J’aimerais que quelqu’un m’attende quelque part

17 mars 2014

Je partageais récemment avec une de mes collègues consultante les tics et tocs de nos vies de nomade.

Comment tous les matins où je dois prendre un train ou avion tôt, par exemple, je me réveille toutes les heures à partir de 1h du matin. Et 5 minutes avant le réveil.

Comment je prépare ma valise, la veille, toujours, et en consultant la météo du lieu où je me rends. Et j’adapte les tenues.

Parmi ces habitudes immuables, il y en a une un peu pathétique et que je suis la seule à développer (ahem) : celle qui me pousse, quand je descends d’un train où sors d’un hall d’aéroport, à vérifier si parmi ceux qui attendent les voyageurs, il n’y a pas quelqu’un qui m’attendrait MOI. Je repense alors toujours au film « Love actually »(*), qui s’ouvre et se termine sur une scène de ce genre, avec des gens heureux, émus, ravis, de se retrouver après une longue absence. Globalement, personne ne m’attend à l’arrivée de mon Lyon Paris, et ça me fait un pincement au cœur à la con, toujours.

(* « Love actually » qui m’avait déjà permis de commettre cette note en 2009 sur les mecs génération couille molle, décidément ce film contient tout !)

(La semaine dernière, l’époux est venu me chercher avec les deux merveilles qui nous servent d’enfants, à la sortie de mon avion, c’était délicieux.)

Au delà de l’anecdote et de la minute d’attention whorisme (sachant qu’un blog perso n’est que cela globalement, je vous propose de passer votre chemin si ça vous gonfle :), je me suis souvent interrogée sur ce qui avait bien pu déconner dans ma petite enfance pour être autant dans l’insécurité affective. J’ai été enfant unique quasiment 4 ans, ma mère s’est beaucoup occupé de nous (ascendant mère abusive), je ne vois donc pas comment j’ai chopé cette pathologie, qui me pousse toujours à douter de l’affection que l’on me porte, et à exiger en retour des preuves évidentes ET en nombre suffisant de celle ci. « Il n’est pas d’amour, il n’est que des preuves d’amour », c’est une devise que je fais mienne de longue date. Je suis dans la démonstration et l’attente de la démonstration, tout le temps, ce qui n’a pas été verbalisé / étayé, n’existe pas.

Quand j’ai rencontré l’Époux je vivais dans une maison, dont la fenêtre de ma chambre donnait sur la rue. Un matin (je crois que c’était pour mes 20 ans, ça nous rajeunit tiens), en ouvrant les volets, je découvre sur le bitume, pile en face de ma chambre et en lettres majuscules blanches « te quiero » (spéciale dédicace à Marjo qui en découvrant le graphe me demanda d’un air perplexe : mais qu’est ce que ça veut dire ? « Te culero ? » > j’en rigole encore 15 ans après). Autant vous dire que l’Époux (avant de le devenir, mon époux), avait déjà pigé comment fonctionnait l’animal insécure que je suis !

J’essaie de me persuader que nous sommes tous ainsi, animaux sociaux ayant peur de l’isolement et de la solitude, de se faire rejeter, repousser au ban des mal aimés. Pourtant sur certains aspects de ma vie, notamment professionnelle, j’ai appris à arrêter de vouloir être aimé de tous, tout le temps (doux euphémisme …), et d’en chercher les témoignages. J’ai appris à apprécier (relativement) la solitude à temps partiel de mes déplacements. J’apprends à m’aimer moi au lieu d’attendre que l’on m’aime inconditionnellement. J’admets que tout n’est pas aimable en moi ! Mais je reste cette assoiffée / affamée que l’on étanche jamais assez de démonstrations d’amuuuur.

(Je précise à toutes fins utiles que ce billet est sans rapport avec le fait que mon anniversaire soit le 12 avril prochain.)

(Aucun !)

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Comment je suis féministe ?

14 février 2014

Parce qu’on me pose encore et souvent cette (étrange à mon sens) question, « mais comment tu peux être féministe, toi, là, en 2014 ? », je me suis dit que ça vaudrait le coup de faire partager mon expérience de femme « sensible » (tendance chatouilleuse) à la cause des femmes, en ces temps où cette dernière (la cause) prête souvent à la controverse (à commencer par les féministes entre elles, qui s’occupent bien entre elles de saborder leur combat à coups de luttes intestines, je sors le pop corn 3 fois par semaine en moyenne sur twitter, et encore j’ai fait du tri).

(Même si je me rends compte que j’ai répondu à peu près à la même question il y a pile 2 ans et que je reviens souvent sur ces questions ici, à croire que ça me travaille. Je radote, CERTES, mais le sujet me semble le mériter.)

Je supporte toujours assez mal les arguments m’opposant que la question de l’égalité homme femme serait dépassée (car toute revendication valide – à commencer par l’égalité des droits – aurait été conquise) ou secondaire dans nos pays civilisés (bonjour la hiérarchisation arbitraire des priorités sociales, sociétales ou simplement humaines). Je suis et reste fille de féministe (coucou maman, je sais que tu me lis EN CACHETTE), élevée et attachée à ces valeurs et essayant désormais aussi de les perpétuer et retrouver chez mes enfants (plus compliqué, j’y reviendrais).

Alors petit warning, je ne suis pas là pour dire que la manière dont j’agis est LA BONNE. Je dis juste qu’en tant que femme urbaine / active / avec des enfants / mariée / de 35 ans, c’est ce qui me paraît naturel de mettre en oeuvre. Si j’étais au foyer / célibataire / vivant en Algérie (je ne stigmatise pas ce pays, il s’avère juste que j’en suis originaire) / prostituée / femme battue ou en situation irrégulière, je ferais ou penserais très probablement autrement. Je ne vis pas le féminisme comme une doctrine universelle, mais comme un mode de faire / d’être personnel avant tout. Et si ça permet de renouveler la vision de certains / certaines, tant mieux.

  • Comment je suis féministe en France ? en milieu « urbain » ?

Rien ne m’énerve plus que les discours sur l’obsolescence du combat féministe en France. J’y reviendrai concernant le monde de travail et l’éducation des enfants en particulier, mais je vois et je vis tous les jours des exemples s’agissant de l’absence d’égalité entre les hommes et les femmes, de discrimination par le sexe, d’accès fortement inégal aux fonctions électives, et de sexisme au quotidien, dans les comportements des « dominants » (=> les hommes blancs de + de 50 ans) qui dirigent et régentent encore largement notre beau pays. J’utilise le terme de domination à dessein, sachant que ça agace souvent certains (à commencer par les hommes blancs de – de 50 ans) que l’on assimile lutte pour l’égalité et domination, ça tourne vite au pugilat sur la lutte des classes. Il reste je trouve le parallèle valide : nos sociétés modernes sont encore largement gouvernées et dominées par une catégorie de personnes (les hommes blancs de + de 50 ans). La discrimination prend ensuite bien des formes, plus ou moins graves (certes), mais elles appellent toutes à être désignées comme telles et bannies. Deux exemples très concrets et au ras du bitume.

Les blagues sexistes. Comment en 2014 peut on voir (par exemple) des pubs télés (au hasard celle de Cuir Center avec des hyènes assimilées à des femmes) sexistes ? Personne ne se permet plus (hors public averti) des blagues racistes ou antisémites, mais rire des femmes et de leurs « caractéristiques » est le lot commun et gare à toi espèce de gonzesse aigrie si tu ne fais pas preuve d’HUMOUR. Personnellement, dans mon quotidien, dès qu’il y a une blague sexiste dans mon environnement direct, la réplique est simple : je sors une blague sur les petites bites. En général ça calme bien les esprits et je me rends compte que je ne suis pas la seule à manquer d’humour parfois, dis donc.

Le harcèlement de rue. Récemment sur les réseaux sociaux il y a eu des témoignages / articles relayés concernant les situations de harcèlement au quotidien que subissent les femmes dans la rue de la part des hommes. Il y a même eu des initiatives pour renverser le paradigme (montrer ce que serait la vie d’un homme harcelé, je trouve ce clip glaçant à souhait) et faire comprendre ce que l’on vit régulièrement en tant que femme lorsque l’on se déplace isolée / le soir. D’autres initiatives (très débattues) ont essayé de donner des conseils aux hommes pour essayer de ne pas faire peur ou se rendre menaçant dans certaines situations quotidiennes. Il a été assez fou de voir les réactions des hommes outrés, genre « faut pas pousser les gonzesses, on n’est pas tous des violeurs en puissance ». Certes (et encore heureux), il n’empêche que beaucoup de femmes vivent dans cette peur. Je n’ai pas (ou rarement) peur, et je ne considère pas les hommes comme mes ennemis. Mais je mesure 1,76 m et pèse plus de 80 kg (ahem), et je suis 90% de mon temps en robe et talons. Je marche la tête haute, parce que je m’assume et que je ne pense provoquer personne de par mon comportement. MAIS je le sais, c’est au prix d’une certaine inconscience du danger, du refus de le voir me coller à la peau. Et je sais que je dirais à ma fille de se méfier de certaines situations, parce que le pire n’est pas toujours évitable. Un des combats féministe doit être le recul de la peur, de la culture du viol.

  • Comment je suis féministe au travail  ?

Pour ceux qui suivent ce blog et mon compte twitter, l’égalité hommes / femmes dans le monde du travail est mon principal cheval de bataille. Je souhaite gagner autant qu’un homme à compétence et expérience équivalente (je suis engagée socialement et collectivement dans mon entreprise à cet effet), je considère que la parentalité (des hommes et des femmes) n’est pas (ne doit pas être) un frein à une carrière accomplie, et je veux que les équipes soient gérées de la même manière qu’on soit un homme ou une femme. Je supporte mal par exemple que les femmes soient stigmatisées / signalées comme « plus empathiques » dans leur management (on est des connasses comme les autres). Le travail doit être le lieu emblématique d’une stricte égalité, c’est là que je crois que la valeur d’exemple est la plus forte (après l’école). L’exigence doit se porter tant vis à vis des hommes qui doivent proscrire comportements sexistes, paternalistes et discriminants (pas de surnoms « affectueux », pas de harcèlement moral ou sexuel évidemment), que des femmes, qui doivent éviter d’utiliser certains ressorts sexistes / sexués dans le cadre professionnel. On s’abstiendra donc de pleurer quand on est en échec, ou de minauder (montrer ses seins / coucher) pour arriver à ses fins. S’agissant des postes à responsabilité / de direction, je suis en faveur d’une politique de quotas, parce que sinon le monde de l’entreprise sera encore régenté par des hommes (blancs de + de 50 ans) pendant encore 200 ans (et de même en politique).

Je suis très à cheval sur ces sujets, et je reprends méthodiquement toutes les situations / comportements sexistes et misogynes, je ne laisse rien passer. C’est très fatigant et décourageant, surtout quand on bosse dans des milieux masculins ET malins, c’est à dire qui savent jeter un peu de poudre aux yeux sur l’égalité et la parentalité avec quelques « mesurettes ». Je décortique TOUS les plans proposés et au quotidien je ne tolère aucun comportement misogyne ou ambigu. Par exemple, le chef qui m’appelle en tout paternalisme « ma puce », je lui réponds « oui papa ». C’est dans le cadre professionnel que je me rends le plus compte du chemin restant à parcourir concernant l’égalité, et pourtant je travaille dans le tertiaire supérieur, où la situation est loin d’être la plus critique.

  • Comment je suis féministe avec des enfants ?

C’est un rôle relativement neuf (3 ans pour la fille / 6 ans pour le gars) pour moi, mais auquel je tiens évidemment particulièrement. C’est assez kiffant (et parfois hautement décéptif) d’avoir un terrain vierge sur lequel exercer ses théories en mode « travaux pratiques de l’anti sexisme ». J’ai la chance d’avoir un représentant de chaque sexe, et je m’applique à élever les deux dans le strict respect de l’égalité entre filles et garçons. Les débats actuels sur la « théorie du genre » seraient presque drôles s’ils n’étaient si délétères et révélateurs des préjugés et stéréotypes de notre société. Cette brave Simone (de Beauvoir) l’avait dit clairement (avant Judith Butler et ses travaux sur le genre) « on ne naît pas femme, on le devient » (et c’est valable pour les hommes). Nous naissons mâles et femelles (sauf autres cas plus rares) et nous construisons socialement et culturellement hommes et femmes (ou pas), dans nos sociétés « genrées ». A partir de cela, on peut juger (c’est mon cas) que les constructions / stéréotypes sur lesquels nos vies se basent sont critiquables / inégalitaires. En bref je veux que mon garçon puisse être sensible et / ou devenir coiffeur sans se faire traiter de sale pédé et que ma fille puisse être camionneuse et autoritaire sans être assimilée à une gouine aigrie. Et bien entendu qu’ils soient des homosexuels épanouis si c’est là que leurs préférences vont.

Alors oui, je refuse d’acheter PAR PRINCIPE des nippes roses / à paillettes à ma fille (mais accepte que d’autres lui en offrent) et quand je lui offre une poupée, j’en offre aussi une à son frère. J’essaie de leur lire des histoires non stéréotypées, de même pour les dessins animés que nous filtrons sérieusement. J’insiste aussi pour inviter autant de filles que de gars aux anniversaires (même si j’ai été mise en échec pour les 6 ans). Au quotidien je reprends toute discussion où l’un dirait « ça c’est pour les filles … », et je donne toujours des contre exemples à des situations sexistes. Ca n’empêche pas à ma fille d’adorer le rose et les princesses, tout en jouant sans se poser de questions avec son frère à des jeux de construction et des voitures.

  • Comment je suis féministe avec mon conjoint ?

C’est évidemment central, la question de mon intimité et de ma vie conjugale / amoureuse / parentale avec un homme sur ces sujets de féminisme. C’est toutefois difficile d’en parler ici dans la mesure où j’ai un gentleman’s agreement avec l’Epoux qui ne souhaite se voir exposer d’aucune manière ici. Disons qu’être en couple avec un homme non féministe ne serait pas possible pour moi, car tu construis pas ta vie avec un gusse avec lequel tu ne partages pas un socle de valeurs minimal (encore plus quand tu te reproduis avec) (ou alors c’est l’échec garanti). Car j’attends que dans mon couple on partage les tâches parentales, domestiques et quotidiennes en égaux, d’abord parce que je travaille et lui aussi, mais fondamentalement parce que nous sommes deux et que les choses doivent s’équilibrer. L’un emmène les enfants à l’école le matin, l’autre le soir. Tout le monde est susceptible de faire des courses et de préparer les repas. Certaines tâches sont réparties, c’est inévitable, et bien entendu on a des zones de frottement (je ne parle pas là de notre vie sexuelle, bande de quiches :p), car fondamentalement, homme ou femme, PERSONNE n’aime descendre les poubelles.

Au-delà du partage d’un quotidien, je crois aussi qu’on partage une vision commune des choses (à commencer par vivre dans une société où les hommes et les femmes sont égaux) et qu’on entrecroise pas mal les regards de par nos caractères respectif. Il a une sensibilité féminine (= comprendre c’est un métrosexuel) et travaille dans des environnements très féminisés, tout en restant un viril – et poilu – descendant d’ibères. Alors que je travaille avec 80% d’hommes et reste aussi attachée à des marqueurs féminins (jupes / talons / maquillage). Mon mari n’est pas une serpillière sur laquelle je passe mes aspirations féministes (ce que pensent beaucoup de mecs des féministes en couples). On s’engueule rarement sur ces sujets parce que nous sommes d’accord (alors qu’on arrive que rarement à se mettre d’accord pour voir un film au ciné).

Donc voilà comment je suis féministe. Ca ne me prend pas la tête en permanence (c’est plutôt une tâche de fond), mais c’est tout de même une attention régulière, car je suis intimement persuadée que ça rend la société, les hommes et les femmes, MEILLEURS.

Instants(gram) moi fort !

3 février 2014
par Sasa

Tiens ! un petit questionnaire de feignasse que j’ai découvert en lisant l’article de Paingout(où  j’ai vu que j’étais citée par Violette sur l’utilisation d’IG, coucou la belle) (je suis une grande likeuse sur IG) (fin du name dropping, j’ai le droit entre vieux blogueurs et twittos).

1) Ton compte Instagram ?

@sasatouitte comme sur Twitter

2. Tu as Instagram depuis quand ?

Depuis environ la naissance de la Dauphine, soit bientôt 3 ans …

3. Quelle a été ta première photo postée ?

Une photo de la Dauphine :)

1ère photo sur IG poke @superbulles (il y a 146 semaines), je passe le mistigri à mes 2 premiers likeurs @coulmont et @slicesoflife

4. Vas-tu souvent sur Instagram ?

Moins que sur Twitter, une ou deux fois par jour en « passif » (pour voir et liker les photos de mes camarades) et parfois plus les périodes où je suis très active, c’est à dire en déplacement ou en vacances. Dans ces cas là je poste en moyenne 4 ou 5 photos par jour, une sorte de version moderne et 2.0 de la séance diapo reloue et en léger différé des jolis endroits que je vois.

5. Quelle est ta pire photo sur Instagram ?

Ah je vais me la péter un peu, mais j’essaie de soigner mes photos sur IG, de prendre que des paysages chouettes ou insolites, mes jambes en collants ou mes enfants (et par essence y’a pas de photo moche de mes enfants, soyons lucides). Si je ne les aime pas je les publie pas.

Bon y’a bien celle de mon arrivée après une course de 10 bornes, qui a bien cassé mon sex appeal ….

La gueule de la fatigue à l'arrivée, merci les photos officielles  #runinlyon :]

6. Quelle est la photo qui a eu le + de succès ?

Ni ma gueule, ni mes jambes, ni mes gosses. Un ARC en CIEL.

(Mais un beau.)

7. Combien as-tu d’abonnés / Combien suis-tu de personnes ?

J’ai 625 abonnés (dont 1/4 de fétichistes de collants !) et je suis 236 personnes.

8. Qui est la dernière personne a avoir aimé une de tes photos ?

C’est Hervé Resse, @herveresse, camarade bloggueur & twittos sur la photo de mes Louboutin.

Ma vie en louboutins (à 2km/h dans les couloirs en roulant du cul) #instagambettes

9. Une personnalité ou une marque que tu suis.

Pas grand monde en dehors de François Sagat, @francoissagat, acteur gay au fessier rebondi et grand poseur sur IG.

C’est pas toujours très SFW (Safe For Work) mais je me rince bien l’oeil !

10. Montre nous une à trois de tes photos préférées sur ton compte Instagram.

Alors si on suit mes 3 axes éditoriaux et dans les photos récentes  :

1 – mes enfants

Les poseurs <3 (oui les enfants de leur mèrel, aussi) #lush #bain #pingouin

2 – mes collants

Plus près des étoiles  #aglagla #instagambettes

3 – mes voyages

La Tamise #londonchildfree

11. Quelle est la dernière photo qui apparaît sur la page d’accueil de ton Instagram actuellement ?

Une photo du Musée des Confluences en construction, devant lequel je passe régulièrement pendant mes séances de #running et dont je suis avec grand intérêt l’avancement.

Ça pousse #confluence #running #8km

Bon, il paraît que c’est has been les chaînes dont prend qui veut !

Je vais bien, ne t’en fais pas(2)

24 janvier 2014
par Sasa

C’est en vérifiant dans mes archives de blog (autant te dire qu’avec 9 ans de conneries, je remonte vite loin) si j’avais déjà utilisé ce bien beau titre (et il s’avère que oui), que j’ai aussi éprouvé que parfois (souvent ?) je me contentais de petites notes décousues ici. Maintenant ma vie décousue est tricotée sur Twitter (qui a dit là bas au fond qu’on voyait mes fonds de culotte, du coup ? je te vois), et j’essaie de trouver une vocation nouvelle à mon bon vieux blog. J’ai bien tenté les récaps photos hebdo, mais c’est Instagram les photos, du coup re impression de doublon par ici. Alors pourquoi pas une petite note décousue ici encore ?

Bref, ça va ça vient. Mais je vais bien, globalement et en masse, malgré l’inventaire râleur et désabusé que je faisais encore de mes maux et malheurs lors de ma séance de thérapie bi mensuelle.

Un an que ça dure cette affaire désormais.

J’ai longtemps conspué les thérapies et les thérapeutes (à ma décharge, je conspue pas mal de choses, ça me tient éveillée). Encore ce matin, après avoir déposé l’Héritier à l’école, devant un cappuccino avant ma séance, je me demandais à quoi celle ci allait servir. Je n’avais rien à dire, je n’avais avancé sur aucun sujet. Angoisse de la page blanche appliquée à la thérapie. Et pourtant assise devant ce monsieur banal, tout se déroule, défile et s’organise, en un cheminement logique et clair. Il ne me juge jamais, est toujours bienveillant, ne rebondissant jamais sur ces envolées où je me déprécie facilement, sous couvert de mon grand sens de l’auto dérision. Quand je lui dis « je sais, je sais que je suis mauvaise / nulle sur telle ou telle chose« , il me ramène à mon humanité, et à la normalité de réactions / sentiments / comportements que je juge pathologiques chez moi. Il ne légitime pas mes colères, mais il me les explique, les détricote avec moi.

Alors voilà, je vais bien.

Comme il n’est pas encore trop tard pour vous le souhaiter (vous les 3 lecteurs encore égarés ici), je vous souhaite en 2014 d’aller bien. C’est le plus important les vilains.

(Et réécoutez Véronique Sanson aussi, elle a dit toutes les choses importantes qu’il y a à dire sur cette Terre. Sisisi.)

L’esprit de Noël (à peu près)

20 décembre 2013
par Sasa

Passez de bonnes fêtes de fin d’année les jeunes, en vous souhaitant un joli cadeau enluminé sous le sapin (au choix …..)

Piqué sur ce très bon Tumblr.

Et avec une bande son adaptée (qui donne envie de revoir « Love actually »).

« Pour un jeu de dupes … »

2 décembre 2013

Je me lasse parfois de défendre mes positions et convictions féministes.

D’abord parce qu’elles sont de plus en plus relayées dans le débat public, et ça, c’est (théoriquement) une bonne nouvelle. Partout, et désormais régulièrement, « on » (la presse, les femmes – même non déclarées féministes – et certains hommes de tous bords, les politiques, les professionnels, …) dénonce largement les situations sexistes au quotidien, les violences faites aux femmes, la misogynie dans le monde du travail et en politique, etc. Pour autant, je me sens encore obligée de remonter au créneau régulièrement (doux euphémisme, car étant très 1er degré je monte au créneau en moins de 2), parce que si le message (du traitement non discriminant des femmes par rapport aux hommes) semble mieux passer, il y a parfois des situations qui me hérissent le poil au quotidien. Deux exemples dans les 15 derniers jours pour illustrer ….

Cas pratique 1 / Au boulot

J’étais avec une jeune collaboratrice (enfin elle doit avoir 30 ans environ, c’est encore jeune non ?) pour soutenir un dossier chez un potentiel client. Dans le train, alors que notre chef comatait sur l’Equipe, on parlait chiffons toutes les deux (j’assume donc le caractère tout à fait genré d’une partie de ma vie vous voyez, le chef est un homme et lit l’Equipe, ses équipes féminines discutent modes & travaux), elle me lâche au cours de la conversation « ah mais c’est bien, toi tu assumes de porter des jupes courtes chez les clients, moi j’ose pas, j’ai trop peur que ça ne fasse pas très crédible ».

Ahem.

#ootd la robe trop courte qui nuirait à ma crédibilité pro :B #sexiiiiisme

(Voici la tenue que je portais le jour en question.)

Alors bon, je lui ai (gentiment) expliqué que la crédibilité professionnelle ne se mesurait pas à l’aune de la longueur des jupes. Enfin je crois pas. Je ne porte pas à la base de jupes (et elles ne sont PAS SI courtes que ça, bordel) comme un étendard de ma féminité (il s’avère accessoirement que j’ai un gros cul et que je trouve peu de pantalons où glisser le mien) ou pour mettre en avant des atours sexués et sexuels, et donc assez peu professionnels. Ce sont des vêtements dans lesquels je suis à l’aise (comme je suis plus confortable en talons que sur du plat) et qui me vont bien (et oui, on peut être féministe et attachée à son apparence). Je n’attends pas ni n’espère qu’on me juge professionnellement sur mon apparence et ma vêture (n’étant ni mannequin mode ni vendeuse chez A&F), et je ne vois pas en quoi une tenue féminine serait un indicateur de ma (non) compétence.

J’entends l’argument selon lequel des professionnelles peu expérimentées se réfugient dans des codes vestimentaires stricts (tailleur pantalon / chignon) pour sembler plus âgées qu’elles ne le sont et se « dé-sexualiser » en quelque sorte (et sans doute de même chez certains hommes, j’ai des collaborateurs qui se laissent pousser la barbe !). Mais penser de soi-même qu’être (relativement) jeune ET femme est un  handicap pour un cadre supérieur est bien déprimant je trouve en  2013. Bien sûr, j’ai aussi témoigné ici des situations sexistes et misogyne auxquelles j’ai été confrontée maintes fois dans ma vie professionnelle, et il est indéniable que mes 13 ans de boutique me donnent une assurance et un sens de la répartie que je n’avais pas il y a quelques années. Mais je me désespère (un peu) quand même qu’avec le temps, les mentalités n’évoluent pas, à commencer par celles des jeunes femmes. Si on part perdantes / discriminées d’avance, on est pas sorties de l’ornière mesdames.

Cas pratique 2 / Avec les enfants

Comme vous le savez, j’ai deux enfants, un gars / une fille (le choix du roi, ahahah). Comme tout 2ème enfant, la Dauphine hérite des nanars de son aîné. Fringues (un peu), jouets et bouquins (beaucoup). Elle me demande de plus en plus de livres « de princesse » (et des déguisements de princesse, et un lit rose pour son bébé, et du maquillage, etc.). Bref, je comprends bien qu’elle a envie de « trucs de fille ». D’ailleurs, le matin je la « maquille » avec moi (= je fais semblant de lui mettre du blush, puisque c’est la seule touche de maquillage que j’aie moi même le temps de m’appliquer 9 fois sur 10) et je la mets en jupe (« comme maman ») quand elle me le demande (environ tous les jours, puisqu’elle me voit en robe tous les jours ou presque en semaine).

Ne voulant pas non plus créer trop de frustration autour de mon refus du rose /des princesses et des paillettes (au secours), je me suis donc mise en chasse de livres avec des personnages féminins héroïques. Donc des princesses éventuellement mais pas des gourdasses. Autant te dire camarade que je m’étais lancée en slip mousseline dans la quête de l’edelweiss en plein hiver … Je suis donc allée dans des magasins d’enfants, et voilà sur quoi je suis tombée ….

A tout moment je hurle #sexiiiiisme !! (Putain de magasins pour enfants)

(Franchement, ça donne pas envie de pousser des cris de loup au fond des bois ?)

A la FNAC ensuite j’ai croisé une charmante vendeuse qui avait l’air d’avoir envie de me faire plaisir.

Pauvre femme, je l’ai rendue chèvre.

Pourtant mon cahier des charges était simple :

- pas de rose / pas de paillettes dans l’iconographie

- pas de niaiserie dans l’histoire et le style de narration

- un personnage principal féminin dégourdi (j’ai pas osé dire « émancipé »)

Hé bien camarades : ON A FAIT CHOU BLANC ! Je crois que le *pire* a été quand elle m’a sorti un très beau livre fait à l’aquarelle, certes sans rose et paillettes, mais ….. racontant l’histoire de « la belle au bois dormant« . Raaaaaah très dégourdi et émancipé comme personnage, parfait oui. Je l’ai regardé en mode « mais t’es con ou t’as rien compris ? » Elle m’a regardée en mode « mais tu es hystérique ou juste cruelle ? » BREF, on s’est pas comprises, et j’ai du gagner la palme de la cliente la plus reloue de sa journée.

J’ai quand même pris deux petits livres (avec des personnages de fillettes qui …. font de la danse en tutu), juste parce que je culpabilisais de l’avoir fait tourner en bourrique dans ses rayons pendant 20 minutes.

Bref, si à l’instar de Sophie, qui publie sa liste de cadeaux à faire pour une féministe vous pouviez me trouver des livres pour fille de féministe, j’en aurais l’usage. Merci <3

PS : le titre est évidemment piqué à Souchon qui a tout dit sur les jupes des filles ….

« Les mauvais souvenirs faut les noyer sous des flots de petits bonheurs »(*)

29 octobre 2013

Je vais de moins en moins souvent au cinéma le « coeur vierge », sans rien connaître du film que je vais découvrir. La faute à l’hyperconnectivité qui est la mienne (la nôtre sans doute), et au fait que faute de pouvoir aller régulièrement au cinéma (mes meilleures séances de « rattrapage » ciné je les fais dans …. les vols long courrier !) j’ai eu le temps de lire tout Télérama, tous les avis de ma time line sur Twitter et les blogs, écouter 80% des films se faire démonter au Masque &  la Plume, avant d’accéder ENFIN au film proprement dit. Mes dernières déceptions marquantes (Le passé, La vie d’Adèle) sont sans doute liées aussi au fait que j’en avais beaucoup trop lu en amont.

Là, j’ai donc eu la chance et l’avantage de découvrir « Attila Marcel » de Sylvain Chomet en avant première (merci Florian, coeur avec les doigts), et ce fut un enchantement et une divine surprise.

Un enchantement car on retrouve tout l’univers magique, très colorée, musical et un poil foutraque de Chomet, que j’avais découvert dans « Les triplettes de Beleville » (y’a 10 ans déjà), film d’animation très chouette. C’est gai, c’est triste, c’est poétique, et c’est donc enchanteur (et pourtant qui me connaît sait ma faible perméabilité face à toute forme d’expression poétique). Il y a une certaine filiation je trouve avec l’univers de Jeunet période Amélie Poulain, mais avec une poésie bien plus belle à mon sens.

Une divine surprise car on y retrouve une de mes actrices et femmes favorite et bien aimée, Bernadette Laffont, disparue cet été, et ce fut un gros coup au coeur de la retrouver à l’écran, avec cette voix et cette belle présence. Elle (me) manque et c’est bon de la voir une dernière fois, surtout dans un film aussi réussi.

D’ailleurs une autre actrice crève l’écran dans ce film je trouve, elle interprète le rôle d’Anita, la mère du héros. Elle s’appelle Fanny Touron en vrai, et c’est rare que je trouve une blonde canon mais là, elle m’a scotchée. Regardez la dans la bande annonce quand elle est toute de rouge moulée, elle est splendide.

Courrez y, et juste après téléchargez l’appli (gratuite) sur vos smartphones pour jouer et gagner des trucs. C’est pour un copain …. il a beaucoup travaillé dessus.(*) Phrase tirée du film <3 

Où sont les hommes (les vrais avec du poil autour) ?

23 octobre 2013
par Sasa

La semaine dernière j’ai fait exception à mes principes et valeurs morales les plus profondément ancrés (à savoir, je ne suce pas pour un BN), j’ai participé à une soirée organisée pour des blogueuses. Il faut dire que la délicieuse Louise (quel joli prénom en plus) m’avait pris par les sentiments. Elle m’avait donné deux mots clefs : pinards + mecs à poil (ça fait 4 OK, j’ai un peu extrapolé je crois). Il s’agissait donc de participer à une soirée dégustation de vins avec les vignerons les produisant. Ca s’appelle « My sexy winemaker », c’était donc fait pour moi.

On a couché tous les vignerons \o/ #msw

La thématique de la soirée était « Vins Doux Naturels du Languedoc et du Roussillon » (muscats pour le dire un peu vite)  elle fut délicieusement arrosée (et divine surprise, sans gueule de bois le lendemain matin). Je tanguais (c’était une péniche sur la Seine) de vigneron en vigneron, sifflotant leurs liqueurs magiques. Ils me racontaient de belles histoires autour de leurs domaines, de très chouettes moment. Quand les blogueuses présentes à mes côtés se présentaient, la plupart avaient des blogs food / cuisine et demandaient avec quoi assortir les vins doux …. Autant dire que quand je devais causer du mien de blog, c’était un peu la teuhon côté ligne éditoriale. « Oui au départ c’est juste pour rigoler, je mettais des photos de gars dénudés, ahem, ceux qui n’auraient pas dormis seuls dans la baignoire s’ils avaient tapé au carreau …. Voilà voilà. Bon et puis j’ai parlé de ma vie, de féminisme et des relations hommes femmes, au travail, et puis de l’équilibre vie privé vie pro, quand on a des enfants, et puis des photos de mes enfants, de ma vie de famille ….Blah blah blaaah »

Ca fait désormais plus de huit ans que ce blog existe (mandieu), et qu’il a été pas mal fagocité par Twitter et Instagram, mais j’y suis attachée, car c’est mon extimité, ce petit bout de ma vie que je livre en pâture, tantôt récréation tantôt défouloir, de temps lieu de partage et d’échange. Je vous vois râler de temps en temps en commentaires, beaucoup trop d’espace consacré à mes enfants (ces emmerdeurs) et mes passions douteuses et éphémères (le running récemment), pas assez à la gaudriole et mes VRAIS combats de fond (la lutte contre l’épilation excessive de la foune, les mérites comparés de la levrette claquée et du plug anal, et quelques trollages bienvenus de la ligue des mères parfaites allaitantes ET beuglantes ). Bref, vous êtes pleins de mansuétude, mais j’ai compris le message, il faut qu’on revienne aux fondamentaux : les hommes, les vrais, avec du poil autour (parce que si je veux préserver nos buissons ardents mesdames, je milite aussi pour la valorisation du paillasson pectoral de ces messieurs). Donc acte.

Alors parmi les vignerons avec lesquels j’ai pu échanger, mes chouchous :

:: le domaine de Mas Becha de Charles Perez, le vin est bio et le gars passionnant. Son muscat rouge est à tomber et le design de ses bouteilles très chouette.

:: le domaine de Barroubio, qui m’a fait gouté le meilleur Muscat de St Jean de Minervois de la soirée.

J’ai goûté aussi un Muscat de Rivesaltes de 1969 (ça m’a fait la soirée) et c’était évidemment un fin nectar …

On m'a servi un 69 ... Un Rivesaltes \o/ #msw

Sinon, côté mecs (vraiment) à poil, déception mais les vignerons ne se sont pas désapés :(

Alors je vais m’efforcer de faire quelques recherches désintéressées évidemment (n’hésitez pas à faire tourner vos bons plans aussi). Récemment on m’a causé de celui qui serait probablement la prochaine coqueluche de l’équipe de foot du Brésil, un certain Hulk, mais bon footballeur, excessivement musclé et insuffisamment poilu, ça fait pas trop chauffer ma baignoire. Je vous laisse en juger ci-après.

Peut mieux faire hein … (à votre bon coeur)

Running (gag)

8 octobre 2013

Ceux qui me connaissent IRL savent que j’ai autant de goût pour le sport et la compétition que Loana en a pour la physique nucléaire. A peu près.

J’ai JAMAIS aimé ça – ou jamais trouvé le sport / activité qui me motive suffisamment. Par atavisme familial je me suis traînée mollement pendant de nombreuses (et stériles) années sur des cours de tennis, et j’ai fait pas mal de natation. Au bac j’ai pris ping pong ET bowling, fait d’armes dont j’aime à me vanter quand les conversations mondaines dérivent sur la pratique sportive. Après le bac et depuis lors, au gré des nombreux régimes qui ont émaillé ma vie de callipyge (oui je préfère à « gros tas » merci), j’ai souvent associé pratique sportive et régime. J’ai tout fait dans le cadre du complément à mes régimes : de la natation, du footing, du step, de la muscu, et même de l’aquabiking. Une constante : l’ennui. Un constat : l’échec, comprendre l’arrêt de la pratique, entre quelques semaines et quelques mois en fonction du ratio culpabilité / perte de poids réelle / coût de l’activité. Mais bon, je suis un peu con-con, et continue de croire qu’il faut garder une activité physique quelconque au fil de sa vie, histoire de rester tonique (tu veux que je te cause tonus musculaire après 2 enfants …), et ne pas souffler comme un phoque à la première volée d’escaliers.

Depuis la naissance de la Dauphine, entre la prise de poids et la patte folle qui me sert de main droite, j’avais décidé de faire de la natation. A raison d’un km deux fois par semaine, et même avec un mp3 amphibie, le constat était simple et sans appel  : on s’emmerde / on pue le chlore / ça pèle en hiver. Forte de constat, j’ai repris en mars dernier l’activité la plus souple et la moins onéreuse que je connaisse : le running (oui moi aussi en 1995 je disais le footing ou le jogging, mais je vis avec mon temps ma couille). Là aussi j’ai essayé de maintenir un petit rythme régulier (deux fois par semaine aussi), et avec des séances de plus en plus longues (de 20 minutes au démarrage à 50 minutes ou une heure aujourd’hui). Et a émergé l’idée de faire une course chronométrée, lancée avec des collègues de travail (un soir où on buvait – trop – de mojitos). Après avoir raté une opportunité en mai (c’est qu’il y a tellement de fadas qui s’inscrivent que les courses sont souvent pleines ! un truc de fous) j’ai choisi de m »inscrire aux 10 km du RunInLyon, ce dimanche 6 octobre. ET JE L’AI FAIT.

De mai à septembre (et surtout cet été), je me suis préparée à cette course, avec l’aide d’un twittos marathonien (coucou Wally), qui m’a fait un programme de travail et prodigué quelques conseils à la néophyte que je suis. Je ne pourrais pas dire que j’ai kiffé la vibe (j’ai toujours du mal à prendre du plaisir à souffrir) mais je me suis prise au jeu, c’est certain. Le fait d’être inscrite à une course, qui plus est dans le cadre du travail (t’imagines la teuhon à la machine à café si tu finis pas la dite course) a créé une réelle motivation (orgueil quand tu me tiens …). Je me suis achetée de bonnes chaussures, une appli de running (Runkepper) avec une connasse qui te donne tes temps et tes distances toutes les 5 minutes (on y reviendra), et j’ai été assidue. Et le jour J est arrivé.

Nous étions donc 20.000 pékins rassemblés place Bellecour pour un départ à 9 heures du marathon, semi marathon et 10 km. Dès le métro à 8 heures, tous ces gens en tenues collantes et colorées, guillerets à l’idée d’aller courir dans le froid matutinal, m’ont collé le brin. Il y en a donc qui aiment vraiment beaucoup ça. Heureusement, sous la queue du cheval (statue sous laquelle te donnera rdv tout lyonnais digne de ce nom) il y avait les filles du boulot. Toutes sauf une qui est arrivée à l’arrache à 9h10 (elle croyait qu’un de ses 3 gamins la réveillerait). Entre celle qui avait envie de se griller une clope et celle qui avait peur d’avoir envie de faire caca pendant la course, je me suis détendue. A 9 heures moins 10, nous avons donc rejoint notre sas rose (à Tataouine), celui des pessimistes et des débutants, prévoyant de finir la course en + de 1h10. Sachez que l’histoire m’a donnée raison !

Fatigue :] #10km #runinlyon

Cette partie a été pénible : attendre que tous les 20.000 coureurs s’élancent,sas par sas, ça a pris tout de même 40 minutes environ. Du coup à force de piétiner, tu es contente quand tu commences à courir. Quand j’ai passé le portique de départ j’ai lancé ma playlist et mon appli, celle me donnant temps et distance toutes les 5 minutes. Les 5 premières minutes, tout s’est bien passé. Je courais comme prévu à petite allure (ne pas démarrer trop fort / trop vite qu’on m’avait dit et ne pas s’aligner sur des rythmes au dessus du sien

), la foule était désormais dispersée (coucou mon agoraphobie) et j’étais contente de courir les longs des quais de Saône, avec les fêtards qui sortaient de boite et nous encourageaient …. en nous tendant leurs fonds de vodka. Ensuite j’ai essayé de mieux prendre conscience de mon rythme et de mon allure. C’est là que j’ai réalisé que deux chansons venaient de se dérouler sans que la connasse de l’appli ne me dise mes temps.

Ça va bientôt être à moi ! #runinlyon #10km

SA MERE L’APPLI. Elle qui a fonctionné plusieurs mois sans souci, le jour de la course, elle me plante. Grrrrr. J’ai sorti le téléphone de la pochette à scratch passée autour de mon bras, et regardé les données directement (tout cela sans m’arrêter de courir, évidemment). Juste à ce moment, on passait un panneau kilométrique de la course. Kilomètre 3. Ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai été persuadée que ce panneau indiquait le début du 3ème kilomètre. Et non sa fin, comme je le découvris à l’arrivée (c’est important pour la suite). J’ai pas réussi à comprendre quel était le souci avec cette connasse d’appli, qui semblait tourner mais ne voulait donc plus me causer dans le casque, et j’ai renoncé … à m’en servir. Je me suis contentée des repérages kilométriques, sans savoir à quelle allure j’allais. Quand on a analysé les données par la suite, il s’est avéré que globalement j’ai couru n’importe comment. Doucement au démarrage, pic d’allure entre le 4 et le 6ème kilomètre, et dégringolade ensuite. Pour finir sur les dents. Mais revenons à la course.

Entre le 4 et 5ème kilomètre, j’étais donc bien, car quittant les quais de Saône, un ravitaillement nous attendait place des Terreaux, avec force bananes, sucres et eau, et ça ce fut très cool car j’avais soif depuis le démarrage (je n’avais pas voulu m’encombrer avec de la flotte, bu modérément pour éviter d’avoir envie de pisser en courant, l’engrenage fatal). On a traversé la Presqu’île pour rallier les quais de Rhône, et là j’ai commencé à me faire littéralement envahir … par mes émotions. Alors j’étais certes en pleine période pour un syndrome prémenstruel, ou c’est les hormones que tu sécrètes quand tu cours, mais en bref j’avais envie de pleurer. Pas de douleur (je n’avais encore mal nulle part, faut attendre le kilomètre 9), mais vraiment d’émotion. Les gens m’encourageaient sur la route, me souriant, me lançant des « aaaaaaallez », et ça me filait la chiale (je ne suis pas folle vous savez). Le truc de dingue (rien que d’y repenser, j’en chiale encore). Mais c’est ensuite que c’est devenu plus difficile, sur les quais de Rhône. Car c’est un de mes parcours de course en entraînement, et dans le sens où on le faisait (allant de Terreaux vers Perrache), il y a un faux plat crevant, je le savais et je l’ai fait en soufflant (alors que sur les quais côté Saône j’étais toute contente de découvrir un nouveau paysage de course, et donc moins perméable à la difficulté du parcours). Quand on a fait demi-tour un peu après le niveau du pont de Perrache, j’avais de plus en plus de mal à avancer. De fait le plus dur était derrière moi, il restait 2 bornes, mais avec mon interprétation foireuse des panneaux, je croyais 3. C’est là que tu comprends le poids (de ta graisse oui aussi) du psychologique dans ce genre d’épreuve. J’étais au bout du rouleau émotionnellement. C’est con hein !

Quand on est remontés des quais du Rhône pour repasser en Presqu’île c’est simple, mes jambes ne voulaient plus me porter, littéralement, la démission. La place Bellecour (lieu d’arrivée) était toute proche, mais ça me paraissait très loin. Cerise sur le gâteau, ces enfoirés d’organisateurs, au lieu de nous faire passer SUR le pont face la place Antonin Poncet (là où trône le bouquet de fleurs géant), nous ont fait passer DESSOUS. Quand j’ai vu ça de loin, nouveau coup de mou. Dans ce qui étaient donc les derniers 500 m de la course, hop une descente puis une méchante côte. Je ne pouvais presque pas courir, mais je serrais les dents. Passant devant la Grande Poste, des badauds (à qui j’avais du inspirer pitié) m’ont crié « allez courage, dans 200 m c’est fini ! ». AAAAAH je m’étais donc trompée sur ces panneaux ! Je les ai remerciés (en leur confiant que j’étais au bout du rouleau, tant qu’à faire un peu d’épanchement …), et j’ai passé ENFIN la ligne d’arrivée, sous les yeux de l’Epoux, beau papa et les enfants, venus m’encourager, après 1h19 de course. Soit en moyenne autour de 7,5 km, moi qui étais plutôt à 8 en entraînement … Déception de ce côté-là mais satisfaction d’avoir terminé et lutté contre l’abandon. Putain de 9ème (et donc en fait 10ème kilomètre).

Juste avant la ligne d'arrivée o// #runinlyon #10km

(Ca c’est donc moi qui arrive place Bellecour et salue la foule en délire les petits et l’Epoux.)

(J’ai beaucoup utilisé le mot putain je crois. Pardon.)

Lorsque j’ai retrouvé l’Epoux, j’ai éclaté en sanglots dans ses bras, façon gros bouillons. Au moins j’espère avoir été digne sur la photo prise à l’arrivée J Cet aspect « émotionnel » de la course, personne ne m’y avait préparée (en dehors des avertissements sur les coups de mou que je connaissais déjà autour de la 20ème et de la 40ème minutes, et des risques de se faire entraîner par la foule au démarrage). Sur le coup ce fut très éprouvant nerveusement,mais au fonal  j’en suis ressortie requinquée et comme ressourcée. Enfin surtout après les 2 heures de sieste l’après-midi. Et suffisamment pour que je remette ça, sûrement … le 17 novembre prochain (histoire d’améliorer un peu ce temps minable) \o/

A New York ! avec toi ?

1 octobre 2013

Les heureux followers (suiveurs) de mes comptes Twitter et Instagram ont bouffé des photos de mon voyage (6 jours / 5 nuits) à NYC avec ma fratrie chérie. Je me suis dit que cela pouvait être l’occasion de donner ici quelques bonnes adresses et balades dans cette ville de dingue(s). J’y étais déjà allée en 2005 avec l’Epoux, mais entre temps la ville a encore bien changé, et j’y ai fait quelques belles (re)découvertes.

New York, c’est le réceptacle à fantasme ultime, elle évoque forcément quelque chose (série, film, 11/09) pour chacun d’entre nous. Personnellement je me sens comme Mélanie Griffith dans « Working Girl » (le film fétiche de mes 10 ans), j’adore.

(Oui en 1988 j’avais 10 ans et j’étais amoureuse de Harrison Ford ET de New York telle qu’on la voit dans le film.)

Les quartiers / les balades / la culture

Alors le « souci » de NYC, c’est que c’est immense. Au delà de la presqu’île de Manhattan, que l’on peut faire à pieds sans souci (même si tu uses tes Nike fluo assez largement), il y a aussi des quartiers comme Harlem et surtout Brooklyn, qui mérite à elle seule une journée (ce que nous avons fait). Pour avoir une vue « en hauteur » de la ville, on a pris sur 2 jours (60 $) des bus touristiques (à impériale). Dans une ville de cette taille c’est pratique et intéressant pour repérer et profiter d’une vue générale de la ville (typiquement, passer devant les Nations Unies, ça suffit largement de le faire en bus).

Tous les différents quartiers ont un charme particulier, il faut s’y attarder ensuite en fonction de ses goûts et cibler quelques sites « phares ». Parmi les petits parcours sympathiques qu’on a fait, je vous recommande :

> faire un tour au MoMa, car même sans être très férue de croûtes contemporaines, c’est tout de même une concentration incroyable … de la peinture moderne européenne,

At the MoMa #lafraterieanewyork

Rousseau at the MoMa pour @kikette69 #lafraterieanewyork

Magritte au MoMa #lafraterieanewyork

Les demoiselles d'Avignon au MoMa #lafraterieanewyork

(entre autres …..)

> assister à un spectacle (musical) à Broadway, pour le NY bling bling et du divertissement,  et ne pas se contenter du bruit et de la fureur de Times Square,

(On a donc vu « First Date » et on s’est bien marrés, même si avec mon anglais de cuisine quelques gags m’ont échappé.)

Aujourd'hui à Broadway on va voir un musical \o/ (on a pris pas trop intello pour comprendre l'angliche) #lafraterieanewyork

Poursuivie par le taff en plein NYC #corpocouilles

> traverser à pieds le pont de Brooklyn pour avoir la super vue sur NY et ensuite s’y perdre (dans Brooklyn),

Brooklyn Bridge, les runners  et nous #lafraterieanewyork

Skyline #lafraterieanewyork

> une balade ératique et le nez au vent dans les petits quartiers hype de Chelsea, Soho, Tribeca (compter 2 jours au moins pour avoir le temps de découvrir),

Chinatown (2) #lafraterieanewyork

Streets of NYC #lafraterieanewyork

> un running autour du réservoir Jackie Onassis de Central Park (la hyyyyype totale pour tous les férus de course à pied), 2,5 km avec une vue magique sur la skyline et au milieu des new-yorkais jeunes et moins jeunes qui se partagent le chemin de terre (pour info vélos et poussettes y sont interdits),

J'ai croisé aucune célébrité et la fratrie m'a collée un tour  dans la vue mais j'ai fait mes 8km \o/ #running

> une promenade sur la High Line pour découvrir les skyscrapers le long de la voie ferrée réhabilitée au dessus du Meatpacking District, une de mes très belles découvertes de cette année, même sans être très pointue en architecture,

High Line (1) #lafraterieanewyork

High Line (2) #lafraterieanewyork

High Line (4) #lafraterieanewyork

> grimper à Top of the Rocks (Rockfeller Center) pour voir toute la ville sous vos pieds, et du coup avec une vue sur l’Empire State Building, et la statue de la Liberté,

Bonjour New York #lafraterieanewyork

> au titre des déceptions, il faudrait citer Harlem, qui non content d’être à Tataouine, ne présente pas grand intérêt touristique ou culturel.

Les restaus / les bars / les rooftops

En la matière, une reco inchangée après des années de voyages : pour la bouffe et la picole > le Routard est le meilleur, point barre.

Quelques bonnes adresses, toutes dans le Routard mais qui avaient été validées par des potes bien souvent :

:: nous avons fait 3 rooftops (bars à cocktails en terrasse), c’est carrément dépaysant (et tu picoles des cocktails de fou), sooooooooo sohooooooo.

Notre top 3 est :

1. Les Bains (en haut du Standard Hotel, dans le Meatpacking), la pure classe mais y aller en journée / fin d’après midi car select le soir,

Roof top "le bain" (Standard Hôtel) <3 #lafraterieanewyork

2.  le Jimmy (en haut de l’hôtel James, très hype avec des vrais new-yorkais qui font leur after work là haut, les veinards), magnifique coucher de soleil là haut,

Roof top > Jimmy (très bonne adresse) #lafraterieanewyork

3. le 230 (trop touristique à mon goût, même si très belle vue), ils fournissent des ponchos quand ça caille là haut !

Rester digne dans la froidure du roof top :] #lafraterieanewyork

:: parmi les restaurants on retiendra :

> Le Egg, super brunch à Broooklyn, très bobo hipster et délicieux,

Très bon brunch à Brooklyn > Egg #lafraterieanewyork

> Le Kat’z, fameux delicatessen de « Quand Harry rencontre Sally », avec des sandwichs au pastrami roboratifs,

Pastrami sandwich chez Kat'z (quand Harry rencontre Sally) #lafraterieanewyork

> le café Gitane, très hype et dans les petits quartiers branchés de Soho et Chelsea, où tu manges …. français, mais très bien,

Bonne adresse à Soho pour dîner > le café Gitane #lafraterieanewyork

> la plus vieille pizzeria de NY (1905), le Lombardi. ELLES SONT TOP (et monstrueuses).

On a validé la pizza Lombardi's (+ vieille pizzeria de nyc - 1905) #lafraterieanewyork

> des burgers « organiques » chez Bare Burgers (et de la super binouze au litre) dans Greenwich Village,

Très bons organics burgers chez Bare Burgers à Greenwich #lafraterieanewyork

> le restau du Standard Hotel, dont j’ai cité le rooftop (et qui est l’hôtel vu dans « Shame », quand le héros bande mou face à une baie vitrée monstrueuse), le Standard Grill, délicieux et relativement abordable le midi.

Déjeuner au Standard Grill Hôtel (délicieux) #lafraterieanewyork

Le shoppiiiiing

Last but not least, NY est LA ville du shopping. La aussi il vaut mieux raisonner par quartiers (le mainstream à Times Square et sur Broadway de manière générale // les petites boutiques hype et de créateurs dans les quartiers de Soho, Chelsea, Greenwich, Brooklyn, etc). Mais j’en recommanderais en particulier quelques unes :

:: Century 21, le temple du shopping dégriffé, de très bonnes affaires à faire (textile, beauté, maroquinerie),

:: la boutique M&M’s sur Times Square, ça paraît con mais c’est rigolo pour faire des cadeaux à des enfants,

:: les boutiques sur Broadway Street, toutes les grandes enseignes US y sont (American Apparel, Old Navy, Urban Outfitters, ….)

:: les boutiques Anthropologie, qui sont magnifiques (celle du Rockfeller Center) même si relativement chères,

:: les boutiques Brooklyn Industries, avec des fringues casual / street wear chouettes,

:: et la myriade des boutiques créateurs dans les quartiers cités plus haut.

Dernière reco : prévoir un budget assez conséquent tant sur le hard (500 € le vol Paris NY / nuit d’hôtel à Soho à 100 € par personne) que sur le soft (repas, shopping, musées), tout cela n’est pas donné, même si en l’occurrence je ne l’ai pas vraiment joué à l’économie / roots (pas le genre de la mifa !). Le métro est cheap (30 $ la carte de 6 jours) et les taxis abordables dans l’hyper centre.

On a pas vraiment sympathisé avec la population locale (la fratrie se suffit à elle même), au grand dam du frangin qui aurait voulu checker la biatch, mais l’accueil est toujours friendly / pro (et souvent mexicain pour les hispanophones, c’est sympa). Et comme partout dans le monde, les taxis sont à 90% des abrutis (cc Mehdi).

Et maintenant, comme ils disent aux US : ENJOY !