Interruption des programmes jusqu’en 2007 (la faute à Numéricable)

… et c’est à mon corps défendant !

Il s’avère que j’ai changé le modem de l’ordi maison jeudi (pour réétablir le routeur wifi), et que depuis, nous sommes en carafe de ouèbe à la maison. J’ai bien envie d’étrangler les téléopérateurs marocains de Numéricable avec le cordon du modem en question, je sais que ça n’arrangera rien à mes affaires, mais juste ça me soulagerait. Pour la petite histoire, chez Numéricable, vous avez deux solutions de dépannage en cas de difficultés :

1. Premier niveau, appel d’un service en 08 (34 centimes d’euros la minute, bien évidemment), où vous êtes basculés sur un centre d’appel au Maroc, où des soit disant techniciens ont comme seule solution de réparation des petites phrases toutes faites, anonées comme une poésie en CM1, la principale étant dans mon cas « vous avez essayé de de débrancher et de rebrancher le modem de la prise électrique ?« . Alors que je m’efforce de leur expliquer que j’ai fait un contrôle, il n’y a pas d’adresse IP, c’est donc autre choooose connaaaaaasse madame.

2. Second et dernier niveau, l’envoi d’un technicien à domicile. Entre les deux, point de salut, aucun véritable personnel compétent disponible par téléphone, alors que le bouzin est sans doute dépannable à distance. Autant dire que le monsieur qui va se pointer entre 12 & 14 heures mecredi 3 janvier a intérêt de connaître son affaire, faute de quoi je pourrais bien mettre mes menaces étranglatoires à exécution.

Du coup, je suis « off line » jusqu’au 3 janvier. Punie. C’est horrible, je suis comme Bree Van de Kamp, incapable d’admettre son addiction en public (« nooon, pas de souci, pas d’internet pendant 1 semaine, je peux gérer, oui oui« ), et à planquer des bouteilles dans les placards (en l’occurrence, courir ventre à terre dans un cyber café). L’Epoux ricane, et me dit que ça me fera le plus grand bien de m’échapper quelques jours de cette « sphère égocentrique et auto référentielle » que sont les blogs (l’a du vocabulaire, hein ?). Donc acte, ceci sera ma dernière note pour 2006. Parce que faut pas déconner les cybercafés, c’est pas fait pour moi (surtout celui, qui diffuse Céline Diooooon).

Je vous souhaite de bien finir 2006, et bien commencer 2007, j’aurais l’occasion de dresser ma liste de bonnes résolutions, et de vous faire mes voeux (la norme m’accordant jusqu’au 31 janvier, c’est bonnard).

Un baiser de loute, pour la peine
(et en particulier peut être à un certain Nicolas M. qui m’a envoyé un mail très rigolo le 28/12, promis je réponds le 3.)

Je remplace la petite gâterie (9) par un splendide cadeau …

Excusez moi, j’ai oublié de poster la gâterie hier soir, mais il faut dire que j’étais perturbée. Très.

J’ai vécu un moment rare. Amour. Sensualité. Tendresse. Incroyable, proprement incroyable. Je me doutais de la potentialité du film, et je n’ai pas été déçue. Lady Chatterley de Pascale Ferran. Il est déjà en salles depuis le 1er novembre, et franchement, c’est le meilleur film d’amour que j’ai vu depuis …. Autant en emporte le vent. C’est dire.

Il est plus difficile de dire tout le bien que l’on pense d’un film que le critiquer. Alors oui, il dure près de 3 heures. Mais c’est presque trop peu pour décrire la naissance d’une histoire d’amour, l’éveil d’une femme à la sensualité et celui d’un homme aux sentiments, la douce formation d’un couple. Pascale Ferran décrit très bien toutes ces étapes, avec une grâce particulière, une émotion qui n’est pas de la sensiblerie, une sensualité et un érotisme qui ne sont ni gratuits ni vulgaires. Les deux acteurs principaux sont formidables, et en voyant Olivier Parkin (Jean-Louis Coulloc’h, minéral à souhait) à travers les yeux de Constance Chatterley (Marina Hands, vue aussi dans Ne le dis à personne), vous ne pouvez qu’avoir envie de vous enfouir dans ces bras là.

Pour voir la bande-annonce, c’est là.
Et comme souvent, Télérama en parle bien mieux que moi.

Les 5 choses que vous avez toujours voulu savoir sur moi sans jamais oser les demander

Boooon Anne Lolotte m’a demandé, je m’en acquitte donc, car je suis bonne fille. La chaîne de blogueurs pour la Noyelle a bien évidemment un caractère … exhibitionniste !

Alors, je dois vous apprendre 5 choses que vous ne savez pas de moi. Easy the cat.

1. j’ai un souffle au coeur. Un jour j’en mourais. Ou d’autre chose, on sait pas.

2. je suis papillophobe, j’ai la phobie des papillons, et pas seulement ceux de nuit, tous ces petits (et gros) enfoirés de papillons immondes, je les hais. Par contre je ne suis pas parophobe. D’accord, ce n’est pas un scoop, mais c’était pour minimiser l’impact du précédent.

3. je dors en serrant les poings, de chaque côté de ma tête, comme les nourissons. Et j’ai un tic associé, je serre souvent mon pouce dans mon poing, comme pour le protéger.

4. j’ai commis un mémoire de fin d’études à Sciences Po, en droit constitutionnel, sur l’autodétermination (devolution in angliche) et le régionalisme en Ecosse, un pavé indigeste mais passionant, de 350 pages. Je le prête à qui veut s’instruire (ou s’endormir hyper vite le soir). Depuis, j’ai abandonné le droit constitutionnel, mais j’ai gardé une certaine affection pour les kilts. Surtout quand c’est Ewan qui le porte …

5. Un jour, j’aimerais bien me faire refaire les seins. Ca y est c’est dit. Même pas honte. Et pis, c’est parce qu’on fait un 95 C qu’on peut pas s’en payer d’autres, différents. J’me comprends.

Allez, je vais faire passer la chose aux personnes suivantes (elles vont être ravies, sûr) : Yannick, Henri, Xavier, La Fée, et Nicolas. Bande de petits veinards !

Hurlons de rire, ça réchauffe : la chanson du beau gosse

Entendu dans la voiture en allant vers les agapes de Noël, sur Fun Radio (oui, j’écoute Fun Radio, et même des fois Rire & Chansons, je suis une vraie routarde …). Ultra bogosse, par Disiz la Peste, qui excelle dans l’art trop peu connu du rap humoristique. Un bijou du genre. Que c’est bon de rire. Ecoutez bien les paroles, on s’y croirait.

« Tu as de jolies jambes, elles ouvrent à quelle heure ? » … J’adore.

En cherchant le MP3, j’ai trouvé une autre version, que j’aime moins, Bogosse.

Mes voeux pour Noël … (n’est pas LLM qui veut)

Moi aussi j’ai voulu m’essayer au blogging en courant. Bonjour le résultat !

C’est l’intention qui compte on va dire …


voeux 1
Vidéo envoyée par sasalaloute


voeux 2
Vidéo envoyée par sasalaloute

Passez tous de bonnes fêtes de Noël, pour ma part, j’assure au moins la diffusion des gâteries du soir …

(Autant vous dire que c’est pas avec ce bonnet digne de figurer dans Borat que j’accroche plein de mecs sur le trajet du jogging hein …. Ou c’est le coupe vent orange DDE, je sais pas, j’hésite.)

Mes voeux pour Noël … (n’est pas LLM qui veut)

Moi aussi j’ai voulu m’essayer au blogging en courant. Bonjour le résultat !

C’est l’intention qui compte on va dire …


voeux 1
Vidéo envoyée par sasalaloute


voeux 2
Vidéo envoyée par sasalaloute

Passez tous de bonnes fêtes de Noël, pour ma part, j’assure au moins la diffusion des gâteries du soir …

(Autant vous dire que c’est pas avec ce bonnet digne de figurer dans Borat que j’accroche plein de mecs sur le trajet du jogging hein …. Ou c’est le coupe vent orange DDE, je sais pas, j’hésite.)

Au petit matin … Un conte de Noël et une foule sentimentale

Il est des billets que je ne suis pas capable d’écrire autrement que dans les conditions qui sont réunies en ce moment même : une journée très longue qui vient de s’écouler (presque 24 heures debout, un jogging, une visite aux parents, quelques achats de Noël en retard, des amis et de la famille au téléphone), puis une soirée et une nuit quelque peu alcoolisées, la foule et la musique, cet étourdissement dans lequel on tend parfois à s’oublier, pour mieux se rappeler ce que nous sommes, une fois le bruit arrêté, la solitude regagnée.

Une anecdote de Noël, que j’hésitais à raconter, moi qui ne voulait pas ajouter une pierre par trop pessimiste aux doutes déjà lisibles par ailleurs sur la blogosphère. Tant pis, je suis « in the mood for ».

J’étais dans le métro, comme chaque matin, assise dans un wagon vers la Part Dieu. A un arrêt, monte et s’installe en face de moi un homme âgé, sans doute près de 70 ans. Il est très grand, maigre, mal rasé et mal habillé, maladroit dans ses mouvements, et dégage une odeur désagréable, entêtante, reconnaissable entre mille, celle des gens qui ne se lavent pas tous les jours. Il est complétement recroquevillé sur lui-même, essayant de se faire le plus discret, lui et son encombrante et odorante carcasse, dont il a visiblement honte.

Je vois ses mains, je les fixe. Elles se lient et se délient, se serrent souvent, grandes mains jaunies par la cigarette, en des suppliques silencieuses. Je n’arrive plus à détacher mes yeux de ces mains. Elles ont tout hapé, moi qui somnolait un peu sur mon siège, encombrée de pensées un peu vaines (un dossier à boucler, un client à rappeler, une amie à sermoner, un cadeau à faire). D’un coup, mon oppulence, ma fatuité, mon inutilité crasse m’asaillent, face à cet homme tête baissée, qui fait tout pour éviter qu’on le remarque, lui et son indigence.

Quelle aide puis-je lui apporter, lui qui fait tout pour ne pas inspirer cette piété (pitié) bien-pensante ? Alors je le regarde en face , essaye de capter son attention, et de mettre le plus d’humanité possible dans mon regard. Quand son regard accroche enfin le mien, l’innatendu se produit alors. Dans cette échange silencieux, je suis soudain assaillie par une émotion insoutenable, comme si brusquement, j’étais submergée par l’injustice de cette terre et de cette vie, et j’éclate en sanglots. Pauvre conne.

Alors l’homme prend mes mains dans les siennes, et doucement, les serre. Je ne saurais dire ce qu’il a compris de mes pleurs. Chagrin d’amour, crise compationnelle, ou autre. Je me souviendrai juste de cet homme, qui dénué de tout, m’a tendu la main … Joli cadeau de Noël, dont je me souviendrais.

… Nous ne sommes qu’une Foule sentimentale, d’Alain Souchon, chantée ici avec Vanessa Paradis.