Dis-moi ce que tu écoutes …

… je te dirais qui tu es combien tu as des goûts de chiotte.

Isi m’a taggué. Rien de sexuel (hélas).

Juste encore une super occasion de faire la preuve de mes mauvais goûts musicaux, compte tenu du principe retenu.

La question : « mettre son ipod en position aléatoire et coller les treize chansons qui sortent du chapeau aux treize questions suivantes, sans tricher bien sur »

Voilà mes résultats :
1. Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? = Mon manège à moi – Etienne Daho

2. Comment les autres vous voient ?Don Diego – Dyonisos

3. Quelle est l’histoire de votre vie ? = Duel au soleil – Etienne Daho

4. Quelle chanson pour votre enterrement ? = Le sampa – Richard Gotainer (oui j’écoute du Gotainer sur mon Ipod, et je vous emmeeeerde ! En attendant, c’est trop de la hype pour un enterrement Le Sampa, ça mettra la pêche à tout le monde.)

5. Comment allez-vous de l’avant dans la vie ? = Melissa – Julien Clerc

6. Comment être encore plus heureux ? = Evoluer en 3ème division – Miossec (raaah la vache, la philosophie de vie …)

7. Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ? = I walk the line – Joaquin Phoenix (dans le biopic sur Johnny Cash)

8. Pour décrire ce qui vous ravit ? = Miss Paramount – Indochine

9. Votre boulot pour vous c’est… ? = Big in Japan – Alphaville (les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre …)

10. Que devriez-vous dire à votre boss ? = You know I’m no good – Amy Winehouse (raaah c’est bon ça coco ! en même temps, ça je crois qu’il le sait déjà)

11. Pour vous, l’amour c’est… ? = Le sac des filles – Camille

12. Pour vous, la sexualité ça doit être… ? = You shook me all night long – AC/DC (hé hé hé, fallait pas l’inventer celle là …)

13. Bloguer pour vous c’est… ? = Les filles de mon pays – Enrico Macias (je vous jure, c’est le seul titre que j’ai de lui dans mon popod !)

Puisqu’il faut refiler le mistigri, hop ho hop, tiendez les gens :

Xavier,

Osmany,

Marie,

Denis,

Lionel,

Dubuc.

Supernatural (2)

Supernatural 1.

Dans la série « on se sent moins seuls« , deux posts parus la même semaine sur deux blogs différents se penchent à leur façon sur une des préoccupations majeures de tout parent : la merde sous toutes ses formes, et en particulier celle produite (en quantité industrielles) par leurs gnomes.

Parce que cette semaine encore, alors que je délivrais l’Héritier d’une somptueuse couche pleine de caca pour la 3ème fois de la journée, je me demandais, vraiment, comment c’était Dieu possible que d’aussi petites créatures meugnognes et souriantes au demeurant engendrent des étrons aussi abominables, et à intervalles aussi rapprochés.

On n’a pas forcément les réponses, mais au moins on rigole ….

Chez Eve.

Et oui, plus j’y pense, plus je me dis que pour avoir des enfants, faut quand même bien aimer le caca. Au moins rien qu’un peu quoi. Parce que sérieusement, le caca, c’est le truc carrément indissociable d’un môme, la caractéristique fondamentale même, le détail qui peut subitement te faire regretter d’avoir eu des chiards voire pire, t’inciter à les abandonner dans une Babybox ou carrément à les congeler (si t’as pas la chance d’avoir de Babybox dans ton quartier).

Chez Nathalie.

Dans son « Traité approximatif d’anatomie grumeautique« , le Pr. Tetdampoule met en avant l’étonnante particularité du sytème digestif grumesque dont la fulgurance à produire des étrons est à ce jour inégalée.
Une expérience en laboratoire a démontré qu’un biberon absorbé par le Grumeau à 8h00 du matin était immédiatement assimilé, transformé, acheminé et livré bousifié en couche en 1mn top chrono !
Une véritable machine à Cacaspresso !

Merci les filles !

PS : bientôt je vous mettrai en ligne une vidéo de l’Héritier. Faut absolument que je partage cette douloureuse découverte. Car oui l’Héritier marche pour de vrai (à 13 mois, il était temps, fils de feignasse), mais il le fait avec la même grâce que la créature de Frankenstein : les jambes écartées et battant lourdement le sol, bras tendus au dessus de sa tête, avec des mouvements sacadés légèrement inquiétants ….

J’ai des goûts musicaux douteux mais j’assume (4)

Après Indochine, Mylèèèène, Elmer Food Beat, il est temps que je prouve que j’écoute autre chose que de la variétoche française de merde.

Parce que j’apprécie également la variétoche anglo-saxonne daubique.

Il faut bien évidemment rendre avant tout hommage à ma chérie, mon idole, celle que j’aurais voulu être si j’avais du être blonde : Brit Brit.

Le choix fut difficile, tellement elle nous en a pondu des tubes. J’ai tous ses albums (même le dernier, celui qui est très très mauvais mais c’est pas grave, c’est l’album de la renaissance après le drame). 

J’ai choisi My prerogative, la chanson de l’émancipation, elle a des petits airs orientaux que j’aime bien, et toute l’imagerie spearesque y est bien représentée : absence quasi totale de textile, ainsi que de toute pudeur inutile, déhanchés syncopés en pantalon très taille base et autres roulades dans des draps de soie, en mode apprentie pupute (j’ai 14 ans 1/2 et je découvre mon corps), présence complètement accessoire mais si plaisante de jeunes hommes huilés et également peu couverts, ….

Si ça vous met pas la patate pour un jeudi après-midi tout grisou ça ….

Exactitudes

C’est ça qu’est bien avec l’art. Des fois, dans le dedans de ta tête, tu penses à un truc, avec ton petit cerveau limité, ça te travaille et tout, et pis un jour, pouf, tu tombes sur la représentation artistique qui éclaire ta grotte mal éclairée (youuuhouuuu, y’a quelqu’un ?).

Un livre, une chanson, un film, une bédé, une photo.

C’est magique, c’est à la fois un grand soulagement, le sentiment d’une universalité, et puis une certaine frustration, de se savoir incapable de dire, faire passer les choses avec autant d’intelligence, de sensibilité que certains. Salauds d’artistes.

Là, c’est l’expo Exactitudes qui m’a fait cet effet là. Faut aller voir leur travail à ces gars là (car c’est un collectif), c’est assez remarquable, vraiment.

Ils en avaient causé dans Télérama, et il y a même une vidéo sur le site, où le gars explique très bien leur démarche.

L’habit fait le moine. Nous croyons nous définir, nous particulariser par nos choix (vêtements, accessoires, coiffure, allure), mais en fait nous ne faisons que nous rattacher à des tribus, des castes, plus ou moins lisibles, identifiées.

L’expo tourne depuis 10 ans, évolue et s’enrichit, et moi je l’ai encore pas vue près de chez moi ….

L’Héritier veut une petite soeur.

Comment je le sais ?

Il m’a demandé poliment.

Il m’a piqué ma plaquette de pilule. Et a réussi a en extraire une pour la gober.

D’abord j’ai essayé de la lui faire vomir, en lui enfonçant un doigt dans la gorge (bon d’accord, dans un moment de panique, j’ai bien du en mettre deux). Rien à faire (par contre, j’ai pu me rendre compte que même QUE 4 dents ça pouvait bien mordre, petit saligaud).

Allô le Centre Anti Poison ? 

(Les minutes les plus longues de ma vie, en attendant que quelqu’un daigne décrocher.)

Les enfants en bas âge n’ont pas de réceptacle à hormone, c’est pas grave qu’il aie absorbé un contraceptif ?

Aaaaaaaaargh. (Soupir soulagé).

Bon par contre, pour la petite soeur, il peut se brosser.

Manquerait plus que ce soit les gnomes qui décident tiens.

Mon parrain chez les Mexicains, épisode 5

Voir les épisodes précédents (1, 2, 3 et 4).

C’est qu’on était presque inquiets, voici un bon mois qu’El Padrino ne nous avait pas entretenu de ses délicieux récits 100 %  nachos, et 150 % tequila.

Hola !

 

à 9547,14 km porte à porte de ma maison lyonnaise (merci Google Earth), les dernières nouvelles fraiches du Mexique, et plus particulièrement Leon.

Je n’ai eu en effet que très peu de temps pour bouger (Note de l’Editeur : en même temps, qui a dit que tu étais au Mexique pour faire du touriisme), j’ai pu profiter de la ville, ses attractions, son cuir, ses centres commerciaux et autres boites de nuit.

J’ai même vu mon premier film au cinéma : « Arrancame la vida », adapté d’un roman hyper populaire ici. Bilan des courses et des mots que j’ai compris : « pendejo, pinche cabron, puto, puta, cabrona, golfa, zorra, …. ». Non, les mexicains ne sont pas grossiers, c’est mon niveau d’espagnol qu’il l’est. Bref, ce n’est pas gagné. Enfin, je ne me laisse pas abattre. J’ai décidé d’investir (merci à mes business angels) dans des cours intensifs, un mois à 20 h de cours avec un prof particulier.

L’objectif : me faire comprendre dans les situations les plus périlleuses, exemple : j’ai testé mon premier coiffeur local. Et en tant que consommateur soucieux de mon bien être capillaire, j’ai mené mon enquête et atterri chez Top Hair, THE coiffeur fachon de la ville ! Bilan, aussi cher qu’en France, (soit le prix de 44 tacos). Au début ils m’ont pris pour un fou quand j’ai sorti l’Macbook avec 5 photos en guise d’explications , (profil, face, cotés, ¾) de mi cara guapa. Et ben j’étais super content ! je me suis fait dessu 3-4fois , mais heureux, j’reviendrai ! (Photo bordel, frérot, photo !)

Bon, en ce qui concerne les dernières infos :

  • Je peux passer mon permis pour 400 pesos (soit 27 Euros), 20 questions de code, 10 minutes d’examen de conduite (vraiment je sais pas si je vais rentrer en France moi),
  • J’ai pris 12 sur 100 à mon premier examen semestriel, et ça, ça fait mal. Disons nous que c’est le début, en que cela fait partie des aléas de l’intercambio (je rassure bien évidemment toute le staff bancaire et familial qui ont tant investit dans cette aventure) et leur promet une rapide amélioration de la situation (Note de l’Editeur : clair que t’as intérêt à t’arracher les poils du derrière …).
  • Tennis : je suis chaud, je joue toujours et encore 3 à 4 fois par semaine, je me transforme, les stigmates de ma vie strasbourgeoise disparaissent, la Tequila est paraît-il un des alcools le moins calorique (j’ai pas vérifié, je veux pas vérifier), bref autant de facteur réunis qui me mènent droit à la victoire.
  • Fuite de gaz au Circuito Del Moral (chez moi quoi), toute la colonie évacuée pour pas grand chose.
  • Fusillade le vendredi 19 septembre dans les rues de Leon entre narcotrafiquants et policiers. Aucun mort, une première dans cette ville plus ou moins épargnée par les narcos. Ville en état de siège, lieux publics et fréquentés évacués. Ben nous, même pas peur dans notre colonie ultra protégée. Bon on à quand même pris l’apéro pour se détendre.
  • Au fait, Sabrina ne va surement pas me croire, ben ya 10 jours, j’ai bouffé un criquet ! Un vrai ! Grillé, bilan, y’a pas à dire, les insectes c’est vraiment dégueux ! Bon, je m’explique, une copine a ramené tout ça de DF, un gros sachet rempli de trucs grillés assez petits. Bref, un pote à insisté, j’ai pris celui qui avait le moins l’aspect d’un insecte, et je l’ai bouffé bordel ! Moi, je l’ai mangé ! La je suis en train de prendre du gallon (oui, je sais, pas du gallion), je me mets à manger mon pire ennemi. Et bizarrement, je ne peux pas m’empêcher de sauter quand je croise un truc qui vole (Note de l’Editeur : hé oui, on ne se refait pas).

Evènements :

  • El dia del grito , soit le jour de l’indépendance du Mexique. Le 16 septembre 1810, Hidalgo, prêtre de la ville de Dolores, à 100 km de chez moi se prend une soudaine envie de révolution et en pleine nuit pousse son fameux cri ; réveille la population et marche en direction de DF pour virer touts les conquistadores du pays. Nous avons passé la fête nationale a Dolores Hidalgo, entouré de plus de 8.000 personnes dans le centre.
  • Concert de Manu Chao : on a loué une voiture pour aller a Guadalajara, 3 heure et ya, on y était. On devait être 2.000, très proche de Manu, par contre, je pense que les mecs ici ont confondu Mano Negra avec un concert de trash, trop violent ! C’est parti en cacahuète, torse nu, des vrais fous, à part ça c’était vraiment bon, un mezcla de ses anciens tubes avec son nouveau groupe Radio Bamba.
  • Mon week end à DF fut des plus originaux ! J’ai payé mon premier flic ! Je m’explique, Mexico City, 5 heures du mat, sortie de boîte avec mes deux potes de l’université d’Anahuac. Nous marchons sur la Reforma (dixit les Champs locaux) et soudain, Romain se prend une soudaine envie de grimper sur L’Ange de l’Indépendance (comparatif français : je monte sur l’Arc), bref, à peine 40 secondes de varap, des GRANDS coups de sifflets retentissent, deux policiers se ramènent et nous informent du tarif en vigueur : « tu grimpes sur le patrimoine local, c’est 10 heures de retenue civile … ou… 800 pesos… ». Romain, vaillant, courageux, un ami quoi, me dit : « ben putain, je préfére aller en garde à vue ». Inconscient ce jeune homme, on décide Vincent et moi de ne pas le laisser nous jouer un remake de Midnight Express à Mexico City, on entame les négociations. JE commence à négocier sec façon Négociale (un concours de négo national que j’ai fait l’année dernière), et en toute modestie, on s’en est tirés…pour 100 pesos ! C’est vraiment des morts de faim les policiers ici !

La rubrique à brac :

  • Mes amis à Mexico, il y a beaucoup à raconter. En deux mots : ils ont passé dix heures de prison militaire à Cancun, Romain s’est volé son blouson en cuir, son portable et 250 pesos sous la menace d’un couteau militaire sous la gorge, et le meilleur, après leur crémaillère, TOUS leurs voisins ont débarqué le lendemain pour nous sermonner et nous dicter les règles de la vie en communauté ! Suis content d’habiter avec mes copines à Leon !
  • Météo : fait crè crè beau ! C’est l’été, il fait très chaud et on a pas eu de pluie depuis plus d’un mois.
  • Ce qui me manque : les infos, le vélo, la cuisine alsacienne, les vins de Bourgogne, les Galeries Lafayette, les journaux, le tennis avec mon papa, les wech wech dans le metro, mon Gaspacho (Note de l’Editeur : ceci est le surnom poucrave que le Parrain a attribué à l’Héritier), des mails de ma « petite » soeur, la webcam de La Reine Mère sur skype (Note de l’Editeur : ayé, l’Epoux l’a réparée normalement. Et te plains pas, c’est déjà assez inespérée qu’elle sache allumer Skype).
  • Transit intestinal (Note de l’Editeur : aaaaah je trouvais que ça nous manquait l’intermède caca dans ce joli récit) je me suis tapé ma première intoxication, j’ai pris TRES cher, deux jours cloués au lit à gerber totues les dix minutes. Bilan je ne bouffe plus de tacos.
  • Les insectes : pffff, m’en fous je les bouffe maintenant ! Enfin, mas o menos, l’autre jour un espéce de papillon chauve souris est rentré dans la maison, il était énorme !! Elsa qui était dans ma chambe n’a pas osé bouger de la nuit (il l’attendait dehors) et pis je me suis encore fait insulter et traiter de mauviette, étant le seul gars de la collocation, elles ont vraiment cru que j’allais le tuer. Et ben non ! J’ai appelé un ami, il est venu le matin et l’a défoncé, merci Mathieu ! (Note de l’Editeur : je crois bien qu’effectivement mon frère est une tafiole ! mais bon, si c’était le cousin à Batman, je compatis.)
  • La colocation : ca va super bien, on s’entend de mieux en mieux, on s’organise avec le ménage. Il y a juste Pulchérie qui en fout pas une (Note de l’Editeur : on fait tous un petit coucou à Pulchérie, au cas où elle passe dans le coin) mais sinon ca va, on sort ensemble, on organise un repas commun par semaine, je m’occupe bien d’elles, leur fais à bouffer, vérifie les arrivages de garcons (sacré turn over ici, z’ont la santé mes colocatrices !) (Note de l’Editeur : je sens une certaine jalousie poindre au travers de cette remarque perfide …)
  • Niveau d’espagnol : toujours entouré de français, c’est pour ça que je vais prendre des cours. Sinon, je comprends de plus en plus, peut converser mais j’ai encore du mal quand je suis qu’avec des locaux, ils parlent très vite entre eux mais il y a quand eu de l’amélioration, en meme temps je pars de rien donc encore heureux qu’il y ai progression.
  • Moi et les localEs : bon, finalement, on ne m’a pas menti, les français sont des stars à Leon, il faut dire qu’on est douze pour toute la ville, et quelle ville ! Une population étrangère de l’ordre de 2%. C’est le monde à l’envers, « Dans la peau d’une blonde », les sexes sont inversés.

Actualisation du bilan relationnel concernant les mexicains. L’autochtone

  • Est toujours aussi lent, j’en peux plus.
  • Parle fort, rit fort. Pulchérie en peut plus quand on rentre un peu émméchés dans la nuit, alors à partir de minuit, couvre feu, ils ont plus le droit d’ouvir la bouche chez moi !
  • Me laisse conduire ses voitures ! J’en suis à une Nissan, un 4×4 Ford et une Passat.
  • Sont feignants, comme les ricains, on fait TOUTES nos courses en voiture, en drive, du lait en passant par les médicaments et l’apéro !
  • Est vraiment demasiado caballero (Note de l’Editeur : un homme ne sera jamais trop galant) : les locales sont vraiment habituées à énormément de tacte de la part de la gente masculine.

Programme :

  • Achat d’une table de ping pong pour le salon. Oui oui, le salon, tellement grand et vide qu’il faut meubler, et puis, aprés le match de ping, on enlève le filet, et ça fait une très belle table !
  • Festival à Guanjuato  » El Cerventino », nationalement réputé, version mexicaine de notre fête de la musique, concentrée dans une seule ville.
  • Semaine suivante : 6 jours à la découverte de l’Etat du Guerrero (capitale: ACAPULCO) et fête des 25 ans de Vincent de DF en basse Californie, Nord du Méxique (Note de l’Editeur : ah ben je vois que l’emploi du temps s’allège un peu ….).

A suivre ….

« Je suis un garçon de bonne facture … mais je t’encule »

…. c’est ce que nous a confié Joey Starr, lors de son passage à la Halle Tony Garnier, avec toute la crew du Suprême NTM. Entre autres.

C’était TRES TRES BON (le concert j’entends, parce que s’agissant de se faire sodomiser par Didier M., je sais pas trop. Un peu douloureux peut être ?).

Jamais je n’avais eu l’occasion de les voir sur scène par le passé, et il n’était pas question que je loupe ça. L’Epoux et moi avions embarqué notre bon ami Marco, pour son anniversaire, habituellement plus amateur de pop anglaise, Kent, et Olivia Ruiz. Il a pas été déçu du voyage. Big up nous a t il dit, notamment en saluant les prestations professionnelles et zélées des fouilles au corps à l’anglo saxonne que nous avons subi à l’entrée du concert (Marco travaille dans la sécurité, il est très attentif à ces choses là. Il nous a notamment appris que les effectifs de sécurité pour ce concert étaient supérieurs à 20% au taux d’encadrement habituel.)

La mythologie NTM ne s’est pas érodée, et le concert s’est déroulé exactement comme je m’attendais. Puissant, investi, et bien énervé. Surtout Joey, dont on ne peut ignorer la présence physique animale, même à 15 mètres de la scène (oui parce que tout de même, j’étais dans la fosse, mais pas trop près non plus hein). L’ambiance était plutôt bon enfant, mixité entre jeunes et moins jeunes (rapport au fait que NTM date tout de même de 1983, et son public d’origine aussi donc), et y’avait du monde sur la corde à linge (spéciale kassdédi Ricardo).

Ils ont fait les classiques, old school.

Seine Saint Denis Style.

Laisse pas traîner ton fils.

Dans ma benz.

Pose ton gun.

La fièvre.

Qu’est ce que l’on attend. POUR FOUTRE LE FEU.

Etc.

Et Joey Starr a interprété quelques titres de son album solo, avec sa troupe de guadeloupéens bien motivés, dont le fameux Carnival, qui lui a donné l’occasion de faire bouger tout la salle. Violent. Autant dire que les rares sisters présentes, notamment celles de moins de 50 kilos, ont mal supporté les mouvements de foule. La scène non plus d’ailleurs, qui s’est à moitié écroulée sous les coups de boutoirs de spectateurs bien vénères.

Ci dessous l’ouverture du concert, à Bercy.

Le lendemain, je prenais un train pour Paris à 6 h 30. J’ai bien dormi ….

Encore un coup dans l’aile (malade) du féminisme

On ne remercie jamais assez ELLE de savonner régulièrement la pente déjà glissante du féminisme. Encore dans le numéro de cette semaine, un article affligeant (intitulé « enquête »), qui m’a fait grimper au cocotier : La fin du féminisme, quand Superwoman rentre à la maison.

AU SECOURS.

Le pitch : elles sont belles, elles sont jeunes et (très diplômées, entendre intelligentes), et pourtant, elles ont fait le choix de « rester à la maison » pour s’occuper correctement de leur progéniture, et ne pas reproduire les erreurs de leurs salopes de conquérantes de mères féministes, qui en courant après leur émancipation dans les années 70, ont négligé leurs enfants, leurs filles, qui aujourd’hui estiment que pour être dans le vrai, il faut être corvéable à 100% à disposition complète et entière de ses rejetons. Et qu’en plus c’est source de TREEEES grand épanouissement. Contrairement à ce qu’ont osé affirmer ces brontosores de féministes.

(Je résume, mais c’est l’esprit.)

AU SECOURS.

Olympe en parle sur son blog également. Elle démont(r)e notamment les 4 préjugés qui rendent aujourd’hui indéfendables la position féministe. Parce que c’est évident, s’affirmer aujourd’hui féministe, c’est au mieux passer pour une gentille casse-couilles, au pire pour une rétrograde. Pour autant, je me sens tout à fait capable d’assumer et de défendre ma position. Par contre, c’est tout de même assez déstabilisant qu’un discours culpabilisateur vienne de la part de ce qui se veut le seul hebdo féminin de la place.

Parce qu’il s’agit bien de culpabilité qu’il est question dans cet article. La culpabilité de ces femmes qui ont « choisi » de rester chez elles parce qu’elles ont estimé que c’était mieux pour leurs enfants. Questions de priorité. Et l’équilibre bordel ???

Mais pourquoi, qu’on m’explique pourquoi on s’obstine à ne pas comprendre que ce dont ont besoin les familles, ce sont de conditions de vie équilibrées. Equilibre qu’il appartient à tout le monde de construire :

  • le père, en travaillant moins / mieux, en étant aussi présent que la mère ;
  • les employeurs, en admettant que l’on peut travailler à des heures et cadences décentes sans compromettre l’équilibre financier de l’entreprise, je pense là évidemment aux populations cadres et cadres intermédiaires (à quoi sert une réunion interne à 19 h ? à part à culpabiliser ou emmerder les familles), et en prenant en considération qu’un père peut aussi assumer des tâches de famille ;
  • les pouvoirs publics, en mettant à disposition suffisamment les modes de gardes des tous petits (avant la maternelle), pour que les femmes n’aient pas à choisir entre garde et emploi (car à quoi bon gagner 900 euros quand on en dépense 500 pour une garde à temps plein avant les 3 ans de l’enfant) ;
  • et les mères bien sûr, en arrêtant de culpabiliser parce qu’elles ne s’occupent pas H 24 de leurs mouflets, en défendant leur droit à travailler (mais aussi boire / baiser / avoir une vie sociale et culturelle), tout en étant de bonnes mères.

Parce que l’on ne me fera pas croire que seule la mère sait et sait faire ce qui est bon pour son enfant,et que seule elle peut l’épanouir. Au contraire, je pense salutaire que rapidement les enfants soient confrontés à la diversité, à la socialisation, à l’AUTRE. Et ce qui m’inquiète le plus dans les témoignages des mères interrogées, c’est leur discours sur ce rôle de mère toute puissante et dominatrice, qui visiblement les éclate (et grand bien leur fasse) mais qui est plein de dogmatisme.

Heureusement qu’en contre-point de cette douteuse enquête, Elisabeth Badinter (dans mes bras) a pu exprimer ses inquiétudes sur ce retour en arrière opéré par quelques ayatollahs de la cause maternelle. J’aime à croire que l’on peut faire coexister la maternité avec d’autres occupations tout aussi aussi épanouissantes, tout cela pourvu que l’équilibre se fasse (omondieu, on dirait presque un discours du Modem).

Sélection 2009 pour le Festival d’Angoulème

La liste officielle est sortie aujourd’hui, vous pouvez la retrouver là. Je me suis surprise à la parcourir avec déléctation, comme quand on regarde la carte des vins, des entrées et des desserts (enfin surtout les vins), avant de s’installer à table. J’ai notamment découvert qu’il y avait une adaptation BD de « Shutter Island » de Dennis Lehane, par Christian De Metter, chez Rivages / Casterman, je suis bien curieuse de découvrir comment ce magnifique roman a été adapté.

La bédé, j’y ai vraiment pris du plaisir au contact de l’Epoux (oué il est fort l’Epoux). Et puis plus récemment au travers de blogs, de dessinateurs ou d’illustrateurs. Et des fois même que je vous ai recommandé de bonnes choses.

Avant, c’était pour moi un sous-genre de la littérature, pas très noble (pas fille de prof pour rien), et un peu bâtard (pas assez de textes pour raconter une belle histoire à mon goût, ou alors trop de textes qui étouffent l’image, comme chez Blake et Mortimer).

Avant c’était Astérix, Iznogoud, Yoko Tsuno, Les Bidochon, Poupon la Peste, Carmen Cru, Boule et Bill, Garfield, Mafalda et Lucky Luke. Et tout Brétecher, bien sûr.

Maintenant j’ai comme qui dirait élargi le cercle de mes connaissances. Découvert des auteurs. Joan Sfar, Manu Larcenet, Marjane Sartrapi, Ferri, Blutch, Trondheim, Dupuy & Berberian.

Du coup, le festival d’Angoulême, ça me donne faim de bédés.

J’ai des goûts musicaux douteux mais j’assume (3)

Vi vi vi vi. Je suis trèèès chanson de qualité française. Après Indochine, Mylèèèène, Elmer Food Beat.

Elmer et moi, c’est une longue histoire d’amour.

Avec quelques déceptions, comme dans toute histoire d’amour. Rappelez vous (je m’adresse ici à mes 24 lecteurs qui me suivent depuis plus de 2 ans) Bobital, Festival des Terres Neuvas 2006 (feu le festival, puisqu’il vient de connaître sa dernière édition).

Le petit bonus qui va bien : y’en a qu’on essayé de faire un lip dub avec Daniella. C’est pas extraordinaire, et ils ont pas vraiment la tête de l’emploi (têtes de puceaux !!), mais c’est mignon.