La prochaine James Bond Girl ….

En exclu sur ce blog …

Comment ça je suis pas crédible ???

Une James Bond Girl qui ferait de l’aérophagie quoi. Nooon ?

Nan mais sans blague, faut le savoir, trouver un maillot de bain de grossesse qui ne te donne pas l’air d’une mémère à chien chien, c’est méga galère. Alors autant dire que je suis pas peu fière de ma trouvaille (on voit pas bien sur la photo, mais le maillot est doré, une vraie petite Paris Hilton de Prisu, j’vous dis).

Maintenant, faut juste que le soleil revienne et que la température repasse au dessus des 20°, que je puisse effectivement faire la naïade (et passer outre les remarques de l’Epoux, qui a quand même trouvé le moyen de me dire, en me voyant dans mon bain ce matin, que je ressemblais, je cite « à un poussin baleine flottant dans son bassin » … me dire ça à moi, la mère de son héritier, quelle ingratitude).

PS : bordel à mille queues, je viens de comparer cette photo avec une autre que j’ai publiée fin avril, j’ai comme l’impression que j’ai triplé de volume …. Encore 1 mois et demi, et il paraît que c’est là qu’on prend le plus, mamamia.

Le mystère des "femmes fontaines"

Sans déc’, c’est plus palpitant que le mystère des hommes dressés de l’Ile de Pâques !

Si j’écris cette note sous la pression d’un lectorat avide de cochoncetés en ces temps de disette sexualisante sur ce blog (alors que je confiais maladroitement les quelques inconvénients des déreglements hormonaux de la grossesse sur ma vie quotidienne), il faut le préciser, ça fait un moment que j’avais entendu parler de ce phénomène de l’éjaculation féminine. Le sujet fait visiblement causer, puisqu’il existe des débats scientiques / médicaux à son sujet, moult forums pour débattre de ce sujet, des sites de « fans » (des femmes fontaines) consacrés à la question, et bien entendu, un tas de vidéos disponibles, majoritairement sur des sites de fesses (là je ne mets pas de liens, sinon je vais encore me faire spammer à mort).

Alors une femme fontaine, comment ça maaarche ? (prendre la voix de Jérôme Bonaldi quand il nous faisait découvrir ses produits soit disant innovants mais complètement inutiles). Pour commencer, on va pas se cacher derrière son petit doigt, le mieux est d’en voir un exemple concret (pour ceusses qui n’en n’ont jamais vu, en vrai ou en vidéo). J’ai essayé de vous choisir un truc pas trop trash (des heures de visionnage sur des dizaines de sites, un vrai boulot les enfants …), donc c’est de la masturbation lesbienne, j’annonce la couleur. Hop, faut cliquer ici. Si tu as moins de 18 ans, passe ton chemin petit …. Pour les autres, c’est issu d’un site gratuit, avec des vidéos courtes qui se chargent rapidement (et ne me demandez pas comment je le connais hein, mais spéciale dédicass’ à l’être de lumière, qui m’a filé un coup de main à l’occasion).
Mais pour ceux qui ne peuvent / veulent pas voir de trop près ce genre de choses, le mieux que je pouvais proposer est un récit par une (heureuse ?) bénéficiaire du phénomène. Et c’est là qu’intervient la magie du ouèbe et du blogging (et qui explique en partie le délai que j’ai mis à pondre cette note). Car des lectrices se sont manifestées. Vi vi vi (et non, ce n’est pas moi qui vait causer à la 3ème personne). En l’occurence deux, qui ont bien voulu témoigner anonymement de leur vécu, que je vous restitue ici. Je les remercie de leurs confidences, et on félicite Tata Sasa de vous faire profiter de ses talents d’enquêtrice (mouarf). En 4 questions – réponses, je me suis permise de mixer les témoignages (concordants), pour assurer qu’elles ne s’y reconnaissent pas trop (et non, je ne dirais pas de qui il s’agit, et non je ne communique pas de candidatures).

:: Quand (est ce que cela se produit, faut-il des circonstances particulières, seule ou à deux, systématique ou aléatoire, petite mort qui marque la fin d’un rapport ou possibilité d’un rebond) ?

Il n’y a pas de règle ou de systématisme dans le phénomène. Oui bien sûr, à force de connaître son intimité, et surtout en situation de masturbation, on peut apprendre à stimuler les bonnes zones (on ne parlera pas de point G, car vous le savez tous, il n’existe pas comme un point, mais bien comme une zone, accessible à toutes et tous, avec un peu de pratique) et déclencher éventuellement l’éjaculation. Ca peut se produire en cours de rapport sexuel, concommittant ou précédant un orgasme. Ca ne signifie pas, comme souvent chez les hommes, la fin du rapport (oui je sais, je sais, y’en a qui peuvent le remettre le couvert 5 à 6 fois, mais beaucoup moins après 30 ans, je vous assure, là aussi j’en ai des témoignages, et en pagaille).

:: Pourquoi (si ça n’est pas systématique, qu’est ce qui le déclenche) ?

Ben l’excitation pardi. Sachant que ça peut être simplement une situation pré-coïtale, un rêve érotique dont on sort trempée, une séance de masturbation, ou de sexe of course. Dans l’échange que j’ai eu avec les filles, nous n’avons pas réussi pour autant à établir si c’était l’aboutissement d’un orgasme, son point paroxystique (la petite mort), ou un puissant lubrifiant, alimentant le rapport sexuel. Sans doute les deux, en fonction des situations et de la disponibilité psychologique de la fâaaaamme.

:: Comment (ben oui, c’est comment à vivre, c’est un jet puissant, comme on voit dans les vidéos de fesses, ou c’est plus diffus) ?

On parle d’éjaculat féminine dans les productions médicales, car c’est une substance « inédite », spécifique, et mal connue pour l’instant. Elle prend le même chemin que l’urine (via l’urêtre donc), mais n’en est pas, et elle est également différente des sécrétions des glandes de Bartholin (la cyprine messieurs). Pour autant, mes lectrices-témoins ne la qualifient pas ainsi. Pour la simple et bonne raison que pendant longtemps, faute de pouvoir « comparer » à d’autres filles, elles ne considéraient pas le fruit de leur excitation comme différente ou exceptionnellement abondant. C’est souvent au contact d’un amant un peu plus expérimenté (ou fan de « squirt« , comme on l’appelle sur les sites pornos anglo-saxons), qu’elles ont pris conscience de leur « particularité ».

Par contre, comme souvent, il ne faut pas croire qu’elles ont pu observer sur elles-mêmes ce phénomène visuel de la « fontaine », dont sont friands les sites pornos (y’a même des spécialistes mondiales, comme Cytherea). Basiquement, parce qu’en général, elles ne sont pas dans la position dite de la grenouille écartelée (si si, celle que vous prenez quand on vous épile le maillot, voyez ?), ou bien, y’a du monde devant et dedans (un gars / un gode / les deux), donc pas d’explosion visible à l’oeil nu. Par contre, les filles sont capables de l’identifier parce que le phénomène trempe littéralement les draps / les sièges de la voiture, et que ça n’a rien à voir avec la production « habituelle ». J’ai lu qu’en gros, une éjaculation féminine pouvait remplir une grande tasse à café. Ca laisse rêveur ….

:: Et alors (est ce que c’est bien / mieux, parce que dans la mesure où ça ne concerne à priori que 10% des femmes, on pourrait être un peu jalouse, nan) ?

En fait, il semblerait que l’éjaculation en elle-même n’apporte pas un supplément de plaisir à la fille. Elle est indicateur de son niveau d’excitation, mais si elle n’a pas lieu, elle n’empêche pas l’orgasme. Surtout, ce que toutes les deux m’ont confirmé, c’est que ça pouvait être plus génant qu’autre chose, surtout avec un nouveau partenaire, qui peut être surpris (et pas toujours dans le bon sens du terme), par l’ampleur du phénomène, difficile à dissimuler (sauf en milieu aqueux … oui et à queue aussi, pfff).

Ouaaala. J’espère avoir étanché votre curiosité, bande de pervers ! En tous cas, autant vous le dire, je ne suis pas prête de rejoue les décrypteuses du sesse, parce que c’est en fait super difficile d’aborder ces sujets par écrit, sans verser dans le clinique, le crapoteux, le cul-cul la praline, le désincarné. Bref ça m’a pris des plombes, moi qui prend rarement plus d’une demi-heure pour baver un post.

Demain, si vous êtes sages, je vous montrerai avant mon départ en ouacances des photos de mon maillot de bain de James Bond Girl. Oui parce que je suis comme ça, j’ai la prétention d’arriver à me mettre en maillot au mois d’août, c’est un défi que je dois relever (mais ça serait sympa que le thermomètre passe au dessus des 20° ….).

La dolce vita, avec mon Papa

Mon Papa à moi a troqué sa Triumph … pour une autre Triumph. Moins rutilante que la précédente (quel jaune paille délicat, non ?), comme elle a 4 places – dont deux pour personnes de petite taille ou alors des unijambistes – il essaie de faire croire à ma mère qu’elle est « familiale ». Au début je trouvais qu’elle ressemblait à une Trabant … Il se voit déjà en train de promener Elvis dans son cosy le futur grand-père …

En attendant, d’ici quelques jours, c’est sous le soleil (inch’allah) de la Drôme qu’on va pouvoir jouer la dolce vita dans les vignes … Enfin, par séances de moins de 30 minutes en ce qui me concerne, parce que comme tape-cul, c’est quand même assez balèze.

No way.

La première chose que m’a dite l’Epoux quand il a su que son héritier était doté d’une splendide paire de couilles c’est « Coool, je vais pouvoir re-faire du skate avec lui » (authentique).

Après avoir vu la vidéo ci-dessous (trouvée là), ma réponse est ferme et définitive. NO WAY.

Pour la petite histoire, paraît-il qu’il s’en est sorti le gars. Façon puzzle ….

Oncle Jesse !

Rares sont encore les fidèles au poste devant la 13ème saison d’Urgences. France 2 veut même notre peau, à nous les fans, en diffusant cette saison en plein été, par tranches de trois. Et franchement, trois épisodes à enfourner d’un seul trait, c’est trop d’émotions … (sans compter l’Epoux, terré dans un coin de l’appartement, qui bougonne sur la trop grande violence de la série, et sa forte propension à me faire chouiner tous les quart d’heure).

M’en fous ! Sans compter que cette saison, que je craignais désertée par tout élément mâle fortement doté en sex appeal, nous a offert sur un plateau Tony Gates – AKA John Stamos – en interne rebelle, ancien ambulancier et vétéran de la guerre du Golfe, empêtré dans sa vie sentimentale. Pour les connaisseurs, impossible de ne pas faire le parallèle entre ce personnage et feu le docteur Ross – AKA Geooooorges Clooney – pédiatre rebelle au grand coeur qui nous a fait tremper la culotte pendant une bonne demi douzaine de saisons, avant de se barrer en traître avec l’infirmière Hattaway.

Certes, Stéphanie me faisait remarquer qu’avec sa barbe de 6 jours, on dirait un Georges Michael à la petite semaine. Mais bon, ça relève tout de même le niveau, après le départ de John Carter.

J’ai mis un peu de temps à reconnecter mes neurones en capilotade, mais j’ai réalisé que le docteur Gates, c’était Oncle Jesse ! Mais siiii, Oncle Jesse, le tombeur de ces dames dans « La fête à la maison« , série des années 80 où jouaient les jumelles (aujourd’hui cocaïnomanes et anorexiques) Olson. Incredibeuleuh. Il nous prouve, à l’instar de son inégalable prédécesseur, Geooorges, que vieillir, chez les gars, vraiment, ça a du bon … (Si jamais vous croisez un gars sur une place avec le même brushing en carton et le bermuda jaune fluo qui cache – mal – des jambes de coquelet maigrelet, je vous autoriser à l’occire).

Si les bites pouvaient parler …

… je pense qu’elles seraient assez mal embouchées …

Un pub espagnole, donc par essence raffinée et de bon goût (le sens du picaresque est très développé chez nos amis ibères). Elle m’a fait penser au film culte de l’Epoux et de l’ami Edgar, Torrente (el brazo tonto de la ley).

PS : magie du ouèbe, les garçons, j’ai réussi à trouver une étude universitaire COMPLETE sur Torrente, qui s’intitule fort à propos « Le plaisir de la distance ». Tu m’étonnes !

En fait, je fais ma mijaurée, mais j’adore l’humour espagnol (sinon j’en aurais pas épousé un. D’espagnol je veux dire, pas d’humoriste hein)…

Dernier billet du bureau

Ayé tout est propre et net.

En bonne psychorigide, j’ai tout nettoyé, A FOND. Mes dossiers sont clos (et donc rangés dans des pochettes cartonnées, classées dans mon placard) ou transmis avec des notes explicatives de 4 pages aux collègues qui les prendront en charge à la rentrée. Envoyées par mail les notes ET en copie papier dans leurs bannettes. Old school. J’ai fait le ménage sur mon bureau, dans les tiroirs, dans les fichiers de mon disque dur.

J’ai du mal à réaliser que je ne vais pas travailler pendant au moins 5 mois. Ca fait 7 ans et 3 mois que je travaillle, depuis la fin de mes études. Que je travaille tout court et au sein de ze feurm’. La plus grosse interruption que j’ai pu connaître durant cette période, c’est 3 semaines pour les vacances d’été. Mon premier réflexe est d’être toute jouasse, de me dire que je vais avoir mes journées à moi (jusqu’à l’arrivée d’Elvis), que je vais pouvoir me vautrer dans mon lit m’installer dans des positions qui me permettent d’éviter que le dit Elvis ne me laboure les intestins avec ses pieds. Le second est de me dire que je vais me faire chier. Pas que je n’aie rien à faire dans les prochaines semaines, ou que je sois coutumière du désoeuvrement. Mais mon travail a toujours été structurant pour moi. Intellectuellement d’une part, parce qu’il m’enrichit, me permet de mettre en application des connaissances, des méthodes et des idées en lien avec ma formation et ma conception d’un certain nombre de choses (j’me comprends). Socialement d’autre part, parce que j’y suis entourée de personnes que j’apprécie à titre personnel (et avec lesquelles je ne travaille pas nécessairement), ou professionnel (enfin quelques unes hein …).

A courte vue, je suis ravie ravie ravie de quitter le navire, et de laisser ça derrière moi pour passer à autre chose pendant quelque temps. A moyen terme, je pense pouvoir enfin prendre conscience du fait que je ne suis pas indispensable à la bonne marche de l’entreprise (et ça fera le plus grand bien à la névrosée du taff que je suis), et relativiser l’importance du travail dans ma vie aussi (idem).

Au programme, tout un tas de trucs plus ou moins cruciaux. Très vite, l’article promis sur les femmes fontaines bien sûr, parce que je vise personne, mais y’en qui me tannent ….

L’école est finie …..

Des nouvelles d’Elvis

Ne vous méprenez pas, ce ne sont pas des nouvelles d’outre tombe du King que je vous apporte. Simplement, j’ai eu l’insigne honneur de me voir (enfin !) notifiée la liste des prénoms masculins favoris de l’Epoux pour nommer sa progéniture, et Elvis y figurait en bonne place. Quand je pense qu’il a osé se gausser de propositions tout à fait acceptables comme Barnabé et Félix, tout ça pour me sortir … Elvis ….

Du coup, j’ai décidé que ça serait son nom de code jusqu’à son arrivée, ce qui est plus flatteur que La Chose, ou Le Haricot, surtout qu’en l’occurrence, il a de moins en moins de points communs avec un haricot. Non pas que je voudrais qu’il partage quelque ressemblance avec un crooner obèse et cocaïnomane ….

En tous cas, à deux mois de son arrivée sur cette terre, Elvis pèse déjà approximativement 2,100 kg, ce qui semble-t-il est tout à fait honorable pour un foetus de 7 mois révolus. Compte tenu du poids de sa mère à la naissance (3,960 kg … uh uh uh), et du fait que sa tête est aussi grosse que son estomac (j’ai pas compris le lien de cause à effet, mais ça semblait limpide au médecin) l’échographe estime qu’Elvis pourrait bien arriver à ce même poids, voire mieux (ou pire, ça dépend comment de quel point de vue on se place).

Pour les sous-doués de l’échographie, c’est bien le visage de l’héritier à gauche de l’image, de face. On reconnaît les yeux fermés, des joues bien rebondies, et l’arrête du nez. Finalement, maintenant, les surprises seront la couleur de sa peau et de ses cheveux, pâle et blond comme l’Epoux ou noiraud et velu comme sa mère. Ou alors un mélange des deux, roux ! Ca j’adorerais ….

Je boufferais bien du scout

J’ai appris ce matin que c’était le centenaire du mouvement scout. Comme dirait l’autre, ça pourrait m’en toucher une sans bouger l’autre (c’est élégant, non ?). Mais c’est plus fort que moi, je HAIS les scouts, c’est viscéral. L’enrôlement semi militaire, la marche au pas des enfants, le port de l’uniforme pour conformer la pensée, ark. C’est odieux. Et je passe sur le côté catho bien pensant de 50% du mouvement (Scouts de France et d’Europe versus Eclaireurs, qui sont laïcs). A Noël, je prends un plaisir non dissimulé à refuser qu’il fasse mes paquets cadeaux ou à acheter leur calendrier (manquerait plus que je leur lâche de la thune tiens). Non parce qu’en plus vous avez vu à quoi ça ressemble un scout ?

A ça : un jeune couillon avec un yorkshire. Farpaitement. Trouvé sur Wikipédia. Et que ces messieurs ne viennent pas me parler du charme de la Jeannette en goguette (sac au dos, poils sous les aiselles, bermuda au dessus du genou et virginité en bandoulière), je trouve que c’est une prise sexuelle fort peu attractive.

Au-delà des préjugés hâtifs (comme si c’était dans mes habitudes de juger hâtivement des choses ….) et de l’imagerie d’Epinal du scout de base (mais qui a tout de même la vie dure, suffit de les voir dans leur milieu naturel), je fonde mon aversion sur deux évènement bien concrets.

D’une part, j’ai eu à fréquenter « professionnellement » des scouts, du temps de ma vie d’animatrice en colonies de vacances. Alors que nous passions tous sous les fourches caudines du BAFA, il était assez effarant de constater le peu de sens pratique et des réalités de la vie de la part de nos amis animateurs issus du mouvement scout. Parce que pour chanter « Nagaaaawika » au coin du feu et à la gratte, là y’avait du monde, pas de problème. Par contre, quand il fallait gérer des ados à problèmes, issus de familles défavorisées, désocialisés et violents, ben là ça devenait sensiblement plus difficile. Parce que dans ces cas de figure, l’esprit du scoutisme, tu peux te le carrer quelque part, et bien profond encore (« v’t’faire encuuuuler sale mono » aurait plus simplement dit une de ces adorables têtes blondes, en t’exhibant avec assez peu de pudeur ses organes génitaux hors de son jean baggy).

Je me rappelle en particulier d’un scout devenu animateur, pour qui l’immersion hors de son milieu habituel avait été assez traumatisante. Il croyait, pour l’avoir pratiqué au sein des Scouts d’Europe, que tous les enfants en vacances aimaient à marcher au pas en rang par deux, en chantant de jolies ritournelles de notre douce France ; qu’ils se couchaient sans difficulté à heures fixes (et avant 22 heures) après avoir récité deux pater et trois ave (ou le contraire) ; et que plier leurs vêtements, se laver tous les jours et faire leur lit (au carré) relevait d’une seconde nature. Le pauvre …. A la fin de la colo, il était complètement azimuté, tellement que lors de la dernière soirée entre monos, on l’a retrouvé dans la piscine, fin cuité, tout nu, se collant à toutes les animatrices qui pouvaient passer dans son champ de vision. Il est parti courir dans les champs (sans doute pour s’éclaircir les idées), on l’a perdu de vue, pour le retrouver au petit matin, ronflant sous un arbre du sommeil du juste. Toujours nu comme au premier jour où le seigneur nous a donné la vie. Amen.

D’autre part, j’ai gardé un souvenir particulièrement choqué de ce fait divers, datant de 1998, lorsque quatre scouts (membres de l’Association Française de Scouts et Guides Catholiques, non reconnue par la Fédération du Scoutisme Français, ni agréée du ministère de la Jeunesse et des sports) qui voguaient au large des Côtes-d’Armor, ainsi qu’un plaisancier qui tentait de leur porter secours, ont péri noyés, victimes de l’inconscience de l’abbé Cottard. En gros, ils étaient partis en mer sans respecter aucune des conditions élémentaires de sécurité ….

A l’époque j’étais encore moi-même animatrice et responsable d’enfants (et malgré les quotas de perte admis, comme dans l’armée, aucun n’est mort par ma faute hein !), et je m’étais mise à la place de cet abbé. J’étais entrée dans une rage folle quand nous avions appris que les familles, cathos intégristes jusqu’à la moëlle, avaient refusé de porter plainte contre l’abbé, invoquant la fatalité comme cause de la perte de leurs enfants. Heureusement, d’un strict point de vue légal, la mère du plaisancier qui était mort en essayant de sauver les enfants, avait permis que l’abbé soit poursuivi en justice, et condamné. Mais pour moi, c’était vraiment symptomatique d’une partie de ce mouvement (mais sans doute pas représentatif de l’ensemble, j’ose l’espérer), et de ses dérives sectaires et extrémistes.

Tout ça pour dire que je leur déconseille de croiser ma route aux scouts en ballade pour leur centenaire. Finalement, le seul qui me fait rire, c’est Hamster Jovial, de Gotlib …. A relire ça, tiens !

Myspace, le nouveau Meetic ?

Il y a quelques temps, pour pouvoir envoyer des mails à un ami qui avait crée son blog sur Myspace (ce qui soit dit en passant, est vraiment très naze, dans la mesure où c’est vraiment pas agréable d’utilisation, cette plate-forme), je me suis crée un profil, sous le même pseudo qu’ici, et avec le même avatar.

Depuis, c’est la fête du slip, je reçois régulièrement

:: des invitations pour devenir mon ami (plein que j’en ai),

:: pour des concerts plus ou moins under-ground,

:: d’autres requêtes plus ou moins loufoques,

:: et bien entendu, des déclarations d’amûuur.

Je pense que ce dernier point est largement correlé au fait que mon avatar présente une photo de ma pomme. Non pas que je me considère comme irrésistible, mais on ne peut que le constater, Myspace, c’est comme Meetic, si tu as le malheur de mettre ta photo, tu es inondée de messages …

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager une exemple de prose qui m’est parvenue. La question étant de savoir combien d’Afrodite (avec un F comme Fouyaya, l’orthographe c’est pas Facile tous les jours) ont reçu cette missive enflammée … (Je garderai l’auteur anonyme. Croyez pas que je vais vous filer mes bons plans comme ça nan ?)

Trouverai-je les mots pour te dire l’émoi
Et le souffle nécessaire pour crier sur tous les toits
La plus belle de mes lettres d’amour
Car pour toi, je n’ai pas lésiné sur les moyens
J’ai trempé mes doigts de velours dans le creux de tes reins
Pour écrire le long de tes hanches
Cette prophétie dont les cris se déhanchent
Tu sais, j’ai tant de ruse pour t’ inventer des caresses
J’invoquerai ta muse pour lui offrir les effluves d’un fleuve de tendresse
Je veux faire de tes lèvres le plus beau des livres
En buvant ta sève jusqu’à en être ivre
Accorde-moi s’il te plait cette danse sensuelle
Au point que mes mots en perde leur sens usuel
Et même si ta peau hésite, au contact de ma poésie
A m’offrir ton corps célèste, alors je partirai en éxil
Afin de décrocher le ciel pour un seul de tes cils
J’y sèmerai tes grains de beauté pour en faire des étoiles filantes
Et te murmurer de ma voix lactée des histoires trop kiffantes
Laisse-moi, s’il te plait, façonner tes contours avec le toucher d’un orfèvre
Et te faire l’amour comme on peint un chef-d’oeuvre
Me voilà à la merci de ce que ma fièvre dicte, là où nos chairs se hasardent
Tu es à la fois Afrodite et Shérazade
Avec la grâce féline d’un sublime animal
Laissant des traces dans ma rétine en image subliminale
Pour toi, je me ferai génie de la lampe et dieu de l’Olympe tour à tour
Je m’imposerai des épreuves chaque jour
Et pour commencer, accepte s’il te plait ce bouquet de proses
Comme preuve d’amour

Hu hu hu. N’empêche, comme ça casse grave l’ambiance quand au beau milieu de cet emballement des sens tu te retrouves nez à nez avec « des histoires trop kiffantes » ….