… y’a Raymond le Cochon

Ray est un fidèle lecteur, et, n’ayons pas peur de le dire, un ami.

Quand je l’ai connu, il y a 10 ans, il portait un pull à rayures marines, qui lui allait à merveille, avec une barbe de 3 jours aussi. Le temps a passé, il est resté le même, et en plus, maintenant, il pose à poil, pour moi, dans sa baignoire. Moi je dis, la vie est parfois bien faite, et c’est pour ça qu’elle vaut la peine d’être vécue, aussi.

Pour vous mesdames, je vous dévoile mon cochon favori (et dans le cochon, tout est bon, ne l’oublions pas !).

La complainte de la victime, ou comment je me suis fait couper l’herbe sous le pied par David Abiker

Il est des semaines, comme celle que j’ai passé la semaine dernière, où une cascade d’évènements divers et variés tendent à vous convaincre que ou votre karma est dans un mauvais décan, ou alors un ennemi cruel et mal intentionné vous a jeté un sort, en se rendant chez Jean-Marcel Bouala, marabout à toute heure du jour et de la nuit, désenvoûtements, travail, santé, vigueur sexuelle et argent. Bref, vous êtes aspirés dans une terrible spirale de la louse (oui, en français je dis la louse), dont vous ne voyez pas l’issue.

Je comptais bien sur ce réceptacle complaisant de mes petites contrariétés (et grands malheurs) qu’est ce blog (entre autres), pour épancher ma soif de plainte. Je voulais me faire plaindre, raconter comment (le seul intérêt de cette litanie résidant encore une fois dans son authenticité), en l’espace d’une semaine :

:: je me suis pris un poteau en fonte, en marchant dans une rue de Paris, en plein sur mon mont de Vénus, écopant d’un hématome violacé et douloureux, m’interdisant toute pratique sexuelle autre que la levrette (ou la sodomie, oui tiens c’est vrai, je n’y avais pas pensé).

:: je suis restée coincée plus une heure dans un hall de Roissy (en compagnie de 300 autres voyageurs tout aussi fumasses), parce qu’un couillon de passager avait oublié un sac à dos dans le dit hall. Il a fallu attendre sagement que la maréchaussée vienne faire sauter les menus souvenirs de vacances et la brosse à dents du distrait, contenus dans le sac.

:: la méchante (et bornée) préposée à l’enregistrement des bagages m’a obligée à faire voyager ma valise en soute, grâce à quoi elle a été malmenée et cassée (je parle de la valise). J’ai passé ensuite des plombes à négocier à l’aéroport d’Alger un hypothétique dédommagement.

:: on m’a annoncé entre deux avions que mon grand-père était mort. Ce qui m’a permis de devenir la curiosité de tout le lounge Air France, qui se demandait bien pourquoi je sanglotais au téléphone sans rien dire.

:: je me suis fait descendre en flammes en comité de pilotage (devant une bonne trentaine de fonctionnaires d’Etat impavides), par un client hargneux et peu clément, pour deux erreurs d’appréciation, et une formulation malheureuse qui n’était pas de mon fait (mais ça se fait pas de débiner ses collègues devant le client, même quand ça te démange fort).

:: le réparateur à vide-ordures (si si si, rappelez vous, et , celui coincé depuis 3 semaines) a fendu le dit vide-ordures en forçant la trappe. Ensuite, pour achever le tableau, mon bras est passé à travers la vitre de la cuisine, que j’avais ouverte pour évacuer l’odeur fétide qui se dégageait suite au déblocage du vide-ordures. La fenêtre est à changer. Mon bras aussi (bon j’exagère un peu là).

:: l’Epoux est victime d’un redressement fiscal, dont le montant (même négocié avec une inspectrice intraitable) compromet grandement nos chances de prendre quelques vacances avant 2011, ou même de faire et ensuite entretenir un enfant (comment ça, ça marche pas comme excuse ?).

:: J’ai reçu une amende (45 euros) et perdu deux points sur mon permis de conduire, pour un excès de vitesse (123 km/h au lieu de 110, avec un Wagon R ! la honte internationale) commis alors que j’allais à un festival voir un groupe qui jamais ne vint, remplacé par Dick Rivers (si si, rappelez vous, , Elmer …).

Bref, je comptais bien m’épancher tout mon saoul sur ces menus évènements, quand j’ai reçu le bouquin de David Abiker, « Le mur des lamentations » avec un sous-titre évocateur, « Tous victimes et fiers de l’être ».

Et là, pouf pouf, je me suis littéralement fait couper l’herbe sous le pied. Non seulement David s’est avéré carrément hors classe et hors cadre avec le récit de ses malheurs de vraie victime (en effet, qu’est ce qu’un gros bleu sur la fouf’, contre un astéroïde au derche, je vous le demande ?), mais en plus, il m’a mis le nez dans mes turpitudes de geignarde semi-professionnelle. En effet, comme il le développe dans un chapitre entier (« Connexion haut débile »), le blog n’est jamais qu’un de ces vecteurs de la communication contemporaine, à l’usage des victimes en tous genres, qui profitent de cette fenêtre sur le monde pour étaler à la face du monde leurs aventures en mode Caliméro.

Je l’admets bien volontiers, David Abiker fait carrément mieux la victime que moi. On y retrouve la verve et l’humour qu’il déployait déjà dans son premier opus (« Le musée de l’homme »), que je vous avais chaleureusement recommandé (c’est marrant, le blog est toujours actif, plus de 9 mois après l’arrêt de toute activité de ma part dessus). Avec un sujet pareil, pas évident de faire sourire, et bien pourtant plusieurs passages m’ont fait hurler de rire (je sais, en même temps, je suis plutôt bon public, puisque même l’Epoux réussit encore à me faire rire avec les mêmes vannes éculées, depuis bientôt 10 ans).

Au final, comme souvent quand il fait partager ses tranches de vie (plus ou moins romancées), ses humeurs et malheurs, David A. fait écho à nos propres vies. En le lisant, c’est un certain soulagement de pouvoir se refléter dans ce miroir un peu déformant de ce que nous sommes. Un partage d’humanité. Le propre des blogs aussi non ?

Bref, courez-y, ça fait du bien …

PS : pour la polémique, « oué, ces blogueurs vendus au grand capital, c’est un scandale, gna gna gna », passez votre chemin, je rassure tout le monde, comme La Lène, je ne suis pas une blogueuse influente. Par contre, je suis assez prétentieuse pour m’être inscrite là, mais c’est une autre histoire.

… y’a des souvenirs de vacances (3)

Ce soir, on descend d’un cran dans la hiérarchie sévère de la marine, après le cap’taine, voici venir le cuistot turc de nos vacances, qui répondait au doux prénom de Shaneer. Tous les jours, ce charmant jeune homme, discret et timide, nous préparait de bons petits plats dans sa cuisine étroite : moussakas, salades de crudités finement cisselées, poissons grillés, boulettes de viande, et autres plats bien roboratifs, tous noyés dans l’huile d’olive. Mais c’est bon pour la santé paraît-il !

Shaneer fut exemplaire, d’un bout à l’autre. Serviable, poli, souriant, la classe, un hôte de choix. Il fut même l’artisan du sauvetage épique de l’alliance de l’Epoux, tombée par 10 mètres de fond, au pied de la goélette. Jean-Marc Barr sur la mer Egée quoi.

Les 10 filles (oui, même les mariées, on s’excuse, y’a pas de raison qu’on puisse pas jouer) ont fait la danse des 7 voiles autour du dit garçon, mais celle qui semble avoir emporté les suffrages, il semblerait que ce soit Flo de la Marine. De son regard de velours (et aussi grâce à ses ongles de tigresse, qui ont tout de même permis de repousser ses concurrentes, tout aussi féroces mais désavantagées ongulairement parlant) elle l’a ensorcelé. Salooooooooope. Mais je m’égare.

Ce soir, dans la baignoire, c’est à moi qu’il sourit. Ouais parfaitement, A MOI FLO !

… y’a des souvenirs de vacances (1)

Les vacances, c’était y’a pas si longtemps, et pourtant j’ai l’impression qu’une vie entière s’est écoulée depuis ces douces journées passées sur notre love boat turc, goélette pleine d’amis. Heureusement, l’équivalent des PTT turcs se sont chargés d’une bonne madeleine de Proust, puisque nous avons, l’Epoux et moi, plus d’un mois après le retour de vacances, une carte postale de Turquie (merci les zamis).

Soit disant que c’était un petit gars du pays pour ma baignoire … m’ont affirmé les dits amis. Je vous laisse apprécier :

Tsss … (quoi que pour les fétichistes de la moustache, ça peut valoir le détour ?).

Pour faire mentir les mauvaises langues, demain et après demain, vous verrez ici, ce qu’est qu’un beau turc. Et je vous garantis que ça vaut le détour …

Le grand retour de la baignoire

Tout d’abord, merci à tous et toutes pour vos gentilles attentions, commentaires, mails, sms, etc. C’était gentil de penser à moi dans ces moments difficiles. Pour clôre ce chapitre ici, sachez j’ai réussi à écrire un texte en hommage à mon grand-père, et le lire au cours de la messe, c’était plutôt délicat comme exercice, et l’auditoire difficile à dérider, on se demande bien pourquoi …

Mais le plus gentil d’entre tous, cette semaine sur la blogosphère (mis à part David Abiker, qui m’a envoyé son bouquin, mais j’en parlerais plus tard, piske j’ai lu le livre), hé ben c’est Niklas. Pour me consoler de la douloureuse perte de mon grand-père, il m’a envoyé … des photos de lui dans sa baignoire (comment ça, je suis dégueulasse de me servir de mon deuil pour réclamer des photos ? c’est lui qu’a proposé d’abord …). Et moi qui le découvre en chair et en eaux pour la première fois, je suis conquise ! Je n’ai donc pas attendu pour vous faire partager cette jolie découverte, quand la baignoire reprend avec une telle vigueur, ça se fête.

D’ailleurs, cette semaine (enfin vendredi dernier), j’étais moi aussi « présente » sur le blog de Niklas, j’ai répondu à son questionnaire sur le cinéma.

Rendez-vous là-bas, chez lui, et ici, pour le redémarrage le de nos activités, ludiques, humides et viriles (parce que comme le rappelait à juste titre un lecteur observateur, cette semaine, on a raté la sortie du calendrier des « Dieux du Stade »).

Donc, ce soir, pour vous mesdames (et messieurs aussi, en l’occurence, puisque je crois savoir que Niklas fait partie du côté obscur de la force, sniiif), signant le retour d’une baignoire riche en émotions, une naïade comme on aimerait en voir plus souvent (c’est quoi le masculin de sirène ?) …

PS : qu’il me soit permis d’ajouter que je n’avais jamais vu piercing sur le téton aussi bien porté, c’est simple, je trouve ça dégage une sensualité subtile (beaucoup plus que chez une femme). Bravo !
Je rajouterais aussi, sur la délicate et récurrente question de l’attribut majeur que constitue la pilosité, essayez de vous représenter la première photo avec du poil aux aiselles … Ah vous voyez ? Tout de suite, ça le fait moins …
Niklas, 20 / 20 !

Samedi, c’est youpi !

Alors que le français moyen (et bienheureux) doit à l’heure qu’il est en train de regarder la nouvelle émission de Michel Drucker (« Tenue de soirée ») en direct live d’une capitale régionale (Lyyyyyon dans la place, trop la classe), ou encore de se préparer pour aller bouger son boule au Macumba, moi, tranquille le chat, je me prépare ma 7ème journée de travail, à Alger. La fêeeete.

Je suis dans une forme éclatante, c’est un vrai bonheur que de travailler le W-E, après une bonne semaine de taff. Le soir, je me fais livrer de la shorba (c’est très très bon) dans ma piaule anonyme (Hilton d’accord, mais froide quand même), et je vérifie mes mails pros. J’ai donc une vie palpitante. Par exemple, j’ai ri ce soir, en découvrant que ma société est commissaire aux comptes … de Meetic. Ce matin, j’ai moins ri à Roissy CDG quand tous les vols ont été retardés d’une heure, parce qu’un couillon a oublié son sac à dos au milieu du terminal 2B, et qu’il a fallu attendre que les flics viennent le faire sauter …

Mais bon, c’est surtout hier soir que j’ai bien rigolé, en retournant dans mon bar gay favori, le Raidd. Cette fois-ci, les enfants, je ne vous ai pas oublié, j’avais pris l’appareil photo. Ca se passe de commentaires, c’est tout simplement, à croquer (je parle des fesses du monsieur, tout le monde, filles comme garçons, ont noté cet attribut particulièrement bien galbé). Finalement, ça nous prolonge un peu notre semaine de la fesse tout ça, c’est cool.

Enfin, comme d’habitude, y’avait de beaux gars, mmm ….

Allez, on fait un jeu, sur cette photo, y’a deux garçons, lequel est gay ? 🙂

Hommage à "La Fraise" pour son anniversaire …

Demain soir, c’est la « Fraise Party« , pour l’anniversaire de ce très bon site de vente de tee-shirts / blog. Comme souvent d’habitude, c’est à la capitale. Certes, j’y suis assez régulièrement, mais en l’occurrence, demain soir, j’aurai le grand plaisir, que dis-je, la joie quasi orgasmique …. d’être à Alger pour le boulot (ça faisait longtemps), pour pratiquer mon sport favori : la semaine de 12 jours, et les sauts de puce qui tuent round’ ze world (Lyon – Paris – Alger – Nantes – Rennes – Lyon – Besançon – Paris, entre ce soir et vendredi prochain).

Bref, pour le Birthday de la Fraise, je me contenterais donc d’un petit hommage, basé bien évidemment sur ma dernière acquisition (gros succès au bureau ce matin). Je compte aussi le porter ce soir, au Raidd (rappellez vous, cet endroit merveilleux, où des garçons se baignent en string dans des douches …), où je pense qu’il fera aussi son petit effet …

Version « la petit maison dans la prairie »

Version « psychose »