Sexisme ordinaire au travail

J’en ai parlé ici à demi mot cette semaine, j’ai subi cette semaine un moment professionnel assez difficile. Encore une fois, je ne peux en raconter grand chose sans réveler des aspects de mon travail que je ne souhaite pas exposer. Il faut juste savoir que l’intégrité et l’objectivité d’un audit que j’ai réalisé (avec une équipe autour de moi) ont été remis en cause, devant une assemblée partiellement partisane, et qui a utilisé des moyens détournés pour essayer de déstabiliser mon équipe et son travail. Les méthodes employées m’ont révulsé, mais j’étais tenue à un droit de réserve devant la dite assemblée. J’ai serré les dents, courbé l’échine, laissé passé l’orage, mais il a fallu que je quitte à un moment la séance pour décompresser (petit euphémisme pour dire que j’ai lâché les vannes grave).

Bref, à la suite de quoi mon chef, ainsi que d’autres personnes présentes dans l’assemblée, m’ont rassuré sur mon intégrité, la qualité du travail de mon équipe, et gna gna gna, mais j’étais tout de même assez destabilisée. Même si en l’occurrence ce n’était pas moi qui était remise en cause personnellement, j’ai mal vécu toute cette histoire. Je suis une bestiole susceptible et parfois je prends un peu trop les choses à coeur.

Hier, j’ai reçu un mail de ma secrétaire, qui m’a informée qu’un des chefs d’entreprise présent lors de cette pénible séance m’avait envoyé un MAAAAAAGNIFIQUE bouquet de fleurs par porteur au bureau à Lyon. Bien entendu, en bonne midinette, j’ai d’abord rougi jusqu’aux oreilles. Et après, je me suis sentie quelque peu mal à l’aise.

A première approche, c’est une attention délicate. Il a bien compris que j’avais mal vécu cette séance, que ça avait été un moment difficile, et a marqué par son geste sa solidarité, sa compréhension. Mais voilà, il m’a envoyé des fleurs. J’aurais été un homme, il m’aurait passé une bourrade dans le dos, payé un coup à boire, et basta. Et des fleurs, là, ben ça me gêne. Parce qu’on offre pas des fleurs à une relation de travail. On offre des fleurs à une femme. Et moi, ça me gonfle d’être considérée comme une femme dans mon travail. Mais c’est de ma faute, parce qu’en montrant ma sensibilité (toute féminine bordel), que je prenais à coeur une question qui aurait du rester professionnelle, hé bien c’est moi qui ait ouvert la porte à un traitement sexiste de ma personne.

Fait chier quoi.

Je préfère boire des bières plutôt que recevoir des fleurs. D’une relation de travail, et non d’un homme (oui parce que si l’Epoux me paye une bière pour la St Valentin, je risque de le prendre assez mal).

Ca, c’est fait …

Lucie, je lui avais bien dit, ta caméra là, pourquoi elle me prend par en dessous ? Ca va pas me faire un énoooorme double menton ?

Et alors, la vidéo de l’interview est sortie.

Ah ben si, j’avais raison.

C’est con, des fois, avoir raison, ça console pas. Notamment d’avoir un double menton … (entre autres).

Enfin maintenant vous savez pourquoi il fallait que je mette 9.000 km entre la blogosphère et moi … 😀

Le bonjour de Cayenne

Une petite pensée pour vous, mes petits chéris, qui devez subir très probablement les dégâts collatéraux de la grève générale d’aujourd’hui. Pour une fois que je réussis (sans le faire exprès certes, mais tout de même) à organiser un déplacement AVANT les grèves …

J’ai tout de même réussi à piquer une (mini) crise de nerfs un peu honteuse avant de partir. Il faut dire qu’Air France m’avait concocté un trajet un peu bancal, avec un transit difficile entre CDG et Orly (moins de 2 heures pour faire le transfert d’aéroport par navette Air France, à une heure de pointe). Le chauffeur m’a interdit de monter dans son car (alors que j’étais déjà short sur les délais) au prétexte que je n’avais pas de billet de transfert, ce que personne ne m’avait demandé d’acquérir. La fatigue physique et nerveuse aidant (ça fait plusieurs jours que je dors très mal, et j’avais subi la veille une des pires journées de ma vie de consultante), j’ai craqué, et me suis mise à pleurer à gros bouillons.

Je sais c’est naze de pleurer, mais là, c’était le nervous break down. J’hulule donc « ben très bien, je retourne au comptoir Air France, je vais chercher un billet, enlevez ma valise de la soute du car, je vais rater ma correspondance pour Cayenne, ouiiiiiiiiiiiiin« . Evidemment, comme c’est toujours celle qui chouine qui a raison (même si elle a un peu la honte), tous les passagers dardaient le chauffeur d’un regard noir, hé hé hé.

Un stewart qui passait par là me prend donc par le bras (les vannes étaient ouvertes, je continuais à pleurer généreusement) et me ramène au comptoir. Qui me confirme que je n’ai pas besoin de billet de car, puisque je suis voyageur Gold (statut privilégié réservé aux pauvres hères comme moi qui passent la moitié de leur vie dans les transports aériens, et l’autre dans les trains). Ce qui était écrit sur le billet que j’avais tendu au chauffeur. En revenant sur le parking, le dit chauffeur était toujours là, à m’attendre, et au lieu de s’excuser de m’avoir fait sortir de mes gonds me rétorque (authentique) : « ah ben fallait me sortir la carte gold au lieu de votre billet, si vous croyez que j’ai le temps de lire les billets des passagers …. »

C’est là que je lui ai balancé un low quick dans la gueule.

Breeeef. J’ai séché mes larmes, reniflé un coup, et croisé les doigts très fort pour avoir mon avion. Ce qui fut chose faite. Aléluia, pour une fois, le petit dieu (ingrat) des transports fut dans ma poche.

Ici, tout va bien. Il fait 29° degrés à Cayenne, le taux d’humidité doit atteindre les 80% et rien n’a changé, ou presque, depuis ma dernière visite, il y a presque 3 ans.

La ville est toujours aussi délabrée, bancale, mais attachante.

Le rhum vieux te ramone toujours autant les écoutilles.

La présence de militaires (en charge de la surveillance et de la sécurité de la base spatiale de Kourou) et de légionnaires est toujours aussi … plaisante à l’oeil.

Le carnaval bat encore son plein.

Et la GROSSE amélioration de mon hôtel depuis 2006 : maintenant y’a le wifi dans les piaules !

(à quoi ça tient, la satisfaction parfois ….)

On the road again

Après quelques journées éprouvantes à divers titres (naaan, pas de détails, vous verrez ça par vous mêmes dans peu de temps pour l’un, et pour l’autre, ben rien, c’est des histoires de taff sur lesquelles je préfère ne pas m’apesentir), me revoilà sur les routes de France.

Un poil excentrées les routes de France, puisque cette fois je repars à Cayenne, Guyane.

Pour ceux qui suivent ma vie depuis plus de deux ans (ça doit bien exister, si si si), j’avais eu une mission sur ces lointaines terres de France, en 2005 / 2006. J’avais même eu les honneurs à l’époque de quelques interviews sur RFO grâce à ma grande connaissance des problématiques de développement de cette belle région (comme je me la raconte ….). Et accesoirement j’avais passé une de mes meilleures soirées déguisées au Carnaval, sous mon masque de Touloulou.

Bref, deux ans après, ils me réclament à grands cris (Sasaaaaaaa viens nous aider, sans toi on s’en sort pas). Quel doux réconfort pour un prestataire de services que d’être rappelé par un ancien client qui vous déclare qu’il a ENVIE de vous PAYER à nouveau pour que vous travailliez avec lui.

J’abandonne donc l’Epoux, l’Héritier, la blogosphère, le monde civilisé, pendant une semaine. Enfin peut être pas tout à fait, mais je ne saurais présumer des forces des réseaux numériques locaux, donc peut être que vous aurez quelques nouvelles de ma part, de ci, de là. Au pire, vous risquez de croiser ma trombine, ailleurs, peut être …. (le teasing …).

« L’open space m’a tuer »

Par Alexande des Isnards et Thomas Zuber.

Un petit essai qui traite de la vie en (grande) entreprise des jeunes cadres entre 26 et 32 ans, dans le secteur de l’audit / de la communication / du conseil, par deux zozos profils Sciences Po, forcément, ça a fait tilt au niveau du vécu comme dirait l’autre. J’ai donc fait l’acquisition de l’opus. C’est vite lu, et il sera bien amorti je pense, puisque du côté de ma feurme, il vient de commencer un tour … de nos open spaces.

Pour aller à la conclusion, c’est assez déprimant.

Passé l’amusement de (se) retrouver dans un certain nombre de situations, dialogues, stéréotypes de pprofils professionnels, j’ai fini par sombrer dans une profonde apathie, avec cette lancinante interrogation, « mais alors, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs« . Certes c’est un constat que l’on a eu chacun l’occasion de faire, en benchmarkant (comme on dit chez nous) les jobs de nos petits camarades de promo. Mais là, l’enchaînement des chapitres ne peut que vous amener à la conclusion que la vie des jeunes cadres modernes est une plaie, et quelques soient les stratégies d’évitement et de contournement, le système finit toujours par vous ratrapper … et vous bouffer tout cru.

Bien entendu, le propos (je pense) est la dénonciation du système et de ses petits (et gros) travers, et la caricature et l’exagération servent ce propos. Pour autant, c’est l’occasion de se questionner (une fois encore, puisque pour ma part, malgré le plaisir que j’ai à travailler, j’en ai ras le slip environ 2 fois par an) sur les basiques, qui suis-je, où suis-je, dans quel état j’erre ?

Travailler pour vivre ou vivre pour travailler,

Concilier vie privée et vie professionnelle,

Travailler plus pour gagner pareil, et de toutes manières pas avoir le temps de le dépenser,

La recherche du bon équilibre est permanente, et souvent frustrante. Le relativisme à tout crin fait parfois pousser aux anciens (nos parents en somme)  des cris d’orfraie, au son du « mais tu vas pas de te plaindre, tu as un job intéressant et bien payé, t’es pas au fond de la mine …. »

Gna gna gna.

Pour autant ils sont souvent très destabilisés par nos récits de la vie moderne en entreprise (dont mon fonctionnaire de père, qui n’a jamais fait un CV de sa vie). A cet égard, l’essai de des Isnards et Zuber est assez réussi, car il réussit à décrire de manière assez lucide et frappante comment se construisent les rapports sociaux, hiérarchiques et professionnels, au sein de l’entreprise. La bonne humeur et le positivisme comme dogme. La fausse détente des rapports hiérarchiques et la vraie pression sur les cadres inexpérimentés, mais tellement motivés. La responsabilisation à outrance, etc. C’est difficile d’expliquer parfois que sous la « coolitude » se dissimule une vraie violence des rapports humains, et des cas de souffrance, souvent cachés sous le tapis par des salariés trop désemparés pour trouver les moyens de se défendre (j’en parlais, incidemment, là).

Sans vouloir faire pleurer dans les chaumières, c’est donc une lecture que je recommande à ceux qui ne connaissent pas ces menus tracas (l’euphémisme est volontaire) de la vie moderne en entreprise. Pour les autres, ça ne console pas, mais bon, on se sent un peu moins seuls …

PS : sur le site qui a été ouvert, il y a quelques témoignages sur un forum, qui font écho au bouquin, et dont certains sont croquignolets ….

Jalousie.

On en aura bouffé hein, les enfants, du Obama cette semaine, à la limite de l’indigestion tout ça, tout de même. Ca vous gène pas que j’en remette une petite louche ?

Car comme tout le monde, j’ai moi aussi été rivée à mon écran de télé. Et j’ai été émue par l’engouement et l’espoir suscités par cette élection pour tant de personnes. Les américains, les afro américains en particulier, et une bonne partie du monde entier semble-t-il.

Et moi dans tout ça, j’étais émue par cet émoi collectif (je suis très empathique comme gonzesse : il suffit que quelqu’un pleure devant moi pour que je mette à pleurer derechef). Mais à titre personnel, pour dire la vérité, j’était jalouse. Jalouse qu’il n’y ai personne pour susciter cette dynamique et cet espérance. Et complètement déprimée en repensant à qui nous gouverne ici, en France (oui, parce que souvent, je L’oublie).

Il y a eu quelques très belles photos prises, ici. Voici ma sélection.

Je l’adore la dernière, c’est méga chouille dans la maison de retraite, ça fait chaud au coeur. D’un autre côté, qui sait, c’était peut être pareil dans les hospices de luxe à Neuilly en mai 2007, avec de charmantes vieilles dames qui faisaient tourner leur rang de perles autour du cou, façon hula hop.

(Et aux pisse froid qui me rétorqueront que c’est bien infantile / immature d’avoir besoin d’une idole, d’une figure messianique, je répondrai juste que des fois, justement parce que l’on ne croit pas en grand chose, c’est assez réconfortant de rencontrer l’espoir incarné par un homme (ou une femme). Même s’il ne pourra que décevoir).

 

PS : c’est pas pour dauber hein, mais Mme Obama, elle ressemble pas un peu à un trav’ des fois ? (elle me fait un peu peur avec ses grandes dents en fait)

Mon parrain chez les Mexicains, épisode 6

Voir les épisodes précédents (1, 2, 3, 4 et 5).

Et oui, je suis encore vivant. Voici donc les dernières nouvelles de ce dernier mois et demi passé entre Leon et les plages mexicaines (pour info, et surtout pour vous faire la nique, il fait entre 25 et 35 degrés dans ce beau pays).

Bon, en ce qui concerne les dernières infos :

Tout d’abord, nous avons du nous expatrier dans une autre colonia. Après plusieurs plaintes complètement  infondées des voisins auprès de la police puis de l’immigration (ils ne rigolent pas dans les résidences privées), nous avons préféré partir de notre plein gré. Ce serait dommage de ne pas terminer notre année d’échange alors qu’on s’amuse tellement ici. Nouvelle galère pour changer de baraque mais cela s’est fait rapidement et nous avons mis moins d’une semaine pour trouver un nouveau toit et déménager.

Evènements :

       La fête des morts ou Halloween : premier week end de novembre, c’est une fête traditionnelle  plus célébrée au sud du pays mais qui reste un excellent prétexte pour se déguiser  et aller dans toutes les soirées organisées durant cinq jours. Je me suis donc trimballé tout ce temps en Power Ranger, force rouge, accompagné des mes forces noire, bleue et verte. On a fait un malheur bien que verte et bleue se soit dégonflées pour aller en boite, noire et moi sommes passés dans de nombreuses soirées, une petite chorégraphie à l’appui !

Une nuit en enfer : je m’explique. Le week end du 16 novembre, nous sommes partis à Puerto Vallerta (côte Pacifique, 3 h de route de Guada) pour les 25 ans du chauve (mon pote de DF). Le dimanche nous optons pour une croisière d’une journée : open bar, open bouffe, plongée, cheval et dernière visite sur une plage isolée : Playa Animas (seulement écrire ce nom me fout encore les chocottes).

Fin de journée, le bateau jette l’ancre, nous partons en zodiac nous baigner sur cette plage quand on se rend compte qu’on a oublié un pote qui était aux chiottes (Note de l’Editeur : vous êtes vraiment de super potes vous hein ….), le pauvre devra rester deux heures seul sur le bateau. C’est là que nous faisons la rencontre de Roberto… Habitant de la plage, gueule pas tibulaire mais presque, rasé, balaise, nous propose d’aller chercher mon pote avec son bateau, puis nous propose après devenir un boire verre dans sa maison trop belle sur la plage, puis nous propose (très gentil ce Roberto) de passer la nuit dans sa maison et de laisser repartir le bateau à Vallarta… On hésite, les files sont toutes excitées, on se concerte, on vote pour, le cauchemar commence.

Il s’avère que ce charmant Roberto se voue à des activités professionnelles peu orthodoxes et dont il ne se cache pas (club de strip tease au DF etc…). On commence à s’inquiéter, il nous propose d’emmener un de nous faire quelques courses pour la soirée, ce qu’il a oublié de nous dire c’est qu’il n’y a pas de route, le seul moyen de transport est le bateau. Nous voilà coincés sur une plage paradisiaque qui perd progressivement de son charme. Il prend Vincent avec lui (entre chauves…). Ils partent, au bout de 2 h 45, toujours pas de nouvelles. On reste seuls dans sa maison, 3 heures et demi de calvaire sans savoir ce que devenait mon pote, seul, avec une espèce de bandit louche et drogué. J’ai vraiment cru jamais revoir un de mes meilleurs potes. Donc plus tard, Roberto revient, seul en titubant, la jambe en sang… Là je le suis saute dessus en lui disant «  connard où est mon pote », il me regarde, il avait un petit couteau dan la main et me dit «  Callate ou te mato », en deux mots ta gueule ou je te tue ! Ah ouais ?!  Ok, je la ferme (très crédible ce garçon) et j’attends des explications, tremblant de peur, et sans savoir où est Vincent. Je descends sur la plage, vois l’embarcation au loin, avec un chauve et plein de sacs dans la main : mon Vincent !  Qui a passé les heures les plus flippantes de sa vie, Roberto a trimballé le pauvre dans le relief, allant chercher drogues et compagnie, lui faisant boire des verre de rhum pour son anniversaire, l’obligeant à faire le funambule sur le bateau pour le divertir, un cauchemar. Enfin, restait encore à se barrer, le Roberto étant bien allumé, mes deux co locatrices semblant être à son goût, je m’en allais avec Vincent à la recherche d’un bateau quand on vit au loin de la lumière, un bateau à moteur arrive, nous demande 500 pesos pour nous emmener au prochain village avec une route, on négocie pas, on va chercher les filles  simulant un bain de minuit, Roberto nous dit qu’il arrive dans deux minutes, tailllllllo ! On court on s’arrache, ce con nous court derrière avec son clébard et on part ! Je lui fais un doigt d’honneur (non je plaisante, même sur le bateau, je flippais encore), et la tension est restée palpable encore de longues minutes après notre évasion, qué miedooo !

Repas de Noël : Il y a un mois, nous avons organisé un repas de Noël entre français où chacun devait offrir un cadeau à une autre personne. Ben moi j’ai eu un joli verre à vin de très bonne qualité et une crème hydratante Vichy ! Cooool ! (Hâte de recevoir tout plein de cadeaux de ma famille préférée à la nouvelle adresse qu’ils connaissent !) (Note de l’Editeur : le frangin perd JAMAIS une occase de réclamer des kadals.)

Le gala des diplômés de l’Ecole : très amusant, sorte de repas bara libre avec les parents des diplômés qui boivent encore plus que leurs progénitures, on a dansé, Mariachis et groupes de Banda étaient présents, c’était très divertissant et moins formel que nos galas français.

Les notes scolaires : annonce aux investisseurs de cette aventure, je clos le semestre avec un pti 75 %, beau gosse ! (Note de l’Editeur : le frangin perd JAMAIS une occase de faire remarquer combien il est fort en thème. L’autocongratulation est la meilleure des promotions.)

L’immigration : ça c’est de l’aventure, je ne me plaindrai plus jamais de la lenteur de l’administration française. Afin de m’enregistrer comme résident, j’ai mis trois mois, passé plus de 14 heures en tout  dans les locaux de l’immigration et lâcher 340 Euros !! Et c’est pas encore terminé, j’y retourne une dernière fois (j’espère) en janvier.

Rubric à Brac :

Ma nouvelle maison : ben elle est bien mieux que l’ancienne, plus grande, avec un grand jardin, un grand barbeuce, moins chère, mieux située ; près  des commerces et de l’école. Le quartier du Campestre est des plus européens, avec de jolis parques, des petits commerces, des ruelles sympathiques. En plus, nous ne vivons plus dans une colonie privée, fermée remplie de connards friqués mais sur la rue, et en plus, on a seulement une seule et unique voisine. Afin de ne pas avoir à redéménager, je suis allé lui rendre une petite visite. Cette charmante quinquagénaire se ballade toujours en jogging-pyjama rose (elle est peu perchée mais elle mord pas). Je lui ai proposé, en cas de nuisances sonores, de m’appeler avant de prévenir les flics ou l’immigration, de me passer un simple coup de fil et que je m’occuperai du reste. Pour l’instant cela marche bien, elle m’appelle, je coupe tout, et tout se passe bien.


Le mexicain est très jaloux, et ce même quand la femme n’est que son ex novia. J’ai eu le plaisir de me faire délivrer ma première branlée locale sur le parking d’une boîte alors que je me trouvais avec une locale quand son ex et 3 de ses amis ont débarqué et m’ont expliqué (avec les poings) qu’il n’aimait pas voir cette femme trop prés d’un étranger (d’un pinche frances comme ils diraient). Mais que la Reine Mère ne s’inquiète pas, elle a engendré un beau brun (un peu moins beau après pour le coup) d’1m78 qui résiste bien aux assauts de ces lâches et vils mexicains ! Même pas tombé et même pas peur (en même temps tout c’est passé tellement vite M. l’inspecteur que je n’ai pas eu le temps d’avoir peur). Je tiens donc à insister sur un fait : je n’avais pas l’alcool mauvais mais que je ne suis que la simple victime du succès dû à l’étranger et de la jalousie qu’il engendre ! No soy  Mala Copa ! (Note de l’Editeur : après tabassage, le Padrino avait un air de ressemblance assez frappant – c’est le cas de le dire – avec Robert de Niro, période Ragging Bull. Plus Robert que de Niro, mais tout de même ….).

Le Mexicain est un vrai expert du barbecue ! Quand je vous disais qu’il passait sa vie à bouffer, ma maison c’est Flunch, tous nos amis viennent, se retroussent les manches, allument le barbec (sans papier, juste avec de l’huile svp !) et te font mariner la viande avec de la bière, du citron etc…que rico !!).

Le mexicain a peur du ridicule et n’ose pas faire scandale en tenue de Power Ranger ! (Note de l’Editeur : alors que nous, dans la famille, on a pas peur de se déguiser, au contraire, plus c’est trash, plus on aime.)

La mexicaine est fourbe : je m’explique. Un soir, la petite copine locale d’un pote français est venue taper l’apéro avec ses copines, dont une nouvelle, allemande, que nous n’avions jamais vue. Ayant vécu 7 ans en Allemagne, je commence à jouer le kéké en parlant teuton quand cette jeune fille me dit, en espagnol «  Non non ! Ici , on  parle espagnol ! ». Connasse. Moi qui voulais me la raconter un chuia, bref, je me casse dans le salon. Mon fameux ami sort de sa chambre où il était un petit moment avec sa chérie, la décence ne me permettant de vous retranscrire ces propos, et moi, comme un con, qui surenchérit sur les qualités physiques de la locale, le tout en français, en tout impunité comme toujours. Sauf que cette fois-ci, vous l’avez peut être deviné, ben on était trois à comprendre. La pseudo allemande n’était en fait qu’un espion suisse (de Genève) amené par la copine de mon pote pour nous infiltrer. Pour le coup cela à réussi, 5 minutes plus tard elles sont parties, c’était il y a un mois, on ne les a jamais revues. JUDAS ! (Note de l’Editeur : bien fait !!)

Non, je ne me drogue pas ! Bon, ici, comme vous l’avez saisi lors de mes précédents récits, tout est moins cher. La drogue est monnaie courante et coûte aussi chère que l’alcool en France, n’empêche que je ne prends rien, pas un champi, pas un peyote, QUEUDAL, NADA !

Le régime et le fameux pari avec Vincent : fatigué d’entendre ce chauve d’ex tolard de Vince (celui qui a fait de la prison a Cancun) me traiter de ventre sur pattes, de gordito ou de me demander chaque mois comment se porte ma progéniture, nous avons parié le 29 juin que l’année d’après, jour pour jour, j’aurai des putains d’abdos façon Côte D’Or. L’objet du pari, une bouteille de Clos de Tart (un vin rouge de Bourgogne, mes préférés). Coût de l’objet : quelques 3000 Pesos (on va parler en Pesos histoire d’embrouiller le Ministre des Finances AKA la Reine Mère). Et pour tout vous dire, ben ce n’est pas gagné. J’étais bien parti mais depuis mon dernier déménagement (et le dernier des derniers espérons), j’ai craqué. J’ai un beau jardin. Donc j’ai un beau barbecue. Et pis ici il fait tous les jours un temps à faire des Carne Asada (je vous balance un peu de voc par ci par là), bilan : 5 kilos, et ce dans le bide (si quelqu’un à une explication médicale à me fournir je suis preneur). (Note de l’Editeur : à mon humble avis, plus que la carne, c’est la cerveza qui est à blâmer mon grand ….).

Le Mezcal : petit clin d’œil aux commentaires lus sur cette fameuse boisson à la portée de toutes les bourses. C’est hardcore, à la limite des drogues dures, vraiment dégueu sachant que le tout est en plus mariné avec un petit ver tout mignon qu’on bouffe à la fin (je dis « on » mais moi pas, je me suis arrêté aux criquets et c’est déjà bien assez).

La colocation : tout va très bien avec les deux Elsas, rien à redire, elles sont marrantes, on se comprend, on s’amuse beaucoup, on invite plein de mexicains chez nous, notre maison est très vivante, elles sont moins radines et moi moins chieur et provocateur, donc c’est le Bonheur. Pulchérie, elle aussi, est des plus heureuses. Tellement qu’elle s’en va vivre dans la résidence de l’école. Elle ne supportait plus nos afters le mardi soir, les parties de poker du mercredi, les barbecues du lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi dimanche et a décidé de nous quitter. Son isolement dans sa chambre lui a coûté le surnom de «  La Autista » par nos amis locaux. Mais bon c’est mieux ainsi, disons que nous n’avons pas la même façon d’appréhender l’intercambio. Nous autres qui vivons de tequila et d’amis, elle, de Basket et de Skype.

Le climat : très chaud le jour et très froid la nuit à Leon, tellement que j’ai du investir dans une grosse couette alors que je n’utilisais jusqu’à présent que des draps. L’est avoisine par contre sur les côtes les 30 degrés !

L’espagnol : ben ça va beaucoup mieux, je comprends tout, et surtout je me fais comprendre, je suis très content de ma progression et, effectivement, cette langue est tout à fait abordale pour les français On parle couramment (enfin, de quoi tenir de vraies et longues conversations) en quelques cinq mois.

Ce qui me manque : voir l’OL se qualifier en huitième de finale de la C1, comme toujours la famille et El Sobrino (AKA l’Héritier), le tennis avec le Padre, me ballader à Lyon, le Velo’v, un vrai Noël, les cadeaux qui vont avec, Nantes et la tantine qui va avec, lui envoyer des cartes postales (trop risqué du Mexique !), les virées en Twingo avec le Tonio, les virées en décapotable avec le Padre, les barbecues dans le jardin familial, les fêtes à thème de Sabrina, les soirées du Jeudi soir de l’école de co, l’Alsace, Gribouille, et,  la BOUFFE !!!!!!!!!!!!!!!

Programme

Trouver un coloc, perdre 5 kilos , boire moins, manger moins, vacances a Playa del Carmen et Cuba !

Dans les prochains épisodes.

Et dans la vie tu fais quoi ?

Des fois, ceux qui me lisent et ne me connaissent que via le blog (oui, toi, toi, et toi, là bas), me demandent qu’est ce que je fais dans la vie (bande de petits curieux), à part raconter ma vie à la Terre entière, torcher l’Héritier, sucer l’Epoux, et regarder les NRJ Music Awards.

Des fois, c’est aussi des gens que je rencontre dans des soirées, des repas, qui m’interrogent.

Le problème, c’est que je ne sais pas faire court. Parce que je trouve que c’est assez compliqué à expliquer ce que je fais, et pas franchement palpitant pour le commun des mortels. Du coup en général je m’emballe, j’essaie de faire rêver (alors que franchement c’est parfois assez pénible comme activité, et je ne parle pas que des déplacements), et je suis trèèèèèès longue, et y’a tout le monde qui dort, ou qui tousse d’un air poli, genre « ah oui, très très intéressant« . En fin de compte, je suis assez frustrée de ne pas savoir faire partager ma passion pour mon métier. Mais en même temps, soyons honnête, ça manque fondamentalement de glamour (si j’omets ce moment formidable que nous avons vécu aujourd’hui pendant l’exercice incendie de notre IGH, 30 pompiers du Rhône en tenue intégrale et casque à notre étage, pipi culotte pour toutes …..).

Par exemple, en ce moment, dans le cadre de mes activités professionnelles, je suis amenée à regarder des vidéos d’Edouard Balladur, disponibles sur ce site.

A part moi, je me demande bien qui peut les regarder, ces vidéos.

Je fais un beau métier quoi.

Mes félicitations à Jean-Paul Cluzel

Si l’on vivait vraiment dans une société totalement intégrée, on n’aurait même pas à en parler. Mais voilà, occuper des fonctions « supérieures » en France (et ailleurs) et être ouvertement (enfin tout au moins sans avoir à se cacher) homosexuel, reste encore un difficile travail d’équilibriste.

Le Journal de Yann Barthès sur Canal a en quelque sorte « outé » gentillement Jean-Paul Cluzel, Président de Radio France (le chef à Nico Demorand quoi !), en révélant sa participation à calendrier au bénéfice d’Act Up-Paris et du Centre LGBT de Paris, dans lequel il pose torse nu, avec son ami.

(Il porte beau d’ailleurs le Président Cluzel …)

Il s’explique de cette participation chez Yagg.

Bien entendu, est ce que l’on a besoin de savoir que Cluzel est gay ? Non, et c’est en cela que j’admets – moi la première – que l’intégration de la différence d’orientation sexuelle n’est pas complètement faite. Je parle encore de X ou Y, « mais si tu sais, mon pote homo« . Parce que l’homosexualité est encore discriminante, différenciante. Je n’aimerais pas que l’on parle de moi en disant, « mais si tu sais, celle qui a un gros cul là« . Mais c’est comme ça (j’ai vraiment un gros cul, c’est indéniable).

Toujours est-il que j’apprécie la position de M. Cluzel. Et même si la véritable avancée serait que demain on s’en cogne que Cluzel joue des biscottos sur un calendrier, aujourd’hui je serais déjà bien satisfaite que personne ne l’emmerde parce qu’il le fait.

Big up Julien Doré !

Bon, pour pouvoir faire ce post, il faut que j’avoue qu’en ce samedi soir, je suis en train de boire du blanc tout en regardant …. les NRJ Music Awards sur TF1.

Je ne suis qu’une merde.

(Mais franchement, après la semaine que j’ai eue, c’était ça ou la cure de sommeil.)

Julien Doré (que j’aime beaucoup depuis sa candidature à la Nouvelle Star, et même que je me taperai bien sa copine) réussit à participer à un tas d’émissions daubiques (j’avoue, je l’ai vu à la Star Ac’), tout en tirant à chaque fois son épingle du jeu. Là il vient de nous faire une choré intégrale cuir absolument splendide (sur son single Les limites). Un beau pied de nez aux Pussy Cat Dolls qui ont ouvert de manière tout à fait putassière le show. Et il a pas chanté en playback, lui … Jamais vu un pantalon en cuir moulant aussi bien porté. Bravo !

(Dès que je trouve la vidéo en ligne, je vous la passe).

Edit : la voici par ici (merci somerwhere in england)

Et lààà, la voici (on dit merci tata sasa).

Aaaah ils viennent de donner le meilleur prix de l’artiste féminine internationale à Brit Brit. C’est définitivement une émission de qualité ….

Edit 22 h 30 : mais en fait c’est trop de la balle cette émission.

Y’a eu Mylène Farmer ET Indochine en direct. (OK, je sors).

Je viens de comprendre un truc assez marrant en fait, alors que les Pussy Cat Dolls montent sur scène pour recevoir le prix du meilleur groupe international de l’année (AU SECOURS) : en fait ils ne donnent des prix qu’aux artistes qui se déplacent à Cannes. Sont forts TF1 ….