… y’a un taulard tatoué

Ce soir démarre sur M6 une nouvelle série sur le milieu carcéral, « Prison Break« , 1ère nouveauté de cette rentrée télé 2006. Dans le genre carcéral, on connaît bien le très violent et très bon « Oz« , mais dans lequel on avait pas beaucoup de beaux garçons à se mettre sous la dent. C’était plutôt très violent, avec des gros méchants dedans qui donnaient pas du tout envie (hein Tatiana ! j’aime bien les bourrins, mais faut pas pousser non plus). A voir par contre, très très bonne série.

De cette nouvelle livraison sur le joyeux monde de la prison made in U.S, les médias en disent beaucoup de bien (même mon Télérama bien aimé). Moi j’ai surtout noté la présence charismatique du héros principal (en gros, le frère d’un condamné à mort, qui se fait tatoué les plans de la prison puis enfermer dans la prison, pour faire évader le dit frérot, soit un scénario crédible à mort, mais ce n’est pas le sujet), incarné par un certain Wentworth Miller.

Physique nerveux, gueule d’ange, et regard d’acier. Tout ce qu’il nous faut pour nous scotcher à l’écran, quitte à endurer violences, passages à tabac entre prisonniers, et sodomies non consentantes dans les douches (enfin point trop n’en faut). Dans la série, Wentworth a donc un tatouage sur tout le corps. Perso, pour ma baignoire, je préfére sans.

Faites votre choix, au naturel ….

Avé les tatouages ….

Bien sûr, si vous voulez lire quelque chose d’intelligent sur la prison, je vous renvoie volontiers vers Michel Foucault, qui en 1975 a sorti l’indispensable « Surveiller et punir : naissance de la prison« . Pas vraiment le truc qui passe bien sur la plage, mais l’été est fini !

Appelez-moi le "Sherlock Holmes du vide-ordures"

Comme j’ai remarqué que bien souvent les blogeurs, en dehors de causer politique, n’hésitent pas à narrer les moindres anecdotes de leurs petites vies (hein XaVz ?), je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce grand moment de vie collective au sein de mon immeuble. Attention, c’est palpitant et plein de rebondissements ! Gare aux porteurs de pace-makers, je ne réponds de rien.

Hier matin, je me fais harponner dans le hall de l’immeuble par Mme Da Silva (ma concierge, portugaise évidemment, avec l’accent qui va bien, toujours à espionner nos allées et venues, une vraie caricature) et le voisin du 8ème (dernier étage de l’immeuble, alors que je loge moi-même au 7ème, vous suivez ? c’est important pour l’histoire). Faut savoir, avant 9h30 du matin, je fais preuve d’une sociabilité toute relative (je prépare d’ailleurs activement ma photo pour le dernier concours de Mry, parce que y’a de quoi peut être gagner cette fois). S’engage une conversation de haut vol.

:: Ma concierge (je vous épargne l’accent) : « Bonjour Madame L. (c’est moi, je suis mariée, je suis une madame, c’est la classe j’adore, j’ai l’impression qu’on parle à ma mère), il fonctionne bien votre vide-ordures ? »

:: Moi : « Ah ben je sais pas »

:: Le voisin du 8ème : « Comment ça vous savez pas ? » (lui par contre, je sais qu’il use et abuse de l’outil, j’entends des trucs dégringoler dans la gaine à longueur de journée et de soirée)

:: Moi (Mme Da Silva est très attentive pendant ces échanges, c’est toujours le moyen d’en savoir un peu plus sur mon intimité, un peu comme quand elle nous monte jusque chez nous les colis Amazone de l’Epoux, persuadée qu’on reçoit des films de boules en permanence) : « Ben en fait, le vide-ordures, je suis contre, c’est pas hygiénique et ça ne permet pas de faire du tri sélectif (tiens, prends ça dans ta face le pollueur), alors on s’en sert pas. D’ailleurs, j’ai installé le portant à vaisselle devant, la trappe du vide-ordures n’est même plus accessible ».

:: Ma concierge (qui ne se démonte pas, même si elle et le voisin me regardent avec des yeux effarés, genre mais comment peut-on refuser l’usage d’une technologie moderne comme celle du vide-ordures, je vous le demande, ces jeunes, c’est vraiment n’importe quoi) : « D’accord. Parce que le monsieur du 8ème a son vide-ordures bouché, et on a demandé au monsieur du 6ème, et chez lui il fonctionne, donc on se demandait si chez vous au 7ème ça fonctionnait. »

:: Moi (qui fournis un gros effort de déduction pour l’heure, 8h45) : « Ben j’en sais rien. Mais en même temps, comme depuis 3 ans que je suis ici, je ne m’en sers pas, c’est sans doute qu’il est bloqué au niveau du 8ème. Non ? »

Tous les deux (la concierge et le voisin) me regardent d’un oeil torve. Comment je peux me permettre de telles hypothèses aventureuses après tout ? Suis-je le Sherlock du vide-ordures ? Je les soupçonne même de me soupçonner de mentir, pour dissimuler une grande forfaiture, genre, j’ai bouché la gaine du vide-ordure avec les emballages de films de boules de l’Epoux …. C’est ainsi que tous les deux insistent quand même pour que je fasse une vérification, dès que possible. Les casse-couilles. Je souris, mais oui bien sûr pas de problème, j’ai que ça à faire dans ma vie ….

Ce matin, je m’exécute, je déplace tout le barda, en vue de me redonner l’accès à la fameuse trappe à vide-ordures. Et ça ne loupe pas. J’ouvre la trappe, une odeur fétide et une myriade de petites mouches noires envahissent mon immaculée cuisine. Ca coince. Je force un peu. J’entrevois l’objet du blocage : un sac de supermarché plein de détritus, coincé, et une bouteille d’eau (pleine !). C’est immonde, ça pue et ça coule (et pas que la bouteille d’eau). J’essaie de fermer le tout, mais bien évidemment, en forçant, j’ai aggravé le blocage, et la trappe ne se referme plus ! Il est 8h30 du matin, j’ai les boules ET la gerbe. J’avais raison, et ce blaireau du 8ème m’a foutu dans la merde avec ses demandes de vérifications, alors que c’est lui a coince le Pxxxx de vide-ordures.

En grande technocrate que je sais être, je me fends d’une lettre manuscrite, que je descends ensuite épingler à côté de l’ascenseur. En substance, elle dit ceci :

« De la part de S.L, 7ème étage,

Conformément à la demande faite, j’ai dégagé dans la cuisine l’accès au vide-ordures, pour le tester. J’ai eu les plus grandes difficultés à l’ouvrir. Il y a juste au-dessus une bouteille d’eau (pleine) et un sac plastique plein de déchets qui coincent. J’ai essayé de faire descendre le tout, mais c’est impossible. Mieux, maintenant la trappe est bloquée en position ouverte (!), bloquée par la taille du sac d’ordures qui a été introduit dans le vide-ordures. Je pense qu’il va effectivement falloir faire appel à une société, surtout que maintenant de petites mouches commencent à envahir la cuisine. Cordialement. SL. »

Je vous épargne les bouts soulignés, mais j’ai pris des photos de ma missive et de la trappe incriminée, au cas où j’aie à répondre de mes actes par la suite. Je suis assez content d’avoir incriminé (à mots couverts tout de même) ces blaireaux du 8ème, grâce auxquels ma cuisine va bientôt devenir un lupanar géant pour mouches. Bien entendu, si jamais les frais de la société qui va devoir intervenir nous sont présentés en réunion de syndic de co-propriétaires (car je suis propriétaire, moi aussi, monsieur), je vous raconte même pas le scandale que je vais pêter.

Que tous ceux qui sont intéressés par la suite de ces formidables aventures me le fassent savoir, je compte publier une nouvelle à compte d’auteur, qui sait, peut être un succès en librairie pour 2007 ?

… y’a le Village People coréen

Merci à Sylvain de m’avoir fourni pour ce soir matière à ma baignoire, et à me gauser une fois encore des chanteurs du monde entier, à textes et à gomina.

Après nos germano-turcs de Tekkan, voici venir le coréen E-pak-sa, qui nous sert une version ma foi toute personnelle du fameux hymne YMCA.

Finalement, je crois que je préfère les Village People …


Korean YMCA
Vidéo envoyée par wozardofiz

Une innovation qui fait rêver – les tampons pour faire l’amour au sec pendant ses règles

Vu sur mon blog favori, une innovation (oui parfaitement, messieurs d’Oséo-ANVAR, une innovation) qui devrait faire date, et qui concourt aux « Erotic Awards 2006 » (ça vaut bien le Concours pour la Création d’Entreprises Innovantes non ?) : les tampons pour faire l’amour au sec pendant ses règles, proposés par la société Beppy.

En fait, si j’ai bien compris, le principe est celui d’une éponge, qui vous garde « au sec » pendant 8 heures au plus …

Sympa non ?

Je me demande juste comment on peut savoir si on a besoin du modèle Classic, Light, Maxy ou Wet … A vos doubles décimètres mesdames !

…. y’a un mono qu’est bo

Dans la torpeur de l’été, j’ai oublié de vous causer de cette petite trouvaille estivale, j’ai nommé, le charmant Lannick Gautry. Ce nom vous est probablement inconnu, et pourtant, sa gueule d’ange, qui illumine le petit film « Nos jours heureux », sorti au mois de juillet (mais encore dans quelques salles) gagne à être connue.

Au passage, pour tous ceux qui (comme moi) ont experimenté ce job d’été ingrat épuisant bien épanouissant, de moniteur (trice) de colonies de vacances, je le recommande chaudement. Bien sûr, les auteurs ont cru nécessaire de faire tenir dans le film toutes leurs anecdotes sur les camps de vacances, et de stéréotyper outre mesure monos (la psychopathe, le tombeur, le « toujours prêt », le rigolo, la bombasse incompétente, etc …) et colons (le petit qui pleure sa mère pendant 15 jours d’affilés, les casses-noisettes qui t’assomment en permanence de leurs questions existentielles, les brise-fer, les minettes qui essaient de draguer les monos, etc …). Mais je ne leur jette pas la pierre, j’aurais fait pareil !

Il est donc impossible de ne pas avoir un sourire aux lèvres devant les personnages, les situations, qui évoquent forcément des souvenirs. Je me suis remémorée pleins de moments, qui feraient de chouettes posts, ça fait un peu « ancien combattant » des colos :

:: comment les enfants (sur mes conseils) ont mal monté la tente au cours d’un biouvac, qui s’est effondrée sur leurs têtes pendant la nuit, en plein orage,

:: comment j’ai reçu des dizaine de coups de fils (ingérables) des parents outrés (et ingérables aussi), parce que les abrutis de l’école de surf avaient emmené mon équipe d’ados en rut (12-15 ans, les pires) sur une plage naturiste des Landes pour une initiation (au surf, pas au naturisme),

:: comment j’ai confisqué les colis de bonbons d’un gosse insupportable, pour les dévorer avec le reste de l’équipe d’animation, la nuit venue (j’ai presque honte …),

:: comment j’ai fait pleuré un gamin, qui me soutenait mordicus qu’il m’avait confié ses 100 FF d’argent de poche, et moi qui lui disait que « non absolument pas tu te trompes » (j’ai retrouvé l’enveloppe que m’avait amoureusement confié la mère au fond d’un sac, la veille de la fin de la colo),

:: comment je me retrouvais systématiquement réveillée à 6h30 du matin par les 3 petits du camp (6 ans en moyenne), qui pleuraient à ma porte, tous morveux et les cheveux en bataille pour qu’ils puissent venir dormir avec moi (et le pire, c’est que je les prenais avec moi dans le lit 1 place, juste pour essayer de finir ma nuit),

:: comment au cours d’une soirée trop arrosée, après le couchage des enfants, l’ensemble de l’équipe d’animation s’est retrouvée à oualpé dans la piscine (je vous passe la suite, mieux que Loana & Jean Ed dans le Loft),

:: comment un gamin, que j’avais obligé à faire aérer son duvet au grand air, s’est retrouvé dans l’impossibilité d’utiliser le dit duvet la nuit venue (en bivouac à + de 1.000 mètres d’altitude tout de même, fait un peu froid …), car une vache savoyarde du champ d’à côté l’avait entre-temps honoré d’une bouse apocalyptique (je me souviens avoir hurlé de rire pendant 1/4 d’heure, pendant que le gamin pleurait la perte de son duvet …),

:: comment les ados de mon groupe (les affreux 12-15 ans, en pleine crise hormonale) m’ont surnommé « Terminator », au cours d’un camp particulièrement tendu, où je levais de force les « fortes têtes » à 7h pour faire un footing avec moi (qui n’en avait pas plus envie qu’eux, mais fallait pas me chercher),

:: comment je me suis endormie avec les enfants dans un dortoir pendant une sieste, et que je me suis réveillée 2 heures plus tard, complètement seule, tous les gosses ayant profité de mon semi-coma pour s’égayer partout dans et autour de la colo,

:: comment j’ai fait faire le tour de toutes les chambres à un sale gosse (14 ans), nu comme un ver, y compris les chambres des filles (ouais je sais, c’est cruel, mais fallait pas me chercher), parce que tous les soirs, au moment du coucher, il se plaisait à jouer johnny guitarre avec son petit kiki devant moi,

:: comment, entre membres de l’équipe d’animation, c’était l’orgie sexuelle permanente (j’exagère à peine), dès que les gosses étaient au lit ….

Bref, mille et un souvenirs se sont égayés à la vue de ce film, et c’était une jolie madeleine de Proust. Dans le lot, je retiens donc le serial fucker de service, bo gosse à la mèche savamment travaillée (mais aux chicots un peu de traviole et grisous à mon goût), mais en fait (au fond) tourmenté et complexé. Lannick Gautry, je le retrouverais bien, lui, les colos de mes 18 ans, et une piscine désertée par une nuit de pleine lune ….

PS : qui a dit qu’il ne me confierait jamais ses gosses ? j’étais diplômée du BAFA moi 🙂

Et pourquoi pas elle ? Pour une Présidente de la République blonde

Alors qu’on nous rebat les oreilles avec la Royal (et je pense que c’est – hélas – loin d’être fini), ce matin, j’ai eu le plaisir, que dis-je la grande joie que d’écouter Elisabeth Guigou dans « Question Directe », au cours du 7-9 de France Inter. J’ai toujours apprécié la députée socialiste de Seine-Saint-Denis, aujourd’hui stigmatisée par les années passées au Ministère de la Justice au sein du gouvernement Jospin.

Il n’empêche, si le Parti Socialiste avait besoin d’une femme pour sa campagne, pourquoi n’est ce pas elle qui a emmergé, plutôt la Ségo ? Les mystères de la réussite médiatique de certains me laissent décidemment songeuse.

Toujours est-il que je la trouve plutôt convaincante, pratiquant moins la langue de bois que sa consoeur (je sais, c’est pas difficile), et sincère, notamment vis-à-vis de la sortie christique de Jospin lors de son allocution rochellaise. Si vous voulez vous faire une idée par vous-même, c’est par là., le podcast de l’interview.

Elle a un site aussi, pas très à jour j’ai l’impression, c’est par là.

Pour une fois que je défends une blonde, c’est à marquer d’une pierre blanche moi je dis ….

…. y’a le boy’s band de la rentrée

…. Enfin du moins, eux ils y croient à mort ! J’ai récupéré cette vidéo sur You Tube, via Potin blog. Paraîtrait-il que près de 5 millions de personnes se sont déjà pâmées devant cette vidéo. Et franchement, on les comprend !

Bon, d’accord, se moquer c’est pas beau. Mais vaut-il mieux se moquer ou avoir de la peine pour ces 3 garçons, qui ont formé ce groupe improbable, Tekkan, et cette chanson d’amour déchirante, « Wo bist du, mein sonnenlicht ? », à savoir « où es tu, mon rayon de soleil ? », en teuton dans le texte. Je les soupconne d’ailleurs de pas être très teutons les garçons, mais en tous cas bel effort d’intégration de leur part que d’essayer de faire passer l’émotion amoureuse en allemand. Pas conquise, mais presque …

On rigole on rigole, mais pour moi qui malgré 6 ans passés en Allemagne affiche un niveau linguistique pathétique, hé bé j’ai tout compris les paroles ! Bon je vous laisse découvrir tout ça, ça vaut son pesant de cacahouètes.

Y’a Fifi (qu’aurait besoin d’un bon steak), Riri (qu’a forcé sur la gomina) et Loulou (qui est aussi taillé comme une biscotte, mais moins que Fifi).

Le mauvais jeu de mot de la rentrée

La rentrée, sa cohorte de travailleurs plus ou moins bronzés, la reprise de débats politiques au ras des paquêrettes, les blogs n’étant (selon Le Monde, recueillant l’avis de Loic Le Meur), qu’un prolongement des conversations de comptoir que les français affectionnent tant, sont l’occasion (une fois éclusé le thème « et toi keske t’as fait pendant les vacances ? ») de revoir surgir les bons mots et autres calembours des collègues remontés à bloc par leur dose de vitamine E.

Je vous livre cette réaction de qualité, suite à l’intervention télévisée de J. Chirac : « T’as vu, c’est chouette, on est en Finul« .

Aaaah, et visiblement, ils sont plusieurs à y avoir pensé, puisque j’ai même trouvé un article d’Agora Vox avec cette bonne phrase …

Conseil revue de presse – une jolie série sur les "bêtes de sexe"

Dans les pages « Portraits » de Libé de cette semaine, il y avait une belle série sur les femmes « bêtes de sexe ». Si vous voulez savoir ce qu’est devenue la Cicciolina, ce qu’est une fetish girl, ou quel est le meilleur livre de la rentrée traitant de la sodomie et écrit par une femme, c’est par là. Bonne lecture.

Moi j’aime bien Lou Lady, Dita Von Teese venue de Savoie.

… y’a les accessoires mode de la rentrée (5)

Alors la rentrée 2006 en matière de sous vêtements masculins sera (c’est moi qui l’ai décidé en accord avec moi-même et mon sens aigu de la tendance) cuir et résille. Ouais, parfaitement.

Messieurs, à vos marques …

Pour le modèle résille, c’est ici. Ce qui est bien, c’est que même si tu as un physique d’asperge anémique (comme le mannequi ci présent), tout de suite ça te donne un petit air polison, non ?

Pour le modèle cuir, je vous renvoie à une très bonne vidéo diffusée par ma Bible, Sex Lov and Gaudriole, et c’est par . MIAAAM.

PS à destination de l’Epoux : ne t’avise pas d’essayer de venir à la maison avec un de ces slips, contente toi du pagne que je t’ai offert pour notre anniversaire de mariage, ça sied beaucoup mieux à ton genre de beauté ….