Une fiche de lecture : Premier Sexe, d’Eric Zemmour

J’ai entendu parler par hasard du bouquin de Monsieur Zemmour « Premier Sexe » (fine référence au « Deuxième Sexe » de l’amie Simone). Après le joli opus de David Abiker « Le Musée de l’Homme » (que je vous avais conseillé au moment de sa sortie), le chroniqueur du Figaro et de Marianne s’est lancé à son tour dans la description et la critique des rapports hommes / femmes modernes, et de la difficulté d’être homme (viril bien évidemment) dans nos sociétés modernes.

Franchement, sur le coup, ça me gonflait de filer 10 euros à un gars du Figaro, moi qui mets un point d’honneur à ne JAMAIS lire ce torchon, même quand il est proposé gratuitement. La curiosité, le temps offert par une semaine de vacances, et mon très grand intérêt pour le sujet traité, ont eu raison de mes réticences.

J’ai donc lu, entièrement, de la 1ère à la dernière page, « Premier Sexe ». Sans jamais arriver à savoir si c’était du lard ou du cochon. Sans savoir si ce monsieur était à dessein provocateur, outrancier et rétrograde dans ses propos, pour susciter la réaction et le débat, ou si vraiment il pense ce qu’il dit.

Si la dernière option est la bonne, ce gars est un gueudin, comme on dit à Marseille, un vrai. En tous cas, je peux d’ores et déjà attribuer deux mérites à son court opus : 1 il m’a fait rire (oui, j’ai hurlé de rire, affalée sur la terrasse de mon riad), et 2 il m’a incité à faire comme quand j’étais à science po, à prendre des notes dans les coins de pages, pour vous en restituer sa pensée.

Alors, sans que cela vous dispense de la lecture de l’ouvrage (je peux même vous prêter mon exemplaire), voici en gros ce que j’ai retenu. Toutes les phrases entre guillemets sont de Zemmour.

Nous sommes aujourd’hui dans une société qui prône l’avènement d’un monde féminisé, et l’homme n’aspire plus qu’à une chose « devenir une femme comme les autres ». Son ouvrage se veut « un traité de savoir vivre viril à l’usage de jeunes générations féminisées ».
Messieurs, tenez le vous pour dit, vous êtes des lopettes, qui avez renoncé à ce que vous avez de plus précieux : ce que vous avez entre les jambes, fardeau trop lourd à porter dans nos sociétés modernes. Inutile de dire que perso, je serais très ennuyée d’un tel drame ….
Alors le paradoxe, c’est que si Zemmour considère que l’abdication est le fait des hommes, les causes de la féminisation de la société, elles, sont largement imputables …. aux femmes et …. aux homos !

Les homos d’abord, c’est vraiment des salauds nous explique Zemmour. En sortant du bois (du secret et de la ségrégation), ils ont intoxiqué les hétéros. En prenant en exemple l’émission de TF1, « Queer, 5 experts dans le vent », il démontre que les femmes sont ravies que les hommes soient repris en main « par des tantes ». Et pourquoi à votre avis ? Parce que les femmes que nous sommes avons peur du phallus, et que l’on préfère donc que des homos relookent nos mecs, pour au final …. ils nous ressemblent ! Je cite : « A leur peur archaïque du phallus, du viol de la pénétration, les femmes d’aujourd’hui répondent par un malsain désir du même, une immense tentation lesbienne ». C’est pas énorme ça ?! On était que page 24, et je me faisais déjà pipi de rire dessus.

Ensuite, les coupables, ce sont bien évidemment les femmes, et plus précisément ces salopes de féministes. Car en voulant l’égalité, le féminisme s’est transformé en « une machine à fabriquer du même ». Les soixante-huitardes ont donc symboliquement coupé le zizi de leurs fils !

Ensuite, Zemmour appelle d’autres coupables à la barre :
la pub, qui met en avant les valeurs gays et l’androgynie,
le renoncement du poil. Alors là ça mérite une citation : « Le poil n’est pas traqué par hasard. (…) Le poil est une trace, un marqueur, un symbole. De notre passé d’homme des cavernes, de notre bestialité, de notre virilité. (…) L’épilation masculine marque une volonté d’en finir avec notre virilité ancestrale ; elle signale une quête d’enfance perdue, de pureté, d’innocence, de douceur, de faiblesse. De féminité. De confusion sexuelle ».
Enfin, moi je suis pas bégueule, j’adore les poils. Ca doit être mon côté femme des cavernes. Je dois regretter (au fin fond de mes gènes), le temps où l’homme viril et velu me tirait par les cheveux au fond de la caverne pour m’honorer violement. Je vois que ça.

Conclusion, aujourd’hui, il n’y a plus d’hommes et de femmes, il n’y a que des couples ! C’est la « couplisation » de la société. Au sein de laquelle la différence entre les sexes s’estompe, au bénéfice des femmes, car la société se féminise. Et pourquoi donc ? Parce que les femmes, en essayant de se transformer en mecs (encore ces satanées soixante-huitardes) n’ont pas pu assumer la difficulté d’être homme, et préfèrent plutôt … transformer les mecs en filles ! Ben voyons.

Alors Zemmour, il est grave blasé de la situation actuelle, de cette féminisation. Parce qu’elle a rendu hors la loi (la morale) des pratiques tout à fait saines, comme – au hasard Balthazar – la prostitution. Et ça seulement parce que c’est les femmes qui veulent interdire aux hommes des relations sexuelles qui ne soient pas amoureuses. « L’homme ne doit plus être un prédateur du désir. Il ne doit plus draguer, séduire, bousculer, attirer. Toute séduction est assimilée à une manipulation, à une violence, une contrainte. »
Et c’est bien connu que ce sont des armes que les femmes rejettent et n’emploi jamais autrement que pour se trouver un mari, la séduction …
Zemmour enfonce le clou « Dans notre société féminine, toute séduction est assimilée à une violence insupportable de l’infâme macho ». Moi ma théorie, c’est que le petit Eric a du se manger plein de râteaux pour raisonner comme ça. Alors vous vous doutez bien, le mariage, ce n’est qu’une aliénation inventée par la femme pour retenir le meilleur reproducteur, pauvre malheureux qui lui préférerait largement pouvoir continuer à répandre généreusement ses petits spermatozoïdes partout où il le pourrait.

Zemmour n’occulte pas son passéisme. Pour lui, la société moderne se trompe, parce qu’elle a voulu réunir le désir et l’amour, le sexe et le sentiment. Ce qui pour lui est inconciliable. Il regrette le temps où on distinguait le plaisir (la maîtresse, celle que l’on saute) et l’amour (la mère de ses enfants, que l’on respecte, mais à qui on fait l’amour du bout de la bite). Et tout ça à cause du nouveau totalitarisme : le féminisme.

« Les femmes peuvent enfin réaliser leurs rêves unificateurs, totalisants voire totalitaires, elles veulent tout ensemble : amour, désir, statut. Mariage et plaisir, enfants et romantisme. Tout. La plupart du temps, elles n’ont rien. Qui trop embrasse mal étreint. »

Voilà mesdames, nous sommes punies de trop en vouloir, en demander, il nous faut choisir, la maman ou l’amante, la sécurité ou la passion, mais pas tout, c’est pas possible !
Alors, avec nos désirs totalitaires, nous les femmes avons annihilé les hommes, on leur a fait peur. Et du coup il a fallu trouver des stratagèmes pour relancer la flamme sexuelle (puisque le kiki des hommes s’est caché tel un escargot craintif face à notre voracité). Zemmour cite ces exhausteurs en vrac : le porno, l’échangisme, l’érotisation de la société, la prostitution, tout ça c’est des expédients pour mieux supporter notre toute puissance castratrice. « les hommes (…) se vengent violemment dans le secret des sex shops d’une réalité où ils se sentent de plus en plus dominés. » Ben voyons !

Sur la fin du bouquin, le journaliste revient à ses amours, et ramène le débat sur le terrain de la politique. Autant les deux tiers de l’ouvrage m’ont bien fait rire (confère les quelques points développés ci-dessus), autant la fin m’a laissé un goût carrément nauséabond.

Car Zemmour en vient aux femmes en politique (qui en gros y sont venues tard parce qu’elles avaient en mémoire les échecs des femmes dans l’histoire => il revient tout de même jusqu’à Aliénor d’Aquitaine) en passant par l’extinction de l’Europe, victime …. de l’excès de contrôle des naissance par les femmes.

« La France et l’Europe, devenue uniformément femme s’est déclarée terre ouverte, attendant d’être fécondée par une virilité venue du dehors (sous entendu l’immigration, notamment maghrébine) ».

Je vous épargne ensuite les clichés sur l’islam, qui est le dernier refuge des beurs de 3ème génération, qui préfèrent le machisme assumé de leur religion, plutôt que cette société (chrétienne) de lopettes. Qui connaît un tant soit peu les sociétés musulmanes, sait que ce sont bien des sociétés à dominante féminine, quoi que laissent penser les apparences.

Finalement, si aujourd’hui les femmes accèdent à des hauts postes politiques, c’est seulement parce que ce ne sont plus des lieux de pouvoir, car aujourd’hui le pouvoir est là où est l’argent, dans les entreprises, dernier bastion des hommes. Et finalement la gouvernance, voire la gouvernance suprême (la présidence de la République) sera peut être accessible à une femme en 2007, car de toutes manières, c’est une coquille vide ! Mesdames, on arrive après la bataille ….

Bon, je vais m’arrêter là, parce qu’il y aurait encore beaucoup à commenter, mais je laisse à chacun se faire son opinion. Je n’avais rien lu de Zemmour auparavant, et je ne l’ai pas vu défendre ses thèses, à la télé ou ailleurs dans les médias. Son opus aurait pu être drôle, s’il ne se finissait pas sur des amalgames un peu douteux (notamment sur l’islam), et surtout si l’on avait autre chose qu’un plaidoyer à sens unique, caricatural, sans finesse. Il laisse penser à la lectrice lambda que je suis que Zemmour est ou un réactionnaire, volontairement outrancier et provocateur à la Le Pen (je dis tout haut ce que beaucoup pensent tout bas), ou plus simplement un misogyne pur sucre, qui croit vraiment que les hommes se sont fait couper le kiki par les femmes, et que vraiment, c’était mieux avant, quand on pouvait respecter la mère (au foyer) de ses enfants, et lutiner sa maîtresse, pour assouvir un mâle désir bien masculin et velu (avant que la gayisation de la société passe par là, avec les foutus métrosexuels).

Si d’autres (et surtout des hommes) ont lu ce pamphlet, je serais curieuse d’échanger avec eux sur le sujet.

25 réponses sur “Une fiche de lecture : Premier Sexe, d’Eric Zemmour”

  1. l’ai vu a Tout le monde en parle pour parler de son bouquin… Il s’est fait démonter. Ca tient vraiment pas la route son truc…

    Mon avis plus précis sur le sujet demain (dois filer)

  2. arf ! désolé !

    Non, pour revenir au sujet pour moi c’est une suite d’énormités… Je perdrai pas mon temps à lire ce bouquin, à mon humble avis c’est un bouquin comme on en voit des centaines – une suite de faits et de vérités auxquels l’auteur attache une interprétation complètement subjective et la plupart du temps assez peu intéressante. Et puis quand il y ajoute de la provoc à deux balles ça a tendance à m’énerver assez vite.

    La seule chose sur laquelle je suis d’accord avec lui c’est que l’homme et la femme ne se comprendront jamais…

    HEUREUSEMENT ! Qu’est ce qu’on se ferait chier sinon ! 😀

  3. Je l’ai aperçu aussi à l’émission d’Ardisson. D’ailleurs, je ne connais de Zemmour que ses apparitions télés.

    Il ne s’est pas fait démonter du tout. Clémentine Autin a imposé son point de vue, évidemment contraire à celui de Zemmour. Mais Giesbert a accrédité certaines de ses idées, et Wolf l’a fait également.

    J’ai vu Clémentine Autin outrée devant Zemmour qui déclarait que les femmes représentaient un marché qui rapporte énormément…et pourtant, ce n’est pas faux.
    De toutes façons ils étaient là tous les deux pour la même chose : la promo.

    Puis quand Zemmour fait état de la féminisation des hommes, il n’a pas tort non plus. J’ignore si vous avez vu une émission sur Arte qui s’appelait "la coquetterie des hommes" mais, c’est une tendance en ce moment. On peut bien la nier mais elle existe.

    Je trouve que Zemmour a une bonne analyse du capitalisme.
    Mais je vous l’accorde il a des positions sur les femmes qui, comme ça à priori (je n’ai pas lu son livre), me paraissent complètement exagérées.

  4. c’etait a Francis Huster que je pensais, plus qu’a Clementine Autin à vrai dire. Elle, je l’ai sentie plus offensée qu’autre chose, ce qui explique à mon avis que ses réponses à Zemmour n’étaient pas des plus percutantes…

    Evidemment que Zemmour ne dit pas que des conneries. Quand il parle de faits, c’est difficile de le contredire. C’est quand il commence à les expliquer, que ça devient parfois ridicule. C’est clair que l’homme se "féminise"… Mais la réciproque est vraie… Ce qui relève du stupide pour moi c’est de s’accrocher à cette tradition de l’homme viril, sur qui tout repose… Et il me paraît vraiment se raccrocher un peu trop à çà…

  5. J’ai lu le bouquin de Zemmour, et le pauvre doit avoir quelques soucis avec la gente féminine en ce moment. Il se rend compte qu’il y a de plus en plus de rédactrices en chef dans la presse (heureusement!!!)et que lui ne gère encore pas de rédaction, à son grand désespoir.
    Depuis quelques temps, le petit Eric fait n’importe quoi: il pige chez Bern, se fache avec ses amis de l’UMP. Alors comme il s’est fait soufflé l’idée par Giesbert d’écrire un grand bouquin de révélations sur Chirac, il tente de faire un coup médiatique.
    Au fond, je suis sur qu’il est convaincu que la femme est supérieure à l’homme mais plutôt que de l’avouer, il noircit quelques centaines de page pour dire le contraire. Vivement que la campagne des présidentielles commence, pour qu’il ne parle QUE de politique!

  6. Mais bien sûr que l’homme se féminise… La preuve : tous ces bonshommes qui passent par ta baignoire. Un homme un vrai, ça ne se lave pas.

  7. moi je crois que quand il aura digérer ses multiples et (évidents) rateaux avec des femmes qu’il juge donc fatalement manipulatrices, castratrices (surtout) et toxiques pour lui et sa virilité (bien cachée) et ben tout ira mieux! En passant, il devrait revoir un peu l’histoire des grandes découvertes et de la science…il n’y avait pas que des hommes fort heureusement dans les labos, ou même au commandes des premiers avions..Mais ça risque de lui filer deux trois boutons!
    courage Eric!!

  8. Mademoiselle,
    je crois qu’effectivement, vous êtes tombée dans mon piège.
    Avec mon livre, je tentais juste d’illustrer une idée parfois saugrenue, parfois pas, en faisant feu de tout bois. Résultat des courses: un essai sans autre prétention que de faire parler de moi – et de rallier à ma cause des gens en manque d’imagination. J’ai pas mal réussi mon coup, mais, bon, je ne vais pas marquer l’histoire des idées de mon pays. De toute façon, on a les intellectuels que l’on mérite.
    Bien à vous,
    Eric

  9. Moi c’est Madame (à ranger dans la case "épouse – bonne mère – mauvaise amante" selon votre nomenclature) 🙂

    Faire parler de soi, c’est une chose, tenir des propos bêtement mysogynes, et à la limite de l’insulte s’agissant de l’islam et des populations musulmanes, de France et d’ailleurs, ça en est une autre.

    Enfin, qui a dit que vous étiez un intellectuel ? Sûrement pas moi.

    Merci de votre intervention en tous cas.
    Cordialement
    Sasa

  10. Sasa, je n’ai pas vraiment saisi quels propos d’Eric Zemmour étaient insultants s’agissant de l’Islam, pourriez vous préciser ?

    vous écrivez :
    "Qui connaît un tant soit peu les sociétés musulmanes, sait que ce sont bien des sociétés à dominante féminine, quoi que laissent penser les apparences."

    Je ne pense pas si vous connaissez réellement les sociétés musulmanes. Peut-être avez vous voulu dire que la femme tient une place importante dans les sociétés musulmanes, ce que l’on ne peut nier, mais de là à dire qu’il y a une dominante féminine…vous me faites bien rire !
    En voulant critiquer la caricature de Zemmour vous tombez vous même dedans…à l’opposé !

  11. Si je vous fait rire Jon, c’est l’essentiel, je n’ai aucune prétention (à la différence de Zemmour) s’agissant de la connaissance du monde musulman. En l’ocurrence, mon analyse est tirée de mon expérience et mon vécu personnel. Etant issue d’un couple mixte, franco-algérien, je me rends en Algérie très régulièrement (maintenant y compris dans le cadre de mes activités professionnelles), et je connais bon nombre de familles, de ménages musulmans.
    De ce que je vois et que je peux comparer avec la France, les relations de couples sont beaucoup moins empreintes de machisme, par rapport à ce que laisse entendre Zemmour.
    Et je pense être très loin de la caricature. Maintenant, peut être que votre connaissance / expérience sont toutes autres, et je suis prête à vous écouter !
    Cordialement, la loute.

  12. J’en suis à la moitié du livre de Zemmour, et je trouve son essai intéressant. On n’est pas obligé de souscrire à tout ce qu’il avance, mais il y a pas mal de bonnes idées ou réflexions.

    Je suis un homme né en 1968, ceci peut avoir une importance quant au ressenti par rapport à ce qu’avance Zemmour. Je ne me sens pas castré par les femmes d’aujourd’hui, mais je fais partie d’une génération où les rapports hommes-femmes sont en évolution, ce qui comporte sa part de déstabilisation, pour les deux. Il est possible que la jeune génération actuelle, celle née à la fin du 20e siècle, se trouve dans un état stabilisé et aie moins de difficulté à trouver ses marques.

    J’ai vu l’émission d’Ardisson où il était invité, j’ai trouvé Huster stupide d’agressivité, il en était presque à vouloir taper sur Zemmour, ce qui pour le coup aurait fait passer Huster pour un de ces "hommes du passé" qu’il dénonçait.

  13. Olivier, nous n’avons que 10 ans d’écart (78), et je pense que je suis aussi concernée par ces mutations dans les relations hommes / femmes. Mais de là à venir à en regretter des pratiques et des époques préhistoriques, faut pas pousser !
    Sur Huster, no comment, c’est un réac aussi 🙂
    Mais surtout, lis l’opus jusqu’à la fin, et rassures moi sur le côté nauséabond …

  14. ZEMMOUR LE Z(H)ÉRO
    UN TEXTE DE ZEMMOUR QUI DÉNONCE LE FAIT QU’IL N’Y AIT "PAS QUESTION DE METTRE AUCUNE ENTRAVE AU DIVORCE". —————————- ON AIMERAIT QUE ZEMMOUR NOUS EXPLIQUE CLAIREMENT OÙ IL VEUT EN VENIR SUR LE DIVORCE ET SUR "LE RESTE". QUELLE ENTRAVE AU DIVORCE ZEMMOUR VOUDRAIT-IL (R)ÉTABLIR????? ———————————- ALLEZ ZEMMOUR ! ENCORE UN PETIT EFFORT POUR AVOIR DU COURAGE ! OSE, OSE DONC VRAIMENT, AU LIEU DE JOUER A CELUI QUI OSE (POUR LE COMPTE DE LA MAJORITÉ PRÉTENDUMENT SILENCIEUSE) ! OSE DONC PUISQUE TU PRÉTENDS PARLER "AU NOM DU PEUPLE" : NOUS T’ÉCOUTONS ! ———————————————————— VOIR LE DERNIER PARAGRAPHE DU TEXTE ———————————————————– Eric Zemmour, journaliste au Figaro “ ” Photo Francois Bouchon On a déjà oublié. Des tentes sur les trottoirs parisiens. Un Don Quichotte médiatique. La campagne présidentielle s’était ouverte sur la “crise du logement”. Depuis lors, Hulot, Airbus, drapeau tricolore, Marseillaise, Gare du Nord. Les unes passent, les problèmes restent. Des prix du logement qui ne cessent de grimper, surtout depuis qu’on annonce qu’ils se stabilisent. Des durées de crédit bancaire qui suivent, comme on dit au poker : quinze ans, vingt, vingt-cinq, trente, cinquante. Et demain, cent ans, avec remboursement final dans l’au-delą ? Des politiques qui jouent aux pompiers volants : loi SRU, programmes de construction accélérés, déductions d’impôts, droit opposable. Et un avenir : du béton, du béton, du béton. Ecologique bien sûr. Des solutions qui ont pour point commun d’agir sur les conséquences et non sur les causes. Un comportement typique de ce qu’est devenue la politique. Pourtant, ces causes de “la crise du logement” sont parfaitement identifiées. D’abord, le divorce de masse. Lą oĚ il y avait un appartement familial, il en faut deux. Ensuite, l’immigration. Au début des années 90 encore, deux cent mille entrées régulières d’étrangers et cent mille départs. Le solde s’élevait ą cent mille. Dix ans plus tard, le solde est passé ą deux cent mille, avec trois cent mille entrées. Et on ne parle que des réguliers. Où vont vivre tous ces gens ? En banlieue. Que vont devenir leurs anciens habitants ? Ils vont se pousser pour faire de la place, ou se précipiter en centre-ville pour trouver les bonnes écoles pour leurs enfants. Où les prix sont inabordables. Alors, on part loin, de plus en plus loin, quitte ą allonger démesurément ses temps de transport. Et la hausse des prix de faire tâche d’huile sur tout le territoire. Enfin, sur le plan mondial, une masse de capitaux énormes, américains, européens, indiens, russes, arabes, chinois, et même africains, qui se balade librement. Cet argent nomade fait monter tous les micromarchés de luxe : tableaux, antiquités, bijoux, hôtels particuliers. En France, ces biens sont devenus “intouchables” pour 99, 99 % des Français. Ce qui aggrave un sentiment de dépossession de soi et de prolétarisation des classes moyennes. Mais voilą, pas question de mettre la moindre entrave au divorce, au contraire, on le facilite le plus possible au nom de la liberté individuelle, alors même qu’on n’a aucun scrupule ą restreindre d’autres libertés, apparemment moins sacrées, moins politiquement correctes surtout, celles du fumeur ou de l’automobiliste par exemple. Les innombrables lois sur l’immigration n’ont pas réduit le nombre toujours plus grand de nouveaux immigrants. Depuis la libération totale des marchés des capitaux par les socialistes, personne n’ose la remettre en cause. La “crise du logement” a de beaux jours devant elle.

  15. je ne suis ni d’accord avec le féminisme ni avec le néo-machisme made in zemmour qui sont pour moi deux
    extrémisme .Le féminisme a permis aux femmes de se
    liberé d’une opession mais hélas car ainsi va la nature humaine les victimes prennent la place du bourreau et ainsi la dictature de la féminité veut occuper politiquement et médiatiquement une position dominante qu’elle n’a obtenu ni dans le monde du travail ni dans la sphère intime.Ou comment le féminisme a tout prix ne peut qu’aboutir au fascisme.
    cette volonté de nous féminiser a tout prix a réussi a faire naitre des situations abberantes 2 ex selon les chiennes de garde supprimons la prostitution OK mais les hommes frustrés car trop moches ou trop maladroit pour entrer dans le sport du 21 ème siècle-la séduction-chercheront a assouvir leur besoins a tout prix-le viol- situation qui comme par hasard et a juste titre exaspère tant les féministes,je ne vois
    que la castration physique et-ou chimique pour regler
    le problème que cette innovation engendrerait,donc plus de répression et moins de libertés .Deuxiemement les lois de harcelement sexuel au travail qui permettent aux états-unis a une femme d’attaquer un homme en justice si il la drague de manière trop insistante ne serait-ce qu’une fois.Ce qui a des conséquences desastreuse pour les relation hommes-femmes.les femmes pensent que les hommes sont tous des salauds face a cette déclaration de guerre 2 options possibles soit la capitulation-on se feminise a outrance jusqu’a se renier ou la rebelion du macho la guerre des sexes d’un coté zemmour-alonzo et rien d’autre pour s’épanouir murir entre ses deux champs de ruines ses deux impasse -comme en politique
    sarko-besancenot- De nouveaux totalitarismes proteiformes nous envahissent et menacent nos désirs nos reves profonds de justice de liberté d’egalité pour ne flater que nos pulsions les plus basses quand ont les met trop en avant le sexe la peur de la différence le narcissisme.Un nouvel humanisme reste a inventer qui ne serait ni un féminisme ni le machisme
    un formidable défi nous attend a condition de mettre l’humain au centre de toute choses et arreter de privilegier a son détriment l’argent,les interets privés corporatistes sexistes ou communautaristes

  16. Perso j’aime beaucoup Zemmour, même si parfois il me fait aussi sourire. D’abord il est petit, donc il a un complexe bien à lui, et moi je suis gros, donc je m’identifie (Une de mes ex me disait toujours: Arrête de grossir, tu commence à ressembler à ta mère!). Ensuite il est l’archétype de l’intelleo aux antipodes de la virilité: pas de muscle, freluquet, il échappe à tous ces standards, ce qui le rend en soi comique…. Finalement c’est un intello pur sucre qui a jamais mis le pied dans une entreprise, et quand il fustige les grands patrons j’ai le sentiment qu’il n’a rien éà envier à Besancenot. En fait il est clairement à droite sur les thèmes de société et totalement à gauche sur les thèmes économiques.

    Mais sur le fond je lui donne en partie raison, même si je n’ai jamais trompé une femme par principe (J’ai toujours préféré rompre pour aller voir ailleurs, considérant que l’infidélité non-consentie était lâche). Je lui donne raison parce que en tant qu’homme, il est vrai, on m’a appris à me haïr. Je me souviens bien d’une prof d’Anglais ultra-féministe qui chaque fois qu’elle entrait dans la classe demandait à ce que les fenêtres soient ouverts au motif que "les garçon ça sent mauvais" et "les filles ça sent bon". Puis d’une autre prof d’Allemend, féministe encore, qui nous faisait lire des textes en Français pour en dégager tous les éléments machistes. J’ai appris à penser que j’étais un homme, donc forcément un salaud, et j’ai appris à idéaliser les femmes, forcément des victimes. J’en suis largement revenu, les femmes peuvent se montrer aussi dominatrices et injuste que les hommes, même plus parfois face à des membres de leur propre genre. J’ai fréquenté les milieux gay et j’ai trouvé qu’ils avaient tous les défauts des femmes, leurs tics, sans le principal: l’élan maternel et la compassion polie, sans parler de leur politisation extrême et leur sentiment d’être forcéement sexuellement plus épanouis que les hétéros. Ce qui bien sûr est totalement faux, tant la plupart d’entre-eux, s’ils aiment à se vanter de sucer des queues dans les toilettes publiques ou dans les parcs, vivent de parfaits désastres affectifs. Ils ont leur fardeau à porter, eux aussi. Pour moi l’écriture de Zemmour est libératrice, c’est un espace dans lequel je peux réaffirmer mon machisme latin, ma force, celle qui m’a été trasmise par mon père et m’a donné les armes pour lutter, non pour dominer les femmes, mais simplement pour survivre au champs de bataille du marché du travail et faire face au doutes et tracasseries propres à l’existence. Lorsque je serai père, je ne rechignerai pas de temps en temps à changer mes mouflets, mais pourquoi ne pas dénoncer une hypocrysie fondamentale qui un jour fait de l’homme une nourrice, et après un divorce un père qui ne s’est jamais intéressé à son enfant. Pourquoi nier l’égoïsme des mères qui découle tout naturellement de leur rapport charnel à la progéniture, pourquoi nier notre inégalité biologique fondamentale face à la procréation? Pourquoi nier nos profondes inégalités face au divorce? Comment nier le fait que les femmes, effectivement, continuent à rêver à l’homme protecteur et viril, avec un salaire décent?

  17. D’abord, je souhaite dire un immense merci à Monsieur Zemmour. Son livre, d’une immense intelligence, est un chef d’oeuvre. Un bonheur intellectuel. Il est clair que « Sasa » n’a strictement rien compris à l’ouvrage. Il est aussi vrais qu’elle est d’une génération qui à subi le formatage intellectuelle de la génération 68. Donc, impossible d’avoir un avis différent sans se faire traiter de sale macho ou de misogyne. Aucun débat possible. C’est le règne de la pensée unique.
    J’ose espérer qu’un jour les hommes se réveillerons, sans quoi : « la soumission, l’humiliation, le malheur seront leur destin ».
    Encore merci à Eric.

  18. Ce que j’aurais bien aimé savoir, c’est votre opinion sur le sujet. Vous accusez Zemmour de mysoginie, mais vous ne réfutez pas ses thèses sur le fond. Trop peu de femmes parlent de virilité. De ce qu’elles attendent d’un homme. Avoir une position cohérente et articulée sur le sujet, et donc de porter le flanc aux critiques comme le fait Zemmour. Zemmour est un frustré qui s’est pris trop de râteaux. Soit, comme moi sans doute. On a balancé les mêmes arguments aux féministes et aux lesbiennes pour les faire taire. Mais comment voyez-vous la séduction, par exemple ? Qui doit prendre l’initiative ? Amha, trop de femmes sont très contentes de la féminisation de la société pour ce qui est de leur plus grande liberté, mais pleurnichent à ce que les hommes ne leur apporte plus des fleurs, ne sont plus des « gentlemen », ne les séduisent plus. Trop de femmes sont toujours dans l’amour courtois : une culture qui plaçait dans les mains des femmes le pouvoir d’accorder l’amour. Une grande cour s’installa autour d’Aliénor, à Poitiers, attirant par cette dynamique des nobles venus de toute part considérer devoir mériter une femme et non la poursuivre d’une manière ou d’une autre, ou l’entraîner de force comme des hommes des cavernes. Gagner le coeur d’une femme, noble bien sûr, dans l’amour courtois, reflétait la valeur de l’homme et ses capacités de contenance. D’une part, on critique Zemmour car il est rétrograde, de l’autre on exalte l’amour courtois franchement daté. J’accuse là un manque de cohérence dangereuse pour la virilité, et donc pour tout le monde.

  19. @antisexiste : j’entends souvent cette critique (sexiste aussi à mon sens) faite aux femmes, selon laquelle il faudrait parce que nous sommes en train d’obtenir l’égalité, l’admettre dans toutes les choses et tous les sujets (et donc les rapports de séduction, ce dont tu parles). L’égalité demandée est celle des DROITS, cela ne change rien aux rapports sexués et de séduction, où les deux sexes restent différents, en confrontation … et encore heureux !

    Il y a des femmes qui draguent comme des hommes, il y a des hommes hétérosexuels qui ont une grande sensibilité féminine et sont romantiques. Les stéréotypes sont bousculés, mais des 2 côtés, et oui, c’est compliqué maintenant de draguer sans tous ces schémas préétablis, mais c’est la chance de notre société libre, non ?

  20. @sasa : l’égalité des droits est la revendication de la première vague féministe et trouve gain de cause de plus en plus aujourd’hui en Europe. Zemmour parle d’autre chose : il parle de la crise de la virilité, dont tout le monde se fout aujourd’hui. Et tu le rejoins d’ailleurs quand tu dis que l’égalité sur toutes les choses et tous les sujets est sexiste. Il synthétise assez bien sa pensée ici : http://www.youtube.com/watch?v=M5aGzTVv-9I

    Dans l’est de l’Allemagne où je vis, cette crise est encore plus palpable qu’en France. Virginie Despentes (troisième vague féministe ou féminisme pro-sexe) disait dans King Kong Théorie que la féminité c’est de la putasserie. Mais qu’est-ce que la virilité aujourd’hui ? Mai 68 voulait tout foutre en l’air, mais force est de constater qu’alors que la virilité s’est pris un sérieux coup dans la gueule, la féminité ne s’est que renforcée, et domine nettement sur le plan relationnel. Résultat des courses on baise moins qu’avant. Il y a moins de seins nus sur les plages qu’il y a trente ans par exemple. Les filles continuent d’allumer (influence du porno mainstream ?) mais sont aussi paradoxalement de plus en plus pudiques (voir Jean-Claude Kaufmann dans Corps de femmes, regards d’hommes). La sexualité est omniprésente dans les médias (qui capitalisent sur la frustration des mecs) mais moins présente dans le plumard des petits branleurs. Ce qui emmerde tout le monde, finalement. Zemmour a raison de dire que les filles d’aujourd’hui reproduisent plus la sexualité de leur grand-mère que celle de leur mère.

    Donc quand tu dis qu’on vit dans une société libre j’ai du mal à te croire. Libre de quoi ? De l’héritage des valeurs judéo-chrétiennes ? Du capitalisme ? Ni l’un ni l’autre ! Et encore moins de la pudibonderie. Les rapports de séduction sont à la base de tout le reste. De certains « date rape », entre autres. Quand les mecs n’osent plus draguer et que les filles ne se décident pas à être des dragueuses en série, y a un gros malaise.

    Bien sûr que mon discours, tout comme celui de Zemmour ou de Despentes, est le discours des losers frustrés. Je connais des gens de mon âge (26 ans) qui s’en sortent très bien et qui sont très épanouis dans leur sexualité. Mais c’est en général les losers qui sont les mieux à même d’accuser les problèmes sociétaux de ce genre. Moi je dis un grand merci à Zemmour, mais bien sûr c’est pas pour ça que je souscris aveuglément à tout ce qu’il dit.

  21. @antisexiste : oh la la, tu mélanges tout là. Tu m’as interpellée sur les rapports de séduction, je t’ai répondu là dessus. Oui il y a sans doute des frustrés, des violeurs, de la pudibonderie, mais je ne me sens pas concernée du tout par ta vision de la femme qui pratiquerait la sexualité de sa grand mère …

    Que les mecs baisent moins parce que les féministes / les femmes sont castratrices (ce qui effectivement la principale thèse de Zemmour), laisse moi rire. La crise de la virilité, je préfère ce qu’en dit et pense David Abiker. Je ne dis pas qu’elle n’existe pas, je pense juste que ce n’est pas que de la faute des femmes.

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