Double (ration) de penne s’il vous plait (avec Kheiron)

Dernièrement, j’étais invitée par ma franginette, pour voir Kheiron, qui donnait son spectacle – 60 minutes avec Kheiron – au Radiant. J’y allais sans rien connaître du spectacle, et ne connaissant pas grand chose du gars depuis sa prestation monomaniaque et vaguement monosourcilesque dans « Bref » (si rappelez vous, c’est le personnage secondaire qui interroge tout le temps le héros pour savoir s’il la baaaaaaaaaaaise).

En sortant des dites (et trop courtes) 60 minutes, c’est assez difficile de résumer ou de partage l’heure passée, mais  le « concept » déployé est clairement bluffant : Kheiron s’appuie sur la salle et ses spectateurs, qu’il interpelle et questionne à tout bout de champ, et tricote un one man show interactif, drôle, plutôt caustique, mais très « tendre » j’ai trouvé. Techniquement, j’imagine que ça se travaille entre impro et quelques idées de base, mais dans l’exécution, c’était vraiment impressionnant : très rythmé, pas de baisse de régime, gros sens de la répartie et de la reprise, vraiment fou à voir.

Parmi les interactions, celles avec  les + jeunes et les + vieux du public m’ont fait hurler de rire. Entre parenthèses, j’ai envie de dire – quand même – quelle idée d’amener des enfants de 10 ans à ce type de spectacle (clairement, c’est pas de leur âge DU TOUT). Toujours est il que j’ai eu une pensée compatissante pour les géniteurs du petit gars à qui Kheiron a expliqué qu’une double péné, ça n’avait rien à voir avec reprendre des pâtes à la cantoche le midi ….

Il est vrai que j’adore l’humour orienté fesse (en dehors d’aimer la fesse elle même), mais surtout, je suis friande, de manière générale, de ces (rares) moment de vérité, quand les masques et les conventions tombent, et la vérité nue, crue et légèrement malaisante, tombe avec un grand plouf en plein milieu de l’assemblée. Ca me rappelle, il y a quelques mois,  cette histoire absolument géniale, d’une passe d’armes entre Gégé Depardiou & Rocco – 25 cm – Siffredi, et qui parle aussi d’une histoire de double peine ^^

Pour qui n’aime pas Sophia Aram (et aurait bien tort), l’histoire a été narrée, entre autres, par les Inrocks à l’époque, et en quelques mots, c’est une bête histoire de mépris, de jalousie et de lutte des classes. Depardiou, sans vergogne, se moque de Rocco qui monte les marches à Cannes, et « entache » le prestige de la manifestation par sa présence vulgaire. Rocco, sous le coup de l’humiliation, se fend d’une petite vengeance comme on les aime, bien placée (sous la ceinture), et qui remet de suite en place le vieux Gégé à sa place. Certes, il contrevient à toutes les conventions sociales (= rester discret sur l’identité des personnes avec qui l’on partouze, discrétion bourgeoisie oblige), en agitant sous le nez (certes fameux) de Depardiou sa marque de gloire, son fameux gourdin (en bon état de marche).

Bref, de double péné en double peine, j’en reviens à Kheiron, pour vous le recommander chaudement, et ci dessous vous pouvez même me chercher avec l’Epoux, 3ème rangée à droite, avé la  moustache.

?Photo "moustache" de mon bouillantissime public lyonnais du 04/03/17 :)?

A post shared by Nous Trois Ou Rien (@kheiron_) on

(et je découvre qu’il est nommé pour un Molière, big up !)

 

Revue (en clichés) de 2016

 

2016 aura été en termes de réseaux sociaux l’année d’Instagram. Plus le temps passe, ça se confirme, si je ne devais en conserver qu’un (de réseau), ça serait lui.

C’est à la fois des tranches de vie, du réel, de la chair humaine, et surtout ce sont des traces, des marqueurs des jolis moments, avec le coup de pouce des filtres, qui adoucit les angles et illumine les couleurs. Oui, c’est un peu de la triche, un peu du fake, mais ça permet aussi de se souvenir des belles choses.

Alors, on en retient quoi de 2016 ?

Des beaux voyages

En Louisiane

 

Maisons de Garden District #nola #louisiana2016

 

 

 

A la plantation de Madewood. Le balcon ... #louisiana2016

 

Les taz explorent le bayou (tout en poursuivant leurs conv habituelles) #louisiana2016
Bayou at Lake Martin (4) #louisiana2016
Bayou at Lake Martin (5) #louisiana2016
Rencontre à 90 ans d'écart entre la Dauphine & Merlin, acadien violoniste marié depuis 75 ans #louisiana2016 #lafayette
Judeboxes #Tennessee

 

Graceland ! Pèlerinage incontournable pour les fans du king ?? Organisation ricaine au cordeau, super accompagnement par iPad, un chouette parcours qui évite toutefois soigneusement la part d'ombre d'Elvis .... #memphis #Tennessee
Visite des Sun Studios, autre occasion de pèlerinage dans les débuts du rock'n'roll .... #memphis #Tennessee
Sous les auspices du one million dollar quartet #memphis #Tennessee
L’Ecosse en famille

 

Sur la lande #edinburgh #70printemps
Team paparrazi #edinburgh #70printemps

 

Biergarten au soleil à Market place #edinburgh #70printemps
Avec ce qui restera désormais un gimmick familial, un happening mythique, la pose du gisant ultime. Lors de notre visite au Lock Ness, nous étions embringués dans des discussions familiales à n’en plus finir sur notre enfance, les misères
que l’on subissait de la part de nos parents, leur absence d’empathie, etc. Et pour nous prouver son point, le frangin propose une expérience. Il s’allonge sur le ventre, les bras en croix, tel un gisant. Il prend les paris que les parents vont passer devant lui, sans poser de questions quant à sa posture, et vaquer à leurs occupations.
De fait, quand la photo a été prise, les parents ont jeté un oeil mi blasé mi pas concernés, et sont repartis dans leur conv … Depuis lors, on a reproduit ce gisant à de maintes occasions récréatives et festives.
Nature morte écossaise #edinburgh #70printemps
La fratrie, après un 1er rassemblement à NYC, s’est à nouveau exportée collectivement, à Barcelone cette fois, à l’occasion du Festival Primavera.
La fratrie vous salue #barcelone

 

 

Les classiques <3 <3 <3 (le gras / la vie) #barcelone

Gaudi #barcelone
… et l’Angleterre aussi, London et Oxford

 

Je vous confie une astuce : 8 et 5 ans c'est un little short pour apprécier #london à sa juste valeur. Beaucoup de choses leur passent au dessus de la tête, et je suis à peu près certaine que si je leur demande ce qu'ils ont préféré, Ils me répondront "Forbidden Planet" :B #faitesdesgosses

 

 

 

A la fenêtre du château #london
Fierté de visiter le College de tata @chachapaname #oxford #EnglandBaby

 

Maurice at least

 

Noel 2016 - Mauritius #holidays
L'îlot benitier, confirme le cliché mais faut s'avouer que parfois ils ont du bon ? #nofilter #holidays
Des pestacles & des concerts & des festivals

 

Comme celui de Nora Hamzaoui

 

Nora Hamzawi à la Cigale ??

 

 

Les Brigitte

 

Les Brigitte <3 (2) #kao Tu sens évidemment que le show est ultra rodé, amorti à mort, mais elles sont graou à mort

 

Les Kings

 

 

King ! @yearsandyears

 

 

Coeur de pirate

 

Concert de ?? @beatricepirate ?? au Radiant. C'est la 3eme que je la vois sur scène (avant une 4eme à Fourviere cet été avec Thomas Dutronc). Elle a bien progressé, mis à part une chorée tendance pompon girl surprenante (on attend la rondade à tout instant ...).
Jain

 

Jain <3

PJ Harvey <3
PJ Harvey @primavera_sound

 

Sabrina, Mehdi et Malika, juin 2016, primavera sound, Barcelone #barcelone #latergram
Juliette Lewis, au Transbo

 

 

 

Pour autant que je m'en souvienne, quand j'étais petite je me fantasmais en rock star, un peu comme jem et ses copines ! A 43 balais, @juliettelewis paraît assez en accord avec mon moi d'il y a 30 ans ?? #transbo
PJ Harvey encore, à Fourvière

 

 

Ce fut parfait @pj_harvey #fourviere

 

Benjamin Graou Biolay, à Fourvière itou

 

Avec Sofia et sa jupette hypnotique

Philippe Katerine à Fourvière
"Je suis la reine d'Angleterre et je vous chie à la raie !" #philppekaterine @nuitsdefourviere #brexit
Dyonisos à Fourvière
Chez Dyonisos c'est Babeth que je préfère @nuitsdefourviere
 Tame Impala, encore à Fourvière
Confettis sur @tame__impala @nuitsdefourviere

 

#regram de @medidoidepied Déjà le dernier concert de la saison pour moi à @nuitsdefourviere Ce fut un bon cru ??
Rock en Seine
Team vieux twittos @rockenseine
 La femme

 

?????? la femme ?????? @rockenseine

Iggy a la pêche et la hanche en vrac

 

Izia ?? une énergie de dingue et une sacrée paire de flotteurs @rockenseine
Grandiose Peaches <3 # @rockenseine
The divine comedy
Neil Hammon en Napoléon ?????? @divinecomedyhq
 The hot 8 brass band <3
Hot guys ?? from nola
 Giedré

Grosse présence scénique de @giédre <3

Les franglaises
Les franglaises à #bobino => parfait divertissement ??
Un mariage
Fier comme un bar tabac <3
On les a tous couchés o//

Un tatouage, qui s’est poursuivi …

 

Et voilà le tatouage réalisé par @alysondachertattoo est désormais fini et très à mon goût. Merci à elle <3

 

 

Et un 2ème tatouage
Les #instagambettes ne seront plus jamais les mêmes ^^ Mille mercis à @pasdeveine pour sa gentillesse et son talent #tatouage

Les enfants ont poussé !

 

 

 

Le gâtez de 22h. La fièvre de 1h. Le bain de 6h. La fierté de 8h.
La dauphine de 1 à 4 ans <3 Aujourd'hui elle a 5 ans, les dents du bonheur et un caractère de cochon. Bon anniversaire ma reine ??????

 

 

 

Tontton kiki, qui nous accompagnait lors de cet evénement majeur, a gentiment fait observer que 3h de pestacle, pour voir son taz personnel environ deux fois 5 minutes c'était bcp .... Je lui ai répondu : attends de voir la kermesse ^^ #faitesdesgosses

 

Les spice girls (celles de 2030) .<3

Au pied de l'arbre #parcdegerland

 

Cagoles & BG #apeupres #leslecques

Cérémonial du coucher #apeupres #faitesdesgosses

 Les 4 mousquetaires <3 #faitesdesgosses

Champ .... #faitesdesgosses #miribeljonage

?? La relève ??#faitesdesgosses #paris

 Une de mes plus belles photos 2016 <3
Les beaux profils <3

 

La famille va bien ….

 

 

Il est des initiatives plus ou moins aisées à mettre en musique, quand la famille est large, ses membres dispersés et leur capacité d'organisation proche de l'amibe. Pourtant ce 27 février 2016, big up à toi @medidoidepied, tout le monde était au bon endroit et à la bonne heure. Le reste appartient à l'histoire (et il semblerait qu'il n'y aie pas trace de mes cris stridents dans les carrioles Indiana Jones, ce dont vos oreilles devraient être reconnaissantes !).

 Friends since 1985 <3 #Cévennes

 

 

 

Sur le pont #Cévennes

Tuit ans !

 

Les amis, aussi !
Team building <3 #paris #corpocouilles

 

 

 

Chalet Émilie #combloux2016

 

Je crois (je suis certaine) qu'il faut dire aux gens qu'on aime qu'on les aime. Fort. qu'ils sont importants. et qu'on sera là pour eux. J'ai bien repéré les mines ahuries des + jeunes quand de grosses larmes coulaient sur mes 2 de manager de stars. Osef .

 

On a attendu le feu d'artifice qui n'a jamais eu lieu et du coup il se faisait presque nuit pour la dernière photo de groupe à #leslecques et la première avec ma perche de beauf. Tout est éclairci et pixelise à mort mais osef, on y est tous et on conchie collectivement et unanimement les "méchants fous" qui nous ont privé de notre feu d'artifesses sur la plage. Car naturellement, l'étincelle est en nous !
Wall of selfies #corpocouilles
Bioutiful people #leslecques
Au milieu, l'homme à la touffe arrogante, aka @thehistoriansdraft, a permis, à quelques années d'intervalle que les deux protagonistes de la photo prennent pour conjoints les frères S. Well done mon Pierre, et sache le, en cas de besoin le vieux continent t'accueillera comme tu le mérites ! #EnglandBaby

 

 

 

 

Le #wuc dans sa dernière configuration <3 Featuring @aurelie_massola @tsunamiparker @instadjulie @lamechiante et @clo ??????
La rentrée du club le plus sélect de #Lyon #lategram
Brochette de loutes #labouteillerie #lyon
La fée au clavecin #apeupres
About last night #corpocouilles
En #EYC élargi <3 #newyear2017
Et avec l’Epoux ? PUTAIN 20 ANS <3
Je fais du tri ... C'est mon dada de la rentrée. Et là, dans un tiroir du boulot, une photo que je ne sais pas dater. 2001 ou 2002 ? Prise au bord du lac d'Annecy. Ça ne fait pas très longtemps, mais on y est, je les "vois", ces années qui passent ... Pas de nostalgie mais le constat que de l'eau coule sous les ponts. (Et Bordel ! Qu'est ce qu'on a l'air jeunes !)

 

J'ai scrollé les photos d'un mariage où nous étions invités, recherchant en bonne narcissique celles où j'étais. Au 1er screen : nada. Du coup vexée j'ai tout repassé en revue, et j'ai été impressionnée par certaines photos, qui transpirent la bienveillance et la bonté. il s'appelle Daniel Bourdenet. (J'ai fini par me trouver dans des coins de photos, comme là, après gros zoom) #mariage #photographe

Prenez soin de vous en 2017 les vilains !

Adieu ma guerrière

Il est des héroïnes qui ne devraient pas mourir. Mais elle s’y était préparée, à sa mort, et elle est partie dans son sommeil, paisiblement. Benoite Groult avait 96 ans, elle était vieille, c’est vrai. Mais elle me manque déjà.

Moi qui me suis fait tatouer le titre de son essai sur l’avant bras, je me sens ce soir orpheline.

 

J’ai éte très émue aujourd’hui de celles et ceux qui m’ont témoigné avec gentillesse et prévenance leur affection sur les réseaux sociaux, et plus encore ceux qui m’ont dit avoir lu / connu Benoite Groult « grâce » à moi.

Sur France Culture, un bel hommage, avec Catel, qui lui a consacré une BD biographie que je vous recommande chaudement.

Ansi soit Benoite Groult - Catel

 

Dans la plupart des  hommages qu’elle reçoit, je suis particulièrement sensible à ceux qui évoquent son féminisme « en marchant » / de réconciliation. Car en effet, au moment de mai 68 Benoite Groult avait déjà 48 ans, et s’est tenue à distance des franges militantes  un peu extrêmes. Au contraire, elle a construit sa pensée féministe au fil d’une vie remplie, de doutes et d’expériences, sans dogmatisme. On parle de « Ainsi soit elle » comme d’un ouvrage de réconciliation du féminisme, et même si elle est qualifiée parfois de féministe bourgeoise, je trouve qu’elle a su donner une image positive et pragmatique de ce combat là. Notamment, elle avait un rapport aux hommes et à la séduction plutôt honnête et libéré.

Ici encore d’autres documents intéressants :

J’espère que sa pensée et ses idées survivront !

Media preview

ZAPA & moi

Ceux qui me connaissent savent (et subissent parfois) mon addiction aux fringues. Et aux chaussures. Quand on a mon format (taille 44 / pointure 41), on est toujours à la lisière de la « normalité » niveau prêt à porter. Il suffit que tu prennes quelques kilos (tellement rare) ou que le vêtement soit plus ou moins bien coupé, pour que tu bascules du côté obscur de la sape. Celui où tu passes aux vêtements spécialisés, ascendant sac à patates et cache misère, même si ces marques évoluent doucement.

Depuis pas mal d’années (on va dire 15 à 20 ans), j’ai découvert une marque qui fait de belles choses, bien taillées, et allant jusqu’au 46, ZAPA. Ma mère et ma soeur portaient du ZAPA lors de mon mariage, et moi même, je porte beaucoup de choses d’eux, notamment cette robe bleue avec laquelle j’ai fait quelques mariages. Je suis même bénéficiaire d’un programme de fidélisation assez up gradé, qui me donne accès en théorie à pas mal d’avantages. Cependant, si mon auguste boule ne rentre pas dans les modèles proposés, celà paraît bien illusoire.

Il y a quelques semaines, dans la  perspective de ma participation à un mariage, j’ai fait une expédition dans une boutique sur la presque ile lyonnaise au cours de laquelle j’ai donc appris à mes dépends que plusieurs modèles, dont certains que je convoitais, n’étaient plus produits au delà du 42. Et selon la vendeuse, pour cause de « rajeunissement de la marque ». Cette histoire m’a fait vaguement tousser, et je l’ai raconté ici (sur mon compte twitter).

Déterminée à ne pas rester en là, je décide de poser tout de même directement la question à la marque, sur  sa page Facebook, au cas où quelqu’un soit bloqué.  Je fais cela avant de partir en vacances, et j’oublie. Quand je retourne il y a quelques jours sur la dite page, je me rends compte que non seulement personne n’a daigné me répondre, mais que le commentaire a été carrément supprimé. Comme je suis un peu persévérante et vaguement agacée par les actes de « grossophobie », quelque soit la forme (callipyge) qu’ils prennent, je profite pour remettre la question sur le tapis :

Alors ZAPA, dis moi, pourquoi arrêter de produire du 44 et 46 sur certains modèles ?

(Comme sur cette charmante combinaison, existant que jusqu’au 42)

Que je sache pourquoi, très bientôt, je ne m’habillerais plus chez vous, à l’insu de mon plein gré ?

Grand merci <3

(et merci à ceux qui le peuvent / le veulent, de relayer cette note le plus largement possible, notamment sur la page FB de ZAPA, twitter etc.)

(Sur) exposition

Samedi dernier, à la Fête du Livre de Bron, était organisée une rencontre vaguement baroque à priori, celle de Virginie Despentes (mon idole de 20 ans, comme tout à chacun sait) & Edouard Louis, petit génie révélé par son 1er roman « En finir avec Eddie Bellegueule », où il dépeint sa condition de fils de prolo du chnord cherchant à échapper à sa condition sociale. Le dialogue devait initialement porter sur vérité et fiction, mais leur échange a largement dépassé ce seul cadre, et a été très vite emporté par l’intelligence assez folle d’Edouard Louis. Ce n’est pas souvent que cela se produit, mais il est assez impressionnant (et rare) de voir l’intelligence, fulgurante et brute, sortir ainsi de la bouche de ce grand rouquin encore tout jeune.

Afficher l'image d'origine

(D’aucun disent qu’il ressemble vaguement à l’Epoux, spa faux.)

Au fil de la discussion, Edouard Louis est revenu sur son histoire, et la souffrance qui a été la sienne et celle de ses proches, notamment quand des équipes de journalistes ont décidé de vérifier via une enquête ce qui relevait de la fiction et de la vérité dans son 1er roman. Il était sans doute naif de sa part de croire que cette intrusion n’aurait pas lieu, mais on sentait la blessure encore fraîche. C’était assez paradoxal et surprenant, lors des séances de questions / réponses avec la salle, de voir sa mine déconfite lorsque les gens, sous prétexte de témoigner de leur émotion et de leur empathie, se lançaient dans des séquences assez déplacées de psy de comptoir sur ce qu’il était, profondément.

Cette posture délicate m’a ramenée (en toute modestie) à ma relation au présent blog. Bloguer, et surtout bloguer (marche avec twitter et autres RS) sur sa vie, son quotidien, ses malheurs, ses réussies, c’est s’exposer au regard et surtout au jugement d’autrui. Combien de fois, certains ont cru au travers de la seule lecture du blog, se persuader de mes traits de caractère essentiels, et pouvoir décréter, au hasard « que tout va bien dans la ta vie » puisque le blog laisse transparaître une tranche de vie joyeuse et légère. Alors, c’est sur, mes choix « éditoriaux’ penchent en faveur de l’exposition du cool et du chouette. Pour autant, comment peut on s’imaginer que l’anecdotique / le guilleret que je choisis de révéler est représentatif de l’ensemble de mon quotidien, de ma vie ? C’est comme, par exemple, les réactions hébétées, où tout le monde s’extasie sur les photos de mes enfants, qui certes sont très beaux (normal avec le capital génétique dont ils peuvent se targuer), mais sont aussi casses burnes qu’ils sont beaux. C’est dire s’ils sont relous …..

Aussi, j’ai eu cette bouffée d’orgueil de croire partager un point commun avec Edouard Louis, l’être supérieur, cette légère ambivalence entre le choix, assumé certes, de se donner à voir, et l’agacement, parfois visible, de se rendre compte que l’on est un cliché ambulant au mieux, ou qu’au pire les gens ont des clefs de lecture sur votre vie et votre psyché, pour lesquelles vous n’avez pas de réciproque.

Je me raconte beaucoup, mais vous, qui me lisez et croyez me connaître, je ne sais rien de vous.

Pour autant, je reste attachée, ici, à ma part d’extimité. Assumée.

Un jour sur deux.

Revue (positiviste) de 2015

Il y a quelques jours, circulait sur Twitter une proposition positiviste dont je me suis d’abord moqué (je suis française = je suis moqueuse), et qui appelait, en gros, à arrêter de ronchonner sur « 2015, année de merde », même si cela est indéniable, 2015 fut assez daubique.

Le 7 janvier 2015, j’avais fait cette photo, alors que j’étais dans le métro à Paris, car j’avais voulu me souvenir de cette sidération face à l’absurde et à la violence de l’attentat contre Charlie Hebdo.

7 janvier 2015 #CharlieHebdo :'(

L’idée était de célébrer le verre à moitie plein, ainsi que les « réalisations » qui nous ont accompli, nous ont fait grandir, jouir, rire, rayez les mentions inutiles.

Alors je me suis prêtée à l’exercice, avec le support logistique de mon réseau social favori, instagram <3

En 2015, il y a eu de chouettes choses qui se sont produites.

  • Les enfants ont grandi

Certes, cela risque d’être une constante, cependant il est des années où le constat est un peu plus vivace que d’autres. Clairement, aujourd’hui, en 2016, je n’ai plus de bébé. Je dis ça sans acrimonie ni amertume (car j’ai longtemps caressé l’idée d’un 3ème enfant), car nous sommes passés à autre chose. Une chose ma foi assez prenante, la vie avec les Taz, sacré paire d’emmerdeurs qui ne manquent ni d’énergie, ni de bagout, ni de sens de la connerie, mais qui présentent l’immense avantage d’être à notre image (ce qui nous rend nécessairement plus indulgents) et très attachants.

Paye ta Pinata Pokémon (big up & tribute à @tsunami_parker !) #8ans

Une journée seule avec les taz. Je pense me coucher à 19h45 :B #faitesdesgosses

Surtout, on rentre dans une phase un tout petit plus confortable en termes de parentalité, grâce à une autonomie grandissante (comprendre = ils se lèvent seuls le matin, sans te réveiller, pourvu qu’ils réussissent à choper un ipad pour jouer à zombies vs plantes), et une capacité confirmée à tenir une conversation cohérente ( mêmes si encore souvent traversée par des fulgurances de moindre intérêt du type pipi / caca / prout / zizi.

Dernière soirée belleiloise !

Après 3 semaines de séparation la dauphine est en mode ventouse (je boude pas mon plaisir) (Vous avez échappé au side boobs ...)

Les taz chez tété #faitesdesgosses #lyon7

  • On a ri, entre amis (et on a pleuré un peu, aussi)

Avoir des enfants te fait prendre souvent lourdement conscience de ta vieillitude, et de ta finitude. Si tu es quelqu’un d’à peu près équilibré, tu n’en tires pas d’angoisse, au contraire, ce marqueur là te rappelle à l’essentiel, et te met en perspective, dans ta lignée au sens biologique, et pour moi cette continuité est apaisante. Par contre, quand avec ta bande de (vieux) potes, tu commences à partager des souvenirs qui ont entre 15 et 20 ans d’âge, la pente vers le club des vieux cons est clairement attaquée. Même si globalement, on l’assume bien la pente.

Les six grâces (à peu près :)) #combloux

La reine et ses sujets <3 #faitesdesgosses Cc @instagramarjo @sebastr74

Le EYC (Enlarge Your Circle) se réunit toujours à intervalles … espacés (sans doute les Doodle les plus laborieux de l’espace européen).

Dernières retrouvailles en 2015 pour la #teameyc au complet ??????

En 2015, on aura aussi fêté (dignement), les 100 ans de notre fratrie (37 + 32 + 31), et on a été assez contents de ce chiffre bien rond.

Nous c'était les 3 petits cochons \o/ #lejubilédelafratrie

Y’a aussi eu, en vrac, pas mal de passages du cap terrible (les 40), et un mariage, et ça, c’est de plus en plus rare au fil des années.

Shooting #bruxelles #evjf#bruxelles dernière #evjf

Les mariés & Vic #yayasemarie

Même avec le travail (et surtout les quelques bonnes âmes qui surnagent encore), on a réussi à avoir quelques poilades.

Les brunes comptent pas pour des prunes #apeupres

  • J’ai accompli un vieux rêve, celui de me faire tatouer.

En fait, j’ai commencé, le 30 décembre 2014, avec un petit truc qui me tenait à coeur, « Ainsi soit elle », sur l’intérieur du bras droit. Hommage à Benoîte Groult, à mes convictions féministes, à la Reine Mère (qui m’a fait connaître Groult et a posé les bases fondatrices des dites convictions, comme je l’ai raconté récemment chez Crèpe Georgette.

Le 2ème tatouage, entamé le 30 décembre 2015, a une visée plus « ornementale », mais je l’aimeuh aussi beaucoup. Il paraît qu’ensuite on ne s’arrête plus … Il paraît.

Voilà le travail avant de remballer dans le cellophane. Plus les heures passent plus je l'aimeuh #tatoo

Et voilà le petit 2eme fait par @alysondachertattoo (il manque le remplissage mais c'est déjà très cool <3 ) #tatouage

  • J’ai gardé une vie culturelle de haut niveau, exigeante.

Dirty Dancing.

On y est \o/ #DirtyDancing

Elmer Food Beat.

Le burlesque.

Soirée #burlesque #Lyon7l

Et les festivals d’été, Fourvière, et Rock en Seine.

Bête de scène #Fourviere

Etienne 4 ever <3 #RES15

Merci FFS <3 #RES15

  • On a fait quelques balades

En Toscane.

Lucca vue de la tour de l'horloge #Toscane

La tour ! (De Pise) #Toscane

Ponte Vecchio, Florence #Toscane

A Belle Ile en Mer.

Couche de soleil sur les aiguilles de Port Coton <3 #belleile #sansfiltre

A Amsterdam.

Canaux #Amsterdam

Quand tu voyages, il est difficile de faire la part des choses parfois entre la correspondance aux clichés de ta destination et ta propre attention + ou - consciente à chercher des correspondances entre ce que tu découvres et l'image que tu en avais a priori. (J'ai perdu tout le monde là ?) #Amsterdam

J'ai enfin eu l'opportunité de voir de mes yeux des filles danser totalement à oualpé, écrasant leur fessier sur des visages de messieurs ravis et rougeauds, ou tendant leurs seins pour se les faire malaxer violemment. J'étais la seule femme parmi la clientèle, je me suis pas sentie très bien accueillie par la horde de consommateurs en rut (et qui devaient se demander pq j'étais habillée). Mais je m'en cogne, je m'en suis plein les mirettes <3 #Amsterdam

Encore un petit canal sans filtre, pour la route ? #Amsterdam

 

Bref, 2015, on te laisse, sans regret, mais on a vécu et survécu.

Prenez soin de vous les vilains <3

Très belle année 2016 à tous et toutes ! Joies bonheur et prospérité <3

I wish U

Il y aurait moult choses à raconter en cette fin d’année 2015, année assez pourrie somme toute, tout le monde s’accorde à le penser.

Mais parce qu’il faut toujours voir le verre à moitié plein, souhaitons nous de bien la finir, cette anus horribilis, et de démarrer 2016 sous de meilleurs auspices, plutôt que de gratter les plaies encore vives de 2015.

Pour la peine je vous colle les  Miss en Mère Noel cul nu, avec la cousine Léa (cousine de l’Epoux, et représentante de la Région Bretagne au concours de Miss France samedi dernier) au 1er plan, 3ème en partant de la droite, qui a été tout à fait honorable dans ce concours assez ringard. L’avantage c’est qu’on va pouvoir lui ressortir un certain nombre de clichés pas piqués des hannetons, pendant un nombre considérable d’années : )

bikini-noel-1226ff-0@1x

Des baisers les vilains et vilaines <3

Quand la musique est bonne

Vendredi 13 novembre 2015, en fin d’après-midi, j’évoquais avec une certaine allégresse la grappe de concerts qui devaient s’aligner dans un court horizon, pour mes proches et moi.

Au programme :

  • Coeur de Pirate, que je me réjouissais de voir pour la 3ème fois, accompagnée vaillamment de l’Epoux, qui se « sacrifie » à chaque fois (2h à reluquer des minettes à peine pubères, ni vu ni connu, ça ne se refuse pas),
  • Years & Years, que j’avais découvert à Rock en Seine, et que j’avais ardemment envie de revoir, sur lequel j’avais envie de danser,
  • Foo Fighters, Kadavar …

Je ne suis pas *vraiment* une grande connaisseuse et amatrice de musique (globalement, parce que j’aime et j’écoute bien de trop de daube, nous le savons tous). Mais j’ai découvert, sur le tard (il y a une dizaine d’années, j’avais déjà passé les 25 balais, ça fait déjà tard pour faire la groupie), la musique live, en festival et en concert de manière générale. Mon « dépucelage » festivalier fut breton ET mémorable. C’était en 2006, je voulais voir Elmer Food Beat, ils furent remplacés par Dick Rivers, on en rigole encore. Depuis, j’ai récidivé, à maintes reprises, plutôt en mode embourgeoisé, avec Fourvière et Rock en Seine essentiellement. J’aime les concerts (et ce malgré mon agoraphobie), la musique en vrai, avec du poil et de la sueur, l’énergie qu’elle dégage, cette pulsion de vie, ce souffle collectif qui embarque tout et tout le monde un court moment. Je suis toujours un poil désappointée par les concerts assis (généralement, d’ailleurs, je m’y endors paisiblement). J’ai des souvenirs très précis de concerts qui m’ont particulièrement touchée, où certains morceaux m’ont tiré des larmes, d’autres où je me suis égosillée à accompagner les paroles qui me galvanisaient (au désespoir de mes compagnons d’infortune), et ceux sur lesquels j’ai dansé à corps perdu. Un seul artiste me permet de combiner ces 3 états dans un même concert, Etienne <3 Daho.

Je comprends bien la volonté des terroristes en attaquant vendredi, entre autres, le Bataclan, repère et concentration des « abominables pervertis » comme ils l’ont énoncé dans un communiqué que je ne veux pas reproduire ici. Je ne connais que peu de lieux où la pulsion de vie est aussi forte et belle que dans un concert. Les concerts sont aussi souvent et beaucoup le rassemblement de la jeunesse, je suis la première à m’en plaindre, puisqu’au fil des années, j’ai de plus en plus le sentiment d’y être un brontosaure venant m’alimenter à une source qui n’est plus de mon âge ! Ce fut un crève coeur, tout au long du WE, de découvrir les portraits de ceux qui sont tombés sous les balles, la jeunesse fauchée à son zénith. S’il n’était pas difficile, même loin du champ des événements qui se sont déroulés vendredi, de toucher du doigt l’ampleur du drame, on a tous encaissé la violence crue et obscène de la symbolique de ces vies, jeunes et festives, fauchées dans une rafale de fusils automatiques, de manière aléatoire et erratique, au nom d’un Dieu dont ils ne respectent pas le premier des principes (le respect de la vie, bordel).

Nous, pauvres ères  de 2015, savons désormais à quoi nous en tenir (ça faisait quelques années que ça couvait, tu me diras). La guerre n’est plus l’affaire des professionnels de celle-ci, des soldats équipés et armés, qui s’affrontent sur un terrain bien délimité. Elle est là, dans nos villes, dans nos rues, et frappe, au hasard le plus souvent, en essayant si possible de marquer les esprits par quelques symboles faciles (j’ai quand même lu qu’au moment de l’irruption des terroristes dans le Bataclan, Eagles of Death Metal interprétaient « Kiss the devil« , et CA, C’ETAIT PAS LE HASARD). Comme je l’expliquais aux Taz, mes enfants de 4 et 8 ans (autre moment simple et funky du WE), d’une il n’y avait pas grand chose à faire (mon fatalisme oriental), et de deux ça ne servait à rien d’avoir peur. Car tant que des imbéciles dociles et peu instruits seraient prêts à sacrifier leur vie pour mettre fin à celle d’autres personnes, nous ne serions à l’abri de rien (oui, je les ai bien rassurés, mais vous pouvez des trucs un peu plus pédagogiques ici, par exemple). Qu’il fallait être attentifs, prudents, certes, mais ne pas s’empêcher de vivre, surtout pas, car c’était exactement ce qu’ils attendaient de provoquer comme réaction. Et surtout, SURTOUT, que 99,99 % de l’humanité n’allait pas se laisser dicter sa conduite, son mode de vie, bordel de couille, par 0,01 % d’illuminés, fanatiques, et autres produits dégénérés de nos sociétés contemporaines.

C’est à ce titre que j’ai caressé le secret espoir que l’on relève la tête collectivement, vite fait bien fait, et que nous remplissions gaiement et à toute vitesse les salles de concert de France et de Navarre.

Las, tout est annulé jusque nouvel ordre. Et on ne peut qu’assister, dépités et impuissants, au bal des politicards, avides de récupération (Laurent W. spéciale dédicace, va te faire cuire le cul, avec des lentilles du Puy si nécesaire). Je n’ai pas gloussé comme une ado attardée devant Coeur de Pirate, et je n’agiterais pas demain mon postérieur de mère de famille indigne devant Years & Years. Soit.

A charge de revanche, bande de connards.

PS : ami amateur de bonne musique, tu remarqueras que dans ce modeste article j’ai réussi à caser :

  • JJ Goldman, dans le titre,
  • Beatrice Coeur de Pirate, qui je l’espère reprogrammera sa date lyonnaise,
  • Years & Years, pareil,
  • Foo Fighters, idem,
  • Elmer Food Beat & Etienne Daho, mes idoles vivantes,
  • Dick Rivers, pour qui j’ai le plus grand respect,
  • Eagles of Death Metal, c’était la moindre des choses,
  • Alliance Ethnik, et ça c’est c’est balèze

(La fierté, un peu.)

Le féminisme à ma main

En ce jour (tout à fait ordinaire) où j’ai encore eu à subir un grand moment de misogynie en milieu professionnel (méga surprise), je me suis dit qu’il serait de bon aloi de relayer ici ce que j’ai dit ailleurs (solution de grosse feignasse, j’en conviens volontiers).

Aussi foncez chez Valérie lire mon interview féministe, c’est la #25, et elle présente l’avantage non négligeable de reprendre à peu près tous les thèmes qui me passionnent s’agissant du sujet.

(Je vois que les commentaires sur son blog sont fermés, donc viendez si vous le souhaitez échanger ici, ou sur mon Twitter.)

La démarche de Valérie est méritoire, car elle vise à montrer les différents visages du féminisme au travers de portraits de « pratiquantes » ou militantes de la cause. C’est ce qui fait la richesse, mais sans doute aussi la faiblesse du féminisme, cette capacité à accueillir et faire  cohabiter différentes mouvances au sein d’un même groupe. Si les différentes branches du féminisme ne finissent pas par se cannibaliser entre elles, on peut espérer que le « but ultime » (l’égalité hommes femmes) soit atteint de notre vivant. (Mais y’a du TAFF camarades.)