Divergences

Souvent, j’achète Tétu, pour reluquer les garçons (et choquer mon abruti de buraliste homophobe et raciste). Très régulièrement, je vais sur un tas de sites / blogs pour nos amis les gays, là aussi pour me rincer l’oeil. La plupart du temps, je m’extasie, selon les cas, devant ces corps huilés et dénudés, ou ces silhouettes élegantes et racées, tout en regrettant que tous ces beaux garçons soient perdus pour la gente féminine.

Et puis parfois, je tombe sur des photos d’un autre genre, et là je me dis, qu’en fait, non, le bon goût en matière d’hommes n’est pas toujours du côté obscur de la force. Loin s’en faut ….

(Oui, je sais, y’en a qui font leur bilan 2007 avec force démonstration et conviction, préparent leurs résolutions 2008 le front soucieux, et moi je mate des gars sur des sites douteux. Moi je dis, y’a pas de raison que 2008 soit fondamentalement différent de 2007, voilà tout …)

Adieu Benazir.

J’ai appris avec une grande tristesse l’attentat contre Benazir Bhutto hier, qui lui a coûté la vie. Au-delà des implications dramatiques pour le Pakistan, c’est un bout de mon histoire qui s’en va.

Je me souviens très bien en 1988, de l’élection de Benazir Bhutto. J’avais 10 ans, et pour moi c’était une grande fierté et un immense espoir qu’une femme puisse accéder au poste de Premier Ministre, qui plus est dans un pays musulman. A l’époque je me disais / me voulais déjà féministe (4 ans après, ma mère me faisait rencontrer mon idole, Benoite Groult), et cette élection me permettait de concilier mes aspirations avec une vision positive de l’islam. Bien que je n’aie par ailleurs jamais douté de la possibilité de concilier islam et féminisme (ma mère étant musulmane pratiquante et militante du MLF algérien), le triomphe de cette magnifique femme m’avait mis des étoiles dans les yeux.

Adieu Benazir.

Parle avec elle.

La reine mère : « Fuiii la la, ton père depuis qu’il a le bouquet numérique là, je te raconte pas le nombre de films qu’il regarde … »

Moi : « Ah oui ? »

La reine mère : « Ben tiens, encore hier, il en a regardé deux de suite. »

Moi : « Ah oui ? » (que voulez vous, avec la reine mère, pour en placer une, faut se lever tôt)

La reine mère : « Alors oui, le premier, j’ai regardé, là, Miss Sunshine, de toutes manières je l’avais déjà vu. Puis le deuxième, là j’en avais marre, quand la zézètte est entrée, je suis partie me coucher« .

Moi : « ???????? »

J’ai mis quand même 2 minutes 40 à me faire expliquer les tenants et les aboutissants de cette sombre histoire de zézètte (« heeeeein !!?? mais de quelle zézètte tu me causes ? elle est entrée où ?? ») qu’elle me parlait du « Père Noël est une ordure« . 2 minutes 40 pendant lesquelles j’ai cru que ma mère me révelait mine de rien qu’elle regardait des films de boules avec mon père. Y’a des choses qu’on a pas envie de savoir sur ses parents et leur intimité. Les 2 minutes 40 les plus longues de mon existence !

Parce qu’il le vaut bien ….

Pour la Noyelle, je vous propose au pied du sapin Matthew Fox, héros de Lost et égerie chez l’Oréal. Sachez que je saurais récompenser avec largesse la bonne âme qui saura me procurer en son temps les épisodes de la saison 4, qui normalement ne vont pas tarder à démarrer aux USA.

Gavez vous bien (mais attention au cholésterol tout de même), profitez de ceux que vous aimez et soyez pleins de mansuétude pour vos proches (c’est à dire qu’on évite de transformer le repas du réveillon en mauvais pastiche de Festen), et faites vous gâter (si vous voulez, après, on fera un contest du plus vilain kadal de noyelle, y’a pas de raison de pas se marrer un coup).

(Matthew Fox, le seul gars qui arrive à être sexy avec des claquettes en plastique de piscine, le truc dingue. Pour les fans de, c’est par là. Les fans de Matthew, pas les fétichistes des claquettes de piscine hein …. Bande de pervers).

Joies et merveilles de la maternité …

Tous les jours j’en découvre et j’en apprends, c’est un enchantement sans comparaison possible les petits à côtés de la maternité.

J’ai déjà partagé pour votre plus grande joie mes séances de rééducation périnéale. A part passer 30 à 40 minutes avec les deux doigts d’une sage-femme dans ma petite grotte, c’est également l’occasion d’en apprendre un peu plus sur mon moi intérieur. Parce que figurez vous que pondre un Chabal de poche (4,2 kilos à la naissance, je vous le rappelle), ça a eu quelques conséquences non négligeables sur un certain nombre d’organes qu’ils sont à l’intérieur de moi, et dont je risque d’avoir encore l’usage pour les 40 à 50 années qu’il me reste à vivre (inch’hallah). En bref, l’Héritier s’est bien appuyé sur mes muscles du périné pendant les deux derniers mois de la grossesse (genre je mets mes pieds sur le canap’ si je veux), et à sa sortie, il a tout explosé sur son passage (genre pousse toi de là que je passe). Salaud de gosse.

C’est ainsi que j’ai appris que je devais encore attendre avant de pratiquer un certain nombre d’activités jugées par trop « violentes » à ce stade de ma récupération. Par exemple, le sport, peux pas. Ce qui, compte tenu de mon entrain en la matière, n’est pas vraiment un grand traumatisme. Surtout quand je sais que je vais devoir me cogner 10 séances d’abdos avec kiné avant de rechausser les runnings. J’en tremble d’avance. Par contre, pour les mêmes raisons, le sesse avec l’Epoux, c’est niet. Salaud de gosse.

Autre petit bonheur, le sevrage. C’est le double effet kiss cool. D’un côté, faut habituer le nain à autre chose que ton merveilleux nichon et son lait de grande qualité. Et ça c’est pas facile du tout. Il plisse le museau devant la tétine, et faut résister à la tentation de lui filer autre chose (au hasard, ton nichon) alors qu’il braille comme un sourd. De l’autre côté, faut habituer tes deux merveilleux nichons sus-cités à se faire traire moins souvent. Eux ne braillent pas, mais c’est carrément douloureux. Je me trimballe avec des obus comme les héroïnes des films de Super Vixens, prêts à exploser au moindre faux mouvement. Salaud de gosse …

Viens, assieds toi là, sur mes genoux, je vais t’expliquer ce que c’est, un blog de fille.

Le truc d’être une vieille conne routière du blog comme moi (ce blog aura 2 ans dans quelques jours, et je blogue depuis mars 2005), qui a tout vu et tout compris, c’est que tu es vite exaspérée par les questions des néophytes qui font semblant de s’intéresser, et pire encore par les raccourcis et les assimilations un peu rapides. Alors quand on me demande d’un air goguenard si je tiens « un blog-de-fille », je grimpe aux rideaux.

Certes, on a dépassé la première phase de la découverte par le monde entier les vieux médias (la presse écrite, le journal de 20 heures, tous tentés par l’approximation et le catalogage express des tendances) du monde du blog, où les questions étaient aussi basiques que « comment ça marche, à quoi ça sert, combien de temps ça prend, mais t’as pas mieux à faire de tes journées / nuits / soirées ? » (la dernière remarque étant l’apanage de ma chère maman). Maintenant on est entré dans une phase plus avancée, la catégorisation des blogs. Ca avait déjà commencé avec les classements de kékettes blogs, les uns se plaignant d’être mal identifiés car mal ou pas classifiés. Par vagues, différentes catégories de blogs sont mises en avant avec force poncifs et raccourcis enquêtes sociologiques de qualité conduites par nos amis les journalistes. Les ados et leurs skyblogs. Les geeks et les blogs technos. Les gay people et les pédéblogs. Et les filles et leurs blogs-de-fille. Nous y voilà. Sous prétexte que tu es une fille (c’est à dire que tu as moins de 30 ans, après tu es au mieux une femme, au pire une ménagère de moins de 50 ans), ton blog, c’est forcément un blog-de-fille. Alors que je pourrais tout à fait être une geek. Et homo. Si je voulais.

Donc on va s’installer confortablement, et je vais te montrer pourquoi je ne suis pas un blog-de-fille. En creux. En t’expliquant ce qu’est un blog-de-fille. Pas que je n’aime pas ces blogs (j’en lis, et certains même je les apprécie). Mais je goûte peu d’être assimilée à cette catégorie ghetto (grâce à laquelle je reçois des mails de publi-information sur les tampons sans applicateur et les fers à friser), devenue la nouvelle anti-chambre publicitaire des publications féminines.

Petit précis à fins d’identification des VRAIS blogs-de-fille (toute ressemblance avec des blogs existants …)

1. Le blog-de-fille est tenu par une fille. Mais pas n’importe laquelle. Elle est généralement jeune, mais pas trop (plus lycéenne, rarement étudiante, et souvent jeune active). Elle vit à Paris ou sa proche banlieue dans 95 % des cas, seule ou en colocation. Des fois elle est maquée, avec un gars qu’elle appelle l’Homme / z’Homm / Chéri. Elle bénéficie d’un pouvoir d’achat suffisamment significatif (puisqu’elle n’a ni appartement à rembourser, ni enfant à élever, elle …) pour claquer la majeure partie de son salaire (voire au-delà pour quelques aventureuses) dans des sappes, nippes et autres accessoires. De ce que tu lis d’elle, elle est plutôt bien roulée (surtout si elle se plaint de son poids, c’est un axiome) et mignonne. Sinon elle n’aurait pas l’égo suffisant pour tenir un blog.

2. Le blog-de-fille se polarise sur trois thèmes.

a. La mooode (nippes, chaussures, accessoires de type sac à main / bijoux / écharpes / couvre-chef, maquillage, coiffure). C’est 60 à 70 % du contenu du blog. Quelles fringues acquérir pour être « à la page » (comme disait ma grand-mère), comment assortir les différentes pièces d’une tenue, comment accéder à telle vente privée, etc. Ces articles de fond sont agrémentés de moult photos d’essayages, prises devant miroir (comme quand vous étiez au collège, quand on essayait les fringues de maman le mercredi après-midi et qu’on jouait à la dame), et avec tête coupée (pour des motifs sur lesquels je me questionne encore). En général, ce sont des fringues mainstream, trouvables dans toutes les grandes enseignes (Comptoir des Cotonniers, Maje, Les Petites, H&M, Zara, Zadig & Voltaire, Sandro, etc.), qui servent à composer des looks … que vous croisez habituellement sur la ligne 1 du métro parisien en journée. Au-delà du côté un peu puéril des essayages partagés via le blog (on le fait tous de temps à autres), c’est sans doute ce qui me fait le plus rire dans ces articles : le conformisme des tenues. Sur une saison de mode, c’est flagrant, les filles de blog-de-filles s’habillent / se coiffent / se maquillent toutes pareil. D’ailleurs, souvent, ça copie des looks vus dans ELLE et autres magazines modeux.

b. Les sorties. Celles-ci sont prétexte 1) à dénicher des tenues appropriées pour l’occasion et examiner à la loupe celles des autres (et dauber si possible) 2) à se retourner la tête avec 3 kirs amande avec les copines (voir le sketch de Foresti sur les filles et le kir royal). Pour les histoires qui croustillent sous la dent, vous repasserez, on est pas chez Voici (qui a dit on est pas chez « La Loute », là bas au fond, tsss, je suis mère de famille moi, bordel). Ou la fille du blog-de-fille est fraîchement sortie du couvent des oiseaux, ou elle est très pudique, elle. Et c’est bien dommage, parce que tout de même, ce qui serait vraiment intéressant, c’est bien de savoir si une robe Maje résiste à une partie de jambes en l’air (avec talons compensés les jambes hein) un peu expéditive dans un recoin sombre du Baron, après quelques vodka pomme caramel. Non ?

c. Les sujets de société. Qui intéressent les filles. Et qui parfois me font demander si j’en suis une. De fille. Ces sujets baroques donnent lieu souvent à interpellation du lectorat (ce qui m’amènera subtilement au point suivant). Méthode Ogino ou retrait ? Faire des enfants avant 30 ans ou tout exploser au taff jusqu’à 35 et voir après si on trouve encore un géniteur ? Pour ou contre les collants opaques de couleur ton sur ton (genre une jupe grise ET des collants gris opaques, moi je dis bof, mais ça n’engage que mon modeste avis assez peu expert). Pour ou contre la frange longue (oui ça existe la frange longue, mais c’était plutôt 2006 / 2007). Pour ou contre la sodomie à sec. Rouge à lèvres ou gloss ? Pour ou contre coucher le premier soir. Pour ou contre dormir avec une culotte (je vous jure que je l’ai vu celui-là !). C’est quoi votre IT bag de l’hiver ? Pour ou contre tutoyer sa belle-mère. [Un intrus s’est habilement dissimulé dans cette liste, sauras tu le retrouver ?]

3. Le blog-de-fille est lu par plein de filles. Un indicateur simple de détection du blog de fille : si sous un article intitulé « Pour ou contre le fard à paupières bleu quand on a des yeux marrons« , tu vois apparaître plus de 90 commentaires (au bas mot), tu es bien sur un blog de fille. Un vrai de vrai. Les commentaires, c’est le propre de tout blog, mais là, c’est plus des commentaires, c’est des forums, interminables et incroyables, sur tout et n’importe quoi. En général le premier commentaire c’est « Kikoo lol, chuis la première« , et les 50 suivants sont du genre « t’as trop raison, chuis trop comme toi, je pense pareil, enfin quelqu’un arrive à mettre des mots sur mon malaise vis-à-vis de celles qui portent des low boots avec des jupes au dessus du genoux« . Le 51ème est émis par une âme égarée qui ose émettre un avis différent, qui va engendrer un débat de 145 commentaires jusqu’à ce que le 51ème commentaire renonce à argumenter ou batte en retraite. Et je caricature à peine. En général, autre truc que je trouve incroyable, la tenancière du blog répond à TOUS les commentaires, gentillement et sans s’énerver. Jusqu’à ce que certaines s’emballent sur un thème brûlant (pour ou contre le regard maquillé smoky cet hiver), et qu’elle menace de fermer les commentaires. Un vrai exemple de démocratie participative, avec ses limites et ses emballements.

4. Le blog-de-fille est très sollicité par les annonceurs. Et ressemble (trop) souvent aux pages de publi-reportage des magazines traditionnels. Il est des signes qui ne trompent pas. Quand sur une semaine ou dix jours, comme une éclosion d’acnée sur un visage juvénile, vous voyez 10 articles dans 10 blogs différents qui traitent d’un même produit de grande consommation que l’auteur a récemment essayé (l’épilateur qui fait même pas mal, le soutien-gorge qui fait croire que Pamela Anderson a pris possession de ton corps, la crème anti-âge que tu peux commencer à utiliser à 25 ans car il est jamais trop tôt pour claquer de la thune à perte), c’est banco, vous êtes sur un vrai blog-de-fille. Et c’est vraiment là le côté pénible de l’affaire, de plus en plus, la tendance à retrouver « la voix de son maître », malgré les cris d’orffraies de certaines (« naaan, c’est pas parce qu’on me fait cadeau d’un produit à plus de 100 euros que je ne suis pas capable d’émettre un avis négatif dessus« ).

Alors maintenant, je vous vois venir, vous allez me demander quels sont les meilleurs / pires blogs-de-filles, histoire que ça balance un peu, et d’aller se gausser. Mais chuis pas comme ça moi (faites moi donc un mail …). D’un, suffit d’aller dans ma colonne de droite, qui est pas actualisée depuis des lustres, et vous allez en trouver quelques uns. Surtout que parmi eux, il y avait des blogs très fréquentables, qui ont tourné à la caricature en quelques mois, cédant à la tendance liée au point 4 de ma petite démonstration.

Par contre, pour pallier la vétusté de ma blog roll, je peux vous recommander de très bons de blogs, écrits ou dessinés par des filles, mais qui sont bien mieux que des blogs-de-filles. Je pense à :

:: Simone de Bougeoir, qui gagne à être connue, cette fille est très drôle.

:: Ma vie sans moi, tenue par Christie, un blog bien écrit et sensible sans sensiblerie, vraiment chouette.

:: Pénélope. Le dernier blog bédé de fille qui fait un carton, avec beaucoup d’auto-dérision.

:: Indilou. Le seul blog de maaaman que j’arrive à lire en pouvant m’y identifier.

:: Charlotte pense que(ue). Un peu comme Jen la Bobo avec moins de private jokes.

:: Le blog d’une grosse. Encore un très bon blog bédé de fille, tenu en fait par Gally.

:: Le blogmichet. Marie et moi on partage pas mal de goûts communs, et elle fait des dîners de pouffes, comme moi je fais des dîners de loutes. Une fille très bien quoi.

:: Les Chroniques de Sonia. Drôle, bien écrit, de l’auto-dérision.

:: Sois belle et parle. Caustique et bien écrit, par la comparse d’Emery pour le décorticage hebdo de ELLE (lui-même enquête sur les blogs de fille à sa manière, ).

Après, y’a les cent autres que je lis, qui ne sont pas rédigés par des filles, et qui sont très recommandables également. Actuellement, je recherche une solution technique pour actualiser ma blog roll sans me fatiguer (rapport au fait que le plugin de Dotclear est chiantissime à actualiser), genre en partageant mon agrégateur voyez, en lecture seule. Je sais pas trop si c’est possible en fait.

Maintenant, je vous laisse compléter la liste du descriptif des blogs-de-filles. Avec le ramassis de langues de putes qui constitue mon lectorat (et qui fait ma fierté), je me fais pas de souci, vous trouverez.

Page 22 du ELLE de cette semaine …

Dans le cadre de pages spéciales, en réponse à la lettre d’Ingrid Betancourt (si vous voulez vous plomber votre journée, c’est par là, elle est vraiment poignante), 50 personnalités lui répondent. Avec plus ou moins de talent, soit dit en passant.

Et devinez qui on retrouve page 22 ?

« Votre lettre est bouleversante. Elle glace le sang. Courage. On vous attend. Les mots qui me viennent sont banals. Ce sont des pauvres mots, les mêmes que tout le monde, et je n’en ai pas d’autres. J’espère que les grands de ce monde viendront vous chercher dans la jungle. »

Par une certaine Carla Bruni.

Ma prévision. Cécilia en Lybie, Carla en Colombie. Tu vois Carla, fallait pas réclamer, c’est toi qui va t’y coller, la jungle, grâce au grand de ce monde de petite taille que t’as levé. Prépare les pataugas ma grande, attache tes cheveux, et oublie la guitare. L’est fort ce Sarko, l’est très fort. Par contre, en matière de gonzesses, vraiment des goûts discutables (faudra qu’on m’explique l’attraction des petits bonhommes pour les grandes tiges).

Qui a lu le nouveau mag’ pour les fâmmes, "Les Juliettes" ?

La semaine dernière, je tombe en arrêt devant un panneau publicitaire HUGE (c’est à dire balèze, je dis ça pour ceusses qui seraient pas fluent in english), qui fait la promotion d’un nouveau magazine pour nous les filles, « Les Juliettes » que ça s’appelle. Damned, me dis-je, encore un féminin qui va se scratcher la gueule, après feu Jasmin (qu’était une grosse bouse, faut bien le dire) et S’Toys, qu’était également une daube, ça je l’avais dit aussi.

La couverture des Juliettes m’a l’air bien racoleuse, avec des couleurs censées attirer les filles (du blanc, du rose), et des accroches à l’avenant « vos stars masculines préférées nues » … Un FHM pour les fillasses quoi. Il me le faut !

Ni une ni deux, je pousse le tank de l’Héritier dans le magasin, et me mets à fouiner dans les rayons à la recherche de quoi me rincer l’oeil. Mais rien, nib, peau d’balle. C’est alors que j’interpelle le buraliste, pour réclamer ma pitance : « M’ssieur, l’est où le nouveau mensuel féminin, là ? » ll me regarde d’un oeil torve, sans comprendre. Ce couillon met des campagnes d’affichage monstrueuses dans sa devanture, sans avoir les produits correspondant. Moi j’appelle ça de la publicité mensongère. Et je le lui fait savoir. « Merde, pour une fois que c’est à notre tour de mater des mecs à poil » dis-je en quittant la boutique, outragée mais digne, avec ma poussette en bandoulière.

Depuis lors, je poursuis ma quête. Dès que je croise un bureau de presse lors de mes folles ballades avec l’Héritier (Sasa chez le pédiatre, Sasa chez l’ostéo pour l’Héritier, Sasa chez sa sage-femme, Sasa achète du lait en poudre …), je rentre et quémande. Pour l’instant en vain, tous les buralistes me regardent avec des grands yeux ébahis. Et j’ai fouiné sur le ouèbe, personne n’en cause. Un flop encore plus rapide que les précédentes tentatives de fournir aux belettes de la chair dénudée ?

A suivre …

Edit de 9 h 00 : grâce à Pascal, nous découvrons avec joie et surprise le header du magazine et sa tag line. Attention les yeux …

MON DIEU « Du cul, des sucettes« , si c’est pas le slogan du siècle ça !! Il me faut ce magazine ! (allez voir les Myspace dans le commentaire de Pascal, les rédactrices ont l’air d’être des femmes du monde …)