La honte internationale

J’ai découvert dans le répertoire de mon téléphone portable professionnel un numéro que je ne connais pas, que je ne me rappelle pas avoir enregistré. Le trou noir. Complet.

Je suis une merde. J’espère que ça n’a rien à voir avec cette soirée, là, où je n’étais pas toute fraîche sur la fin. C’est ennuyeux, tout de même, sur un téléphone qui est censé être exclusivement à usage pro.

Si tu t’appelles Constantin (en + vraiment, ce prénom, ça ne me dit rien du tout), que ton numéro commence par 06 18 24 …. dis moi d’où on se connaît (Chéri, je peux tout t’expliquer).

(Oui je sais, je pourrais l’appeler, mais pour lui dire quoi : « salut, tu es dans mon répertoire, et je ne sais pas si tu es un client ou un gars dont j’ai enregistré le numéro pour m’en débarasser« .)

Pour ce soir, les filles (les gars, couchés !) je vous ai trouvé une bombe virile en slip, vous m’en donnerez des nouvelles, de quoi réveiller un mort (ça tombe bien, demain c’est Toussaint).

De l’amour dans les plis et replis des "rondes"

Ca me fait toujours rire (jaune) quand ELLE nous parle des « rondes ». Parce que dans leur acception, la rondeur, c’est plus Monica Belluci (méga ronde dites moi) que Madame Michu, qui peine à s’habiller dans le prêt à porter classique.

Alors que la semaine dernière mon hebdo préféré qui me fait hurler à l’arnaque 4 fois sur 5 consacrait un passionnant dossier à « comment s’habiller pour avoir l’air plus mince que l’on est« , là on est passé à la sexualité des rondes. L’annonce est énorme, en grosses lettres rouges sur la couverture (tiens, c’est Monica, what a surprise !) : « Les rondes font mieux l’amour » et son sous-titre « Ce sont les hommes qui le disent« .

Quand vous vous plongez dans l’article, bien évidemment, peu de surprises, les poncifs habituels sont de nouveau bien exploités, rien de neuf sous le soleil : les femmes rondes sont plus sensuelles, charnelles, car elles développent plus d’hormones, masculines ET féminines (ce que je veux bien croire, à priori), et les hommes préfèrent, même s’ils ne l’avouent pas toujours, parce que c’est teeeellement bon de se plonger dans les plis et replis d’une femme épanouie (la maman et la putain, ça faisait longtemps qu’on nous l’avait pas sortie du placard celle là), par rapport à une femme androgyne, qui nous donne « l’impression de coucher avec son pote » (citation d’un des témoins masculins de l’article).

Mais, parce qu’il y a un mais, pour être une ronde qui fait bien mieux l’amour que les maigres, il y a un critère de conditionnalité, énoncé par la psy de l’étape : être bien dans sa peau, s’assumer. Et là, je repense à l’article de la semaine dernière, sur « comment s’habiller pour avoir l’air plus mince que l’on est » …. Assumons nous n’est ce pas ? Ben voyons.

PS : oui, je sais, je n’ai qu’à résilier mon abonnement à ELLE au lieu de m’égosiller tout le temps sur l’ineptie de leurs articles, et leur ligne éditoriale merdique. Mais je peux pas, chui encore addict à « C’est mon histoire » … Hin hin hin.

Clovis dans la baignoire

C’est un cas difficile que le cas Cornillac. A priori, il correspond pas vraiment aux critères de beauté classiques, et il a surtout souvent été desservi par des rôles de simplet (« Brice de Nice »), de séducteur pénible au petit pied (une daube avec Alexandra Lamy dont j’ai oublié le titre), ou de pénible tout court (une autre daube avec des histoires d’avions, « les Chevaliers du Ciel », « Un long dimanche de fiançailles », et « Mensonges et trahisons », où il fait très bien le footballeur bas de plafond).

Pourtant, au fil du temps, on lui découvre un certain charme, et une présence virile rassurante. Dans « Poltergay » (avec ma copine Julie Depardieu), il révèle un autre de ses atouts, son côté pile, doté d’un fessier ma foi fort alléchant, que des fantômes polissons prennent en photo sous la douche.

Alors ce soir, moi c’est pas sous la douche, mais dans ma baignoire que je pataugerais bien avec CloClo ….

Accessoirement, je recommande « Poltergay » à tous ceux qui veulent passer un bon moment pas prise de tête. C’est mignon, avec quelques bonnes trouvailles comiques, Julie Depardieu est toujours au poil, et le beau Clovis fait décidemment bien le bourrin, taillé en V (pourtant autant vous dire que les petits tee-shirts moulants en lycra, ça va pas à tout le monde).

Sasa toute nue à la FIAC !

J’ai appris que cette année à la FIAC il y avait une exposition des photos de Spencer Tunick (merci Charlie pour l’info), prises lors de la Biennale d’Art Contemporain à Lyon en septembre 2005. Pour ceux qui suivent ce blog (et l’ancien), j’avais fait un compte-rendu détaillé de tout ça. Une chouette expérience à vivre.

J’ai retrouvé des extraits d’une interview à laquelle j’ai répondu en tant que participante lors de l’inauguration de l’exposition à la Sucrière (haut lieu de l’art contemporain à Lyon). Je sais, je glousse comme une niaise en permanence, et pourtant je n’avais pas (encore) bu au moment du vernissage. Comme je suis une buse, je mets ça sur Dailymotion (dites moi s’il y a une meilleure solution, simple, de mise en ligne de sons). Y’a que le son, mais pour le reste, il suffit d’aller voir les photos (bien malin qui m’y retrouvera …).


spencer & moi 1
Vidéo envoyée par sasalaloute


spencer & moi 2
Vidéo envoyée par sasalaloute


spencer & moi 3
Vidéo envoyée par sasalaloute

Je serais curieuse de savoir combien les clichés sont vendus (alors que Denis s’interroge à juste titre sur la valeur marchande de l’art contemporain). En tous cas, en ce qui me concerne, j’ai eu un tirage de la photo ci-dessus. Je le montre à qui veut passer boire un coup à la maison, gratuitement !

Bernard Pivot is talking to you

Allez, fendons nous d’une petite note cul … turelle. Aaaaah on est déçus là bas au fond ?

Vous êtes plusieurs à avoir sollicité mes conseils de lecture, après avoir appris que j’étais une lectrice compulsive (2 romans par semaine en moyenne). Je vous aurai bien renvoyé vers un blog lecture, mais après en avoir suivi une quinzaine pendant 2 mois, je n’ai pas abouti à quelque chose de concluant.

Alors, à part David Abiker, qu’il faut lire (en même temps, ça va aller vite, y’en a deux), je vous ai donc préparé une petite liste non exhaustive, composée de mes dernières bonnes lectures depuis 2 ou 3 mois. Sachant que j’exclus volontairement ici tous les romans noirs et polars, j’en ferais une autre note, spécialisée.

:: « Les vaisseaux du coeur » de Benoite Groult, ma féministe favorite (courrez lire « Ainsi soit-elle » si ce n’est déjà fait), donc j’ai découvert ce roman d’amour (écrit dans les années 70) cet été. Une histoire d’amour impossible, entre un marin breton et une intellectuelle, suivie sur une vie entière. Boulversant.

:: « Petits crimes conjugaux« , pièce de théatre de PE Schmitt, se lit en 2 heures, un régal de cruauté.

:: « Les locataires de l’été » de Charles Simmons, une initiation amoureuse au fil d’un été adolescent. Ecriture sicelée, analyse psychologique fine.

:: « La bonté mode d’emploi« , un roman de Nick Hornby (« High Fidelity », « About a boy ») un peu moins connu du grand public, mais très drôle et bien vu, sur la critique de nos sociétés égoïstes, qui se dédouanent par une charité bien ordonnée.

:: « Dans ces bras là » de Camille Laurens. Je ne la connaissais pas du tout avant de découvrir cette ode aux hommes, aux pères, aux maris, aux amants, à nos confidents et amis masculins ….

De quoi occuper quelques bonnes heures de lecture.

Les infidèles sur le paillasson

Je sais, c’est pas beau la haine, et y’en a qui préfèrent l’amour à la haine (et moi aussi, la guerre et la famine, globalement je suis contre), mais je constate quotidiennement que y’a pas que moi qui voudrait en mettre certains sur le paillasson …

Ce soir Diams et sa copine de malheur, Vitaa, qu’ont la haine.

Allez, on compatit, tous des salauds, sauf Papa (et l’Epoux).

Création d’une nouvelle catégorie ce soir "Sur mon paillasson"

Il fallait que ça arrive, ce blog ne pouvait se contenter de rester une ode concupiscente à la virilité exhibée à nos yeux innocents, bicoz (oupse, pardon, les derniers relents de mon angliche meeting de ces 3 derniers jours), les mecs, parfois, vous êtes vraiment des gros nazes. Alors comme Mry et sa série des Penchiaisons (spéciale dédicace comme on dit dans le arénbie), je lance ce soir une nouvelle catégorie, « Sur mon paillasson« .

Pour ceusses qui arrivent, qui suivent pas, ou qui n’ont jamais saisi mais s’en cognent (genre je viens par ici, hop hop hop, pour mater des mecs à oualpté et basta), « la baignoire« , c’est cet humide objet de mon désir, là où je brosse dans le sens du poil (car j’aime le poil, sur le torse surtout) un certain nombre de représentants de l’espèce mâle. Célebrités ou stars en devenir, copains consentants, lecteurs (a)mateurs, ou bloggeurs amicaux, tous les soirs de la semaine, ça défile.

Le pendant de la baignoire, ça ne pouvait donc qu’être le paillasson, là où sont relégués les gueux, ces salauds qui vraiment ne méritent pas notre affection, notre tendresse, notre admiration béate et un peu baveuse (ces propos n’engagent que moi, je sais bien que toutes les jeunes femmes ne bavent pas bêtement devant un quarteron de rugbymen, mais qu’on ne me jette pas la pierre). Vous me répliquerez, si c’est des nazes, pourquoi en causer ? Ben pour les stigmatiser un peu plus pardi 🙂

A tout seigneur, tout honneur, puisqu’il est à l’origine de cette nouveauté éditoriale, mesdames, je vous proposer de faire dormir sur le paillasson Fred Cavazza.

Alors à la base, je ne connais pas Fred, ni son blog, ni ce qu’il fait, et il n’est pas particulièrement repoussant. Cependant, quand on s’exprime sur les blogs, et qu’on dit très sérieusement (merci à Thomas Clément, dont je lis le blog depuis quelques mois, pour l’info) des choses comme :

:: « 90% des blogs sont tenus par hommes, et sinon y’a quelques blogs cuisine qui marchent bien … » (sic)

:: « le bloggeur c’est le mâle dominant de la tribu » (et entre vous, vous vous montrez votre zizi alors ? Ah non, je confonds, ça c’est Technorati, aaaaaaaaaah)

:: « les femmes produisent pas mal de trafic sur des sites comme Doctissimo et Au féminin » (oué, et on cause entre nous de nos règles douloureuses et des incompréhensions hommes / femmes, ou encore de la qualité du dernier album de Tina Arena)

Hé ben moi je sors les crocs de chienne de garde que je suis, et je dis « non mais ça va pas non ???? »

Je sais pas pourquoi, je sens que je ne vais avoir aucune difficulté à alimenter cette nouvelle rubrique … Gare à vos fesses messieurs ! En tous cas, pour rire pour de vrai, je vous recommande (en vrac) plutôt :

:: la dernière production de Florence Foresti,

:: le « King kong Théorie » de Virginie Despentes (j’essaierai de faire une note dessus),

:: et mes aventures de Loozeuse, que je partage avec un garçon tout à fait charmant, lui, Xav, ça se passe par là, j’en reparlerai aussi.

Bon je vous laisse, ça joue du klaxon dans ma rue, je suppute que Lyon a du ENCORE mettre une branlée au PSGé. Chouette.

Fluent in english, mon oeil !

The feurme où que je travaille se targue de recruter uniquement des gens « fluent » en angliche. J’avais quelques doutes sur la véracité de ce point, dans la mesure où je suis assez bien placée pour savoir que certains collaborateurs (de valeur pourtant, hé hé hé) sont loin de maîtriser les nuances de la langue anglaise.

A l’occasion de la formation que je suis ces jours ci (ce soir, ferais-je remarquer à l’occasion, je n’ai bu que deux bières, saaaage, pas question de retapisser une 2ème fois la salle de bain en marbre de l’hôtel, ça va finir par manquer de distinction tout ça), 680 personnes des bureaux français, italiens, espagnols, portugais, chypriotes, roumains, bulgares, turcs, sont rassemblées. La langue de ralliement, bien évidemment, est l’anglais.

Autant dire que je sentais hyper moyen de suivre 3 jours de formation complètement avinée en langue anglaise de A à Z, et encore moins de prendre la parole pour exprimer un avis quelconque (ce qui pour une bavarde impétinente comme moi est un comble). Et bien contre toute attente, j’ai été surprise de découvrir :

:: que y’avait des burnes en anglais bien pires que moi, à commencer par les partners, nos chefs bien aimés (y’en a quand même un qui nous a causé sans rougir de « rapidity » des process, très classe), surtout français, qui parlent l’anglais comme moi le serbo croate.

:: que je comprends tout ce que l’on me dit quand on me cause dans le poste, et c’est un certain soulagement de me dire que je peux suivre autre chose que « Desesperate Housewives » en VO non sous-titrée.

:: que je suis capable de me faire comprendre par mes pairs, même avec quelques approximations et barbarismes.

Par contre, ce qui est certain, c’est que les champions des langues étrangères sont les gens des pays de l’Est, qui parlent fluent et avec un joli accent. La lanterne rouge est ….. la France, et arrivent vraiment pas loin derrière les espagnols, et les italiens. Au-delà des facilités des uns et des autres en langues, il est assez étonnant de voir combien les clichés sur les nationalités ont la vie dure. Les français râlent et critiquent tout le temps, les italiens sont des braillards, bordéliques et tout le temps en retard, comme les espagnols, les pays de l’Est sont hyper professionnels et disciplinés …. Autre source de différenciation et de mise en caricature, l’habit. A la soirée de gala hier, on reconnaissait tout de suite les nationalités des filles à leur tenue : les italiennes très sapées et maquillées, les filles de l’Est natures et un peu has been dans leurs vêtements, les françaises super élégantes moins sapées que les italiennes mais plus distinguées, etc.

Finalement, dans cette Tour de Babel, ce n’est qu’autour d’un verre et sur une piste de danse que les différences tendent un peu à s’estomper.

D’ailleurs, en parlant de verre, ci-dessous la prochaine campagne de sensibilisation contre l’acoolisme mondain et dans le cadre professionnel. Avant et après (enfin pendant, parce que l’après n’est pas montrable). Tu t’es vu quand t’as bu ….

Youhouuuuu ma première note bourrée !!!

Je me l’étais promis, il fallait que j’écrive une note complètement stone, dans un état proche de l’Ohio que je sais atteindre uniquement quand je suis FIN FAITE.

Ca a pas loupé, plein de gars m’ont fait dansé le rock sur des airs de disco, ça a brassé les 34 coupes de champagne que j’ai bu, et que j’ai vomi consciencieusement dans ma piaule (enfin, j’ai été bien inspirée, pas loin des toilettes) ….. Conclusion je suis malaaaade. Il est 5h23.

J’adore.

Je vous aime, j’aime tout le monde là de toutes manières. Yeeeeeeeeeeeeepi. Le réveil va être terrible. Ne pas y penser, s’écrouler dans un sommeil profond et réparateur. Oooooh my god. Je maudis le rock moulinette ….. beurk