Artifices féminins

Donc, comme je vous en faisait part hier soir, je me suis tapé un méga coup de soleil, notamment sur les parties charnues et en relief de ma personne, et en l’occurrence et principalement …. mon tarin. C’est simple, j’avais l’air d’un tel lumignon que je n’ai pas osé aller au restau, du coup je suis allé dans un drive in créole (oui ça existe) me chercher des crevettes à la diable.

Ci dessous, une idée du lumignon, après l’heure du bain :

L’heure de vérité, c’était ce matin, la question étant comment ne pas avoir l’air d’une totale vacancière devant mon client (genre, « celle là elle vient bosser ici juste pour avoir sa dose de soleil en plein hiver européen »). Hé bien c’est là qu’être une feeeeemme ça sert (pour une fois). Une bonne couche de fond de teint pour uniformiser, souligner mes zieux de biiiiiiche, et zouuuuuuuuu.

Je suis assez contente de moi sur ce coup là (accessoirement, je me suis fait retoquer sur les conclusions de mon rapport, mais on peu pas gagner sur tous les plans hein).

Une grosse écrevisse ébouillantée

Voilà à quoi je ressemble à l’isssue de ce WE martiniquais, le + reposant que j’aie passé depuis bien longtemps. Hier, j’étais aux Anses d’Arlet, ma plage préférée, au sud de l’ïle, après la Pointe du Bout. L’après-midi, à dormir la bouche ouverte dans le sable, puis ensuite à bouquiner, jusqu’au coucher de soleil, superbe. Un peu dur parfois d’être seule dans ces moments de plénitude. La soirée, diner au Ponton, à la Pointe du Bout, ti punch et poisson cru (une très bonne table que je vous recommande).

Aujourd’hui, je suis restée à la plage privée de mon hôtel, toute la journée, de 10h à 18h …. Raaaah. Sans crème solaire bien évidemment. La journée a été marquée par quelques petites averses (rien à voir avec les gros bouillons que j’ai essuyé en Guyane), qui en fait ont apaisé ma peau en train de cuire.

J’ai lu dans la journée « une vie française », de Jean-Paul Dubois, très bon. J’aime les romans écrits à la 1ère personne, surtout par des hommes. J’ai toujours l’impression que ça va m’aider à décoder ces bêtes curieuses au fonctionnement parfois incompréhensible que sont les hommes. Comme dans « Portnoy et son complexe » de Philip Roth, que je vous avez recommandé il y a quelques temps, il y a certains passages savoureux sur le passage douloureux de l’adolescent pour le mâle de base.

Une petite citation, ça m’a fait hurler de rire.
« Ce dimanche divin. Cette fois là, au bout de l’érection – mécaniste simpliste dont je percevais parfaitement les lois – , se produisit ce phénomène brutal, archangélique et mystérieux : l’éjaculation. Avec sa fulgurante émission de liqueur et cette terrifiante et radieuse sensation de douce électrocution. Tel un pélerin transfiguré, j’eu alors la révélation que je ne vivrais plus désormais que pour connaître et connaître encore ce frisson, que c’est après lui que le monde courait, qu’il faisait tourner la tête, qu’il engendrait des famines, suscitait des guerres, qu’il était le vrai moteur de la survie de l’espèce, que les séismes délicieux de ces glandes pendulaires pouvaient à eux seuls justifier notre existence et nous encourager à reculer sans cesse l’heure de notre mort. »

J’adore.

Allez, une chtite photo que j’ai prise, je suis assez contente de moi sur ce coup …

En flag ….

Vous connaissez ma grande passion pour les jeunes hommes bien bâtis et en uniforme, rangers et tutti quanti. Inutile de préciser qu’ici, en terre de légionnaires (+ toutes les troupes pour protéger la base spatiale de Kourou), c’est la fête pour moi.

Hier, je sortais de RDV avec ma cliente, on attendait une voiture dans la rue. Sous mes yeux, passe un trouffion, cheveux ras, veste militaire kaki, rangers aux pieds, et surtout, en guise de pantalon …. un minuscule short, que je n’ai même pas vu en fait, puisque la veste de treillis le couvrait complètement. Donc sous mes yeux concupiscents, deux belles gambettes musclées et poilues, que je zyeute sans vergogne.

Là, ma cliente, à mes côtés, me tapote sur l’épaule, réconfortante : « ça va sabrina, ça se passe bien, on se rince bien l’oeil ? »
Le flag …. Bonjour la crédibilité de la consultante en goguette.
Mes vices me perdront 🙂

…. y’a le mari de Reese

Je suis une grande fan de Reese Whiterspoon, petite blonde au menton en galoche, qui est malheureusement assignée à des rôles nazes, dans des comédies gnan gnan, au sommet desquels je place les mythiques films « la revanche d’une blonde » et « la blonde contre attaque », qui me font hurler de rire, encore à la 100ème diffusion.

Hé bien Reese, elle a un mari vachement bien. J’échangerai donc bien l’Epoux (qui est très bien aussi, mais c’est pour varier les blonds) contre ce Ryan Philippe, qui lui non plus n’est pas un acteur de premier rang, mais qui m’a l’air d’autres atouts à faire valoir …

Pourquoi pas le Brésil ?

Aujourd’hui, cap à l’ouest, je suis allée jusqu’à St Georges de l’Oyapock, à la frontière avec le Brésil. 2h30 de route en lacet, qui grimpe et qui descend brusquement, fragile RN saignée au milieu de la forêt amazonienne. Impressionant. Je me suis forcée à dormir (enfin pas beaucoup forcée, je m’endors bien en voiture) pour ne pas avoir trop la gerbe …

Le territoire est sauvage, très peu peuplé, et vit de l’orpaillage illégal, et de quelques menus trafics avec le Brésil, qui est juste de l’autre côté du fleuve, l’Oyapock. Populations noires, améridiennes, on entend peu parler français dans les petites rues de la ville.

Au retour, petit relent de far west, on s’est fait arrêter par les douaniers français, rangers aux pieds, fusils à la main, pour contrôle des identités et du véhicule …. une lutte quotidienne qu’ils mènent, un peu vaine, pour ce territoire qui à plus de 1.200 km de frontière avec le Brésil et le Surinam.

Un soulagement jusqu’ici : j’ai pas vu de grosses bêtes dégoutantes, ouuuuuuuf.

… y’a le vampire de Buffy

Bon, là je fais appel à votre mansuétude, car c’est sûr, David Boreanaz, depuis la flamboyante époque de Buffy, où il roulait des pelles ensanglantées à cette dernière, il a un peu forcit, on va pas se mentir.

Néanmoins, il garde de beaux restes, même s’il a l’air un peu bas du front sur cette photo (Christophe Lambert attitude ….). Ici la preuve est faite en tous cas que l’effet « tee shirt mouillé », ça marche dans les deux sens.

Et zou ….

Vers la conquête de l’ouest

Aujourd’hui je suis partie vers l’ouest de la Guyane, à la frontière avec le Surinam, où coule le fleuve Maroni. Je découvre progressivement la richesse du pays, mais également sa grande pauvreté et son sous développement économique.
Un des gros soucis est le désenclavement. A titre d’exemple, certaines communes n’ont même pas de piste pratiquable pour desservir les territoires de l’arrière pays. Il faut donc prendre 1 compagnie aérienne privée (toujours pleine), ou encore développer la route et le fluvial, ce qui est énorme compte tenu des besoins. Aujourd’hui, les principaux développements se font avec les brésilens et le Surinam, mais seulement de manière informelle.
Autre exemple concret : un réseau de fibre optique a été sectionné, conclusion une bonne partie de acteurs du territoire (dont nous) toute l’après midi sommes restés sans aucun moyen de communication (téléphone, fax, internet).
Une autre image de la France en 2006 ….