Le nez de Dorothée

Parce que la Brisse me l’a mise dans la tête ce matin, et que depuis elle résonne dans mon petit cerveau, il fallait que j’exorcise.

PUTAIN de chanson de daube !

La Brisse, je te déteste (la Brisse, pour mémoire, c’est mon co-bureau. Il veut ma mort.)

El Mariachi !

Deux petites photos en spéciale dédicace pour El Padrino, qui a envoyé son cadal d’anniversaire à son fillot par DHL (le fou !), et qui ne l’avait pas vu porté.

La classe internationale, l’Héritier dans ses habits de Mariachi.

(Tu noteras l’absence du chapeau, mais que veux tu, il pèse 2 tonnes, et donc ton filleul refuse catégoriquement de le garder sur la tête. Par contre, il kiffe grave le noeud pape à franges. Faut admettre que c’est vachement chouette.)

J’ai profité de retrouvailles familiales et amicales pour les 60 ans de la Reine Mère pour étrenner ce splendide costume. En hommage à notre frère (et fils) absent (celui dont vous suivez assidûment les aventures de chicano), nous avions décidé que la fête d’anniversaire serait filée sur le thème du Mexique. Pour l’occasion, nous lui avons fait la surprise de réunir ses plus proches amis pour le WE. C’était une chouette idée, car elle DETESTE les surprises, la Reine Mère. Surtout, c’est une hôtesse née, qui adore recevoir, ce qui lui assure la maîtrise la plus complète des opérations. Là, nous avons pris 1.000 et une précautions pour ne pas lui dévoiler le pot aux roses, et ensuite lui organiser des petites agapes sympatiques, et ça a bien marché … jusqu’à la veille du D Day. Jour qu’a choisi une des invités pour lui envoyer sur son portable … un SMS de confirmation. Arrrrrrgh.

La Reine Mère m’appelle, le vendredi soir à 20 h, veille de l’arrivée de tous les invités.

Elle : Tu sais quoi ? J’ai reçu SMS bizarre de J. Elle me confirmait sa venue. Je l’ai pas invité !

Moi (très très emmerdée, faisant défiler 3.000 pipeaux possibles dans ma tête) : …. Hein ?

Elle : Vous auriez pas fait un coup, ta soeur et toi, d’inviter mes copines pour mon anniversaire j’espère (j’aime le ton menaçant dans sa voix).

Moi (dédaigneuse) : Tu rigoles ? Tu crois que j’ai le temps de t’organiser ce genre de truc ? D’ailleurs je te laisse, je suis toute seule à la maison et y’a le petit qui est en train de vider un placard (alors que je suis – en vrai – avec ma tante en train de couper 3 kilos de poivrons pour préparer un chili con carne). Ca doit être une erreur d’expéditeur ce SMS, c’est tout.

Elle : C’est ce que je me disais aussi. En plus tu sais que je déteste les surprises.

Moi (pleurant des larmes horizontales, comme dans le dessin animé Le collège fou fou fou, dans mon fort intérieur) : Bah oui, je te connais ! Allez, bye …

Bon, en vrai, elle était plutôt émue et contente de voir ses vieilles copines, et je pense qu’elle a bien profité de l’opportunité. Pour une fois, elle a réussi à passer toute une journée sans lever son derrière de sa chaise. Par contre, moi et les autres petits grouillots d’organisateurs, ça nous a vannés.

Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu certains des invités, dont la majorité connaissent mes parents depuis plus de 30 ans. C’était donc assez surréaliste d’évoquer des souvenirs communs, liés notamment à nos années passées à l’étranger, et de converser d’adulte à adulte, sur nos boulots, nos amours, les enfants, eux qui m’ont vue quasiment sortir du ventre de ma mère.

Comme il ne s’agirait toute fois pas de verser dans le sentimentalisme, deux petites anecdotes pour évoquer tout de même pourquoi la Reine Mère mérite bien son nom.

1. De l’interdiction de blog de la Reine Mère.

Elle sait de longue date que je tiens un blog,  et je lui ai toujours refusé l’accès. Longtemps elle m’a juré ne pas y mettre les pieds sans mon autorisation, tout simplement parce qu’elle ne connaissait pas l’adresse. Ce qui était effectivement le cas, jusqu’à ce qu’El Padrino lui lâche mon pseudo au cours d’une conversation, et surtout qu’un article cite mon blog dans un numéro de ELLE qui lui est tombé dans les mains. La looze. Depuis lors, elle m’a juré n’y être allé qu’une fois par curiosité (tu m’étonnes qu’elle est curieuse), et depuis d’avoir oublié l’adresse. J’y crois à mort.

Samedi soir, à table, une de ses copines me sort, en toute innocence : « Tu sais, ta mère m’a donné l’adresse de ton blog, laloute.com c’est ça ? ben j’ai pas eu le temps encore d’y aller »

Sgnurf.

Point net, le blog, point net.

2. De l’amour inconditionnel de la Reine Mère pour ses enfants

Si je ne lis pas Dolto, il semblerait qu’elle non plus.

Elle a rappellé notamment devant l’assemblée des invités que j’avais eu quelques difficultés d’apprentissage étant petite, puisque je n’avais parlé que tard par rapport à la moyenne des enfants. Très précisement elle a dit « Sabrina n’a pas parlé DU TOUT jusqu’à deux ans et demi. Au point que je l’appellais « l’idiot du village ». Bon elle s’est bien rattrapé depuis ! »

Sgnuuurf.

Mais je l’aime quand même fort fort fort, ma Môman …

Concours de (lancer) de poids …

Alors j’essaie de participer gentillement et discrètement à un concours un peu honteux (rapport au fait que c’est organisé pour gagner … une balance, mais de haute technologie semble-t-il), voilà que la gentille organisatrice (méchante fille !!) m’informe que pour être valide ma participation doit être postée ici même (en fait, j’avais pas bien lu le post, je le crains).

Encore un truc qui va démolir ma réputation d’athlète de haut niveau …. Ha ha ha.

Le principe donc :

Les personnes désirant participer vont devoir rédiger une note sur leur blog expliquant en 250 mots comprenant les mots clés suivants … (non je plaisante), juste tu prends ta plus belle plume d’Azerty et tu me racontes un souvenir super la loose de quand t’étais en cours de sport au collège (ou au lycée).

On a tous un secret inavouable, une expérience traumatisante, un poirier raté qui s’achève en prout (ah ça c’était pas le mien, mais il m’avait bien fait rire, inutile de préciser), une course de relais qui s’achève en carambolage humain, un prof de sport sexy qui t’appelle « mon petit »… tu vois un peu de quoi je cause ?

Voici donc la triste petite histoire de Sasa :

J’étais en 3ème, pas vraiment bien dans ma peau, car collée en internat depuis le début de l’année scolaire, ce qui m’avait permis de prendre 10 kilos en 3 mois. Même ma mère ne m’avait pas reconnue aux vacances de Noel ….

Un matin frisquet, nous étions sur le stade, avec pour obligation de nous échauffer avec quelques tours du dit stade, avant de courir un 100 mètres sprint.
En bonne tire au flanc boursoufflée par le poids et l’adolescence ingrate, je me carapate gentillement dans un coin, histoire de m’éviter l’échauffement. Surtout, je ne voulais pas me ridiculiser devant Jimmy M., autre adolescent boutonneux que j’avais en ligne de mire. Pas question qu’il voie ma graisse blobloter sur le terrain de sport.

Ce qui devait naturellement arriver arriva. En plein sprint (Carl Lewis wasn’t there), je me suis écroulée de tout mon (sur)poids, comme une grosse merde, terrassée par un claquage à la cuisse, subséquent à l’absence d’échauffement préalable.

J’ai boité pendant 3 semaines, telle Quasimodo, autant dire qu’avec Jimmy, c’était cuitas las bananas.

Sortez vos mouchoirs et envoyez la machine à mesure du gradubide.

PS : Pour ceux qui suivent (mes fans mes amis mes 8 lecteurs quotidiens levez les bras bien haut), j’ai déjà parlé de Jimmy, cette grosse enflure qui m’a mis des cornes, y’a pas longtemps. Ce qui relativise ma looze, puisque effectivement, je suis finalement parvenue à mes fins. Mais vu le résultat in fine hein …

Orgasme ascentionnel

UN MOIS.

L’enfer.

Pendant toutes ces journées, deux fois par jour minimum.

Epuisant.

140 unités, j’ai compté.

Le calvaire.

Le 7ème ciel, nirvana inaccessible.

Au moins 10 kilos à soulever à chaque fois.

Mon chemin de croix, bien pentu.

Notre ascenseur était en réfection. Nous vivons au 7ème étage.

J’ai failli en faire pipi de joie ce soir quand j’ai vu que la cabine était à nouveau en fonction. S’il avait encore été dans les parages, je crois que j’aurais roulé une pelle bien baveuse à M. Schindler (après lui avoir collé un gros taquet, parce que ça fait une semaine qu’il aurait du terminer).

Vers la fin des micro-pénis ?

Un règle de base de la bienséance c’est de ne jamais attaquer le physique des gens. Parce que c’est petit, gratuit et méchant, et souvent, vise des infortunés impuissants à résoudre par eux-mêmes le mal dont ils pâtissent.

Pourtant, c’est vrai, avouons-le, les filles se moquent souvent des hommes (très) peu membrés, ceux que la nature a oublié de doter du minimum syndical érectile (nous fixerons ici ce minimum à 10 cm, si vous le voulez bien). Parce qu’on a beau être bien élevées et polies, y’a un moment où trop peu, ce n’est pas assez.

Je me souviens encore de la manière quelque peu abrupte dont j’avais refusé mes faveurs un charmant jeune homme, à l’issue d’une soirée bien arrosée (je précise pour bien situer le contexte que j’étais étudiante en première année, j’avais même pas 18 ans, j’étais un peu jeune dans ma tête). Sans doute bien désinhibée par la quantité d’alcool absorbée (en sa compagnie, et sur son incitation en grande partie), j’avais eu l’aplomb de lui dire, à la vue de son service trois pièces, « ah non ça va pas être possible, par contre j’aime beaucoup les cunnis » (dans le texte). Et le pauvre garçon s’était exécuté. Honte sur moi.

Mais je ne suis pas la seule (comment ça ce n’est pas une excuse ?).

Je me souviens du récit de Sonia et le monsieur au Stabilo Boss (l’image m’avait marquée, car elle était fort appropriée). Pas moyen de retrouver l’article, malgré quelques recherches bien honteuses sur son blog … (raaah, voilà, j’ai retrouvé le 1er épisode.)

Et d’un épisode de Sex in the CIty où Samantha Jones (la quarantenaire nymphomane de la bande) se confrontait à un amant doté d’un micro-pénis qu’elle surnommait « le cornichon ».

Un reportage du magazine santé de France 5 apporte deux informationss intéressantes :

  1. On peut se faire opérer d’un micro-pénis, et gagner 3 à 4 centimètres (c’est énorme !). Sachant qu’un micro-pénis pour le corps médical c’est 6 cm en érection, et ça paraît effectivement minuscule tout de même.
  2. La médecine dédouane partiellement les vilaines filles que nous sommes, en admettant que 6 cm, c’est pas compatible avec un rapport sexuel satisfaisant. Tout de même ! (O., sans rancune …)

Attention, âmes sensibles s’abstenir, le journal de la santé, ils font dans le réalisme ….

(Big up au gars qui a accepté – à visage masqué mais kiki à l’air – de témoigner, ça pas du être le jour le plus rigolo de sa vie).

Ma sélection de lipdub chez les jolis gars

Je trouve le concept des lipdub très rigolo. Ca fait des mois qu’on essaye qu’on ne se sort pas les doigts du … pour se motiver avec les 5 autres feignasses qui lèvent le coude avec moi quotidiennement à la machine à café. En même temps, un lipdub à 6, tu me diras, c’est moyen fun.

Au fil de mes errances sur le ouèbe, je suis tombée sur quelques exemplaires fort sympathiques.

Pour qui connaît ma passion secrète dévorante pour tout ce qui porte un uniforme, des rangers, et la nuque rasée de près, ce petit spectacle est assez jouissif (au sens premier du terme).

Trouvé chez Monsieur Jukebox

Et pour qui connaît mon autre passion, celle pour les rugbymen, en voici un autre de lipdub, qui prouve également le grand sens de l’humour de cette belle corporation.

Trouvé chez Romain Blachier.

Bon, les marines américains, compliqué de les approcher, mais pour le LOU, y’a bien une bonne âme locale qui va se dévouer pour m’emmener voir un match non ?

(Et si vous trouvez d’autres lipdub avé des jolis garçons, faites passer le lien à tata Sasa.)

« J’ai creusé, creusé la dette au lieu de me creuser la tête » …

Alain Souchon, l’est vraiment trop fort ! et il nous le prouve encore fois.

Retrouvez ici le clip de son single cadeau (où il danse comme un dieu avec de jolis moulinets de bras forts expressifs), Le parachuté doré

Adieeeeu mégaphone, adieeeeu calicot, adieeeeu représentants syndicaux ….

Adieuuuu les jolies putes russes ….

(Oui oui oui, il dit ça aussi dans la chanson.)

Bon W-E les zozos, moi je fais le pont.

La boîte a coulé, mes pouces, on va se la couler douce …

Dolto m’a tuer

Je ne lis aucun bouquin concernant l’élevage en plein air des gnomes enfants. J’en ai fait une question de principe.

Pas que ça me gonfle de lire ce genre de prose, au contraire, c’est souvent passionnant. Et tu te dis, mais oui, mais c’est bien sûr, c’est trop bien vu. Mais en fait, au bout d’un moment, quand tu lis des choses qui viennent d’écoles de pensée différentes, tu risques de tomber sur des discours / conseils peu homogènes, voire contradictoires. Tout cela contribue plus à m’embrouiller les idées qu’autre chose. Sans compter que mes quelques expériences en la matière m’ont refroidie.

Il y a quelques années (en 2003 pour être très précise), j’avais notamment lu un essai d’Aldo Naouri, pédopsy assez connu, sur les relations mères / filles (Les filles et leurs mères). La lecture de cet essai m’avait profondé destabilisée. C’était au moment où je fêtais mes 25 ans, et je préparais mon mariage, périodes assez troublées pour qui les a traversées. Beaucoup d’interrogations, sentiment d’être au milieu du gué, de prendre des décisions qui impacteront durablement ta vie, tout en étant largement influencée / conditionnée par ton milieu social, ta famille, ton héritage, gna gna gna (Pierre Bourdieu, me voilà). J’avais mis des mois à le digérer le Naouri. On peut certes admettre qu’une remise en cause de ses fondamentaux peut être parfois salutaire, mais là, c’était vraiment hard core.

Une autre fois, plus récemment (j’étais enceinte de l’Héritier, ou il était né y’a pas longtemps) lors d’une ballade chez les bouquinistes des quais de Saône, j’avais failli me foutre sur la tronche (avouons le, je m’étais un peu mis sur la tronche pour de vrai) avec l’un d’eux (de bouquiniste). Celui-ci essayait de me faire croire que vraiment, les Libres enfants de Summerhill, c’était tout de même ce qui s’était fait de mieux en matière d’éducation sur les 50 dernières années. Au secours.

Ce matin, j’ai eu une nouvelle preuve de la nécessité de me tenir éloignée de tous les préceptes psychanalisants en matière d’éducation. Sur France Inter, ils fêtent le centenaire de la naissance de Françoise Dolto (oui, on s’éclate sur France Inter, je sais bien). Lors d’une diffusion d’un extrait d’émission, je l’ai entendue dire : « L’enfant doit comprendre que les parents ont certaines privautés entre eux. Par exemple, le père et la mère s’embrassent sur la bouche. Les parents n’embrasseront donc pas leurs enfants sur la bouche » (je cite de mémoire).

Ah ben merde alors.

J’en déduis donc que puisque je bisouille sur la bouche l’Héritier (je rassure les fans de Dolto, j’y mets pas la langue non plus), je vais le déstabiliser profondément, et il va croire qu’il peut à l’aise blaise prendre la place de son père. Tssss.

Au final, je considère donc que l’éducation des enfants, ça reste un sujet assez intime. En dehors bien entendu des principaux moraux de base qui régissent toute société civilisée (on ne viole pas ses enfants, c’est très mal, on les nourrit 4 fois par jour, on évite de les soumettre physiquement, moralement …), j’essaie donc d’élever l’Héritier de mon mieux, en évitant de toujours mettre une intentionalité psy dans tous les faits et gestes quotidiens.

Sinon je m’en sors pas.

A part ça, des fois l’Héritier il montre du doigt la porte des wécés et il dit « Papa Papaaa Paapaaaa« . (Et après l’Epoux y gueule quand je lui dit qu’il passe sa vie sur la lunette des chiottes.)

Et qui est devant sa tévé à 6 heures du matin ?

C’est pas que j’étais inquiète hein, mais presque …

Well done boy. Et bon courage pour la suite surtout (voilà un job que je ne lui envie pas …).

J’avoue, j’ai versé ma petite larme pendant le discours qu’il a fait à 6 h 00, heure française. Et après je me suis esbaudie quand j’ai vu arriver sur scène … Mac Cain. Je me disais que les ricains poussaient loin le sens du fair play, et en fait non c’était son co-listier.

Dieu que je peux être quiche des fois.

L’Héritier & moi

Ca fait maintenant un peu plus d’un an qu’il est entré dans nos vies, l’Héritier. C’est assez compliqué d’en parler, ici et ailleurs, autrement qu’en mode extasié et embué (on a la larmichette facile, quand on parle de ses enfants).

Parce que finalement, ce que tu vis avec lui au quotidien, les mille et unes anecdotes dont tu fourmilles, tu te rends compte qu’elles sont universelles, et finalement assez banales.

Ce que tu crois merveilleux et unique (la manière dont il te sourit, comment il vient te chercher pour que tu lui racontes une histoire / joues avec lui, comment il se blottit dans tes bras quand il est intimidé par un visiteur, …), tout les autres parents l’expérimentent … Tout comme les affligeantes petites médiocrités et mesquineries dont l’enfant en bas âge est capable (te pisser dessus alors que tu viens de t’habiller pour aller bosser, te réveiller à 6 h 55 du matin alors que tu as la gueule de bois, vomir son goûter sur tes genoux pour te faire comprendre qu’il n’aime pas la poire …). En bref, tu te rends vite compte qu’à parler de tes gnomes, t’emmerdes tout le monde. Surtout ceux qui n’en n’ont pas (de gnomes).

Alors du coup, ces moments Nutella, ces mêmes gestes que tu reproduis tous les soirs avec lui, tu te le gardes pour toi, tu les chéris et les préserve jalousement, parce que ce sont tes moments à lui & toi. Morceaux choisis (attention à l’indigestion de gimauve, j’aurais prévenu hein …).

Moi j’aime …

Quand tu rentres le soir, et qu’il se précipite dans sa piaule pour voir si tout y est (au cas où un traitre serait passé dans la journée pour lui chourrer ses jouets).

Quand tu lui enlèves ses chaussures et surtout ses chaussettes en les faisant glisser cérémonieusement, mieux que Rita et ses gants, que tu lui embrasses ses petits pieds nus pour le faire rire. Et que lui, le fourbe, chope les chaussettes pour se les fourrer dans le bec, et voir ta tête mi scandalisée mi amusée (nooooon on ne suce pas les chaussettes sales !!!), mort de rire.

Quand tu le dépoiles pour le bain, en lui chantant Tout nu et tout bronzé, toujours, parce que c’est la chanson générique du bain (références musicales de qualité, dès le plus jeune âge, c’est mon credo), et qu’il est déjà tout agité de joie à la perspective d’aller barboter.

Quand il proteste vivement parce qu’il se rend compte que t’as fait la radine sur l’eau du bain, et qu’il n’y en pas assez pour pouvoir en foutre partout, et ne s’arrête de gueuler que quand le niveau est satisfaisant.

Quand il prend ses pieds et les met à sa bouche, pendant que tu lui masses les cuisses avec la crème hydratante, extatique (et même que des fois, il bande !! aaaargh.)

Quand il te prend la brosse à cheveux des mains pour se coiffer lui-même, n’importe comment, et qu’il est tout fier de te montrer le résultat.

Quand il te prend la cuillère de purée des mains, et qu’il essaie de te montrer qu’il peut se nourrir seul, et qu’il en fout partout (les murs, son pyjama propre, ton gilet, le tapis du salon) et que t’as juste envie de l’étriper.

Quand il te prend par la main, va chercher un livre, et se blottit contre toi sur le fauteuil, pour que tu lui racontes une histoire, et qu’il suit religieusement la lecture, pendant que tu te demandes s’il comprend vraiment quelque chose à ce que tu lui racontes.

Quand il joue à cache-cache derrière le fauteuil, en penchant sa tête d’un côté, avant de partir en courant, et se vautrer au premier virage.

J’aime.