Mon Parrain chez les Mexicains, épisode 3

Voir les épisodes précédents (1 et 2).

Hola todos !!

J’ai enfin emmenagé dans notre nouvelle maison ! Quel bonheur … la vie est faite choses simples : un lit, une douche chaude, de l’électricité, du gaz, une absence total de l’insecte chantant …

Le déménagent fut folklo et la source de premières tensions au sein de mon harem ma coloc. Afin de me faciliter la tâche, les trois étudiantes de l’ESC Montpellier sont venues nous aider. Vous avez bien compris, j’étais le seul mec, mon dos s’en souvient encore. Heureusement, la nouvelle maison n’étant qu’une quarantaine de mètres de notre précédent nid à cucarachas, ce fut tout de même màs facil. D’ailleurs, un gentil autochtone est venu me porter secours alors que j’allais me faire déborder par un sommier un peu trop encombrant et a terminé le boulot avec moi, son pick up nous facilitant bien la tâche.

Donc, samedi vers 20 heures, nous prîmes enfin possessions des lieux, j’y coula gaiement mon premier bronze, sans la peur d’être vilement attaqué par la cucaracha (je sais vous allez dire que j’en fais un peu trop mais c’est vraiment flippant ces insectes – merci Sabrina -). Note de l’Editeur : selon la tradition familiale, je serais en tant qu’aînée papillophobe responsable de la grande trouille que nous développons tous à l’égard de tout ce qui rampe, vole, et est doté de plus de 2 jambes / pates. Je renouais avec le plaisir d’une bonne douche bouillante, c’en était donc bel et fini de Koh Lanta.

Léon, 21h, tout beau et tout douché …. APERO !!!! Le tout accompagné de mes fameuses crêpes qui ont eu, il faut le dire, un franc succès. Quelques calories et godets plus tard, vamos a la discoteca en el ESTUDIO !! C’est la plus grande boîte de la ville, grosse salle, gros son mexicain électro (note de l’Editeur : nous sommes tous bien curieux d’entendre à quoi peut bien ressembler de l’électro mexicain) bien pourri et vodka couleur de la pisse ! Là c’est la grosse teuf, on danse, on reste (un peu trop à mon goût) entre français et vers 6 heures, je prends conscience d’une chose, l’heure est grave : aucune autochtone est venue me demander de bien vouloir passer la nuit avec elle !! HORREUR GLAUQUE !! on m’aurait menti ? « El Padrino, tu verras, elles sont dingues des français, tu remercieras tous les jours d’être né français et patati et patata » , bref, foutaises !! Nada, nunca, piel de polla !! (note de l’Editeur : il n’a fallu donc finalement que peu de jours pour que El Padrino intègre les basiques de la langue espagnole). Dépité de m’être encore fait avoir, je commence sérieusement à me demander s’il y a un pays ou on nous aime !!! ??? Bref, je retourne à la maison, et me venge sur la pâte à crêpes. C’est repu que je m’endors , il est 7h30.

Lundi, premières courses au Wall Mart, je vais aussi à l’agence pour souscrire un petit contrat de fournisseur d’accès, 30 euros par mois, installation dans deux semaines, il faut aller payer internet chaque mois à l’agence, tout comme l’eau, l’électricité et le gaz, on va passer nos vies à régler les factures.

En guise de première synthèse, ce que j’ai appris sobre el pueblo mexicano :

Nacho, le mexicain de base est :

– très lent, bordel faut faire la queue partout, alors qu’il y a du personnel pour tout, même pour les mettre les courses dans les sachets plastiques, mais ils sont d’une lenteur ….

– Nacho aime les grosses voitures, plus c’est gros , plus il est content, c’est un constant défilé de gros 4×4 dans la résidence.

– Nacho est TRES galant, les filles sont aux anges, il ouvre la porte, laisse sa place dans le bus. Moi, on me regarde de travers, me traite de CABRON au tennis (paraît que c’est affectueux … mouais…) et j’ai même le droit à un tarif spécial dans le taxi = X2.

– il y a une grosse différence de richesse, pas de classe moyenne à première vue, très riche ou très pauvre, au TEC (c’est mon école), on est entourés de riches gamins qui ont des Porche à 18 ans.

– Nacho aime l’électro et porte même, de temps en temps , des slims et du rose !! (note de l’Editeur – je suis consternée d’apprendre que le fléau slim a traversé les océans et s’est même répandu jusqu’à centre du Mexique) par contre pas de short, c’est limite interdit à l’école.

– Nacho propose de la bouffe vraiment pas chère : pour deux euros on mange beaucoup et pas bien, que des tacos, tortas, quesadillas et autres saloperies très riches en calories.

– Nacho aime le lift au tennis et ma casse les c…… à tout foutre derrière la ligne.

– Nacho est très gentil, vraiment. serviable, solidaire, ouvert, à ton écoute, j’ai rarement vu aussi accueillant.

Ce soir, c’est « pollo party » a la maison !! Ce week end on devrait aller à Guanajuato, la ville coloniale la plus proche, il parait que c’est très très beau.

A suivre ….

Publié par

SABRINA

Lecteur égaré (ou pas), je te souhaite la bienvenue chez Sabrina, blogueuse lyonnaise assidue depuis 10 mars 2005 (oui, tout ça). Ici point d'ambition éditoriale majeure (comment ça, on s'en était rendu compte ?), pas de recherche de monétisation de mes modestes et insignifiants écrits, ou de gloire wharolienne ... Juste un modeste journal de bord, tenue par une honorable mère de famille (oui, parfaitement, honorable), qui apprécie (dans le désordre) les jolis garçons (surtout s'ils pratiquent le rugby), l'auto-dérision, l'Epoux et ses taz, la mauvaise foi féminine (qu'elle pratique assidûment), la télé réalité, et la légèreté en toute chose, autant que faire se peut. Bonne lecture.

3 réflexions au sujet de « Mon Parrain chez les Mexicains, épisode 3 »

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