Family trip : 3 semaines dans l’ouest américain – comment que c’était beau (2)

24 août 2014

C’est parti, 3 semaines de road trip de San Francisco à LA en passant par Las Vegas, voici comment c’était beau.


:: Jour 1 à 3 : San Francisco

Nous avons atterri à San Francisco en milieu d’après-midi, ce qui nous a permis d’essayer d’enchaîner des petites balades et activités, histoire d’assumer au mieux le jetlag (sachant que l’héritier avait les yeux carrés après avoir regardé environ 5 dessins animés d’affilé, pour son plus grand bonheur). J’avoue que pour ma part le premier contact a été assez … refroidi, car il y faisait beaucoup plus frais que prévu (on a du s’acheter des polaires le 2ème matin !).

Ces enfants ont du cumuler à eux deux 20h de télé dans l'avion. Moi j'ai vu "her" (excellent), "saint Laurent" (TB), et "un été à ostage county" (bad bad) #californication (la dauphine s'est refait 2 fois "la reine des neizes") #cinephilie

(Les deux démons après 10h30 d’avion, 45 minutes aux contrôles douaniers et 20 minutes chez le loueur de voitures >la pleine forme.)

De fait le climat est soumis à de grosses variations de température : le matin l’essentiel de la ville est dans le brouillard et il fait au max 15 degrés (je n’ai jamais vu le sommet du Golden Gate ni la vue dégagée de la baie de San Francisco), l’après midi il fait bien plus beau et chaud, la vue se dégage (mais parfois pas complètement). 

Ceci est le golden gate bridge. Faut dire qu'à #sanfran y'a un sacré brouillard sur une partie de la bair qui ne se dissipe qu'après 13h ... #fail #californication

(Ce que j’ai vu Golden Gate Bridge :))

Trois jours ne sont pas de trop pour visiter cette ville, par contre ça demande pas mal de temps de marche car elle est assez étendue (même si ce n’est pas LA), ce qui était un peu raide pour des enfants fatigués par le jetlag. Du coup le 2ème jour on a pris des places dans les fameux bus rouges à plate forme qui sillonent les villes touristiques. Ca a reposé les petits et permis de faire un bon tour de la ville.

Parmi les quartiers sympas je retiendrais :
> Chinatown, pour l’ambiance et les bons restaux 

Chinatown #sanfran #californication

Lunch à chinatown <3 #sanfran #californication

> Mission : le quartier historique de SF, où la ville est née (via des missionnaires espagnols). Il y a des fresques très nombreuses sur les murs et des bons restaux mexicains également.

Murs peints dans les rues de Mission #sanfran #californication

La maison des femmes et ses fresques, quartier de Mission <3 #sanfran #californication

Un #instafood resté coincé hier : Margarita Framboise et Chimichanga à Puerto Alegre, très bon restau mexicain dans Mission #sanfran #californication
> Castro : le quartier gay de SF, connu de tous et en particulier de ceux qui ont lu tout Armistead Maupin (coucou) et vu Harvey Milk (re), où se déroule en juin la Gay Pride qui a été à l’origine des autres de part le monde. En temps normal c’est un quartier coquet et résidentiel, qu’il est sympa de parcourir (on y a découvert la maison bleue ayant inspirée la chanson de Leforestier, grand moment complètement ignoré par ces ignares de nains, qui de toutes manières préfèrent vouer leur culte pervers à Michel Sardou).

Quartier du gay Castro #sanfran #californication

Maisons de Castro (chuis amoureuse) #sanfran #californication

LA maison (bleue donc) ayant inspiré Maxime Leforestier (pipi culotte cette découverte du hasards) #sanfran #californication

(C’est elle ! la maison bleue)

> Le quartier des anciennes pêcheries : c’est un quartier assez touristique, en bord de mer, qui permet de voir (quand le temps le permet !) la baie de SF. Ce qui est sympa est d’y aller avec les fameux trams (il y a 3 lignes) qui escaladent et dévalent les collines de la ville.

On sacrifie aux classiques, la ballade en cable #sanfran #californication

Streets of Frisco #sanfran #californication

Sur les piers, beaucoup d’attrapes touristes, mais aussi :

> une belle vue sur Alcatraz

Une mouette devant Alcatraz, dédicace à @sanglier_charnel ;) #sanfran #californication

> des éléphants de mer en goguette

Des phoques (tellement choux <3) #sanfran #californication

 
> Le quartier du Financial District est sympa pour le shopping, toutes les grandes enseignes y sont, et c’est là que sont la plus part des hôtels. Nous y étions logés, c’était central et donc pratique. 

Hello Frisco ! #californication

Je la laisse vivre son rêve américain :B #rose #paillettes #fluo #bongout #californication

(Autre stop sympa avec des enfants : le Golden Gate Park, qui leur permet de se défouler avec des petits américains.)

En quittant SF on a fait un petit stop à Sausalito, histoire d’essayer de voir la FAMEUSE baie de SF. C’est un point de vue chouette (même si là encore il n’était pas complètement dégagé).

La baie de #sanfran depuis Sausalito (on matérialise bien le souci fog) #californication

Jour 4 - de San Francisco à la Napa Valley

Sur le chemin vers les parcs nationaux, on avait prévu quelques arrêts intermédiaires. Nous nous sommes notamment arrêtés une demi journée dans le parc naturel de Point Reyes, qui m’a rappelé la Bretagne et Belle Ile en Mer :  des plages et des falaises impressionnantes, des animaux en liberté (biches, oiseaux, éléphants de mer), et beaucoup de vent !

Point Reyes NP (parc naturel), ça nous rappelle vaguement Belle Ile en Mer :B #californication

Colonie pepouze d'éléphants de mer (pire photo de l'année je sais) #californication

Cabernet Sauvignon 2011 bien fruité & excellent Burger chez Gott's #napa #californication (oui j'ai un coup de soleil sur le pif)

(Du vin avec un bon burger, c’est pas mal non plus, ici chez Gott’s.)

Jour 5 - de la Napa Valley au Lac Tahoe

Evidemment la route de la Napa Valley est typique des régions viticoles : des vignes à perte de vue et des wineries qui proposent dégustations et achats de pinard en masse. Nous avons fait une visite chez Beringer (d’origine alsacienne cela s’entend), histoire de se donner une idée de la manière dont se pratique le vin californien. De manière générale on a vu des vins très chers (minimum 30 à 40 dollars, ça fait mal au cœur de français pour des vins du nouveau monde, même très bons), mais des domaines magnifiques, très bien entretenus et bien mis en valeur. On passe sur de très jolies routes avec des vignes bien proprement alignées, c’est assez déstabilisant pour qui connait la mosaïque quelque peu plus bordélique des vignobles en France.

Winery Beringer #napa #californication

Vignes de la Napa Valley #californication
Après la pause pinard, on a attaqué la route de montagne vers South Lake Tahoe, station balnéaire de montagne très prisée des gens de SF, et qui faisait la transition avant l’arrivée sur Yosemite. On a profité d’un magnifique coucher de soleil au bord du lac, donc l‘immensité du lac m’a rappelé le lac de Côme, la beauté architecturale des constructions de bord de lac en moins (ces ricains …) et la majesté de la montagne en plus.

Coucher de soleil sur Tahoe #nofiltre #californication

Coucher de soleil sur Tahoe (2) #nofiltre #californication

Dîner en bord de lac #californication

(Y’a les ribs en plus aussi :)

Jour 6 – Route de South Lake Tahoe à Yosemite

On s’est recognés des routes de montagne (après avoir essayé de faire trempette dans le lac Tahoe > gelé), et avons fait un arrêt à la ville fantôme de Bodie (abandonnée suite à une crise économique au début du siècle dernier). Gros succès auprès des enfants.

La ville fantôme de Bodie #californication

Ghost in the mirror ? #californication

Ville fantôme de Bodie (2) #californication

Ensuite on a fait une première traversée du parc de Yosemite. En voiture, les paysages sont déjà splendides, au début du voyage on passait notre temps à interpeller « les enfants, regardeeeeez comme c’est beauuu ». On a vite arrêté, car 1 ils s’en cognent et 2 souvent ça leur colle la gerbe de se tortiller dans le siège pour voir ce qui est si intéressant. Le mieux étant de s’arrêter VRAIMENT si c’est si chouette que ça (mais ça rallonge un poil la durée de parcours). 

Nos meilleurs moments en bagnole #faitesdesgosses #californication
(Sachant que finalement les meilleurs moments en bagnole, c’est ceux où ils DORMENT.)


Jour 7 - Une journée dans le parc de Yosemite

Chaque parc national est immense et pourrait mériter à lui seul plusieurs jours de balades. Pour notre part, le parti pris était d’en voir un échantillon plus large et d’y consacrer une journée environ à chacun. Les parcs nationaux sont très bien organisés pour cela : il y a toujours un visitor center, une carte du site est distribuée à l’entrée, et vous avez toujours des parcours qui permettent de voir les panoramas et points de vue essentiels dans une journée. Beaucoup de randonnées sont fléchées et on vous indique clairement la durée des promenades et leur niveau de difficulté. C’est vraiment nickel. On peut conseiller de prendre le pass annuel des parcs (environ 80 dollars), qui est amorti si vous visitez au moins 3 ou 4 parcs (car à l’unité c’est entre 20 et 30 patates). 

A Yosemite, dans la partie Valley il y a plein de chouettes balades largement abordables avec des enfants et un système de navette permettant de se rendre d’un site à l’autre. 

Half Dome, pièce maîtresse de Yosemite <3 #californication

Vallée de Yosemite (et un incendie en cours depuis 3 semaines au fond) #californication

En partant de Yosemite nous avons fait un stop à Séquoia Park. Voir des arbres géants, ça impressionne beaucoup les enfants (et les parents aussi). 

Sherman Tree, le plus gros arbre du monde à Séquoia Park #californication
Inside un (très) grand séquoia (tavu j'assortis le rouge à lèvres à mon short - la french touch) #californication
Jour 8 - Une journée à Death Valley

Death Valley ça a été clairement le premier gros émerveillement du voyage pour moi mais la chaleur était difficilement tenable pour des enfants : il faisait encore 45 degrés à 17h30 sur le site de bad water ! Mais les sites sont splendides et la route à travers le parc magique et très rigolote à conduire (j’adore conduire dans des routes à lacet, qui montent et qui descendent brusquement, un petit côté montagnes russes). 

On a parcouru les principaux sites en une journée, sachant qu’après le premier, où la Dauphine a failli tomber dans les pommes sous l’effet de la chaleur, cette dernière est restée au frais dans la voiture quasiment toute la journée. On en a pris plein les yeux.

> Mosaic Cayon

Mosaic Cayon (où la dauphine collapsa) #deathvalley #californication
> Dantes view (ma grosse grosse claque, là je vous mets que la sélection faite pour IG, mais j’ai grave mitraillé, ce site est purement incroyable)

Vue depuis Dantes View (je suis amoureuse) #deathvalley #californication

> Zabriskie point

Zabriskie Point <3 #deathvalley #californication

Bad water

Spéciale dédicace à @sanglier_charnel avec ce splendide contre jour orchestré par l'héritier #deathvalley #californication

> La palette du peintre

Un hommage à Walter Mitty sur la route de la palette du peintre #deathvalley #californication

Jour 9 - En route pour Las Vegas

La route vers Vegas est traversée d’espaces désertiques assez impressionnants, avant de se finir sur une arrivée surréaliste sur un océan d’immeubles rutilants, ça fait partie des charmes du road trip qui font que les heures en bagnole ne sont pas monotones. Contre toute attente, les enfants ont grave kiffé Vegas et ses charmes rutilants, l’Héritier ayant été ému que ses parents lui aient réservé une piaule 5 étoiles, qui plus est dans un des rares complexes hôteliers à avoir des piscines dignes de ce nom (le Mandala Bay pour ne pas le citer). Et te baigner dans une eau fraîche quand il fait 45 degrés, ça n’a pas de prix (enfin, ahem, si, mais c’est une autre question).

Vue sur le Strip depuis notre piaule au 27eme étage (côté vis à vis on est peinards ...) #nevada

(La vue depuis la baie vitrée de la piaule.)

45 degrés à la piscine, même pas peur #instagambettes #nevada
Le soir venu on a sacrifié à la traditionnelle balade nocturne sur le Strip, et on a fini par dîner au Bellagio devant les jets d’eau devant les jets d’eau. Clairement ce n’est pas une ville pour les enfants (même s’ils adorent le bling bling, le carton pâte des décors et les lumières des casinos) mais c’est une pause marrante au milieu du désert. Pour ma part j’y retournerais bien en propre, genre me faire une semaine avec des copines à boire / danser / tâter des petits culs et dormir bourrée au soleil les lendemains de cuite, mais c’est un autre voyage :D

Dîner devant le spectacle des fontaines du Bellagio <3 #lasvegas #nevada

Good night & kisses from #lasvegas #nevada

Lendemain de cuite à #lasvegas #hangoverkids #nevada
(C’était pas « Hangover » mais presque au Mandala Bay …)

Jour 10 - Route vers Zion Park

Nous sommes repartis sur la route des déserts, direction Zion et Bryce Canyon. La route entre Zion et Bryce Canyon est spectaculaire, et on en a pris plein les mirettes. 

Ci dessous la route et le parc de Zion.

On ze road again (vers Zion) #utah

En quittant Zion #utah

Au fond du Cayon de Zion #utah

En quittant Zion #utah
Nous avons passé une nuit dans un super hôtel / chambre d’hôte à Escalante, pour le coup je donne le spot, car c’était vraiment très très chouette, au milieu des paysages de far west, une adresse très recommandable (Slots Canyon Inn)

Jour 11-  Bryce Canyon

On a fait une balade dans le parc avec les enfants pour rejoindre un point de vue spectaculaire (inspiration point), soit une heure de marche, tout à fait abordable car le sentier est très bien balisé. Bryce Canyon est un site très impressionnant, tant dans les profondeurs et les perspectives que les couleurs. 

Bryce Canyon, époustouflant #utah
Bryce Canyon (2) #nofiltre #utah
Bryce Canyon (3) #utah

Après la visite du parc on a fait route vers la ville de Moab, qui nous mettait sur la route de Arches. Sur la route, encore quelques arrêts sur des paysages désertiques magiques (désert de San Rafael). 

Diables de Tasmanie, je les vends au plus offrant :B #utah

Canyon sur la route de Moab #utah

#nofiltre #utah

Jour 12 - Parc de Arches 

Ce parc est assez étendu, il faut prévoir 4 ou 5h de visite pour apprécier l’ensemble. Les sites sont magnifiques sites et les petites balades sont très abordables avec des enfants. Ils peuvent escalader quelques pans de rochers, ça leur permet de compenser par rapport à tous les autres sites où on les tient par le colback dans l’angoisse qu’ils te fassent un vol plané sans retour au fond du canyon.

On a fait marcher les enfants à #arches #utah

Et sans les mains #arches #utah

L'aventurier de l'arche #arches #utah (ok elle est nulle)

Délicate #arches #utah

Le soir on a fait route jusque Durango, où on a mangé (et bu) dans une brewery locale de la bien bonne bière (comme à Moab d’ailleurs).

On teste les Brewery locales, et quand ça nous plait on repart avec un 6-pack #durango


Jour 13 – Parc de Mesa Verde, en route vers Grand Canyon

Le parc de Mesa Verde a été bien apprécié des enfants, notamment grâce à la visite de maisons troglodytes indiennes, gros succès. 

Mésa Verde #arizona

Village troglodyte indien (Mesa Verde) #arizona
Ensuite le reste de la journée a été consacrée à la route (trèèèès longue) vers le site du Grand Canyon, avec un petit stop de touristes à la japonaise à Monument Valley. 

On ze road (again and again) #arizona

Monument Valley, parfait décor de western <3

L'héritier a écouté "Bilbo le Hobbit" en intégralité lu par Dominique Pinon (16€ sur iTunes). 10h de récit qui ont laissé la dauphine de marbre :B

(Oué la Dauphine a bien bien ronqué sur certaines parties du trajet.)

Jour 14 – Journée à Grand Canyon

Comme Yosemite, Grand Canyon est un site majeur auquel plusieurs jours peuvent être consacrés. Pour notre part on a parcouru en une journée les incontournables, en utilisant des vélos. Le temps était bien orageux mais les enfants ont bien appréciés de se faire traîner en carriole par leur père, plutôt que de marcher. Même pas 7 ans et déjà fatigué ….

On s'est fait le #grandcanyon à vélo. Oué. #arizona

Gros grain sur le #grandcanyon #arizona

Vertige (2) #grandcanyon #arizona
Le site est impressionnant, mais tellement gigantesque qu’on a du mal à en prendre la mesure. Sauf si, comme moi, vous avez le vertige, et là c’est bien bien marquant.

Jour 15 - Départ vers Palm Springs

Encore une journée où on s’est cognés pas mal de route, mais il nous fallait désormais quitter la zone des parcs nationaux et rejoindre LA en quelques jours. La halte à Palm Springs est très chouette, un vrai (ou une vraie ?) oasis au milieu du désert. Hôtels de villégiature très sympas et restaux mexicains en pagaille.

Coucou l'oasis dans le désert <3 #palmsprings #acehotel #nofiltre

Coucher de soleil sur #palmsprings

Des palmiers depuis notre piaule #palmsprings #nofiltre #acehotel

Jour 16 – Route vers LA

Comme Palm Springs et l’hôtel (ACE Hotel) où nous étions étaient bien accueillants (la piscine était TRES au goût des enfants, qui ont été très exigeants et critiques à l’égard des piscines ou de l’absence de piscines dans les hôtels tout au long du séjour), on est restés à chiller en bord de piscine jusqu’à ce que la chaleur nous en chasse (40 à l’ombre, ce n’est pas raisonnable).

Nous avons pris la route vers LA après une petite pause shopping dans un outlet (ces endroits sont des pièges à tentations).

Poissons d'eau douce #palmsprings #acehotel

Deux nouvelles paires de copines californiennes <3 #shoesaddict #californication

Nous sommes arrivés chez nos amis en fin de journée, à Santa Monica, pour y finir notre séjour.

Hello LA #californication

(Hello LA :))

Jour 17 – LA - Visite de Santa Monica et de Venice Beach

A partir de notre arrivée on a considérablement allégé le programme touristique familial, l’idée étant de profiter de nos amis et de laisser les enfants respirer un peu. On s’est fait quelques séances visites tout de même. Nous sommes notamment allés profiter du bord de mer de Santa Monica, en louant une fois encore des vélos pour parcourir le bord de mer. Et puis on s’est aussi fait un peu de plage, même si c’est impossible de s’y baigner pour des enfants, tellement les courants sont forts.

Santa Monica / Venice à vélo #californication

Palmiers partout #LA #californication

Fin de la route 66 à Santa Monica #californication

Canaux de Venice #californication

On chérit nos classiques (ambiance baywatch) <3 #LA #californication

Mojito sous palmier #LA #californication

(Bon et on a aussi largué la marmaille pour boire des mojitos …)

Jour 18 - LA - Visite de Manhattan Beach et fin de journée à Santa Monica

Autres plages de LA, celles de Manhattan Beach, de l’autre côté de LA, moins connues, mais très sympas aussi. On s’est également fait quelques sessions dans les incontournables (soit disant) shops de Van’s, haut lieu de la coolitude californienne (j’ai rien acheté).


Magasin Vans de Santa Monica #LA #californication

Manatthan Beach #LA #californication

Kids Paradise #LA #californication

Fin de journée sur Santa Monica #LA

(Fin de journée à Santa Monica)

Jour 19 – LA – Plage de Malibu

Ce jour là on a passé la journée à la plage en famille(s), sur la plage de Malibu, celle de la fameuse série que seuls les + de 30 ans connaissent. Point de Pamela ou de David à l’horizon, par contre des dauphins et des phoques venaient frayer en bord de plage. Grosse impression sur les enfants.

La belle brochette <3 #LA #californication

Plage de Malibu #LA #californication

(C’est très fourni en plages LA, et sans doute pas que, mais c’est vrai que l’on a pas eu de temps – et d’énergie – pour arpenter encore dans tous les sens cette grande et grosse ville. On sentait bien aussi que les enfants étaient contents de jouer avec d’autres enfants, sans passer de temps en voiture. Du coup pour LA inside, ça sera pour une autre fois !)

Jour 20 – Journée à Legoland

Lors de nos premières vacances américaines avec les enfants (il y a deux ans en Floride), on avait déjà sacrifié au parc d’attractions (le sacrifice étant financier, mais pas seulement). Cette fois on a récidivé avec Legoland. Bien évidemment ce fut un gros succès pour les enfants. Pour les adultes qui aiment les Lego c’est pas mal non plus. Pour les autres, on se contentera de se repaître de la joie de ses enfants :)

Le bonheur des enfants en un slogan > Legoland /o\ #californication

Selfie avec un yoda tout en lego #legoland #californication #laclaseàVegas

(J’ai fait un selfie avec Yoda, tout de même.)

Jour 21 - Départ

Voilà ! au jour du départ c’était 3.800 miles qui avaient parcourues  ! Soit 6.000 km en 3 semaines …

C’est beaucoup, on l’a senti quelques fois, mais c’était la contrainte (relative) à assumer pour voir plein de chouettes sites sur une durée relativement limitée par rapport à l’étendue du territoire concerné. Les visites à SF et LA ont constitué des respirations (comme Las Vegas et Palm Springs dans une moindre mesure), et ont permis de rendre le parcours relativement digeste.

Les enfants se sont rarement plaints de la longueur des trajets (2 jours mis à part, qui ont effectivement été longs, mais surtout pour les conducteurs !), mais il a fallu déployer certains dispositifs évoqués dans ma précédente note, et des fois céder sur des « compensations » (bonbecs et chips essentiellement). Je pense que les enfants en garderont des souvenirs pendant les mois et années à venir (comme c’est le cas de la Floride il y a deux ans), et pour ma part j’ai été enchantée et émerveillée de ce que j’ai vu !

Maintenant, on rêvera au prochain gros voyage avec les kids, dès que la trésorerie vacances, bien amochée, aura été reconstituée :p

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Family trip : 3 semaines dans l’ouest américain – comment qu’on a fait (1)

24 août 2014

Nous rentrons de 3 semaines de voyage en famille aux Etats-Unis, ceux qui me suivent sur IG n’auront sans doute pas échappé à la séance diapos quotidienne que j’inflige dans ces cas là. Je vais faire un petit récap en images de notre (long) parcours (ouééééééé), dans une prochaine note, car je voulais commencer par quelques observations générales sur l’organisation de ce type de roadtrip avec enfants en relativement bas âge (3,5 et presque 7 ans). Pas mal de personnes m’ont demandé un retour intéressé sur cette expérience, et voici mes petits tips (pour une fois que j’exerce mon métier de conseil GRATIS, enjoy). 

1/ l’organisation du voyage

Chez nous, on aime bien faire nos choix de voyages de A à Z : vols (plutôt AF que compagnies peu connues ou low cost), location de voiture, choix des hôtels / motels et surtout du parcours. S’agissant de l’Ouest Américain, avec deux guides et un accès web, c’est relativement simple à faire car c’est un parcours touristique somme toute très classique, sachant que si vous partez comme tous les canards salariés en août, il faut s’y prendre (très) à l’avance (notamment pour dormir à proximité de certains parcs nationaux très courus) et se préparer à raquer, car c’est une période très fréquentée (on a évidemment croisé beaucoup trop de français). Pour notre trip, on a pris les billets en janvier février, et certains hôtels étaient complets dès cette période (région de Yosemite et autour de Grand Canyon notamment).

Mes parents ont fait ce voyage (à quelques nuances près) il y a 3 ans (en faisant le sens inverse : commencer par LA et finir par San Francisco). Ils sont passé par une agence qui leur a préparé le voyage clef en main, c’était  bien foutu et bien plus compétitif que nous, car ils sont partis en juin (si vous pouvez, hors saison, il fait moins chaud et c’est bien moins cher).

Après côté budget, hors les imprescriptibles (billets d’avion, voiture, entrées dans les parcs), c’est à faire en fonction de vos moyens, sachant que tous les budgets sont possibles côté hôtellerie et restauration, pourvu de s’y prendre à l’avance.  Pour notre part on a alterné les motels de base (parfois très chers sur  certains sites très courus) et des lieux plus haut de gamme et / ou pittoresques, je les évoquerais dans notre parcours. Sachant que pour garer sa voiture, dormir et se laver, un motel est amplement suffisant quand on fait juste un stop sur la route. L »héritier, qui a un fond bling bling un peu étonnant (il a ADORE Las Vegas), garde un souvenir ému et satisfait de tous les hôtels ….. qui avaient une piscine.

2 / les bornes

Bon, le principe d’un road trip, c’est de bouffer de l’asphalte, autant vous dire qu’on a été servis, avec un total de 3500 miles (soit 6000 km) en 3 semaines. Alors on peut sans doute faire des choix plus drastiques, avec moins de sites ou moins de parcs, mais là c’est des questions de partis pris. Nous on voulait clairement en prendre plein les mirettes, et en faire le plus possible.

Voici un peu l’étendue du parcours (qu’on reverra en détail), les parties en bleu fluo (entre San Francisco, notre point d’arrivée, et LA, notre point de départ.)

Fini le road trip camarades, on a bouffé + de 6.000 km en 3 semaines, c'était beau mais c'était long ! (Note de blog à suivre ...)

Pour ne pas transformer l’épopée en calvaire total, il faut donc :

- une voiture suffisamment confortable (personnes + bagages, n’oubliez pas les satanés bagages, je vais y revenir) et climatisée (on a atteint quasiment 40 degrés dans la Vallée de la Mort). Ne pas lésiner sur ce point, car on passe trop d’heures dedans pour ne pas être à l’aise. On s’était renseignés sur la possibilité de faire une partie du voyage (les parcs) en camping car (ils ont des espèces de maisons sur roues absolument impressionnantes, un gros fantasme personnel, qui restera donc inassouvi cette fois). Las, ça coûte une couille, voire deux. 

- des activités pour les enfants : musique (nous on a quand même du souvent enchaîner « la reine des neizes » et le best of de Michel Sardou, qu’ils adorent d’un amour pur, ces pervers, ça rend le voyage assez particulier), des histoires lues (on s’est cogné « Bilbot le Hobbit », soit 10 heures de lecture par Dominique Pinon), des jeux (on a joué aux devinettes, gros succès), et bien entendu des vivres en quantité pour occuper des temps un peu trop longs (des chips, des gourdes de compote de pommes, des briques de jus, des bonbons à distribuer avec parcimonie). Bref, faut ambiancer la voiture !

Sur les 3 semaines nous n’avons eu leu droit qu’à une séance vomito, juste avant d’arriver à LA, et c’est dans ces moments de solitude (quand les pates de midi te glissent entre les mains parce que le sac en papier où l’enfant a vomi s’est percé) qu’on est globalement pas mécontents d’avoir des enfants qui supportent bien la bagnole.

- un GPS ! C’est tout de même bien plus simple que de se tordre le cou sur des cartes immenses MAIS pas assez détaillées (notamment dans les agglos), ou de manipuler X  cartes en parallèle. Le notre est tombé en carafe à plusieurs reprises, gros moments de solitude aussi dans ces cas …

3/ les valises

On a essayé toutes les techniques possibles (une valise par personne, des valises « thématiques », une valise que tu prépares pour plusieurs jours pour toute la famille …), et bien c’est simple, rien ne marche ! Tu te retrouves toujours à sortir toutes les valoches du coffre et à en foutre partout dans la piaule pour retrouver le nécessaire aux uns et aux autres. Aux USA en général et dans l’ouest en particulier, c’est relativement moins pénalisant qu’ailleurs, notamment hors agglomérations, dans la mesure où les hôtels sont souvent de plain pied, et dans bien des cas tu gares ta caisse face à la porte de ta piaule, et roule. 

Mon autre reco s’agissant des valises (que je m’appliquerais encore mieux à moi même la prochaine fois) est de partir léger niveau vêtements, et de profiter des laundries dans les hôtels pour laver et sécher son linge dans des conditions cool. Certes ça prend un peu de temps sur quelques soirées, mais ça t’évite de traîner des valises de 20 kg entre le coffre de la voiture et les chambres d’hôtel.

(Et puis tu as aussi les arrêts dans quelques outlets qui te permettent d’acheter des vêtements et des pompes sur place.)

4/ la bouffe

Bon, on le sait, on est pas là pour sucer des bâtonnets de céleri quand on est aux USA (quoique, assez rapidement, le manque de verdure s’est faite sentir dans nos menus, et on se battait ensuite pour les tomates cerises qui servent de déco). Toutefois il faut résister à la facilité de laisser les enfants en auto suffisance et de se nourrir majoritairement de nuggets + frites ou de macaroni with cheese pendant toute la durée du séjour, mais c’est un sacré challenge. 

Pour ma part,  je suis une FAN ABSOLUE du Guide du Routard, pour tout ce qui concerne les restaux. Toujours bien référencés, des bons plans, pas trop chers si on veut et assez originaux. Le seul bémol étant la forte affluence … d’autres français à ces adresses.

Dans les parcs nationaux, la bouffe est vraiment pas géniale (beaucoup de pizzas et de frites surgelées). Il est donc bien plus chouette (et économique) de pique niquer dans ou aux alentours des parcs, sachant que toutes les épiceries des bleds alentours proposent produits de base, mais aussi souvent élaboration de sandwichs et / ou salades. Les enfants adorent évidemment ça (car qui dit pic nic dit obligatoirement CHIPS).

Il faut penser aussi à s »équiper d’une glacière (une de base vaut 9$) et à renouveler les stocks de glaçons (gratuit dans les hôtels et motels généralement) pour permettre d’avoir de l’eau fraîche aux travailleurs (les parents conducteurs). En période haute et chaude comme actuellement, il est recommandé de boire 4 litres d’eau par personne, il est possible d’acheter de gros bidons de flotte un peu partout.

5/ la kiffade des enfants et celle des parents

Plusieurs personnes m’ont demandé s’il était pertinent d’emmener des enfants aussi petits dans un voyage aussi long et coûteux, et dont ils garderaient pas forcément beaucoup de souvenirs. Là dessus, je ne peux répondre qu’en fonction de ma sensibilité. Je considère que je n’ai pas tant de temps que cela dans l’année avec mes enfants pour m’en séparer 3 semaines l’été, j’ai envie de faire des choses avec eux, et encore plus des choses un peu exceptionnelles. Ils n’auront peut être pas beaucoup de souvenirs de ces vacances dans 10 ans, mais moi oui, et je considère aussi que ce qui compte est le moment présent, et donc les chouettes moments passés ensemble.

Alors par ailleurs, pour être totalement honnête, ce qui vous émerveille et que vous avez envie de partager avec vos enfants n’est pas forcément ce qui eux va les faire kiffer. Nous les parcs on a évidemment adoré, on a été émus, impressionnés, ce sont des endroits dingues. Parfois, c’est passé par dessus la tête des enfants. Quand c’est clairement énorme (les séquoias géants de Sequoia Parc, le Grand Canyon, Monument Valley, Bryce Canyon, Arches, etc.) ils sont attentifs, mais ce qui compte est souvent les choses un peu « enfantines » qu’ils vont pouvoir faire autour : toucher les écorces, se balader en vélo (traînés dans une carriole) dans les parcs ou sur le bord de mer à LA, escalader des bouts de montagne, voir des animaux (gros succès des écureuils dans les parcs et des dauphins à Malibu), etc.

A posteriori, quand vous demandez à l’Héritier ce qu’il a préféré, il cite dans l’ordre : Las Vegas, Legoland et les piscines dans les hôtels …. :B La dauphine n’en parlons pas, elle cause uniquement piscines, conspuant encore les quelques rares hôtels qui n’en avaient pas, de piscine. Pour autant, on ne regrette pas de l’avoir fait avec eux, c’était vraiment un beau voyage, même si assez crevant compte tenu des bornes. Je pense que notre parcours était sympa pour les enfants grâce à l’alternance entre grandes villes (San Francisco / Las Vegas / LA) et parcs, et l’insertion d’activités purement récréatives pour satisfaire leur soif de jeux et de glande. De notre côté, je pense qu’on ne s’est privés d’aucune visite / site parce qu’on était avec nos enfants, mis à part bien sûr les spectacles de chippendales et jeux d’argent dont je me suis privée à Vegas, mais j’ai prévu de retourner en célibataire dans cette charmante bourgade dès que possible :D

La suite en images et le détail du parcours dans la prochaine note !

La nostalgie de ce que l’on a pas connu

16 juillet 2014

Lundi aux Nuits de Fourvière j’ai vu sur scène Burt Bacharach.

(Rien que d’écrire cette seule phrase me met les poils <3)

J’adore les Nuits de Fourvière, l’endroit est magique, hors du temps et somptueux, et du coup n’importe quel concert prend une dimension particulière, un peu surréaliste, un peu mystique. Là, c’était pas n’importe quel concert, mais vraiment un événement majeur.

Je suis amoureuse de #fourviere <3

J’adore Burt Bacharach, ce qu’il fait en tous cas (je ne me suis pas trop documentée mais il semblerait que c’est un sacré lover dans sa vie perso). Je n’arrive plus à dater précisément cette passion à vrai dire, mais ça fait bien une quinzaine d’années (de plus en plus, je suis capable de dater certains souvenirs au delà de 15 à 20 ans, ça me fout UN PEU le brin). Je sais juste que l’Epoux avait ce quadruple CD de ses chansons (écrites et composées par lui mais interprétées par d’autres, de Dionne Warwick en passant par Dusty Springfield ou Tom Jones), et que je l’ai écouté en boucle, pendant des semaines entières (je suis très coutumière de ces overdoses musicales).

Ce sont des chansons d’une époque que je n’ai pas connu, entre les années 50 et 70 essentiellement, et pourtant elles me parlent. Elles sont douces et rythmées, simples et parfois simplettes, elles évoquent les jours heureux et acidulés, les peines de coeur et les désillusions sentimentales, mais avec l’élégance de la légèreté, de ceux qui restent le sourire aux lèvres parce qu’après tout, qu’est ce que la vie si on ne la traverse pas avec un minimum de hauteur. Ah c’est sans doute un peu confus, et je suis sans doute un poil à fleur de peau ces temps ci ! mais voilà ce que m’évoquent les textes et mélodies de Burt.

Je les connais toutes. Bonheur absolu. Burt Bacharach <3 #fourviere

J’ai été enchantée (et un peu surprise je l’avoue) d’apprendre qu’il était encore en vie (86 ans et toujours vaillant, même si parfois un peu tremblotant) et que j’allais qui plus est pouvoir le découvrir dans le cadre si extraordinaire de Fourvière. Hé bien je n’ai pas été décue.

Dès la première chanson, ça a été les grandes eaux, un truc inextinguible qui m’a tenue une bonne partie du concert. LA CHIALE. C’était assez dingue de voir interprétées par Burt himself au piano (et quelques unes à la voix à la fin) ces chansons que j’adore toutes. Bref, un peu compliqué pour moi de vous faire partager un « amour » aussi difficilement explicable (comment peut on être nostalgique d’une époque que l’on a pas connu !), mais je me suis rendue compte que peu de personnes de ma génération connaissaient ses chansons (en dehors de celles reprises dans le – très bon – film « Le mariage de mon meilleur ami »), du coup je vous ai fait une petite sélection (mes favorites), pour vous faire découvrir cette légende (bel et bien vivante).

Enjoy !

 

(Et merci à Romain pour cette photo assez étonnante de l’Epoux & moi, puisque je rigole dessus, ce qui arrive assez rarement – que l’on me prenne en photo quand je rigole, pas que l’Epoux me fasse rire – alors qu’il est très courant que je boive des pintes de bière blanche. Je suis contente de l’avoir car elle évoque un bien chouette moment pour moi, mais elle me confirme qu’il vaut mieux que je fasse la gueule quand on me prend en photo,on voit moins mes grosses joues et mon double menton !)

Media preview

Grandir.

4 juillet 2014

Hier avec ma sœur, on discutait, de tout et de rien, de choses importantes. De celles qui nous font grandir. C’est elle qui l’a formulé ainsi et j’ai trouvé cela très juste.

Cette année 2014 fera partie à bien des égards de celles qui nous font grandir, on s’en souviendra c’est certain, il s’en sera passé des choses dans nos vies à tous et toutes, des petites et des grandes, des anecdotiques et des bouleversantes. Je ne suis pas de tempérament nostalgique, de toutes manières je ne PEUX PAS l’être, car comme je le racontais dans cette note, j’ai pas de disque mémoire très fiable au-delà de 2 à 3 ans. Et ce blog m’aide aussi à me souvenir et laisser quelques petits cailloux derrière moi pour se tourner, de temps à autres, sur le chemin parcouru.

(Mon dieu, je vous raconte pas ce pic hormonal en voyant cette photo des deux zozos datant de 3 ans …)

En 2014 j’ai passé plusieurs moments privilégiés avec ma famille, j’en ai partagé quelques uns ici en  images. New York (OK c’était septembre 2013) pour les 30 ans de ma sœur, Marrakech pour les 30 ans de mon frère, Rome pour les 65 ans de la Reine Mère, bientôt ça sera Amsterdam pour les 40 ans de l’Epoux, avec qui nous avons franchi aussi le cap symbolique des 10 ans de mariage. La Dauphine a eu 3 ans et l’Héritier termine aujourd’hui son CP. Bref les années passent et filent, mais les années en 4 c’est pas rien chez nous. Il y a eu moins de temps partagés avec les amis, et sans être amère (car je n’ai aucune raison de l’être), je fais simplement le constat que dans certaines périodes de la vie, quand il s’agit de se recentrer sur l’essentiel, nous avons tendance à nous tourner vers la sphère familiale. C’est d’ailleurs dans ces cas là que je mesure la chance de faire partie d’une famille relativement peu dysfonctionnelle :D

(J’essaierais de me souvenir de cette dernière phrase lors de la prochaine dispute familiale !)

Alors hommage soit rendu à ceux qui grandissent et me font grandir dans ma sphère toute proche, la mifa, celle que j’ai construite avec l’Epoux et celle dont je viens, mes parents et ma dentue fratrie :B

Hauts les coeurs <3

#lafratrie c'est aussi à nous trois près de 15 ans d'orthodontie payants \o/

WE à Rome

23 juin 2014

Après New York en septembre, Londres au Nouvel An, Milan et le lac de Côme en avril, Marrakech en mai (et avant l’ouest américain cet été en famille), on a fini l’année (scolaire) en beauté en passant un WE prolongé à Rome, à l’occasion des 65 ans de la Reine Mère. On s’est retrouvé comme à l’ancien temps, mes parents et la fratrie, très régressif (c’est dingue comme chacun retrouve sa place et son rôle) mais bien chouette.

Rome en famille, c'est parti \o/ #rome

Je ne suis pas une voyageuse très originale. En général je veux :

> visiter les gros spots (c’est con mais je déteste rentrer de voyage et croiser des gens qui me disent « keuwaaaaaaa, t’as pas vu ça ??! », mon petit côté « je coche les cases »),

> voir la ville d’un point en hauteur, histoire d’en comprendre l’ensemble,

> boire des verres en terrasse quand la saison s’y prête et surtout BIEN MANGER.

Partant de ces principes, voici mes quelques recos pour Rome.

1/ les incontournables

:: Le forum et le Colisée (quoi qu’n dise le frangin qui a trouvé ça SALE)

Des vieux cailloux partout #rome

Colossal Colisée #rome

:: Autour de la fontaine de Trévi (même si c’est excessivement gavé de touristes)

On ne peut plus approcher la fontaine de Trévise, saynul #rome

:: Le Vatican et St Pierre

Place st pierre et basilique inaccessibles à la visite :-/ #rome

:: Pour un superbe panorama en hauteur, Castel San Angelo

La meilleure vue sur #rome : depuis le castel san angelo <3

:: Le quartier du Ghetto et ses petites rues

Place dans le quartier de Campo di Fiori #rome #nofilter

:: Piazza Navona

Piazza Navona #rome

:: Le Panthéon

Le panthéon #rome

:: Le quartier du Trastevere (de préférence le soir et en terrasse)

Santa Maria de Trastevere #rome

:: La villa Borghese et son splendide musée

Villa Borghese (penser à réserver à l'avance pour avoir un créneau de 2h) #rome

:: Piazza di Popolo (et la Piazza di Spagna pas loin)

Piazza di popolo #rome

:: les quartiers plus populaires, festifs et à shopping, où nous étions logés (avec Air BnB), entre la Gare Termini, l’Esquilin et Monti, moins touristiques, mais très romains.

La nuit romaine : en extérieur, chaude, bruyante et sale <3 #rome

2/ la bonne chère

Rome est très fréquentée (notamment par les français) et le Routard très acheté, en conséquence de quoi il faut penser à réserver les lieux où vous avez vraiment envie de manger, sachant que par ailleurs, pourvu que vous sortiez des grandes artères très touristiques, on mange de bonnes pâtes et de bonnes pizzas assez facilement.

Personnellement, je recommande :

:: des spritz et des spaghettis al vogonle (servis partout)

Spritz & spaghetti al vongole <3 #rome

:: des gnoccis verde dans le ghetto

Birra / gnocchi verde con bressaola #rome

:: des anti pasti di mare dans le trastevere

Anti pasti di mare dans le trastevere <3 (excellente adresse du routard, as usual) #rome

:: des glaces, partout !

La fratrie au grand complet #rome

Yahourt glacé avec des smarties maison <3 #rome

Et puis quand vous rentrez, vous regardez un film de (la merveilleuse et splendide) Valeria Bruni Tedeschi, « Un château en Italie« , et vous soupirez fort !

 

Ce post était sponsorisée par la team L. <3 (rires, engueulades et mauvaise foi garantis !).

From Rome with love, la fratrie vous salue (et on s'excuse pour le flood) <3 #rome

 

La (dé)faite des mères

26 mai 2014

Hier, c’était la Fête des Mères (merci à Padre Pio de nous rappeler que ce n’est PAS une célébration pétainiste).

Et on ne manquerait cela pour RIEN AU MONDE !

#FêteDesMeres de l'héritier > ma maman en or (et la photo en mode otage au Mali)

#fêtedesmeres de la dauphine (le rapport entre les pâtes et l'amour est encore à éclaircir)

(Ca vaut bien les réalisations 2009, quels progrès accomplis !)

Ca fait maintenant un peu plus de 6 ans que je suis mère. Comme j’ai la mémoire vive d’un poisson rouge, j’ai oublié – littéralement – ce qu’était ma vie avant d’en avoir, des enfants. Il me semble qu’ils ont toujours été là, ces vampires chers à mon cœur, la chair de ma chair. Pourtant, je ne suis pas tout le temps avec eux. J’ai un travail, des loisirs, des sorties SANS eux. C’est salvateur ces temps de vie sans enfants. Se lâcher la grappe mutuellement, leur manquer (un peu), vous languir d’eux (assez rapidement). Mais c’est un équilibre délicat, précaire.

Depuis 6 mois je ne me déplace plus outre-mer. Ca ne me manque pas en soi (j’ai suffisamment accumulé de rhum pour 3 générations), ça me repose même, mais je vois très bien comment cela a modifié mon rapport à mes enfants, et le leur. Ils sont plus exigeants vis-à-vis de moi : puisque j’en donne plus (du temps, de l’attention), ils en veulent ENCORE plus. Pas en qualité nécessairement, mais en quantité certainement. Dès que je ne suis plus dans la pièce, ils me cherchent, « elle est où maman ? » (partie pisser !). Et j’observe mieux aussi la « prime à l’absent » quand c’est le père qui part (« je veux papa ! »). Ma patience s’érode (doux euphémisme : j’ai envie de les balancer par la fenêtre), parce qu’à être beaucoup avec eux, on fait moins attention, on dégrade la relation parce qu’on sait qu’on aura du temps pour la rééquilibrer (en tous cas je fonctionne ainsi). Alors des fois j’organise l’absence de la mère, je ménage la séparation temporaire, pour retrouver cet air dont j’ai besoin et dont je considère qu’ils ont besoin aussi. Je ne me sens pas coupable de penser ainsi, mais …

Mais au delà de la gestion du lien quotidien et routinier aux enfants, il y a le lien profond, la « charge mentale » que sont les enfants dans votre vie, que vous soyez mère ou père (enfin je crois). Beaucoup d’événements (maladie, chômage, harcèlement, désillusions) peuvent vous amener à reconsidérer la place des choses dans le grand tout de nos petites vies – et notamment celle du travail. Rien ne le fait de manière aussi violente et radicale qu’avoir « charge d’enfants ». Oui ça emmerde les nullipares quand les parents émettent cette vérité universelle et douloureuse, mais qui n’est pas parent ne peut comprendre l’immense et angoissante responsabilité qu’est d’avoir charge d’âme. Y’a avant et après. Et oui, c’est vrai, on hausse un sourcil relativiste devant tout le reste (et encore, j’ai l’immense chance d’avoir des enfants en bonne santé). Dans mon cas, c’est le travail que j’ai questionné et que je questionne le plus violemment. La question étant « Est ce que ce client / ce projet mérite que je sacrifie (car oui les journées n’ont que 24h et certaines choses ne se font qu’au détriment des autres, dès lors qu’il existe des déséquilibres) : un dîner avec mes enfants / deux nuits / un WE … ? «  Quand je réponds non trop souvent, ça devient critique. Bien entendu j’ai quelques stratégies de contournement (je délègue, je temporise, je choisis, quand j’ai ce luxe). Mais je sens TRÈS BIEN, à 36 ans, 2 enfants et une carrière jusque là bien remplie, que je ne vais pas tarder à m’écraser le coin de la gueule sur le fameux plafond de verre. Parce que je suis à cette croisée des chemins un peu fatale, où d’un côté je sens que mes enfants ont besoin de moi, de mon temps et de mon attention (de la qualité ET de la quantité), et que moi j’ai envie et la responsabilité partagée avec leur père de leur donner, et que de l’autre côté mon employeur attend aussi que je lui prouve mon engagement et ma motivation à accéder au poste de grand chef, en allant au-delà d’une implication « normale » dans mes activités en sa faveur. J’ai longtemps cru que j’échapperais à cette banalité sociologique, maline que je me croyais. Hé bien pas tout à fait.

Alors je ne suis pas (encore) défaite, je cherche encore le point d’équilibre qui me permettra de conserver un travail intéressant / épanouissant / rémunérateur sans avoir le sentiment que cela se fait au détriment de mes sangsues préférées, à qui j’ai envie de consacrer du temps et de l’attention (et une bonne partie de mon argent, cela va sans dire). Mais c’est comme le point de patinage sur une voiture, des fois ça râpe un peu.

Bonne fête mes chéri(e)s !

J’aimerais que quelqu’un m’attende quelque part

17 mars 2014

Je partageais récemment avec une de mes collègues consultante les tics et tocs de nos vies de nomade.

Comment tous les matins où je dois prendre un train ou avion tôt, par exemple, je me réveille toutes les heures à partir de 1h du matin. Et 5 minutes avant le réveil.

Comment je prépare ma valise, la veille, toujours, et en consultant la météo du lieu où je me rends. Et j’adapte les tenues.

Parmi ces habitudes immuables, il y en a une un peu pathétique et que je suis la seule à développer (ahem) : celle qui me pousse, quand je descends d’un train où sors d’un hall d’aéroport, à vérifier si parmi ceux qui attendent les voyageurs, il n’y a pas quelqu’un qui m’attendrait MOI. Je repense alors toujours au film « Love actually »(*), qui s’ouvre et se termine sur une scène de ce genre, avec des gens heureux, émus, ravis, de se retrouver après une longue absence. Globalement, personne ne m’attend à l’arrivée de mon Lyon Paris, et ça me fait un pincement au cœur à la con, toujours.

(* « Love actually » qui m’avait déjà permis de commettre cette note en 2009 sur les mecs génération couille molle, décidément ce film contient tout !)

(La semaine dernière, l’époux est venu me chercher avec les deux merveilles qui nous servent d’enfants, à la sortie de mon avion, c’était délicieux.)

Au delà de l’anecdote et de la minute d’attention whorisme (sachant qu’un blog perso n’est que cela globalement, je vous propose de passer votre chemin si ça vous gonfle :), je me suis souvent interrogée sur ce qui avait bien pu déconner dans ma petite enfance pour être autant dans l’insécurité affective. J’ai été enfant unique quasiment 4 ans, ma mère s’est beaucoup occupé de nous (ascendant mère abusive), je ne vois donc pas comment j’ai chopé cette pathologie, qui me pousse toujours à douter de l’affection que l’on me porte, et à exiger en retour des preuves évidentes ET en nombre suffisant de celle ci. « Il n’est pas d’amour, il n’est que des preuves d’amour », c’est une devise que je fais mienne de longue date. Je suis dans la démonstration et l’attente de la démonstration, tout le temps, ce qui n’a pas été verbalisé / étayé, n’existe pas.

Quand j’ai rencontré l’Époux je vivais dans une maison, dont la fenêtre de ma chambre donnait sur la rue. Un matin (je crois que c’était pour mes 20 ans, ça nous rajeunit tiens), en ouvrant les volets, je découvre sur le bitume, pile en face de ma chambre et en lettres majuscules blanches « te quiero » (spéciale dédicace à Marjo qui en découvrant le graphe me demanda d’un air perplexe : mais qu’est ce que ça veut dire ? « Te culero ? » > j’en rigole encore 15 ans après). Autant vous dire que l’Époux (avant de le devenir, mon époux), avait déjà pigé comment fonctionnait l’animal insécure que je suis !

J’essaie de me persuader que nous sommes tous ainsi, animaux sociaux ayant peur de l’isolement et de la solitude, de se faire rejeter, repousser au ban des mal aimés. Pourtant sur certains aspects de ma vie, notamment professionnelle, j’ai appris à arrêter de vouloir être aimé de tous, tout le temps (doux euphémisme …), et d’en chercher les témoignages. J’ai appris à apprécier (relativement) la solitude à temps partiel de mes déplacements. J’apprends à m’aimer moi au lieu d’attendre que l’on m’aime inconditionnellement. J’admets que tout n’est pas aimable en moi ! Mais je reste cette assoiffée / affamée que l’on étanche jamais assez de démonstrations d’amuuuur.

(Je précise à toutes fins utiles que ce billet est sans rapport avec le fait que mon anniversaire soit le 12 avril prochain.)

(Aucun !)

Comment je suis féministe ?

14 février 2014

Parce qu’on me pose encore et souvent cette (étrange à mon sens) question, « mais comment tu peux être féministe, toi, là, en 2014 ? », je me suis dit que ça vaudrait le coup de faire partager mon expérience de femme « sensible » (tendance chatouilleuse) à la cause des femmes, en ces temps où cette dernière (la cause) prête souvent à la controverse (à commencer par les féministes entre elles, qui s’occupent bien entre elles de saborder leur combat à coups de luttes intestines, je sors le pop corn 3 fois par semaine en moyenne sur twitter, et encore j’ai fait du tri).

(Même si je me rends compte que j’ai répondu à peu près à la même question il y a pile 2 ans et que je reviens souvent sur ces questions ici, à croire que ça me travaille. Je radote, CERTES, mais le sujet me semble le mériter.)

Je supporte toujours assez mal les arguments m’opposant que la question de l’égalité homme femme serait dépassée (car toute revendication valide – à commencer par l’égalité des droits – aurait été conquise) ou secondaire dans nos pays civilisés (bonjour la hiérarchisation arbitraire des priorités sociales, sociétales ou simplement humaines). Je suis et reste fille de féministe (coucou maman, je sais que tu me lis EN CACHETTE), élevée et attachée à ces valeurs et essayant désormais aussi de les perpétuer et retrouver chez mes enfants (plus compliqué, j’y reviendrais).

Alors petit warning, je ne suis pas là pour dire que la manière dont j’agis est LA BONNE. Je dis juste qu’en tant que femme urbaine / active / avec des enfants / mariée / de 35 ans, c’est ce qui me paraît naturel de mettre en oeuvre. Si j’étais au foyer / célibataire / vivant en Algérie (je ne stigmatise pas ce pays, il s’avère juste que j’en suis originaire) / prostituée / femme battue ou en situation irrégulière, je ferais ou penserais très probablement autrement. Je ne vis pas le féminisme comme une doctrine universelle, mais comme un mode de faire / d’être personnel avant tout. Et si ça permet de renouveler la vision de certains / certaines, tant mieux.

  • Comment je suis féministe en France ? en milieu « urbain » ?

Rien ne m’énerve plus que les discours sur l’obsolescence du combat féministe en France. J’y reviendrai concernant le monde de travail et l’éducation des enfants en particulier, mais je vois et je vis tous les jours des exemples s’agissant de l’absence d’égalité entre les hommes et les femmes, de discrimination par le sexe, d’accès fortement inégal aux fonctions électives, et de sexisme au quotidien, dans les comportements des « dominants » (=> les hommes blancs de + de 50 ans) qui dirigent et régentent encore largement notre beau pays. J’utilise le terme de domination à dessein, sachant que ça agace souvent certains (à commencer par les hommes blancs de – de 50 ans) que l’on assimile lutte pour l’égalité et domination, ça tourne vite au pugilat sur la lutte des classes. Il reste je trouve le parallèle valide : nos sociétés modernes sont encore largement gouvernées et dominées par une catégorie de personnes (les hommes blancs de + de 50 ans). La discrimination prend ensuite bien des formes, plus ou moins graves (certes), mais elles appellent toutes à être désignées comme telles et bannies. Deux exemples très concrets et au ras du bitume.

Les blagues sexistes. Comment en 2014 peut on voir (par exemple) des pubs télés (au hasard celle de Cuir Center avec des hyènes assimilées à des femmes) sexistes ? Personne ne se permet plus (hors public averti) des blagues racistes ou antisémites, mais rire des femmes et de leurs « caractéristiques » est le lot commun et gare à toi espèce de gonzesse aigrie si tu ne fais pas preuve d’HUMOUR. Personnellement, dans mon quotidien, dès qu’il y a une blague sexiste dans mon environnement direct, la réplique est simple : je sors une blague sur les petites bites. En général ça calme bien les esprits et je me rends compte que je ne suis pas la seule à manquer d’humour parfois, dis donc.

Le harcèlement de rue. Récemment sur les réseaux sociaux il y a eu des témoignages / articles relayés concernant les situations de harcèlement au quotidien que subissent les femmes dans la rue de la part des hommes. Il y a même eu des initiatives pour renverser le paradigme (montrer ce que serait la vie d’un homme harcelé, je trouve ce clip glaçant à souhait) et faire comprendre ce que l’on vit régulièrement en tant que femme lorsque l’on se déplace isolée / le soir. D’autres initiatives (très débattues) ont essayé de donner des conseils aux hommes pour essayer de ne pas faire peur ou se rendre menaçant dans certaines situations quotidiennes. Il a été assez fou de voir les réactions des hommes outrés, genre « faut pas pousser les gonzesses, on n’est pas tous des violeurs en puissance ». Certes (et encore heureux), il n’empêche que beaucoup de femmes vivent dans cette peur. Je n’ai pas (ou rarement) peur, et je ne considère pas les hommes comme mes ennemis. Mais je mesure 1,76 m et pèse plus de 80 kg (ahem), et je suis 90% de mon temps en robe et talons. Je marche la tête haute, parce que je m’assume et que je ne pense provoquer personne de par mon comportement. MAIS je le sais, c’est au prix d’une certaine inconscience du danger, du refus de le voir me coller à la peau. Et je sais que je dirais à ma fille de se méfier de certaines situations, parce que le pire n’est pas toujours évitable. Un des combats féministe doit être le recul de la peur, de la culture du viol.

  • Comment je suis féministe au travail  ?

Pour ceux qui suivent ce blog et mon compte twitter, l’égalité hommes / femmes dans le monde du travail est mon principal cheval de bataille. Je souhaite gagner autant qu’un homme à compétence et expérience équivalente (je suis engagée socialement et collectivement dans mon entreprise à cet effet), je considère que la parentalité (des hommes et des femmes) n’est pas (ne doit pas être) un frein à une carrière accomplie, et je veux que les équipes soient gérées de la même manière qu’on soit un homme ou une femme. Je supporte mal par exemple que les femmes soient stigmatisées / signalées comme « plus empathiques » dans leur management (on est des connasses comme les autres). Le travail doit être le lieu emblématique d’une stricte égalité, c’est là que je crois que la valeur d’exemple est la plus forte (après l’école). L’exigence doit se porter tant vis à vis des hommes qui doivent proscrire comportements sexistes, paternalistes et discriminants (pas de surnoms « affectueux », pas de harcèlement moral ou sexuel évidemment), que des femmes, qui doivent éviter d’utiliser certains ressorts sexistes / sexués dans le cadre professionnel. On s’abstiendra donc de pleurer quand on est en échec, ou de minauder (montrer ses seins / coucher) pour arriver à ses fins. S’agissant des postes à responsabilité / de direction, je suis en faveur d’une politique de quotas, parce que sinon le monde de l’entreprise sera encore régenté par des hommes (blancs de + de 50 ans) pendant encore 200 ans (et de même en politique).

Je suis très à cheval sur ces sujets, et je reprends méthodiquement toutes les situations / comportements sexistes et misogynes, je ne laisse rien passer. C’est très fatigant et décourageant, surtout quand on bosse dans des milieux masculins ET malins, c’est à dire qui savent jeter un peu de poudre aux yeux sur l’égalité et la parentalité avec quelques « mesurettes ». Je décortique TOUS les plans proposés et au quotidien je ne tolère aucun comportement misogyne ou ambigu. Par exemple, le chef qui m’appelle en tout paternalisme « ma puce », je lui réponds « oui papa ». C’est dans le cadre professionnel que je me rends le plus compte du chemin restant à parcourir concernant l’égalité, et pourtant je travaille dans le tertiaire supérieur, où la situation est loin d’être la plus critique.

  • Comment je suis féministe avec des enfants ?

C’est un rôle relativement neuf (3 ans pour la fille / 6 ans pour le gars) pour moi, mais auquel je tiens évidemment particulièrement. C’est assez kiffant (et parfois hautement décéptif) d’avoir un terrain vierge sur lequel exercer ses théories en mode « travaux pratiques de l’anti sexisme ». J’ai la chance d’avoir un représentant de chaque sexe, et je m’applique à élever les deux dans le strict respect de l’égalité entre filles et garçons. Les débats actuels sur la « théorie du genre » seraient presque drôles s’ils n’étaient si délétères et révélateurs des préjugés et stéréotypes de notre société. Cette brave Simone (de Beauvoir) l’avait dit clairement (avant Judith Butler et ses travaux sur le genre) « on ne naît pas femme, on le devient » (et c’est valable pour les hommes). Nous naissons mâles et femelles (sauf autres cas plus rares) et nous construisons socialement et culturellement hommes et femmes (ou pas), dans nos sociétés « genrées ». A partir de cela, on peut juger (c’est mon cas) que les constructions / stéréotypes sur lesquels nos vies se basent sont critiquables / inégalitaires. En bref je veux que mon garçon puisse être sensible et / ou devenir coiffeur sans se faire traiter de sale pédé et que ma fille puisse être camionneuse et autoritaire sans être assimilée à une gouine aigrie. Et bien entendu qu’ils soient des homosexuels épanouis si c’est là que leurs préférences vont.

Alors oui, je refuse d’acheter PAR PRINCIPE des nippes roses / à paillettes à ma fille (mais accepte que d’autres lui en offrent) et quand je lui offre une poupée, j’en offre aussi une à son frère. J’essaie de leur lire des histoires non stéréotypées, de même pour les dessins animés que nous filtrons sérieusement. J’insiste aussi pour inviter autant de filles que de gars aux anniversaires (même si j’ai été mise en échec pour les 6 ans). Au quotidien je reprends toute discussion où l’un dirait « ça c’est pour les filles … », et je donne toujours des contre exemples à des situations sexistes. Ca n’empêche pas à ma fille d’adorer le rose et les princesses, tout en jouant sans se poser de questions avec son frère à des jeux de construction et des voitures.

  • Comment je suis féministe avec mon conjoint ?

C’est évidemment central, la question de mon intimité et de ma vie conjugale / amoureuse / parentale avec un homme sur ces sujets de féminisme. C’est toutefois difficile d’en parler ici dans la mesure où j’ai un gentleman’s agreement avec l’Epoux qui ne souhaite se voir exposer d’aucune manière ici. Disons qu’être en couple avec un homme non féministe ne serait pas possible pour moi, car tu construis pas ta vie avec un gusse avec lequel tu ne partages pas un socle de valeurs minimal (encore plus quand tu te reproduis avec) (ou alors c’est l’échec garanti). Car j’attends que dans mon couple on partage les tâches parentales, domestiques et quotidiennes en égaux, d’abord parce que je travaille et lui aussi, mais fondamentalement parce que nous sommes deux et que les choses doivent s’équilibrer. L’un emmène les enfants à l’école le matin, l’autre le soir. Tout le monde est susceptible de faire des courses et de préparer les repas. Certaines tâches sont réparties, c’est inévitable, et bien entendu on a des zones de frottement (je ne parle pas là de notre vie sexuelle, bande de quiches :p), car fondamentalement, homme ou femme, PERSONNE n’aime descendre les poubelles.

Au-delà du partage d’un quotidien, je crois aussi qu’on partage une vision commune des choses (à commencer par vivre dans une société où les hommes et les femmes sont égaux) et qu’on entrecroise pas mal les regards de par nos caractères respectif. Il a une sensibilité féminine (= comprendre c’est un métrosexuel) et travaille dans des environnements très féminisés, tout en restant un viril – et poilu – descendant d’ibères. Alors que je travaille avec 80% d’hommes et reste aussi attachée à des marqueurs féminins (jupes / talons / maquillage). Mon mari n’est pas une serpillière sur laquelle je passe mes aspirations féministes (ce que pensent beaucoup de mecs des féministes en couples). On s’engueule rarement sur ces sujets parce que nous sommes d’accord (alors qu’on arrive que rarement à se mettre d’accord pour voir un film au ciné).

Donc voilà comment je suis féministe. Ca ne me prend pas la tête en permanence (c’est plutôt une tâche de fond), mais c’est tout de même une attention régulière, car je suis intimement persuadée que ça rend la société, les hommes et les femmes, MEILLEURS.

Instants(gram) moi fort !

3 février 2014
par Sasa

Tiens ! un petit questionnaire de feignasse que j’ai découvert en lisant l’article de Paingout(où  j’ai vu que j’étais citée par Violette sur l’utilisation d’IG, coucou la belle) (je suis une grande likeuse sur IG) (fin du name dropping, j’ai le droit entre vieux blogueurs et twittos).

1) Ton compte Instagram ?

@sasatouitte comme sur Twitter

2. Tu as Instagram depuis quand ?

Depuis environ la naissance de la Dauphine, soit bientôt 3 ans …

3. Quelle a été ta première photo postée ?

Une photo de la Dauphine :)

1ère photo sur IG poke @superbulles (il y a 146 semaines), je passe le mistigri à mes 2 premiers likeurs @coulmont et @slicesoflife

4. Vas-tu souvent sur Instagram ?

Moins que sur Twitter, une ou deux fois par jour en « passif » (pour voir et liker les photos de mes camarades) et parfois plus les périodes où je suis très active, c’est à dire en déplacement ou en vacances. Dans ces cas là je poste en moyenne 4 ou 5 photos par jour, une sorte de version moderne et 2.0 de la séance diapo reloue et en léger différé des jolis endroits que je vois.

5. Quelle est ta pire photo sur Instagram ?

Ah je vais me la péter un peu, mais j’essaie de soigner mes photos sur IG, de prendre que des paysages chouettes ou insolites, mes jambes en collants ou mes enfants (et par essence y’a pas de photo moche de mes enfants, soyons lucides). Si je ne les aime pas je les publie pas.

Bon y’a bien celle de mon arrivée après une course de 10 bornes, qui a bien cassé mon sex appeal ….

La gueule de la fatigue à l'arrivée, merci les photos officielles  #runinlyon :]

6. Quelle est la photo qui a eu le + de succès ?

Ni ma gueule, ni mes jambes, ni mes gosses. Un ARC en CIEL.

(Mais un beau.)

7. Combien as-tu d’abonnés / Combien suis-tu de personnes ?

J’ai 625 abonnés (dont 1/4 de fétichistes de collants !) et je suis 236 personnes.

8. Qui est la dernière personne a avoir aimé une de tes photos ?

C’est Hervé Resse, @herveresse, camarade bloggueur & twittos sur la photo de mes Louboutin.

Ma vie en louboutins (à 2km/h dans les couloirs en roulant du cul) #instagambettes

9. Une personnalité ou une marque que tu suis.

Pas grand monde en dehors de François Sagat, @francoissagat, acteur gay au fessier rebondi et grand poseur sur IG.

C’est pas toujours très SFW (Safe For Work) mais je me rince bien l’oeil !

10. Montre nous une à trois de tes photos préférées sur ton compte Instagram.

Alors si on suit mes 3 axes éditoriaux et dans les photos récentes  :

1 – mes enfants

Les poseurs <3 (oui les enfants de leur mèrel, aussi) #lush #bain #pingouin

2 – mes collants

Plus près des étoiles  #aglagla #instagambettes

3 – mes voyages

La Tamise #londonchildfree

11. Quelle est la dernière photo qui apparaît sur la page d’accueil de ton Instagram actuellement ?

Une photo du Musée des Confluences en construction, devant lequel je passe régulièrement pendant mes séances de #running et dont je suis avec grand intérêt l’avancement.

Ça pousse #confluence #running #8km

Bon, il paraît que c’est has been les chaînes dont prend qui veut !

Je vais bien, ne t’en fais pas(2)

24 janvier 2014
par Sasa

C’est en vérifiant dans mes archives de blog (autant te dire qu’avec 9 ans de conneries, je remonte vite loin) si j’avais déjà utilisé ce bien beau titre (et il s’avère que oui), que j’ai aussi éprouvé que parfois (souvent ?) je me contentais de petites notes décousues ici. Maintenant ma vie décousue est tricotée sur Twitter (qui a dit là bas au fond qu’on voyait mes fonds de culotte, du coup ? je te vois), et j’essaie de trouver une vocation nouvelle à mon bon vieux blog. J’ai bien tenté les récaps photos hebdo, mais c’est Instagram les photos, du coup re impression de doublon par ici. Alors pourquoi pas une petite note décousue ici encore ?

Bref, ça va ça vient. Mais je vais bien, globalement et en masse, malgré l’inventaire râleur et désabusé que je faisais encore de mes maux et malheurs lors de ma séance de thérapie bi mensuelle.

Un an que ça dure cette affaire désormais.

J’ai longtemps conspué les thérapies et les thérapeutes (à ma décharge, je conspue pas mal de choses, ça me tient éveillée). Encore ce matin, après avoir déposé l’Héritier à l’école, devant un cappuccino avant ma séance, je me demandais à quoi celle ci allait servir. Je n’avais rien à dire, je n’avais avancé sur aucun sujet. Angoisse de la page blanche appliquée à la thérapie. Et pourtant assise devant ce monsieur banal, tout se déroule, défile et s’organise, en un cheminement logique et clair. Il ne me juge jamais, est toujours bienveillant, ne rebondissant jamais sur ces envolées où je me déprécie facilement, sous couvert de mon grand sens de l’auto dérision. Quand je lui dis « je sais, je sais que je suis mauvaise / nulle sur telle ou telle chose« , il me ramène à mon humanité, et à la normalité de réactions / sentiments / comportements que je juge pathologiques chez moi. Il ne légitime pas mes colères, mais il me les explique, les détricote avec moi.

Alors voilà, je vais bien.

Comme il n’est pas encore trop tard pour vous le souhaiter (vous les 3 lecteurs encore égarés ici), je vous souhaite en 2014 d’aller bien. C’est le plus important les vilains.

(Et réécoutez Véronique Sanson aussi, elle a dit toutes les choses importantes qu’il y a à dire sur cette Terre. Sisisi.)

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