect de leurs habitudes et coutumes. Je ne suis pas une mère très calme toutefois.

> Je braille comme un sourd quand s’approche l’heure de partir : « bordeeeeeel y’a Guetat qui a commencé sa chronique, on est à la bourre ! »

> Je trottine sur mes escarpins le long du chemin en motivant les troupes, la frange en bataille (un vrai drame) et le PC en bandoulière « aaaaallez, aaaaaaaaaaalleez on allonge le pas les enfants ! »

> Je tourne comme une toupie le soir pour assurer le coucher à l’heure prévue, au prix de négociations serrées : « si tu n’as pas fini ton repas à 20h10, y’aura pas le temps pour les schtroumpfs, je te préviens ! », et après je m’écroule comme une merde à 21h, un quart d’heure après eux.

La course et les cris dit Foresti. C’est tellement ça.

Je ne suis pas une mère calme, mais je me soigne. Généralement, je plonge mon nez dans les cheveux (même pas très propres) de mes enfants, et je m’enivre de leur odeur de presque bébés. Meilleure thérapie du monde, fonctionne sur un tas de pathologies.

Family trip : 3 semaines dans l’ouest américain – comment que c’était beau (2)

24 août 2014

C’est parti, 3 semaines de road trip de San Francisco à LA en passant par Las Vegas, voici comment c’était beau.


:: Jour 1 à 3 : San Francisco

Nous avons atterri à San Francisco en milieu d’après-midi, ce qui nous a permis d’essayer d’enchaîner des petites balades et activités, histoire d’assumer au mieux le jetlag (sachant que l’héritier avait les yeux carrés après avoir regardé environ 5 dessins animés d’affilé, pour son plus grand bonheur). J’avoue que pour ma part le premier contact a été assez … refroidi, car il y faisait beaucoup plus frais que prévu (on a du s’acheter des polaires le 2ème matin !).

Ces enfants ont du cumuler à eux deux 20h de télé dans l'avion. Moi j'ai vu "her" (excellent), "saint Laurent" (TB), et "un été à ostage county" (bad bad) #californication (la dauphine s'est refait 2 fois "la reine des neizes") #cinephilie

(Les deux démons après 10h30 d’avion, 45 minutes aux contrôles douaniers et 20 minutes chez le loueur de voitures >la pleine forme.)

De fait le climat est soumis à de grosses variations de température : le matin l’essentiel de la ville est dans le brouillard et il fait au max 15 degrés (je n’ai jamais vu le sommet du Golden Gate ni la vue dégagée de la baie de San Francisco), l’après midi il fait bien plus beau et chaud, la vue se dégage (mais parfois pas complètement). 

Ceci est le golden gate bridge. Faut dire qu'à #sanfran y'a un sacré brouillard sur une partie de la bair qui ne se dissipe qu'après 13h ... #fail #californication

(Ce que j’ai vu Golden Gate Bridge :))

Trois jours ne sont pas de trop pour visiter cette ville, par contre ça demande pas mal de temps de marche car elle est assez étendue (même si ce n’est pas LA), ce qui était un peu raide pour des enfants fatigués par le jetlag. Du coup le 2ème jour on a pris des places dans les fameux bus rouges à plate forme qui sillonent les villes touristiques. Ca a reposé les petits et permis de faire un bon tour de la ville.

Parmi les quartiers sympas je retiendrais :
> Chinatown, pour l’ambiance et les bons restaux 

Chinatown #sanfran #californication

Lunch à chinatown <3 #sanfran #californication

> Mission : le quartier historique de SF, où la ville est née (via des missionnaires espagnols). Il y a des fresques très nombreuses sur les murs et des bons restaux mexicains également.

Murs peints dans les rues de Mission #sanfran #californication

La maison des femmes et ses fresques, quartier de Mission <3 #sanfran #californication

Un #instafood resté coincé hier : Margarita Framboise et Chimichanga à Puerto Alegre, très bon restau mexicain dans Mission #sanfran #californication
> Castro : le quartier gay de SF, connu de tous et en particulier de ceux qui ont lu tout Armistead Maupin (coucou) et vu Harvey Milk (re), où se déroule en juin la Gay Pride qui a été à l’origine des autres de part le monde. En temps normal c’est un quartier coquet et résidentiel, qu’il est sympa de parcourir (on y a découvert la maison bleue ayant inspirée la chanson de Leforestier, grand moment complètement ignoré par ces ignares de nains, qui de toutes manières préfèrent vouer leur culte pervers à Michel Sardou).

Quartier du gay Castro #sanfran #californication

Maisons de Castro (chuis amoureuse) #sanfran #californication

LA maison (bleue donc) ayant inspiré Maxime Leforestier (pipi culotte cette découverte du hasards) #sanfran #californication

(C’est elle ! la maison bleue)

> Le quartier des anciennes pêcheries : c’est un quartier assez touristique, en bord de mer, qui permet de voir (quand le temps le permet !) la baie de SF. Ce qui est sympa est d’y aller avec les fameux trams (il y a 3 lignes) qui escaladent et dévalent les collines de la ville.

On sacrifie aux classiques, la ballade en cable #sanfran #californication

Streets of Frisco #sanfran #californication

Sur les piers, beaucoup d’attrapes touristes, mais aussi :

> une belle vue sur Alcatraz

Une mouette devant Alcatraz, dédicace à @sanglier_charnel ;) #sanfran #californication

> des éléphants de mer en goguette

Des phoques (tellement choux <3) #sanfran #californication

 
> Le quartier du Financial District est sympa pour le shopping, toutes les grandes enseignes y sont, et c’est là que sont la plus part des hôtels. Nous y étions logés, c’était central et donc pratique. 

Hello Frisco ! #californication

Je la laisse vivre son rêve américain :B #rose #paillettes #fluo #bongout #californication

(Autre stop sympa avec des enfants : le Golden Gate Park, qui leur permet de se défouler avec des petits américains.)

En quittant SF on a fait un petit stop à Sausalito, histoire d’essayer de voir la FAMEUSE baie de SF. C’est un point de vue chouette (même si là encore il n’était pas complètement dégagé).

La baie de #sanfran depuis Sausalito (on matérialise bien le souci fog) #californication

Jour 4 - de San Francisco à la Napa Valley

Sur le chemin vers les parcs nationaux, on avait prévu quelques arrêts intermédiaires. Nous nous sommes notamment arrêtés une demi journée dans le parc naturel de Point Reyes, qui m’a rappelé la Bretagne et Belle Ile en Mer :  des plages et des falaises impressionnantes, des animaux en liberté (biches, oiseaux, éléphants de mer), et beaucoup de vent !

Point Reyes NP (parc naturel), ça nous rappelle vaguement Belle Ile en Mer :B #californication

Colonie pepouze d'éléphants de mer (pire photo de l'année je sais) #californication

Cabernet Sauvignon 2011 bien fruité & excellent Burger chez Gott's #napa #californication (oui j'ai un coup de soleil sur le pif)

(Du vin avec un bon burger, c’est pas mal non plus, ici chez Gott’s.)

Jour 5 – de la Napa Valley au Lac Tahoe

Evidemment la route de la Napa Valley est typique des régions viticoles : des vignes à perte de vue et des wineries qui proposent dégustations et achats de pinard en masse. Nous avons fait une visite chez Beringer (d’origine alsacienne cela s’entend), histoire de se donner une idée de la manière dont se pratique le vin californien. De manière générale on a vu des vins très chers (minimum 30 à 40 dollars, ça fait mal au cœur de français pour des vins du nouveau monde, même très bons), mais des domaines magnifiques, très bien entretenus et bien mis en valeur. On passe sur de très jolies routes avec des vignes bien proprement alignées, c’est assez déstabilisant pour qui connait la mosaïque quelque peu plus bordélique des vignobles en France.

Winery Beringer #napa #californication

Vignes de la Napa Valley #californication
Après la pause pinard, on a attaqué la route de montagne vers South Lake Tahoe, station balnéaire de montagne très prisée des gens de SF, et qui faisait la transition avant l’arrivée sur Yosemite. On a profité d’un magnifique coucher de soleil au bord du lac, donc l‘immensité du lac m’a rappelé le lac de Côme, la beauté architecturale des constructions de bord de lac en moins (ces ricains …) et la majesté de la montagne en plus.

Coucher de soleil sur Tahoe #nofiltre #californication

Coucher de soleil sur Tahoe (2) #nofiltre #californication

Dîner en bord de lac #californication

(Y’a les ribs en plus aussi :)

Jour 6 – Route de South Lake Tahoe à Yosemite

On s’est recognés des routes de montagne (après avoir essayé de faire trempette dans le lac Tahoe > gelé), et avons fait un arrêt à la ville fantôme de Bodie (abandonnée suite à une crise économique au début du siècle dernier). Gros succès auprès des enfants.

La ville fantôme de Bodie #californication

Ghost in the mirror ? #californication

Ville fantôme de Bodie (2) #californication

Ensuite on a fait une première traversée du parc de Yosemite. En voiture, les paysages sont déjà splendides, au début du voyage on passait notre temps à interpeller « les enfants, regardeeeeez comme c’est beauuu ». On a vite arrêté, car 1 ils s’en cognent et 2 souvent ça leur colle la gerbe de se tortiller dans le siège pour voir ce qui est si intéressant. Le mieux étant de s’arrêter VRAIMENT si c’est si chouette que ça (mais ça rallonge un poil la durée de parcours). 

Nos meilleurs moments en bagnole #faitesdesgosses #californication
(Sachant que finalement les meilleurs moments en bagnole, c’est ceux où ils DORMENT.)


Jour 7 – Une journée dans le parc de Yosemite

Chaque parc national est immense et pourrait mériter à lui seul plusieurs jours de balades. Pour notre part, le parti pris était d’en voir un échantillon plus large et d’y consacrer une journée environ à chacun. Les parcs nationaux sont très bien organisés pour cela : il y a toujours un visitor center, une carte du site est distribuée à l’entrée, et vous avez toujours des parcours qui permettent de voir les panoramas et points de vue essentiels dans une journée. Beaucoup de randonnées sont fléchées et on vous indique clairement la durée des promenades et leur niveau de difficulté. C’est vraiment nickel. On peut conseiller de prendre le pass annuel des parcs (environ 80 dollars), qui est amorti si vous visitez au moins 3 ou 4 parcs (car à l’unité c’est entre 20 et 30 patates). 

A Yosemite, dans la partie Valley il y a plein de chouettes balades largement abordables avec des enfants et un système de navette permettant de se rendre d’un site à l’autre. 

Half Dome, pièce maîtresse de Yosemite <3 #californication

Vallée de Yosemite (et un incendie en cours depuis 3 semaines au fond) #californication

En partant de Yosemite nous avons fait un stop à Séquoia Park. Voir des arbres géants, ça impressionne beaucoup les enfants (et les parents aussi). 

Sherman Tree, le plus gros arbre du monde à Séquoia Park #californication
Inside un (très) grand séquoia (tavu j'assortis le rouge à lèvres à mon short - la french touch) #californication
Jour 8 – Une journée à Death Valley

Death Valley ça a été clairement le premier gros émerveillement du voyage pour moi mais la chaleur était difficilement tenable pour des enfants : il faisait encore 45 degrés à 17h30 sur le site de bad water ! Mais les sites sont splendides et la route à travers le parc magique et très rigolote à conduire (j’adore conduire dans des routes à lacet, qui montent et qui descendent brusquement, un petit côté montagnes russes). 

On a parcouru les principaux sites en une journée, sachant qu’après le premier, où la Dauphine a failli tomber dans les pommes sous l’effet de la chaleur, cette dernière est restée au frais dans la voiture quasiment toute la journée. On en a pris plein les yeux.

> Mosaic Cayon

Mosaic Cayon (où la dauphine collapsa) #deathvalley #californication
> Dantes view (ma grosse grosse claque, là je vous mets que la sélection faite pour IG, mais j’ai grave mitraillé, ce site est purement incroyable)

Vue depuis Dantes View (je suis amoureuse) #deathvalley #californication

> Zabriskie point

Zabriskie Point <3 #deathvalley #californication

Bad water

Spéciale dédicace à @sanglier_charnel avec ce splendide contre jour orchestré par l'héritier #deathvalley #californication

> La palette du peintre

Un hommage à Walter Mitty sur la route de la palette du peintre #deathvalley #californication

Jour 9 – En route pour Las Vegas

La route vers Vegas est traversée d’espaces désertiques assez impressionnants, avant de se finir sur une arrivée surréaliste sur un océan d’immeubles rutilants, ça fait partie des charmes du road trip qui font que les heures en bagnole ne sont pas monotones. Contre toute attente, les enfants ont grave kiffé Vegas et ses charmes rutilants, l’Héritier ayant été ému que ses parents lui aient réservé une piaule 5 étoiles, qui plus est dans un des rares complexes hôteliers à avoir des piscines dignes de ce nom (le Mandala Bay pour ne pas le citer). Et te baigner dans une eau fraîche quand il fait 45 degrés, ça n’a pas de prix (enfin, ahem, si, mais c’est une autre question).

Vue sur le Strip depuis notre piaule au 27eme étage (côté vis à vis on est peinards ...) #nevada

(La vue depuis la baie vitrée de la piaule.)

45 degrés à la piscine, même pas peur #instagambettes #nevada
Le soir venu on a sacrifié à la traditionnelle balade nocturne sur le Strip, et on a fini par dîner au Bellagio devant les jets d’eau devant les jets d’eau. Clairement ce n’est pas une ville pour les enfants (même s’ils adorent le bling bling, le carton pâte des décors et les lumières des casinos) mais c’est une pause marrante au milieu du désert. Pour ma part j’y retournerais bien en propre, genre me faire une semaine avec des copines à boire / danser / tâter des petits culs et dormir bourrée au soleil les lendemains de cuite, mais c’est un autre voyage :D

Dîner devant le spectacle des fontaines du Bellagio <3 #lasvegas #nevada

Good night & kisses from #lasvegas #nevada

Lendemain de cuite à #lasvegas #hangoverkids #nevada
(C’était pas « Hangover » mais presque au Mandala Bay …)

Jour 10 – Route vers Zion Park

Nous sommes repartis sur la route des déserts, direction Zion et Bryce Canyon. La route entre Zion et Bryce Canyon est spectaculaire, et on en a pris plein les mirettes. 

Ci dessous la route et le parc de Zion.

On ze road again (vers Zion) #utah

En quittant Zion #utah

Au fond du Cayon de Zion #utah

En quittant Zion #utah
Nous avons passé une nuit dans un super hôtel / chambre d’hôte à Escalante, pour le coup je donne le spot, car c’était vraiment très très chouette, au milieu des paysages de far west, une adresse très recommandable (Slots Canyon Inn)

Jour 11-  Bryce Canyon

On a fait une balade dans le parc avec les enfants pour rejoindre un point de vue spectaculaire (inspiration point), soit une heure de marche, tout à fait abordable car le sentier est très bien balisé. Bryce Canyon est un site très impressionnant, tant dans les profondeurs et les perspectives que les couleurs. 

Bryce Canyon, époustouflant #utah
Bryce Canyon (2) #nofiltre #utah
Bryce Canyon (3) #utah

Après la visite du parc on a fait route vers la ville de Moab, qui nous mettait sur la route de Arches. Sur la route, encore quelques arrêts sur des paysages désertiques magiques (désert de San Rafael). 

Diables de Tasmanie, je les vends au plus offrant :B #utah

Canyon sur la route de Moab #utah

#nofiltre #utah

Jour 12 – Parc de Arches 

Ce parc est assez étendu, il faut prévoir 4 ou 5h de visite pour apprécier l’ensemble. Les sites sont magnifiques sites et les petites balades sont très abordables avec des enfants. Ils peuvent escalader quelques pans de rochers, ça leur permet de compenser par rapport à tous les autres sites où on les tient par le colback dans l’angoisse qu’ils te fassent un vol plané sans retour au fond du canyon.

On a fait marcher les enfants à #arches #utah

Et sans les mains #arches #utah

L'aventurier de l'arche #arches #utah (ok elle est nulle)

Délicate #arches #utah

Le soir on a fait route jusque Durango, où on a mangé (et bu) dans une brewery locale de la bien bonne bière (comme à Moab d’ailleurs).

On teste les Brewery locales, et quand ça nous plait on repart avec un 6-pack #durango


Jour 13 – Parc de Mesa Verde, en route vers Grand Canyon

Le parc de Mesa Verde a été bien apprécié des enfants, notamment grâce à la visite de maisons troglodytes indiennes, gros succès. 

Mésa Verde #arizona

Village troglodyte indien (Mesa Verde) #arizona
Ensuite le reste de la journée a été consacrée à la route (trèèèès longue) vers le site du Grand Canyon, avec un petit stop de touristes à la japonaise à Monument Valley. 

On ze road (again and again) #arizona

Monument Valley, parfait décor de western <3

L'héritier a écouté "Bilbo le Hobbit" en intégralité lu par Dominique Pinon (16€ sur iTunes). 10h de récit qui ont laissé la dauphine de marbre :B

(Oué la Dauphine a bien bien ronqué sur certaines parties du trajet.)

Jour 14 – Journée à Grand Canyon

Comme Yosemite, Grand Canyon est un site majeur auquel plusieurs jours peuvent être consacrés. Pour notre part on a parcouru en une journée les incontournables, en utilisant des vélos. Le temps était bien orageux mais les enfants ont bien appréciés de se faire traîner en carriole par leur père, plutôt que de marcher. Même pas 7 ans et déjà fatigué ….

On s'est fait le #grandcanyon à vélo. Oué. #arizona

Gros grain sur le #grandcanyon #arizona

Vertige (2) #grandcanyon #arizona
Le site est impressionnant, mais tellement gigantesque qu’on a du mal à en prendre la mesure. Sauf si, comme moi, vous avez le vertige, et là c’est bien bien marquant.

Jour 15 – Départ vers Palm Springs

Encore une journée où on s’est cognés pas mal de route, mais il nous fallait désormais quitter la zone des parcs nationaux et rejoindre LA en quelques jours. La halte à Palm Springs est très chouette, un vrai (ou une vraie ?) oasis au milieu du désert. Hôtels de villégiature très sympas et restaux mexicains en pagaille.

Coucou l'oasis dans le désert <3 #palmsprings #acehotel #nofiltre

Coucher de soleil sur #palmsprings

Des palmiers depuis notre piaule #palmsprings #nofiltre #acehotel

Jour 16 – Route vers LA

Comme Palm Springs et l’hôtel (ACE Hotel) où nous étions étaient bien accueillants (la piscine était TRES au goût des enfants, qui ont été très exigeants et critiques à l’égard des piscines ou de l’absence de piscines dans les hôtels tout au long du séjour), on est restés à chiller en bord de piscine jusqu’à ce que la chaleur nous en chasse (40 à l’ombre, ce n’est pas raisonnable).

Nous avons pris la route vers LA après une petite pause shopping dans un outlet (ces endroits sont des pièges à tentations).

Poissons d'eau douce #palmsprings #acehotel

Deux nouvelles paires de copines californiennes <3 #shoesaddict #californication

Nous sommes arrivés chez nos amis en fin de journée, à Santa Monica, pour y finir notre séjour.

Hello LA #californication

(Hello LA :))

Jour 17 – LA – Visite de Santa Monica et de Venice Beach

A partir de notre arrivée on a considérablement allégé le programme touristique familial, l’idée étant de profiter de nos amis et de laisser les enfants respirer un peu. On s’est fait quelques séances visites tout de même. Nous sommes notamment allés profiter du bord de mer de Santa Monica, en louant une fois encore des vélos pour parcourir le bord de mer. Et puis on s’est aussi fait un peu de plage, même si c’est impossible de s’y baigner pour des enfants, tellement les courants sont forts.

Santa Monica / Venice à vélo #californication

Palmiers partout #LA #californication

Fin de la route 66 à Santa Monica #californication

Canaux de Venice #californication

On chérit nos classiques (ambiance baywatch) <3 #LA #californication

Mojito sous palmier #LA #californication

(Bon et on a aussi largué la marmaille pour boire des mojitos …)

Jour 18 – LA – Visite de Manhattan Beach et fin de journée à Santa Monica

Autres plages de LA, celles de Manhattan Beach, de l’autre côté de LA, moins connues, mais très sympas aussi. On s’est également fait quelques sessions dans les incontournables (soit disant) shops de Van’s, haut lieu de la coolitude californienne (j’ai rien acheté).


Magasin Vans de Santa Monica #LA #californication

Manatthan Beach #LA #californication

Kids Paradise #LA #californication

Fin de journée sur Santa Monica #LA

(Fin de journée à Santa Monica)

Jour 19 – LA – Plage de Malibu

Ce jour là on a passé la journée à la plage en famille(s), sur la plage de Malibu, celle de la fameuse série que seuls les + de 30 ans connaissent. Point de Pamela ou de David à l’horizon, par contre des dauphins et des phoques venaient frayer en bord de plage. Grosse impression sur les enfants.

La belle brochette <3 #LA #californication

Plage de Malibu #LA #californication

(C’est très fourni en plages LA, et sans doute pas que, mais c’est vrai que l’on a pas eu de temps – et d’énergie – pour arpenter encore dans tous les sens cette grande et grosse ville. On sentait bien aussi que les enfants étaient contents de jouer avec d’autres enfants, sans passer de temps en voiture. Du coup pour LA inside, ça sera pour une autre fois !)

Jour 20 – Journée à Legoland

Lors de nos premières vacances américaines avec les enfants (il y a deux ans en Floride), on avait déjà sacrifié au parc d’attractions (le sacrifice étant financier, mais pas seulement). Cette fois on a récidivé avec Legoland. Bien évidemment ce fut un gros succès pour les enfants. Pour les adultes qui aiment les Lego c’est pas mal non plus. Pour les autres, on se contentera de se repaître de la joie de ses enfants :)

Le bonheur des enfants en un slogan > Legoland /o\ #californication

Selfie avec un yoda tout en lego #legoland #californication #laclaseàVegas

(J’ai fait un selfie avec Yoda, tout de même.)

Jour 21 – Départ

Voilà ! au jour du départ c’était 3.800 miles qui avaient parcourues  ! Soit 6.000 km en 3 semaines …

C’est beaucoup, on l’a senti quelques fois, mais c’était la contrainte (relative) à assumer pour voir plein de chouettes sites sur une durée relativement limitée par rapport à l’étendue du territoire concerné. Les visites à SF et LA ont constitué des respirations (comme Las Vegas et Palm Springs dans une moindre mesure), et ont permis de rendre le parcours relativement digeste.

Les enfants se sont rarement plaints de la longueur des trajets (2 jours mis à part, qui ont effectivement été longs, mais surtout pour les conducteurs !), mais il a fallu déployer certains dispositifs évoqués dans ma précédente note, et des fois céder sur des « compensations » (bonbecs et chips essentiellement). Je pense que les enfants en garderont des souvenirs pendant les mois et années à venir (comme c’est le cas de la Floride il y a deux ans), et pour ma part j’ai été enchantée et émerveillée de ce que j’ai vu !

Maintenant, on rêvera au prochain gros voyage avec les kids, dès que la trésorerie vacances, bien amochée, aura été reconstituée :p