Debout là-dedans ! mit Rammstein « German Pussy »

Le 2 décembre prochain, je vais voir Rammstein en concert. Oui.

A l’initiative de mo-bureau, la Brisse, qui est un homme de goût.

Je ne connais pas bien en fait, Rammstein. Quand je vivais en Germanie, j’étais plutôt Toten Hosen.

Mais bon, là, alors qu’il est 5 h 45 samedi, que je suis réveillée et sans espoir de retourner dans les bras de Morphée, je me suis décidée à me mettre à bosser sur un dossier difficile. Je me suis dit que je pourrais faire cela avec un petit réveil musical.

Et hop, je suis tombée là-dessus.

(Attention, c’est pas pour les chnis nenfants, surtout à partir de la 3ème minute.)

Je pense que ça va être un concert fort sympathique.

(Même si j’ai quelques doutes sur le potentiel érotique du gobage de brad wurst avant le passage à l’acte. Mais je ne demande qu’à être convaincue ….)

La moustache, attribut érogène ?

Je vous ai raconté combien la moustache de Jesse Hugues (et ce qu’il y avait autour) m’avait charmée lors de Rock en Seine (soupir).

Hé bien il semblerait qu’effectivement, la moustache fait des ravages, y compris chez les people, comme le signale le blog sexe de Flucuat.

Bon, en vrai, l’auteur de l’article (un jaloux sans doute) trouve que la pornstache portée est assez vulgaire.

Nan nan nan. Je suis pas d’accord.

La moustache, je trouve que c’est un attibut viril qui mérite d’être salué, tout au moins quand il est porté avec humour et détachement. Donc effectivement, pas comme les héros des films gays des années 70, même s’ils ont leurs amateurs (Bruno, cochonne).

(Et même si Magnum, on a TOUTES bavé dessus quand on avait 11 ans 1/2.)

Genre Pascal Elbé (rah) (bon d’accord c’est plutôt une barbe).  

(Pour en voir d’autres, c’est là).

Et Vincent Cassel tout de même.

Ce qui nous manque en fait, c’est un témoignage féminin : appel au peuple => c’est comment un cunni fait par un moustachu ?

Sasa meets Pingoo.

Parce que c’était lui, parce que c’était elle.

Il aime prendre les filles en photo, c’est une fille qui aime qu’on la prenne (en photo, c’est ça, y’en a deux qui suivent).

C’est chez lui, là bas.

(Youhou comme il dit.)

(Et moi je me siffle un rhum arrangé à l’orange, ramené de Maurice, à oualpé sur mon lit. La vie est belle, parfois.)

Edit : by ze way, bienvenue aux lecteurs de Pingoo ! (je dis ça, parce que mon pauvre blog n’a pas l’habitude de ces assauts nocturnes.)

Humpday !

Il me suffit souvent d’une bande annonce avec deux bonnes phrases à l’intérieur pour me précipiter voir un film. Humpday en fait partie (j’en ai profité d’être à la capitale, je suis à peu près certaine qu’il ne passera pas à Lyon, ou très peu de temps et pas en VO).

C’est l’histoire de deux vieux potes de fac qui se retrouvent. L’un est artiste à moitié raté. Toujours un projet foireux en cours, pas un d’abouti. L’autre s’est rangé des voitures, exerce un métier un poil chiant, et a épousé une psychorigide obsedée par l’optimisation de séances de sexe pendant sa période d’ovulation. Au cours d’une soirée arosée, l’idée lumineuse surgit : réaliser dans le cadre d’un festival (qui existe vraiment, à Seattle), le premier film gay tourné avec deux hétéros.

Le reste est pas vraiment racontable (je vous aide là hein), tout ça est assez bavard, mais les personnages sont vraiment attachants, et la manière de filmer fluide, intimiste, vraiment agréable.

Je recommande chaudement donc.

A part ça, comme d’habitude quand je laisse mon assistante choisir mes hôtels, je ne suis jamais déçue par l’environnement proche.

Ma vie en bleu

Alors, je me suis faite taguée par Pingoo. Youhou, comme il dit.

Se présenter, via 7 photos avec du bleu dedans.

Autant dire que j’ai bien peu de talent pour prendre des photos (à part mes propres seins hein). On dit merci l’iPhone.

Alors je vous présente des petits bouts de moi, tous bleus.

1. Le bleu de ses yeux. La première chose que je vois le matin en me réveillant le matin. Le noeinoeil tout bleu à l’Epoux (des fois y’en a deux).

2. Un ami au polo bleu. Que j’aime très fort (mais qu’il faudrait qu’il arrête de mon montrer les gros engins de ses amants avec son portable quand on est dans les aires de jeux avec l’Héritier, ça fait désordre).

3. Les bleus au coeur. Photo de photo. Cette photo des 200 invités à nos noces, est installée dans un endroit stratégique, entre la cuisine et la salle de bains. Je passe devant plusieurs fois par jour. Je l’adore et elle me frippe le coeur en même temps. Je ne sais pas si j’aurais l’occasion de réunir une fois encore au cours de ma vie tous les gens que j’aime autour de moi (mon enterrement mis à part s’entend). Mais je sais d’ores et déjà que je ne réunirai plus certains de ceux qui étaient là, ce 12 juin 2004. Parce qu’ils sont partis, comme on dit pudiquement. Les voir ainsi (tous sourires, tous aprêtés) me permet de m’en souvenir. Je les porte dans mon coeur, tous les jours.

4. Ben, du bleu quoi.

5. Ben Superman quoi. Oui Superman a deux ans, suce son pouce avec son Doudou. LA TEUHON. Mais c’est pas grave.

6. Sur mon mollet gauche, un bleu (là il vire au jaune). J’ai régulièrement des insomnies. Je me lève, à tâtons, pour vaquer à mes occupations noctures favorites (bouquiner aux toilettes, boire un verre d’eau, observer combien de voitures passent dans la rue à 3 h 08 du matin en pleine semaine => beaucoup plus qu’on pourrait le penser). Systématiquement, je me prends le coin du lit, toujours au même endroit. Le même bleu, qui du coup ne se résorbe pas.

7. Des bleus. Dans le salon, ils nous scrutent.

Voili voilou.

Booon, à qui je l’envoie ? tout le monde a du l’avoir, depuis le temps qu’il traîne … A qui n’en veut.

Adolescente, j’avais deux amours,

… ils s’appelaient tous les deux Patrick (quel vilain prénom).

L’un vient de mourir (comment, il avait DEJA 57 ans ???). RIP.

L’autre ne me fait plus vibrer depuis belle lurette (mais bon, s’il insiste).

Le seul point positif, c’est qu’on va pouvoir se goinfrer Dirty Dancing une 139ème fois avec les copines en buvant des Cosmos. Et ça c’est une bonne nouvelle. La seule.

En lisant le post de Galliane, j’ai repensé à ZE scène qui m’a fait tremper la culotte. Je crains manquer d’originalité sur ce coup là. A partir de la 2′ 45, c’est parti mon kiki.

Règles de distanciation sociale (I like it)

La grippe A – et la pandémie associée – donne l’occasion aux entreprises de monter des arsenaux de gestion de crise pas piqués des hannetons, la mienne ne faisant pas exception à la règle. Nous avons donc (à l’instar de toute grosse entreprise, je présume), hérité d’un chef de projet grippe A (le veinard), qui s’est empressé de construire un processus bien complexe de prévention, poliment soumis aux IRP (instances représentatives du personnel), dont je fais partie.

Le chapitre que je préfère, c’est celui afférent aux « règles de distanciation sociale ». En bref : stop aux poignées de mains moites chez nos clients, haro sur les bises baveuses entre collègues, fin des franches accolades viriles quand on a gagné une compète. (Mais rien d’explicite sur les relations adultérines sur le lieu de travail, je suis assez déçue par tant d’hypocrisie).

A titre complètement personnel, je me REJOUIS de la mise en œuvre de ce chapitre de la prévention. Je bénis la distanciation sociale. Je ne déteste rien de plus que cette intrusion dans mon intimité de ces collègues que l’on connaît à peine, mais qui viennent systématiquement coller leurs lèvres (molles et un peu collantes, forcément) sur vos joues (fraîches et douces, évidemment), de bon matin, sous prétexte de convivialité. J’appréhende toujours de serrer tout un tas de paluches plus ou moins fermes, plus ou moins sèches, lors de ces comités de pilotage, où quinze messieurs sont autour de la table, et profitent de votre politesse pour vous serrer fort la main, rentrer dans votre cercle intime (moins de 50 cm du visage) en vous regardant au passage bien droit … dans le décolleté (que celui offre ou pas une quelconque vue sur vos atours, on sait jamais, même avec un col roulé, il peut y avoir moyen de moyenner).

J’ai heureusement la chance, de ce point de vue, d’évoluer professionnellement dans des sphères masculines certes (ma collègue et moi avons encore écopé de quelques remarques bien phallocrates il y a quelques jours, mais je prends même plus la peine de relever ici tellement ça me blase …), mais très policées et socialement normées, où le tutoiement est très rare, et les manières toujours distanciées (phallocratie mise à part). J’ai toujours été comme deux ronds de flan en observant les mœurs de certaines professions (arts et spectacles, pub et communication, pour ceux que j’ai approchés par ricochet), où le tutoiement et la non-distanciation sociale sont la norme. J’aime par-dessus être très distanciée aux autres dans le cadre de mon travail, sans doute même trop, puisque le blog me permet aussi de rétablir l’équilibre de manière sans doute parfois disproportionnée (genre « youhouuu voici mes seins », « héhooo regardez donc mon cul », voilà, comme ça je peux mettre mes tendances exhib sur le dos de mon taff, bien joué ma grande). Mais c’est cette distance qui me permet de faire mon travail au quotidien de manière objective et neutre. Les quelques rares fois où j’ai été amenée à entrer dans des rapports moins distancés avec un client (parce que je le connaissais depuis plusieurs années, parce qu’on avait le même âge et le même statut), j’ai toujours eu du mal à gérer le passage au tutoiement, à la bise avant d’entrer en réunion, etc. Parce qu’une fois la sphère de l’intime franchie, je trouve qu’il est plus compliqué de faire passer les messages plus difficiles. Plus facile de dire « vous vous trompez cher monsieur » que « tu te plantes mon grand », non ? Je me doute bien que les anglo-saxons n’ont pas (par nature) ces précautions langagières, et que tout cela n’est que normalisation sociale, mais bon, on a les paravents qu’on peut hein …

Tout ça pour dire, que dans les prochaines semaines, je vais distancier socialement sur mon lieu de travail comme une bête. Trobien.

« Le Roman de l’été », Nicolas Fargues

J’ai découvert Nicolas Fargues, son regard clair, son sourire esquissé (raaaaah), avec « J’étais derrière toi« . Sorti en 2006, ce roman amoureux m’avait vraiment impressionné, au sens où il m’avait laissé des impressions durables, des images et des mots qui s’étaient imprimés en moi.

L’année dernière, « Beau rôle » m’a nettement moins plu. Un peu trop parisien, un peu trop facile. Même s’il reste un fin observateur des moeurs humaines, des rapports hommes / femmes, j’en attendais plus.

Visiblement, Fargues semble désormais (à l’instar d’Amélie Nothomb) être sur un rythme de publication régulier, un par an. Nous sommes donc allées avec ma Juju acquérir (chacun le sien, fait bien faire vivre nos écrivains favoris) notre Fargues annuel. Au libraire un peu navré (la Librairie du Tramway, un endroit fort sympathique, que je vous recommande vivement, j’y vais entre midi et deux quand je déjeune dans le quartier), nous avons avoué qu’en fait, si on l’achetait, c’était plus pour les beaux yeux de Nicolas qu’autre chose (les vilaines). Plus exactement, je pense que je cherche dans ses nouveaux romans et ceux qui ont précédé « J’étais derrière toi » la magie de cette expérience là. Un moment de littérature rare, celui où vous lisez des histoires qui vous parlent, qui font écho à votre propre expérience.

Alors »Le Roman de l’été« , il est pas mal. Mieux que « Beau rôle » à mon avis. Le personnage principal est plus attachant, même si pourtant moins séduisant que le héros de « Beau rôle ». Ca se voit que Fargues fait des efforts pour varier son style, sortir de ses automatismes. Il y a comme toujours des réflexions pertinentes sur la nature humaine, toujours un peu cyniques, un peu moqueuses, mais souvent bien vues.

Et sinon, ce qui ne gâche rien, Nicolas a l’air d’être toujours aussi beau garçon (un peu trop amaigri peut être).

(Oui, je le concède volontiers, ce torse est fort éloigné de mes critères de virilité habituels, mais bon, l’absence de paillasson pectoral ne saurait être complétement rédhibitoire face à un tel minois.)

En sueur.

C’est mon indicateur personnel au footing.

Je sais que j’ai (vraiment) brûlé des calories quand des gouttes de sueur commencent à perler dans le décolleté.

Comme là, ce soir.

(Ca fait longtemps que j’avais pas montré mes seins.)

(Comment ça, ça manquait à personne ?)