M’enfin !

Ils ont fait quoi là Canal + pour leur soirée des Césars ???

T’es là, devant ton écran, à baver en te demandant keskifoulà Sean Penn, et quand est ce qu’il monte sur scène, et pourquoi faire ? (Alors que cette saloooope de Florence Foresti – le meilleur sketche de la soirée – lui a tapé un bisou.)

Tu écoutes religieusement toutes les remises de prix, même les pénibles qui t’intéressent pas (son, costumes, …), alors que pendant ce temps là, y’a la France qui joue au rugby (apparamment remarquablement bien) contre les Gallois.Vu le 2ème essai tout de même.

Et là, 23 h 30, avant la remise des prix principaux (scénario, acteur, actrice, film), POUF, écran noir.

Je me suis dit qu’il y avait méprise, suis partie faire pipi, j’ai tout éteint, rallumé. RIEN.

Je suis allé me laver les dents, je suis reviendu. WALOU.

Le scandale !

Si une bonne âme peut se dévouer pour me raconter que venait faire Sean Penn dans cette soirée ? (à part recevoir un prix du meilleur film étranger, qui est allé à « Valse pour Bachir »)

(Je vois que je ne suis pas la seule tiens. Ca console pas mais ça rassure.)

L’agitée de la molette*

(* je trouve que c’est plus joli que « crackberry »)

Je crois que grâce à mon entreprise bien aimée, je bénéficie d’un niveau de connectivité complet. Dans mon bureau, je bénéficie de tout le confort moderne (téléphone fixe, PC, bande passante puissante). Dommage qu’il n’y ai pas de fenêtre. A l’extérieur, je suis avec mon PC portable, la carte 3G … et le foutu Blackberry.

Au début, je me suis méfiée. Surtout parce que j’avais peur de me prendre les pieds dans le tapis dans les manips, et de supprimer des mails, sachant que la messagerie de l’engin est liée à celle de Lotus Notes.

Après j’ai adoré. Tous ces petits moments de oisiveté (file d’attente, stations de métro, bus, salons d’attente des aéroports) enfin remplis, à faire défiler pendant des heures des mails dans tous les sens, écrits tout petit mais c’est pas grave (et je te cause même pas des pièces jointes, là autant dire qu’il faut sortir la loupe), et à tapoter des réponses laborieusement, comme une ado étrillant l’objet de son affection de SMS enflammés. La tête courbée sur l’engin, à se tuer la vue, le défilement frénétique de la molette est addictif, et les doigts s’agitent avec de plus en plus de dextérité (bien que tu ne sois pas à l’abri d’un accident).

Maitenant je le hais. Parce que je suis complètement accro. Que je ne peux pas m’empêcher de les regarder, ces mails qui arrivent en flux plus ou moins régulier. Même en réunion. Même pendant le WE (je me suis même imposée la règle – à la con – de ne le regarder qu’une fois par jour). Le pire je crois c’est que j’ai développé une espèce d’intolérance à la non réactivité de mes interlocuteurs. Parce qu’en bonne intoxiquée, je crois que tout le monde fait pareil, lire ses mails en temps réel et y répondre de rechef, et plus bêtement encore, j’oublie parfois que tout le monde n’en a pas un, de Blackberry.

(Ca nous fait un point commun, à Barack et moi …. Mais pas qu’avec lui semble-t-il.)

Ma seule limite : écrire correctement (par contre, ça me prend un temps fou !). Avec un Bonjour, Merci, une signature, des phrases complètes avec des virgules si besoin, et des mots en entier. Parce que ça par contre, les mails « Send by Blackberry » par certains, ça mérite son pesant de boudin aux pommes.

Vous croyez que ça fait pousser les seins d’utiliser un Blackberry? parce que si c’est le cas, je continue finalement. Ah oui on dirait bien que oui en fait.

TROP BIEN.

La phrase du jour

Hier, Lio & Sinclair, à propos d’un candidat sensible : « Moi il me met les poils. »

Que c’est élégant ….

Pour les compte-rendus, allez chez Ron / William, ou chez Coralie Marie.

Pour ma part je retiens :

:: le joueur de football américain, Guillaume (moi les gros nounours aux grandes dents écartées, je kiffe)

:: que Lio ne sait pas se tenir quand se présente une minette un peu trop aguichante (systématiquement, elle bâche !)

:: Victor malgré ses 18 ans (Will en fait son top chouchou de la semaine, ça ne m’étonne pas !)

:: que Sinclair ne sait pas se tenir quand se présente une minette un peu trop aguichante, mais pas pour les mêmes raisons que Lio (à chaque fois, y’a écrit cul / cul / cul sur son front, c’est pas très classe)

:: que le jury est maintenant bien rodé, ça fait plaisir à voir, bonne entente, même si chacun beaucoup dans son rôle, par contre je doute pour l’instant de la nouvelle Virginie, elle était un peu transpararente dans cette première émission.

(Et merci à Hélène pour ses cosmos, ILS DECHIRENT ma grande !)

Nouvelle Star, back dans les bacs !

Bon les zoizeaux, ça y est ça redémarre, on est contents contents !!

mais ce soir pas de live blogging pour ouam, j’ai une soirée avé les keupines (enfin dès que l’Héritier veut bien aller se pieuter, après m’avoir beuglé dessus pendant 45 minutes, rapport à ses dents qui le taquinent, et son vaccin qui le gratouille).

Mais je vous laisse les commentaires pour me livrer vos premières impressions, et on débrieffera demain.

Une (vod)kapone siouplé !

(Fouettez moi pour ce jeu de mots pourri !)

J’ai découvert le jeune (très jeune ?) Jérémy Kapone dans le film qui nous a été présenté comme « la Boum » du XXIème siècle, « LOL« . Un très bon film de dimanche soir pluvieux.

L’est charmant non le Jérémy ? Siiiiiiii. Il me rappelle Gaspard Ulliel, et j’aime beaucoup Gaspard Ulliel. D’ailleurs, c’est un très joli prénom Gaspard …  (par rapport à ce prénom pourri de M. Kapone).

Ravissement béat devant tant de chair fraîche mis à part, il va bien falloir se l’avouer, je suis hélas plus proche de la génération Vic que de la génération Lol (sachant que moi aussi j’aimerais beaucoup bien vieillir comme Sophie Marceau, et montrer mes seins fermes au Festival de Cannes, et me taper Jocelyn Quivrin). Parce que perso je ne me suis jamais fait des plans cul sur le ouèbe, ni niqué dans les toilettes du lycée, ni tchaté des heures sur MSN avec mes keupines sur mon Mac. Par contre des séjours tous pourris en famille d’accueil en Angleterre, ça j’ai donné, et le film réserve quelques moments pas tristes à cet égard (spéciale dédicace à Kek « c’est un peu le monospace de l’angoisse là« ).

(Je trouve que les bracelets, ça érotise un max les bras des garçons. Non ?)

En tous cas, je ne peux que regretter que « de mon temps » les garçons ne ressemblent PAS DU TOUT à ceux que l’on voit dans le film. Point de vue dégaine et coupe de cheveux, on était très très loin de la haïpe, je vous le garantis. Tu me diras, du côté des gonzesses, on était loin d’être des minis clones made in Comptoir des Cotonniers, maquillées avec bon goût et juste un petit bandeau tout joli dans les cheveux sur un dégradé impeccable. Je note aussi l’absence totale d’acné, ce qui ma foi me paraît assez peu probable, compte tenu du poids de la junk food dans nos alimentations actuelles.

A part ça, le film est plutôt réussi dans le genre comédie de moeurs sur nos amis les adolescents, les personnages sont attachants (même si ultra stéréotypés), les personnages adultes bien brossés, et les dialogues bien troussés.

Finalement, quand on était ado, on détestait y être (je parle pour moi), rapport à l’acné, aux pulsions sexuelles non assouvies (qu’est ce que j’ai pu me masturber au lycée !), à l’absence de ressources financières autonomes (et je claque tout mon argent de poche pour un jean Cimarron si je veux !), et puis finalement, 15 ans après, on regarde ça comme un espèce de paradis perdu de l’insouciance et de la déconne.

Comme quoi parfois on a la mémoire courte.

La Nouvelle Star est de retour !

Hier soir, au Grand Journal, le jury au complet de la Nouvelle Star était présent sur le plateau (ce matin, j’ai découvert que toute la blogosphère parisienne était invitée à une projection en avant première, c’est dans ces cas là que je regrette de ne pas être influente à Paris).

La bonne nouvelle, c’est donc que nos mardi vont à nouveau se dérouler sous le sceau de la bonne musique, des mojitos et des cosmo (ça c’est pour la soirée d’ouverture lyonnaise, avec les loutes), des séances de live blogging avec vous tous, comme l’année dernière (si, rappelez vous), des oeillades langoureuses de Dédé, du sourire enjôleur de Sinclair, des attermoiements de gardien du temple du rock’n’roll de Manoeuvre, et du bon goût vestimentaire de Lio.

Autant dire que cette dernière a encore frappé fort, puisque lors de sa participation à l’émission de Denisot, elle nous a rappelé le principe de base de sa stratégie vestimentaire : ou tu dévoiles le bas, ou tu exhibes le haut.

Et hop.

Source photo.

(Et encore là elle est assise et le matos stable et bien en place. Le moment royal c’était l’entrée sur le plateau, où tout ce joli monde – AKA les roberts à Lio – bloblotait en toute liberté et sans entraves aux 4 vents sous la veste largement ouverte.)

En même temps, à 47 ans, j’aimerais avoir le sein aussi haut perché (c’est mal barré, ne nous voilons pas la face), et je n’exclus pas qu’une partie de ma réaction soit engendrée par une jalousie sournoise. Mais dans ce cas, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer la tête de mon entourage professionnel, si un jour je me pointais dans une tenue équivalente …

L’hygiéniste

(Rien à voir avec l’Aliéniste.)

Je suis une feignasse, et je n’ai à ce jour toujours pas lu un bouquin sur l’éducation des gnomes.

Je continue de l’éduquer (un bien grand mot) au jour le jour, avec assez peu de recul sur ce que je fais de bien ou de mal, sans autre référence que mon propre vécu, ce que je vois autour de moi, et quelques principes de base que je soutire à ma charmante pédiatre (et l’avis de l’Epoux accessoirement). Du coup, j’ai déjà eu des surprises, apprennant par exemple au détour d’un post que ça ne se faisait pas, d’embrasser ses enfants sur la bouche (j’essaie d’arrêter actuellement). Et il m’en réserve tous les jours des nouvelles.

A titre d’exemple, ces temps-ci (il a 17 mois) l’Héritier est en pleine découverte de son zguègue (bien qu’étant donné que c’est un gars, je pense que la phase de découverte va bien durer encore ….. 75 / 80 ans, non ?). Je suis assez surprise par la propension qu’il a à tirer dessus, comme s’il voulait l’aggrandir (on dirait son père), notamment dans son bain (une des rares occasions de la journée de se ballader le tuyau à l’air libre, il est vrai). J’essaie de mon côté de prendre un air dégagé et confiant, et de traiter cette partie de son anatomie comme toute autre partie de son corps. Ahem.

Du coup, je crois qu’on s’est un peu emmelés les pinceaux, lui et moi.

L’autre soir, je demandais à l’Héritier de bien vouloir lever son petit derrière du fond de la baignoire, histoire de lui savonner son intimité. Je lui dit « Allez, debout, je vais laver ton petit tuyau ».

Là, il se lève (biiiiien, obéissant l’enfant, bieeeen), chope … une brosse à dents, et se frotte énergiquement les roubignoles avec. Puis me tend la dite brosse à dents, tout sourire, en me disant « Dents ! »

Voui voui voui.

J’envisage plusieurs options.

a. ll pense que ses dents ou son zizi, c’est pareil. C’est inquiétant.

b. Il est maso, et prends un plaisir pervers à s’astiquer les boules avec une brosse. C’est angoissant.

c. Il a chopé une maladie génitale, et c’est le seul truc qui le soulage. C’est flippant.

d. En fait je ne suis pas au courant, mais l’Epoux fait la même chose, et ce pauvre petit ne fait que singer ce qu’il a vu ailleurs. C’est pas con tiens comme explication.

Bah, l’un dans l’autre, m’en fous, c’était la brosse à dents de l’Epoux 😀

Sasa qui rit complètement dans son lit

(Un jour, il faudra que je vous fasse un petit digest des expressions désuettes qui font le bonheur de mes collègues de travail moqueurs. Ils font TOUT le TEMPS semblant de pas comprendre le sens de mes phrases. Genre la dernière en date : »Je préfère y aller avec ceinture et bretelles« . C’est pourtant parlant non ?)

Une des qualités ESSENTIELLES de l’Epoux à moi que j’ai, c’est qu’il me faire rire. Et femme qui rit … Depuis plus de 12 ans. A chaque fois que j’y pense, je trouve ça proche de l’exploit. Parce que s’il y a bien quelque chose de pas facile, au bout de 12 ans de vie commune, c’est bien de réenchanter le quotidien (non, un enfant ça compte pas, ça réenchante pas le quotidien, ça t’empêche juste de dormir le matin, et la nuit aussi s’il est particulièrement retords).

Hélàs, il est difficile de faire profiter mes frères humains mes 18 lecteurs de ces petites réjouissances quotidiennes, car l’humour semble être le bien le plus mal partagé sur cette petite Terre (y’a qu’à voir le petit père DSK sur France Inter, il a pas DU TOUT goûté le sketch de Stéphane Guillon, alors que vraiment, directeur du FMI ou pas, je vois pas pourquoi on pourrait pas se moquer d’un gars qui trempe sa nouille aux quatre vents). Je vous citerai quand même deux petites anecdotes.

(Savourez les, parce que drôles ou pas, quand l’Epoux va les découvrir ci après, il va me sommer de les enlever, en hululant, « mais tu veux me faire passer pour quoiiiii ? »)

Scène 1. Avachie sur le fauteuil en face de la télé, je tourne le dos à l’Epoux, qui se frotte les dents énergiquement avant de regagner la couche conjugale. Il me demande de lui tendre la main pour lui « garder un truc ». Je mets 6 secondes à me rendre compte que ce sont ses couilles que je tiens dans la main …..

J’ai pleuré de rire pendant 20 minutes. Et rien que d’y repenser, j’en ris encore.

Scène 2. On regarde « Les infiltrés » (le film, pas les reportages en caméra cachée tremblotante qui foutent la gerbe sur France 2). Une des dernières images est celle d’un rat qui traverse un balcon, métaphore des personnages du film (des indics => taupes en français => rats en anglais). L’Epoux déclare alors : « tu vois, ça aurait été un film français, une taupe qui traverse le balcon, ça aurait eu vachement moins la classe …. »

20 minutes, again.

(Tout ça pour dire, rapport à certains mails, commentaires et appels inquiets que j’ai reçu suite à mon post pré dépressif, ne vous en faites pas trop pour ma santé mentale, tant que j’ai mon humoriste maison, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, comme disait l’autre).

Je comprends rien à la mode.

Pourtant, c’est pas faute de m’y intéresser (ça me change de la réforme des collectivités locales, que voulez vous).

Je lis des blogs de mode.

Je suis consternée (je le suis de longue date). Elles s’habillent toutes pareil. Les mêmes marques tournent en boucle. Les mêmes looks. Du gris. Chouette un slim. Roh les low boots. Ah tiens une jupe crayon. Voici des collants de couleur. Des carreaux. Ooooh la jolie petite broche, comme Michelle Obama, trop bien.

Je suis abonnée à ELLE.

Je suis aterrée par les pages mode. C’est pas mettable. C’est hors de prix. (Mais je l’ai déjà dit par ici je crois, c’est un axiome dans mes relations controversées à ELLE.) 

Et des fois juste tu vois la couverture, tu te dis juste « m’enfin !!! » Au hasard, cette semaine.

Non mais sans blague, c’est quoi cette tenue ??? C’est pour aller au sport ? avec la ficelle du jogging qui dépasse ?

(Et je vous raconte pas les conseils pour « oser le slim cuir », parce que je pense que lorsque qu’on taille plus du 34 fillette, c’est exclu.)

Finalement, mon vrai regret, c’est qu’en France, on n’a pas Urban Outfitters.

Mais bon, comme je suis pas (si) chienne, je vous recommande deux blogs de mode qui sont tout à fait sympathiques (eux).

Walinette, parce qu’elle ne se prend pas trop au sérieux, et qu’elle essaie vraiment de créer des looks qui lui appartiennent.

Big Beauty, parce que c’est une vraie belle plante, et qu’elle ose des choses assez incroyables, elle m’épate vraiment.

(Ceci était ma contribution mode de l’année, j’espère que ça vous a plu.)