Rock-en-Seine et des poussières

Le dernier festival que j’avais fait date de 2006, c’était Bobital pour voir Elmer Food Beat, rappellez vous, c’était mythique, ils avaient été déprogrammés … au bénéfice de Dick Rivers.

(On a la classe, ou pas.)

Cette année, je n’ai pas souffert de la déprogrammation d’Oasis, puisque je n’avais pas prévu d’y aller, rapport au fait que je préfère le Banga que je n’aime pas ce groupe. D’un autre côté, autant honnête, j’y allait plus par curiosité et pour surveiller accompagner l’Epoux que par goût du rock (parce que l’Epoux aime beaucoup les jeunes filles tatouées et fans de rock, faut le savoir.)

J’ai rarement bouffé autant de poussière (l’avantage de la flotte en Bretagne, c’est que la poussière est transformée en boue immonde, c’est un tout autre charme). Par contre, j’ai bu autant de bière que d’habitude, va en falloir des joggings pour éponger tout ça), mais c’était plutôt très chouette.

Alors évidemment, même si nous avons fait des efforts pour naviguer d’une scène à l’autre, impossible de tout voir de la programmation. Par contre j’ai bien un avis sur les prestations suivantes (attention, on est pas chez Télérama ou les Inrocks hein, ça vient d’une fille qui a TOUS les albums d’Elmer sur son iPhone).

Le samedi, on a eu un programme fort sympathique, en compagnie d’un bloggueur de ma connaissance, Dubuc, que nous avons retrouvé sur place, entre sms et twitts :

::  Ebony Bones : j’ai beaucoup aimé. Bonne pêche, look improbable. Après c’est rigolo sur scène, à écouter dans son salon, j’ai des doutes.

:: Dananananakroyd : bien sympathiques garçons de Glasgow, bon esprit et qui bougaient bien, avec un accent terrible !

:: The Horrors : bon là, j’ai clairement été déçue. Mon pote Marco (mon acolyte à Bobital) m’avait survendu le truc, mais là, c’est pas possible. Se la jouer rockeur dépressif quand on pèse 35 kilos et qu’on est tous moulés dans des slims avec la coiffure de Mireille Mathieu, j’accroche pas (par contre ça avait l’air de plaire aux minettes). Et accesoiremment, le côté dark du groupe était de toutes manières un peu éteint par le contexte, festival en plein air, avec programmation en fin d’après midi, soit en plein soleil, dans un parc arboré. Ca aide pas à vivre le gloomy.

D’ailleurs, j’en profite pour donner un aperçu du look du festivalier lambda (moyenne d’âge 17 ans 1/2, que fait la police / où sont les parents ?) :

Tee-shirt informe, converses, et SLIM. Bordel les mecs, ARRETEZ LES SLIMS. Franchement, si j’avais 17 ans aujourd’hui, je sais pas comment je ferais avec les mecs. On dirait des filles. De jolies filles hein, soignées de la coiffure, du look et tout, mais ZERO VIRILITE. Je cause même pas des poils, y’en a pas la queue d’un !

Heureusement, côté scène, j’en ai eu ma dose de virilité.

:: The Offspring : bon là, forcément, grosse madeleine de Proust. Certes, Dexter Holland a pris 15 ans et du bide, mais c’est pas grave. Les chansons n’ont pas bougé, certes, mais moi ça me rappelle mes soirées d’ado, mes boums, tout ça. Bien naturellement, je me suis bien mangé un gars ou deux dans la foule, mais c’était vraiment bien.

:: Faith no more : c’était le premier concert en France du groupe depuis 11 ans, et même si je connais moins que les précédents, c’était aussi très bon. Ces américains, sont tout de même au poil sur scène. Parfois ça manque un peu d’humanité, mais c’est carré sur le show.

Et le chanteur, il sentait (un peu) le sexe (si on aime la gomina).

(Sur scène, il portait un costard de crooner saumoné, c’était exquis.)

Le dimanche, on a remis ça, en troupe élargie :

:: Macy Gray : très chouette prestation scénique, belle femmes, magnifiques choristes, bonne ambiance, bon groupe. Méritoire en pleine après midi aussi.

:: Sliimy : moi j’aime bien le petit stéphanois. Même avec ses 12 kilos tous mouillés et son slim (c’est dire si en fait je suis tolérante et ouverte d’esprit). Sur scène, il est plutôt bon, très à l’aise, avec un bon groupe (et son petit ami à la guitare ?), et il a le sens de la scène (et sa reprise de Womanizer  de la grande Brit Brit est vraiment rigolote). Bon, forcément, vu ce que l’on a vu ensuite, difficile de faire la comparaison ….

:: Eagles of Death Metal. Alors là c’était la grosse claque. L’Epoux était comme un fou, tout content de les voir, moi je ne connaissais pas. Mais avec l’autre caution féminine de la soirée (Flo), au bout de trois chansons, on s’est regardées et on s’est dit à l’unisson « c’est moi ou il sent GRAVE le sexe le chanteur ? »

Alors le chanteur, c’est Jesse Hugues, et clairement, c’est où il veut / quand il veut. Il paraît que la vraie star c’est Josh Homme, mais nous on n’a vu que les pecs bien moulés, les tatouages qui roulaient, la moustache qui frisait, les cheveux roux qui volaient, la bouche généreuse qui s’ouvrait de Jesse.

Et là encore, en photo ça donne rien. Sur scène, il nous a fait mouiller la culotte.

Enfin la mienne (je me permettrait pas de parler de celle de Flo.)

:: Les Petits Pois : nom de code pour un groupe formé par Josh Homme, Dave Grohl et John Paul Jones. Gros son là aussi, mais moi je sortais encore émue de la prestation de mon rouquin moustachu, et j’ai moins accroché.  

:: Management (AKA MGMT, comme se l’étaient inscrit sur la poitrine de nombreuses ados sur-excitées). Alors là grosse déception. Déjà forcément, quand tu sors de 2 heures de gros rock avec Jess et Josh, difficile de tenir la comparaison quand on a 19 ans et un polo trop propre. Et ensuite tout ça était un peu statique et timoré sur scène. Pourtant l’audience leur était acquise.

:: The Prodigy, pour finir en beauté. Alors là aussi ambiance explosive, et groupe incroyable. Energie, énergie, énergie. On en est sortis essorés. Keith Flint sent le sexe aussi, mais en plus inquiétant, moins bon enfant que Jesse tout de même. Je serais donc plus métal que punk on dirait …. (mais les tatouages qui saillent sur les muscles, ça fait son petit effet tout de même).

Ce matin je rentrais à Lyon par le train de 6 h 30, pour un RDV pro à la première heure, fraîche comme une fleur …. Rock’n’roll qu’ils disaient …

Big up Lizzie.

Vu chez The Sartorialist.

Glamour US a donc fait mieux que ELLE (sont forts ces américains).

The Sartorialist, je le suis régulièrement, et je « m’étonne » toujours de n’y découvrir que des belles filles filiformes, soit disant shootées au hasard dans la rue. A croire que seules les lianes savent s’habiller (mais c’est évident qu’à certains égards c’est plus aisé de se vêtir avec goût quand on fait du 34 plutôt que du 46).

Dans cet article il dit (en guise de dédouanement à première vue) :

When I am shooting on the street ,older women and larger size women often say « no » to my request to shoot them. Actually, much more than any other category of people I shoot. I think they have a deep but real suspicion about how the image will be used. I also think there continues to be a growing disconnect between the fashion community and « average » women in general.

(Je traduis approximativement : Quand je photographie dans les rues, les femmes plus âgées et celles plus enveloppées / plus larges refusent que je les shoote. D’ailleurs, c’est cette catégorie de personnes qui m’opposent le plus un refus. Je pense qu’elles ont une profonde mais bien réelle suspicion sur la manière dont leur image sera utilisée. Je pense aussi qu’il continue d’exister une déconnexion de plus en plus profonde entre la communauté de la mode et les femmes « dans la moyenne ».)

Sur le dernier point, c’est un euphémisme. La mode et la vraie vie sont complètement déconnectés, c’est bien pour ça qu’on peste aussi régulièrement sur les magazines féminins (tout en continuant à en faire une référence, bien entendu).

L’autre problème qu’il évoque, le refus de ces femmes de se faire prendre en photo parce qu’elles craignent de ne pas être mises en valeur, est bien plus grave à mon sens. Si elles ont cette crainte là (et je m’y associe en partie, mais en partie seulement), c’est parce que simplement le pli (comme celui que l’on voit très distinctement sur cette photo de Lizzie) n’est pas acceptable dans l’esthétique contemporaine, n’est pas jugé beau.

Et souvent, quand on essaie de rappeller à l’abruti moyen que les plis / les formes / la rondeur ont été jugés par le passé esthétiques, on est obligé d’évoquer de très vieilles sources, genre les odalisques (parce que non, Botero, c’est pas beau). Et que c’est beau / émouvant / touchant / désirable, pas seulement parce que ça évoque la bonne santé, la mère nourricière, mais parce que ça l’est, point.

Mais j’espère bien avoir l’occasion très bientôt de prouver cela.

(Je vous raconterai aussi Rock en Seine, mais quand ça sera fini, là j’y retourne …)

Edit de lundi : un post de Maïa que je trouve en résonance avec celui-ci. J’essaie de répondre aux commentaires dans la journée (je suis pas d’accord.)

Commentaires, spams, trolls et buzz

Ca faisait un moment que je le guettais, il est arrivé ce matin, le 10.000ème spam rejetté par Akismet Spam, la solution installée ici depuis que je suis passée sous WordPress.

Ce matin dans mon « dashboard » (page d’accueil de l’interface quoi) :

You have 1,269 posts, 1 page, 4 drafts, contained within 6 categoriess and 558 tags. You have 7,940 total comments, 7,940 approved, 0 spam and 0 awaiting moderation.

Enfin, rendons à César ce qui est à Henri (coucou ma couille), car c’est lui qui m’a fait passer à cette solution, après 6 mois sur la plate-forme d’M6 (si si si, ça existe, et va comprendre pourquoi, le blog, inactif depuis le 1er janvier 2006, est toujours en ligne), et quelques années sous Dotclear (moi j’aimais bien).

Donc pile un an sous WordPress, et 10.000 spams. C’est vraiment l’enfer, surtout en été, je sais pas pourquoi, j’en reçois encore plus, principalement pour des produits favorisant la virilité de ces messieurs (et pour l’orgasme de madame, hein, on fait quoi ? mais ce n’est pas le sujet du jour). Ce qui nous fait quand même une moyenne de 27 spams par jour, tous ou presque identifiés et isolés par Akismet. Nice job.

Le truc qui fout les boules quand même, c’est qu’il y a moins de commentaires que de spams. 8.000 depuis le 1er janvier 2006. Ca nous fait à peu près donc, en moyenne, 6 commentaires par post (puisqu’il y en a eu 1270 ici depuis le 1er janvier 2006). Ben les gens, on est loin du blog de filles … Certes, je ne poste pas tous les jours (mais presque). Certes, je ne raconte pas des choses passionnantes (un jour, quand j’aurais le temps de me plonger dans les archives, on élira le post le plus in-intéressant de l’année. Pour le plus intéressant, pas la peine de voter, je sais que c’est ceux où on voit ma lune. Bande de pervers). Il faut dire que souvent, comme vous n’assumez pas êtes des grands timides, vous inondez ma boîte mail … pour commenter dessus des articles du blog. Aaaah le ouèbe deux point zéro a encore de beaux jours devant lui …

(Mais envoyez moi encore des mails j’adore ça : sasa.laloute chez gmail.com => j’ai quand même fait conseiller conjugale / sexuelle GRATOS pendant plusieurs mois pour certains …. Pas de souci, je suis très très discrète, et en plus on a du résultat !).

Je râle, mais je crois être une blogueuse épanouie. Mon employeur ne m’a pas (encore) découverte, je conserve mon indépendance financière et ma liberté de pensée (copyright le décoloré de Patagonie), c’est-à-dire que j’écris n’importe quoi et n’importe comment à titre complètement gracieux, je rencontre (parfois) des lecteurs avec de gros sexes forts sympathiques, même mon troll je l’aimais bien (mais je crois que c’est lui qui s’est lassé). Et je suis bien contente de n’avoir pas à répondre à trop de commentaires, je veux bien soigner ma mysanthropie mais point trop n’en faut.

Ce qui me gonfle plutôt ces temps ci, c’est l’évolution des blogs et de la blogosphère (j’aime bien faire ma vieille peau). Peu de nouveaux entrants rigolos (les dernières trouvailles, elles se comptent sur les doigts … d’un doigt, et le retour du Vinvin aux sources, bien sûr). Ca me fait penser que j’ai pas actualisé ma blogroll depuis un an … (fleeemme).

Et là pour la rentrée, une grosse saturation du Google Reader (et du Twitter) rapports aux buzz orchestrés par les agences de pub interactives. J’avais déjà poussé un coup de gueule en juin (pas ici je crois, mais en commentaire sur quelques blogs concernés), quand on s’était fait envahir en quelques jours par une foultitude de posts sponsorisés concernant un service internet de la CAF concernant la garde d’enfants. Je ne supporte pas de voir le même contenu (remix plus ou moins habile d’un dossier de presse) sur 10 / 15 / 25 blogs de mon Reader. Surtout qu’en l’occurrence, à vouloir lancer le site sur le ouèbe mondial au moment approprié (en juin, quand les familles recherchent un mode de garde pour l’année scolaire suivante), la CAF avait ommis de fournir un contenu valable sur le dit-site. Une coquille vide ça s’appelle.

Avec Twitter, ces jours-ci, ça vomit non stop du teasing massue sur un nouvel hebdo qui va sortir demain, concurrent de ELLE paraît-il, mais + jeune / + trendy / + mieux quoi (et avec Kate Moss en couverture, que c’est osé !). Moi, en tant qu’abonnée à ELLE, je me demande juste comment on va me répercuter sur mon abonnement la baisse du ELLE de 2,30 à 2 euros (la vénale).

Je traîne mes guêtres sur le ouèbe pour découvrir des univers personnels, des humeurs, des beaux garçons, du point de croix, de la vie, de la bite, du débat, du mouvement quoi (un intrus s’est glissé dans cette liste, à toi de l’identifier). Et plus j’avance, plus j’ai l’impression d’être cernée par les hommes / femmes sandwichs. C’est d’un chiant.

(Ou alors je ne lis pas les bons blogs, et dans ce cas là faites passer les liens.)

Tout ça pour dire que bien qu’étant à Paris ce WE (principalement pour aller à Rock en Seine samedi et dimanche parfaire ma culture musicale, mais pas seulement), je compte bien éviter tout mouvement moutonnier qui porterait mes pas vers … les jardins du Palais Royal (comme c’est original) si j’ai bien suivi (par contre, je veux bien croiser des gens, à Rock en Seine ou ailleurs, mailez ou twittez moi si vous le voulez).

(Sasa en train de se suicider devant son Reader.)

(Nan je déconne. Je voulais mimer un suicide républicain lors de la cérémonie de mariage de mon ami Pierre. Chouette non ? J’ai aussi refait (en coulisses hein) la photo de la Cicciolina lors des élections de 1987, avé le téton dehors et tout, mais en fait le résultat était tellement obscène que je l’ai supprimé. Je m’excuse auprès de mon beauf d’ailleurs pour l’avoir entrainé dans cette dégradation des symboles de la République.)

(En plus j’apprends que WP est la meilleure plateforme de blog pour le SEO selon Matt Cutts » je sais même pas ce que ça veut dire, mais c’est sioupeur non ?)

(Elle est toute décousue cette note. Désolée.)

« La vie du chasseur », par Michel Onfray

Choses promise, chose due.

La fameuse interview d’Onfray donnée à Playboy cet été. J’espère que le lien fonctionne.

Interview Michel Onfray.

Par ailleurs, suite à plusieurs échanges fructueux cet été avec des lecteurs, ami(e)s et autres personnes de valeur (dont l’Epoux, qui a quand même fini par lâcher que « de toutes manières, tu finiras ta vie avec une lesbienne« , youhou), je serais bientôt en mesure de vous livrer une théorie fort intéressante sur cette question des visions divergentes entres les hommes et les femmes vis à vis du passage à l’acte (sexuel, est-il besoin de le préciser).

J’ai décidé de l’intituler Les baiseurs et les jouisseurs.

(Ce vieux teasing de la muerte.)

Fan de Max Gourdin (entre autres)

C’est de la BD pornographique, ça me fait penser à Pascal Brutal (Riad Satouff), la moustache en plus.

J’aime bien.

Sinon, dans un genre plus féminin et toujours en BD, j’aime beaucoup aussi Aurelia Aurita, Fraise et chocolat. Elle parle très bien du désir féminin et de la passion amoureuse (qui paraît il dure 3 ans au plus, et c’est pas que Beigbeder qui le dit).

A part ça cet été j’ai quand même réussi à bouquiner (un peu), et pas que des BD.

Je me suis enfilée les 2 premiers tomes de Doggy Bag (Philippe Djian). Facile mais plaisant.

J’ai lu Madeleine, de l’ex à Patriiick Bruel (Amanda Sthers), juste pour voir et critiquer, et en fait c’était pas si mal que ça.

J’ai aussi sacrifié à Katherine Pancol, la Valse lente des tortues, parce que merde, je voulais connaître la suite (c’est décevant).

J’ai potassé mon Onfray, La puissance d’exister, et je ne désespère pas de trouver un moment tranquille au bureau pour vous scanner la fameuse interview dans Playboy.

J’ai enfin eu un peu de temps pour ma chouchoute, féministe espagnole extraordinaire, Lucia Extrebarria. Elle est relativement peu connue en France (c’est un peu la Virginie Despentes ibère), et surtout son éditeur (10 / 18) fait n’importe quoi. C’est à dire que j’en suis au point de me demander s’il lit ce qu’il publie le garçon. Son dernier essai sur la dépendance émotionelle s’intitule en français « Je ne souffrirai plus par amour« , avec des coeurs roses et rouges en couverture. Contre-sens criminel, il se retrouve perdu chez les libraires dans les rayons des romans sentimentaux !!! Un peu comme si Baise-moi cotoyait Barbara Cartland …. En tous cas je recommande cet essai à toutes celles qui sont des dépendantes émotionnelles* comme moi, c’est libérateur et jubilatoire, vraiment (même si le dernier chapitre est un peu décevant).

Là je me suis donc acheté les tomes 3 et 4 de Doggy Bag. Et Bonjour tristesse de Sagan, que je n’ai jamais lu avant aujourd’hui (je crains que ça ait pas mal vieilli).

Et j’ai un peu honte, mais j’ai aussi acheté le dernier roman de PPDA. Si.

Il en a lu des extraits sur France Inter hier soir, et il m’a ému. Si.

A suivre ….

(* Une dépendante émotionnelle, pour faire court, ça couvre en particulier les filles qui ne peuvent se réaliser que dans le regard de leur conjoint, et en général ceux et celles qui sont très dépendants et sensibles de l’intérêt et de l’amour que leur porte le monde extérieur. Ce qui est mon cas, et sans doute celui de pas mal de monde, mais faiblesse assumée à moitié résolue ….)

Eli Roth is a Basterd.

Certes, Brad Pitt reste Brad (dans une prestation curieusement assez proche de celle qu’il avait commise pour le film de Guy Ritchie, Snatch). Effectivement, Christoph Waltz, l’acteur autrichien a été justement récompensé par un prix d’interprétation à Cannes pour son rôle du colonel nazi Hans Landa.

Mais à titre personnel, la prestation masculine qui m’a marquée dans Inglorious Basterds est celle d’Eli Roth, qui a le rôle peu bavard mais assez explicite de l’Ours Juif, celui qui démonte avec jubilation (mais avec une lueur quelque peu inquiétante dans le regard) des nazis à l’aide d’une batte de base-ball. La première scène où il apparaît dans ses oeuvres m’a mis les poils, comme aurait dit un jury de la Nouvelle Star (bon, et puis vous connaissez mon goût immodéré pour tout ce qui porte un uniforme et des rangers).

Je découvre qu’à ses heures perdues le garçon commet surtout des films trashouilles (Hostel, 1 et 2), et paraît avoir un goût assez prononcé pour l’hémoglobine (je vous laisse cliquer sur la photo, c’est pas miam).

Par contre, je trouve le garçon, malgré ce menton en galoche caractéristique des ricains, très à mon goût. Musculature, poils (enfin des POILS, des drus, des beaux, des qui s’assument !!), intensité du regard (avé les sourcils fournis), belle bouche, rien à jeter.

Un bien beau potentiel pour ma baignoire ….

(A part ça, très bon film de Tarantino, des longueurs comme d’habitude, mais une scène inaugurale splendide, des références cinématographiques toutes les 30 secondes, une photographie très belle, bla bla bla, et pour une fois, une représentation de la France par un américain qui ne nous fait pas hurler, ça vaut le coup d’être signalé.)

En fait, c’est pas du footing qu’il faut que je fasse …

… mais beaucoup plus de sport en chambre.

Vu chez Canard Mécanique.

Bien entendu, tout cela est orienté effort masculin, à croire qu’il n’y a qu’eux qui transpirent dans le feu de l’action … Si quelqu’un dispose de la version féminine ….

(Bon j’avoue, je suis assez coutumière de la position fort reposante de l’étoile de mer, ça doit pas taper bien loin en termes de calories. Vais continuer le footing quoi.)

Vacances, j’ai déjà tout oublié, semaine 3.

Il fallait bien que cela arrive, les vacances sont bel et bien finies.

Nous avons fini celles-ci en beauté, en mariant notre Pierrot national à domicile (la mariée s’est maquillée dans ma salle de bain, a trainé en culotte dans ma chambre, et s’est habillé dans mon salon) et à la mairie du 7ème, c’est à dire au pied de chez nous, c’était intime, beau, émouvant, et pour une fois, j’ai presque pas trop bu, et j’ai même pas vomi, c’est dire si je deviens une adulte responsable(bien Sasa, bieeeeeeen).

Si j’ai la foi, je préparerais une petite séance diapos de vacances et mariage, mais là, faut juste que je réponde, traite et maltraite les 300 mails de boulot qui m’attendent bien sagement dans ma boîte Lotus Notes saturée (c’est vraiment de la merde Lotus).

Y’a notamment un mail qui m’invite à m’inscrire à une formation en lien avec mon nouveau statut de chef senior que j’ai depuis le 1er juillet, elle s’intitule « Les dessous de la vente« . Je crains qu’elle ne traite pas du tout de petites culottes et soutien-gorges. En tous cas, en avant-vente, je suis bien d’accord, il faut toujours porter des dessous affriolants. Ca renforce la confiance que tu as à l’intérieur de toi (sans avoir à les montrer au prospect hein, ça, ça s’appelle de la vente canapé, c’est mal).

Mickey is dead

Ou plus exactement, « Vous avez tué Mickey« , m’a révélé mon Papa à notre retour de vacances aujourd’hui.

En effet, alors qu’il passait l’aspirateur avant notre arrivée (oui, quand je suis en congés, mon papounet chéri vient chez nous, arroser les plantes et passer l’aspi, même pas honte d’exploiter un honnête retraité de l’Education Nationale), il a découvert ceci derrière le canapé d’angle de notre salon.

Hé oui, ceci est bien le cadavre de la souris qui avait envahi MON espace vital il y a quelques semaines de cela. Ratatinée Ratatouille. Engluée en plein été dans un piège très sophistiqué placé par l’Epoux (un bac plein d’une matière collante et toxique, à tenir loin des chnis nenfants). Ah ah ah ah.

Tout cela, je l’ai d’abord découvert grâce à un panneau artistement apposé dans le salon ….

(L’humour est un trait de caractère largement partagé dans la famille, comme vous pouvez le découvrir.)

Bref, à part une souris crevée depuis plusieurs jours et 3 numéros de ELLE en attente de lecture, rien de bien neuf dans notre appartement lyonnais, à part une chaleur de bête qui va nous faire regretter la fraîcheur des nuits belle-iloises.

Dernière ligne droite avant le retour aux affaires, ça me fatigue d’avance. Mais avant cela, demain, c’est MARIAGE !!

Dans Lajoie (jusqu’au cou)

C’est mon frangin (AKA El Padrino) qui m’a fait découvrir Jon Lajoie.

C’est très très drôle.

Et justement, Pénépole, qu’est moins feignasse (mais pas en vacances, elle), a fait des liens sur son blog.

Ici.

Du coup moi aussi je vous fais partager mes tranches de rigolade de l’été.

(oui il faut comprendre l’anglais, mais globalement c’est facile à approcher, hein.)

Show me your genitals. De l’ami Jon Lajoie donc. Mythique.

Elle est mythique celle là.

Dans le même style, il y a Jizz in my pants.

(Repérez dedans l’ami Justiiin dans un rôle … à contre emploi dirons nous.)

Et dans la même veine, Charlotte (ma belle soeur qu’est belle et qu’a une belle maison à Belle Ile), vous propose Too many dicks on the dance floor, par les Flight of the conchords.

Certes, ces sketches ne traitent que de la misère sexuelle de ces messieurs, à croire qu’ils sont les seuls à se prendre des rateaux en boîtes et à se la mettre derrière l’oreille au petit matin. Que nenni. Mais disons que les femmes ont hachement moins d’humour quand elles rentrent seules (et bourrées) de soirée.

(Déjà faut voir le sermon que je me prends quand je rentre bourrée de soirée, manquerait plus que je rentre accompagnée, ah ah ah.)