L’agitée de la molette*

26 février 2009

(* je trouve que c’est plus joli que « crackberry »)

Je crois que grâce à mon entreprise bien aimée, je bénéficie d’un niveau de connectivité complet. Dans mon bureau, je bénéficie de tout le confort moderne (téléphone fixe, PC, bande passante puissante). Dommage qu’il n’y ai pas de fenêtre. A l’extérieur, je suis avec mon PC portable, la carte 3G … et le foutu Blackberry.

Au début, je me suis méfiée. Surtout parce que j’avais peur de me prendre les pieds dans le tapis dans les manips, et de supprimer des mails, sachant que la messagerie de l’engin est liée à celle de Lotus Notes.

Après j’ai adoré. Tous ces petits moments de oisiveté (file d’attente, stations de métro, bus, salons d’attente des aéroports) enfin remplis, à faire défiler pendant des heures des mails dans tous les sens, écrits tout petit mais c’est pas grave (et je te cause même pas des pièces jointes, là autant dire qu’il faut sortir la loupe), et à tapoter des réponses laborieusement, comme une ado étrillant l’objet de son affection de SMS enflammés. La tête courbée sur l’engin, à se tuer la vue, le défilement frénétique de la molette est addictif, et les doigts s’agitent avec de plus en plus de dextérité (bien que tu ne sois pas à l’abri d’un accident).

Maitenant je le hais. Parce que je suis complètement accro. Que je ne peux pas m’empêcher de les regarder, ces mails qui arrivent en flux plus ou moins régulier. Même en réunion. Même pendant le WE (je me suis même imposée la règle – à la con – de ne le regarder qu’une fois par jour). Le pire je crois c’est que j’ai développé une espèce d’intolérance à la non réactivité de mes interlocuteurs. Parce qu’en bonne intoxiquée, je crois que tout le monde fait pareil, lire ses mails en temps réel et y répondre de rechef, et plus bêtement encore, j’oublie parfois que tout le monde n’en a pas un, de Blackberry.

(Ca nous fait un point commun, à Barack et moi …. Mais pas qu’avec lui semble-t-il.)

Ma seule limite : écrire correctement (par contre, ça me prend un temps fou !). Avec un Bonjour, Merci, une signature, des phrases complètes avec des virgules si besoin, et des mots en entier. Parce que ça par contre, les mails « Send by Blackberry » par certains, ça mérite son pesant de boudin aux pommes.

Vous croyez que ça fait pousser les seins d’utiliser un Blackberry? parce que si c’est le cas, je continue finalement. Ah oui on dirait bien que oui en fait.

TROP BIEN.

7 Réponses En laisser une →
  1. février 26, 2009

    « et plus bêtement encore, j’oublie parfois que tout le monde n’en a pas un, de Blackberry » : Et oui….
    Comme : tout le monde n’a pas d’Iphone, ou même de téléphone portable dernière génération, ni de connexion 3G, ni même d’ordinateur portable…
    Et même l’accès Internet à domicile (en moyenne 30 euros par mois) ne rentre pas dans le budget serré d’un grand nombre de familles françaises.

    Mais au moins (contrairement à beaucoup d’autres), tu sembles en être consciente…

  2. milouz permalien
    février 27, 2009

    Aret de te la raconter parce ke t a un blackberry, mademoiselle CSP++

  3. février 27, 2009

    Ca fait pousser les seins et ça rend en cloque (ne pas abuser du mode vibreur)
    http://www.lejdd.fr/photo-du-jour/lundi-2-fevrier-2009//rachida-dati-blackberry.html

  4. Duke permalien
    février 28, 2009

    Tellement vrai tout ça … je me reconnais tellement là dedans, ça en serait presque honteux :-)

  5. papet croûton permalien
    mars 2, 2009

    Mon Dieu ! Et j’arrive à vivre sans ça !

  6. La Brisse permalien
    mars 3, 2009

    Hola,
    Demain je t’explique.. oki

  7. mars 8, 2009

    même chose, mais avec mon iPhone. J’ai juste coupé le push mail parce que ça bouffait la batterie un peu trop rapidement.
    mais comme je check les mails toutes les 30min, ça doit revenir au même…

Laisser un commentaire

Note: Vous pouvez utiliser du HTML dans vos commentaires. Votre adresse de courriel ne sera jamais publiée.

S'abonner aux commentaires de ce billet par RSS