Ode à Daho

La claque les enfants, la claque ce concert !

Franchement, je n’en attendais pas grand chose à priori, avec tout le mal qu’on m’avait dit des prestations scéniques du Daho : pas de voix, timidité maladive, faible présence. Mais je ne pouvais pas rater ça. Beaucoup de chansons de Daho m’ont toujours parlé, tout près, à l’oreille, comme une petite voix intime et douce. Et j’ai écouté en boucle L’invitation depuis sa sortie en novembre (c’est mon écoute favorite quand je change le derrière de l’Héritier).

La salle du Transbordeur était pleine, on sentait que c’était à 95% les fans de la 1ère heure. Très peu de personnes de moins de 30 ans (je me sentais donc parfaitement à mon aise, ouiiiiiin). J’ai été très surprise par le lancement. Démarrage très fort, sur un mode très sensuel, avec Attraction désastre. Ambiance rouge, avec ses trois choristes / violonniste très gracieuses, son guitariste moustachu qui fait peur. Pour Etienne, costume sombre et luisant, près du corps, avec une chemise largement ouverte sur son torse, étroit et glabre. Les cheveux plaqués en arrière sont la seule erreur de casting (vers le milieu du concert, de grandes mèches perdues retomberont lamentablement sur son visage, vraiment pas une réussite).

Il a choisi d’alterner les chansons anciennes (plus ou moins connues) et du nouvel album. Il prend la parole de temps en temps, timidement, comme s’il avait peur de déranger. Il partage son stress au démarrage avec son public, palpable. « J’ai un tract de malade ! » qu’il avoue, la voix presque chevrotante (trooop chou, que je dis à ma voisine, Juju). Ca se sent qu’il flippe, il démarre faux toutes ses chansons, avant de récuperrer au bout de quelques strophes. Mais malgré cela, c’est vraiment incroyable l’émotion qu’il fait passer. On le sent à fleur de peau, heureux tout en étant anxieux d’être là. Vraiment émouvant. C’est bien la première fois que je pleure (quelques larmes hein) dans un concert, mais l’entendre interpréter Boulevard des Capucines (chanson très intime sur son père), c’était vraiment quelque chose.

Bref, l’Etienne, t’as vraiment le sentiment qu’il se donne, qu’il se livre à son public, à poil, sur ces chansons intimes, difficiles, et sur les autres, plus rythmées et légères, qu’il prend un vrai plaisir, jouissif, à être là, au milieu de son public. Et finalement, c’est assez rare de bénéficier d’un tel don de soi de la part d’artistes, de manière aussi évidente. Un vrai cadeau.

Conclusion, il repasse à Lyon pour les Nuits de Fourvière, avec Marianne Faithfull, le 11 juillet, j’en serais. Je referais une note sur Fourvière, je vais y aller plusieurs fois ….

Puisque c’est l’Obsession Tour, voici Obsession chez Nagui / Taratata :

Et une qu’il n’a pas chantée, et que Juju adore, en cadeau, Duel au soleil :

Merci à K-Rose pour ce lien, c’est de la balle.

6 réponses sur “Ode à Daho”

  1. Duel au soleil, j’adore ! c’était le slow de mes premières boums (avec with or without you)… p’tain ça me rappelle ma première galoche !

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