La Journée de l’infâme …

Qu’est ce que ça peut me GONFLER les ovaires cette histoire de Journée de la Femme (surtout qu’originellement, cela se voulait un rappel aux DROITS de la femme, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, admettez).

Juste dans la zone intersticielle entre la Fête des Grands-Mères (des femmes qui ont vieilli, c’était le 1er mars) et la Journée des Secrétaires (des femmes qui ne sont jamais des hommes à ce poste semble-t-il, ça sera le 16 avril). Pour découvrir toutes les fêtes, c’est par ici. Autant dire que le marketing du vide est loin d’être tari.

Même notre bonne ville de Lyon s’y est mise …

Personnellement, j’avais décidé de fêter tout de même cette journée rien qu’à moi, en m’accordant ce vendredi une demi journée de congés (c’est dire si j’avais été modeste dans la considération de la journée). Pas pour la passer avec l’Héritier, non (faut pousser mémé – et les secrétaires tiens – dans les orties). Pour me prendre du temps pour MOI. (Voir ici le blog des parents indignes, j’aime beaucoup.)

C’était sans compter sur le syndic de notre immeuble, qui a décidé de réunir cette après midi l’assemblée annuelle des co-propriétaires. AU SECOURS. Pour tous les nantis qui sont comme moi propriétaires, les AG d’immeubles, c’est juste un des pires moments de l’année. Déjà, tu te retrouves coincée dans une toute petite salle avec des gens que tu connais à peine, mais dont tu subis les nuisances diverses et variées à longueur d’année, et avec qui tu dois débattre de choses parfois insignifiantes mais sur lesquelles tout le monde à un avis, et parfois lourdes, du genre qui te coûtent un oeil et des brouettes (au hasard en 2008 : 4.500 euros pour refaire l’ascenseur, rien que pour nous). Ensuite, tu passes donc des heures à parlementer pour la moindre dépense, des pinaillages à n’en plus finir sur chacun des points de l’ordre du jour, des conversations de comptoir interminables pour arbitrer (comme par exemple sur la légitimité de maintenir un sytème d’évacuation par vide ordure).

Voilà à quoi je vais passer mon après-midi de la femme. Si c’est pas infâme ça …

12 réponses sur “La Journée de l’infâme …”

  1. « tu dois débattre de choses parfois insignifiantes mais sur lesquelles tout le monde à un avis »

    Tout le monde a d’autant plus un avis que ce sont des choses insignifiantes.

  2. live blogging a 16h50 : voici qu’on aborde les benefices de gaz de France. salauds de patrons !

  3. 17h07 : putain y’en a une ki nous doit 8000 patates ! sur 1 budget de 40000. pierre poujade sors de mon corps !

  4. 17h28 : ya monsieur jubin ki veut prendre sa retraite ! si seulement je savais qui est ce monsieur je pourrais m’associer a l’emoi collectif ….

  5. 17h44 : omondieu on veut me coller ds le groupe chauffage et espaces verts … peut etre kon peut abattre les arbres des espaces verts pour y faire bruler ? pour le chauffage ? nan ?

  6. 17h56 : aaah les jeunes ki brulent les poubelles et ceux ki savent pas ecrire. je me demandais si ca allait venir sur le tapis. done !

  7. Réflexe pavlovien (et surtout si tu veux frimer un peu …) : Gaz de France n’existe plus … 😉 Pour être « in », faut dire GDF Suez ;-))

  8. Ah je compatis grandement ! Déjà pour la Journée DES femmes, qui est marketingée plus que jamais cette année 🙁
    Et pour les réunions de coproprios qui sont à chaque fois des moments de pur surréalisme pour moi. Et cette année j’ai été vernie, changement de chaudières et ravalement, que d’occasions de voir les gens s’étripper en ressortant les plans de 1970 ou en invoquant les prévisions de tiges de métal…

  9. Durant mes premières semaines lyonnaises, j’ai perché dans un gros nimeuble (nimonde) aux confins 3e-6e (arrondissements, pas étages), et j’ai découvert avec effroi l’existence de ce truc qui a un nom spécial à Lyon, comme un syndic mais pas un syndic. Tellement traumatisé je fus que je l’ai oublié, ce nom. Bref, en trois semaines, j’ai eu tout. Le vieux riche du 4e, foulard de soie et manteau cachemire, il m’attrapait par la manche (sans dire bonjour, on parle pas aux sdf) pour me montrer une nouvelle rayure apparue dans la cage d’ascenseur, avec un air accusateur: « vos amis, là, quand ils sont venus l’autre jour, regardez-moi ce qu’ils ont fait! ». J’avais beau lui dire que je n’avais pas d’amis, et que mes visiteurs n’étaient pas du genre à entrer dans l’ascenseur avec leur voiture, pas moyen de me laver de l’infâme soupçon. Pareil quand une boîte aux lettres (elles sont en bois, à Lyon, ça doit être typique) a été éraflée (mes amis avaient dû passer par là avec des skis sur l’épaule). Et les soupirs consternés quand je démontrais que j’étais incapable de fermer une porte d’immeuble du presque 6e sans les égards dus à son rang.
    J’ai quitté cet enfer dès que possible, j’ai découvert le 7e, et j’ai aimé Lyon. Mais il s’en est fallu d’un cheveu que je fasse déferler ma bande de casseurs dans l’appartement du vieux con. Si seulement j’avais eu une bande de casseurs sous la main.
    Quand je serai propriétaire, je me vengerai.

  10. Pour l’instant, je ne reçois que les factures du syndic, jamais les invitations aux réunions.
    mais ça me gonfle aussi !!!!

  11. Ce n’est pas tant le fait de coincer cette journée entre la fête des mères et celle des grands-mères mais d’assimiler grosso merdo la féminité à un handicape quelconque.

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