Si j’avais le temps …

Je vous raconterai combien c’est hallucinant d’avoir un Héritier dans sa vie, qu’il a déjà un an, et que c’est fou l’année dernière à la même heure j’étais en train de pousseeeer comme une damnée. Dingue.

Je vous raconterai combien j’en ai plein le dos de me rendre à des réunions corporate dans des grands hôtels parisiens, pour entendre chaque année les mêmes discours (ou presque, car cette année avec la crise, c’est encore plus de pathos pour se mettre encore plus la pression pour les faire, les plus 15 %).

Je vous raconterai combien ça me fatigue de trouver des tenues appropriées avec mon attelle à la cheville, la droite, celle qui me fait souffrir depuis 3 semaines.

Je vous raconterai combien parfois le quotidien vous bouffe, littéralement, et ne vous laisse pas de répit.

Mais j’ai pas le temps, alors je courbe juste encore un peu l’échine, et je reviendrai, plus tard, et en meilleure forme, inch’allah.

Eau sympathique

J’ai découvert via le blog de Ron / William que Sawyer (Lost) / Josh Holloway prêtait (sans doute contre quelques roupies) son image et sa plastique au parfum Cool Water de Davidoff. 

 

Cool Water c’est une madeleine de Proust terrible pour moi. Deux gars dont j’étais croque love du temps de ma jeunesse radieuse (quand j’avais 18 ans quoi) le portaient. Ca me rendait folle de sentir cette odeur dans le creux de leur cou.

Je continue à me retourner dans la rue sur le sillage de cette odeur …. Mais c’était jamais l’infâaaame Sawyer (dommage, car j’en ferai bien mon quatre heures, même s’il est pas assez brun et poilu à mon goût, as usual).

Depuis lors, je me suis achetée la version femme de Cool Water, qui est assez plaisante pour l’été (oui, je sais, c’est un peu masturbatoire comme démarche, de porter soi-même un parfum qui nous fait fantasmer). Puis je suis passée à Un jardin après la mousson (Hermès), qui lui ressemble un peu. Il coûte un oeil mais il est vraiment agréable (bon j’arrête sur les conseils parfumerie, on va se croire sur un blogue de pouffina).

Eric Reinhardt 1 / Sasa 0

Du temps de ma prime jeunesse, jamais je ne laissais un livre en plan, non achevé. C’était sacré, tout bouquin entamé méritait d’être fini, quelque soit l’ennui qu’il provoquait en moi (accessoirement, pour une fille de prof de français, c’était complètement tabou).

Au fil du temps, la règle s’est légèrement dégradée. Un poil.

Quand je commençais vraiment à sommeiller systématiquement sur un pensum, au bout de 200 pages par exemple, je m’autorisais un abandon, parfois temporaire, souvent définif.

Ainsi, je n’ai jamais achevé la lecture de la saga SF de Dan Simmons (Hypérion et Endymion). C’est définitif, j’adore Dan Simmons dans ses romans d’anticipation (L’échiquier du mal, excellentissime, mais aussi Les larmes d’Ycare, Les fils des ténèbres), ses policiers (Vengeance, Revanche, Une balle dans la tête, les aventures d’un enquêteur complètement bancal, très très bon). Il fait même des romans d’horreur à la Stephen King plutôt pas mal aussi (Les chiens de l’hiver, Nuit d’été). Mais la SF pure et dure, y’a pas moyen.

De même, alors que je vénère John Irving, j’ai lâché Je te retrouverai au bout de 250 pages. Tout comme La 4ème main, qui a bien failli venir à bout de ma patience.

Parfois, il m’arrive de me faire enfler par des critiques élogieuses. Ce fut le cas du roman post 11 septembre La belle vie, de Jay Mc Inerney, dont j’avais pourtant lu et apprécié 30 ans et des poussières, bien moins connu. Me suis ennuyée. Pas fini non plus, lâché au bout de 170 pages. Amen.

Mais alors là, on a dépassé tout ce que j’ai connu par le passé en termes d’abandon lectoral. Sans doute le fait que je sois maintenant très fatiguée le soir (rapport à l’Héritier et l’énergie vitale qu’il me pompe), que j’aie moins de temps à moi (rapport à l’Héritier, l’Epoux, le boulot, l’entretien du foyer, tout ça, tout ça), mais je deviens de plus intransigeante. Record battu donc avec le Cendrillon d’Eric Reinhardt : 20 pages et j’ai décroché. Incapable de comprendre les phrases, de savoir où il veut en venir, déséspérant.

Je l’ai acheté en poche, je l’offre à celui qui m’en fait la demande poliment par mail (sasa.laloute@gmail.com). Et je suis bien curieuse aussi d’avoir l’avis de ceux qui l’ont lu, et qui l’on trouvé bath. Je me doute que compte tenu des ventes, et des critiques qu’il a eu (quoique sur la Fnac.com, c’est un poil mitigé tout de même), mon ennui n’a pas été partagé.

Le crabe de l’anus te fait risette

(Youhou, bonjour les requêtes gougeule avec le titre.)

J’en conviens, le cancer, c’est pas drôle.

Et je le suppute, le cancer colorectal, ça doit l’être encore moins (bien qu’un jour où il sera en forme, je suis certaine qu’El Padrino prendra grand plaisir à vous raconter sa coloscopie, subie à l’âge de 20 ans, on en a ri aux larmes, c’était terrible).

J’en conviens encore, il faut informer, sensibiliser le public à toutes les formes de cancer, surtout celles qui peuvent l’objet d’un dépistage (comme celui des nénés => les filles, montrez vos nénés, souvent, oui, et à votre gynéco surtout, parce que dans la rue, à pas grand chose ça sert pour le dépistage, ai-je appris incidemment), comme c’est le cas semble-t-il du cancer colorectal. Et ça c’est un peu la bonne nouvelle du jour. Si si si. J’insiste. C’est une bonne nouvelle. Surtout si vous avez plus de 50 ans (que mes lecteurs de plus de 50 ans lèvent le doigt ?).

Je m’en doute, communiquer et informer sur le cancer, c’est donc pas facile. Et pas glamour quand il s’agit de questions touchant … au fondement … de votre intimité.

Mais alors là, la campagne pour le dépistage organisé du cancer colorectal qui est en cours actuellement (partout, à la télé, à la radio, impossible d’y échapper), elle m’a un peu laissée comme deux ronds de flan.

Ci-dessous, la trombine au cancer colorectal. Autant dire que le sida, à côté, c’est un nain de jardin.

Tu l’imagines, ce petit bonhomme arpenter tranquillement les parois de ton colon. Et parfois, qui sait, se pointer à l’entrée de l’anus, faire un coucou à la cantonnade … Brrrrr.

Pour encore plus de bonheur, vous avez de quoi vous distraire sur le site, avec une super animation pour faire votre dépistage at home. So charming. (On envoie son caca par La Poste. Parfaitement. Y’a des jours où je suis contente de ne pas être postière.)

Sur ce, bon appétit.

Mon Parrain chez les Mexicains, la photo

Voir les épisodes précédents (1, 2, 3 et 4).

Pour tous ceux qui étaient soucieux de découvrir l’homme (et quel homme) derrière le narrateur, voici El Padrino, AKA Le Parrain de l’Héritier :

Autant dire, avec une telle prestation, même à l’insu de son plein gré (puisque ce sont ses gentils colocataires qui lui ont collé ce MONSTRE – mort certes mais tout de même – sur le visage alors qu’il dormait du sommeil du juste suite à une soirée légèrement trop arrosée), le Parrain a gagné le respect et l’admiration de TOUTE sa famille. Même la Reine Mère a eu les j’tons.

Frérot, finalement, cette petite visite au Mexique, j’me tâte ….

Travailleurs, travailleuses

Ca fait un petit moment que ça me travaille, j’ai bien envie d’adhérer à un syndicat de représentants des salariés.

Dingue non, je sais, je sais, je suis trop une folle furieuse.

En tant qu’élue au sein de ma feurme (depuis plusieurs années, et pour encore 3 ans), je me suis fait la réflexion à plusieurs reprises que j’aurais bien besoin d’un soutien pour mieux exercer mon rôle de représentante. Mes cours de droit remontent maintenant à loin, et le droit du travail, de toutes manières, c’est un méchant maquis, dans lequel il est bien difficile de se retrouver. Plusieurs fois, je me suis sentie « à la merci » de la plus ou moins bonne foi de mon employeur concernant le décryptage de certains textes de loi.

Si vous avez des conseils, recommandations, expériences sur les syndicats qui font le meilleur boulot pour la défense et la promotion des droits des salariés cadres (sachant que nous sommes sous la convention collective SYNTEC ici), je suis bien intéressée.

(Pour changer de sujet – je suis un peu focalisée taff ces temps ci – la prochaine fois on cause de ma nounou de sesse. Parce qu’il y a du neuf de ce côté là aussi. Vui vui.)

PS : vous avez déjà vu la trombine à la successeuse d’Arlette ? C’est son clone, un truc absolument incroyable.

Sasa World Tour 2008 – Today, Looouuurdes

Ma vie est un enchantement.

Aujourd’hui, j’ai fait l’aller retour (en avion hein, faut pas déconner) entre Paris et Lourdes dans la journée. C’est ainsi que j’ai découvert que l’aéroport de Tarbes Lourdes était de rang INTERNATIONAL. Rapport aux gousses de petites vieilles en goguette et autres paralytiques qui affluent dans la région à longueur d’année.

Et ce soir, pour pouvoir croiser ma keupine Que Sucia (celle qui suce pour un BN), je me suis cognée une réunion publique à la Ville de Paris sur … le SDAGE. Rien de sexuel, je vous le garantis.

Heureusement, y’avait du pinard et des dips à grignoter.

Sans compter que je me suis ramené un chni cadeau de Lourdes.

Une mini fiole avec Notre Dame de Lourdes dedans, nageant dans de l’eau de la Grotte (offerte gracieusement l’eau, que y’a écrit sur la fiole). Faut que je vous la montre. Je pense qu’elle va me donner une putain de baraka cette fiole !

Monomaniaquerie de l’été

A part l’Héritier, en ce moment je photographie plein …. de vieilles enseignes.

Oué, je sais, c’est naze. En même temps, si y’a des gens de sexe masculin qui veulent que je les prenne en photo aussi, je suis pas contre non plus remarquez.

A ma décharge, je suis allée dans des coins de notre douce France où y’en avait plein, des vieilles enseignes.

(Est ce qu’elle apparaît là, la gallerie que j’ai faite avec mes petits doigts crochus ?)

(Roooh ben oui ça fonctionne, et c’est tout choli. Faudrait il encore que pour faire les choses vraiment bien, je mette aussi des légendes. Bon en vrac, y’a des trucs pris à Lyon, Baccarat, St Jean de Luz, Bastia et le doc Boureau sévit quelque part dans le Poitou.)

Mon premier …

… Petit Poney.

(Dingue, il existe des Petits Poneys « Edward aux Mains d’Argent », j’y crois pas.)

… accident du travail. Rapport à ma chute, mercredi. First ouane en huit ans de bons et loyaux services,

… et même pas foutue d’avoir quelques jours d’arrêt.

J’ai donc une splendide entorse de la chewouille, trois semaines d’attelle, et un mois en marchant le moins possible. Voilà le prétexte dont je n’avais pas besoin pour arrêter le yoging, que j’avais mollement repris au mois d’août.

Par contre, ça ne va pas m’empêche de poursuivre ma tournée des grands ducs, pensez bien. Au programme la semaine prochaine : Villeuneuve d’Asc (oué), Tarbes (ouéé), Guyancourt (ouéééé), La Rochelle (ouéééééé).

« Bah tu vas t’en sortir non ? C’est tout bon t’as que du train et de l’avion, pas de souci pour ta cheville » m’a dit mon patron. Tant d’humanisme, ça me troue.