Une orange brulée, de la drague sur le ouèbe, une pensée pour Ashley, et le WE enfin, sans Roman(s) ….

Attention, note sans queue ni tête. Idées en vrac, pas le temps de faire le tri. On balance tout sur la table.

Dans le Libé d’hier, deux articles m’ont interpellé (enfin, pour être plus précise, m’ont fait ouvrir un oeil tout collé dans le TGV de 7 heures pour Paris – putain que je déteste ce train) et donné sujet à polémique, à interrogations du moins.

Le premier, léger, mais pas tant que ça, sur les nouveaux comportements de drague sur internet, intitulé « Sur le Net, ça drague sans les manières« , sous titré « Caché derrière son écran, l’internaute s’autorise des comportements grossiers. » Je ne pratique pas ce type de drague, mais j’en avais entendu causé, par des célibataires de mon entourage, et ça se confirme, pour certains, l’écran crée un mélange de proximité artificielle, qui confine à la promiscuitée et à la brusquerie. Les témoignages font peur, et donnent pas envie d’aller tenter sa chance sur les Meetic et autres Match … Plus surprenant pour moi, il semblerait que les filles soient aussi peu tendres que les gars.

Le soir, concentration de (lou)loutes pour un anniversaire à l’Orange Brulée, petit restaurant fort sympathique rue Juliette Récamier, ouvert l’été dernier, que je recommande chaudement au passage : accueil charmant, déco très girlie, carte simple mais goûtue, abordable, bref au poil. La conversation s’engage (grosse majorité d’obsédées de trentenaires autour de la table) sur la gente masculine (on reparle des sites de rencontre, qui décidemment n’ont pas la côte, à se demander qui sont les 6 millions d’inscrits …) puis la progéniture des uns et des autres (pour ceux qui en ont, des chiards). Les naissances en pagaille sur 2006. Je repense à l’article en pages Rebonds, L’enfant rapetissée, sur la dernière trouvaille des américains : stopper la croissance (hormonalement) d’une enfant de 9 ans, dont le développement psychique s’est arrêtée à …. ses 3 mois. Ablation des organes reproducteurs, des glandes mammaires … Brrrr. Ses parents pourront s’en occuper plus facilement, plus longtemps, c’est un de leurs arguments. Leur blog, devenu leur seul moyen d’expression public, est là.

On en pense ce que l’on veut, c’est un problème éthique, difficilement solvable autour d’une bouteille de Pouilly Fuissé. Moi ça me choque, comme ça me travaille quand on me raconte que des médecins ont sauvé les jumeaux d’une connaissance aux filles, prématurés d’à peine 6 mois, 350 grammes chacun …. « Si tu avais été la mère », me dit-on, « tu aurais été heureuse qu’on les sauve ». Je ne sais pas, effectivement je ne suis pas mère, mais jusqu’où peut-on laisser la médecine expérimenter, repousser ses limites, tenter l’impossible, au prix de quelles souffrances, et de quels risques. Alors je pense à Ashley, qui aura 9 ans dans son corps toute sa vie, et 3 mois dans sa tête. Encore un frisson.

Heureusement, le WE arrive. Après moult tergiversations, je ne vais pas aller à Romans, pour la clôture du Festival du même nom (pas que j’y sois attendue comme le Messie non plus me direz vous à raison). Pas le goût en fait. Pas envie de tourbillonner entre sphère virtuelle et réelle, surtout de manière collective. Pas que ça ne me plaise pas (moi, la fête & la picole, suis toujours partante), mais j’avoue que pour moi le mélange des genres est difficile. J’avais envie de voir (re-voir) certains , dont je sais qu’ils seront présents, et pour lesquels j’ai de l’affection, de l’intérêt (non, pas de name dropping, et saoule de faire 10 liens). Entre mon image virtuelle (pour ne pas dire étiquette autocollante méga bien collée sur mon front) et ma réserve réelle (Xav’Z on se moque pas hein !), j’ai du mal à me positionner dans ce jeu. Pour la faire simple (et conforme à l’image), je suis plus parties fines entre petit nombre de participants, que méga partouze, parce que je me connais, j’ai toujours tendance à en faire un peu trop pour me fondre dans l’ensemble ….

Bref, ce WE, on va voir si la montagne me gagne plutôt …

Départ en musique, ‘tain Noémie, t’as raison, j’avais complètement zappé Armand Van Helden, l’a fait plein de trucs sympas lui. Une petite salve pour la route.

2 réponses sur “Une orange brulée, de la drague sur le ouèbe, une pensée pour Ashley, et le WE enfin, sans Roman(s) ….”

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