Où s’évaporent les hommes ? ou la lacheté masculine questionnée

L’autre jour, sur Twitter, je disais (un truc très très intéressant) : Encore un dej entre filles qui s’acheve sur la même constatation partagée : les mecs c’est vraiment tous des nuls (sauf papa) (et encore).

(Oué l’orthographe est approximative en matière d’accents, c’est la faute à l’iPhone.)

Réactions en chaîne de la gente masculine qui me followe (comme je la pète grave, alors que j’ai même pas 200 followers) : m’enfin / pourquoi tu dis ça / ça va pas bien dans ta vie/ t’es mal baisée ou quoi …. (mes followers sont bien plus polis avec moi, c’est juste une licence poétique.)

Comme j’ai répondu à certains d’entre eux, ce twitt n’était que le relais de certaines de mes amies, célibataires ou « faiblement » en couple (c’est à dire entretenant une relation – principalement sexuelle – avec un gars depuis moins de 6 mois), qui se trouvent souvent confrontées à des comportements … comment les qualifier ? à minima cavaliers, au pire franchement goujats.

Difficile de les citer forcément, car je ne voudrais pas que par le truchement de mes différents cercles d’amis que certains se reconnaissent ou en reconnaissent d’autres ici. Je m’abstiens donc de donner des exemples issus de mon entourage (j’ai envie que mes amies continuent de me parler sans craindre de retrouver leurs plans loozes cités en exemple ici). Par contre, aujourd’hui, coup sur coup, deux blogueuses (courageuses, ou tout au moins bien excédées, et je les comprends), illustrent mon propos.

Elle.

Stéphanie.

Je m’excuse auprès de ces blogueuses de les montrer du doigt au moment où elles vivent des trucs pas drôles, mais leurs récits illustrent bien le propos général et universel : mais qu’est ce qui passe par la tête des mecs ?

Comment aboutit-on si souvent à ce processus incroyable :

1. un gars / une fille aborde une fille / un gars

2. les points de vue / le goût / le désir se rejoignent, se retrouvent, se confrontent (qu’il y ai « consommation » ou pas, je ne voudrais pas mélanger cela avec nos débats sur baiseurs et jouisseurs)

3. quand soudain (et sans que l’on comprenne bien quel est l’élément déclencheur) le gars disparaît du radar, fait le mort, ne donne plus de nouvelles, comme l’avion dans Lost, pfuui, apu le mec. Lui qui paraissait tellement désireux de vous épouser / faire un bout de chemin avec vous / vous faire l’amour comme une bête / vous compter fleurette pendant 2 mois (rayer les mentions inutiles), s’évapore.

Ce qui motive son désintérêt soudain ? AUCUNE IDEE.

Les raisons qui l’empêchent de s’exprimer sur son désintérêt ? AUCUNE IDEE.

Sachant que globalement, soyons clairs sur un point (faudrait pas nous prendre pour des lapins de 3 semaines non plus) : on a le droit de changer d’avis. Avoir envie, puis n’avoir plus envie, ça arrive, naturellement. Mais en dehors de la lâcheté, qu’est ce qui fait s’évaporer les hommes ?

De la même manière que Maïa donne de (bons) conseils pour séduire les filles, les aborder, je pense qu’il ne serait pas du luxe qu’un homme à peu près normalement cortiqué nous fasse une petite leçon de choses. Alors je vous vois venir, j’ai déjà essayé de tirer les vers du nez à l’Epoux. Mais bon, c’est plein de biais un avis comme celui là, parce que l’Epoux, globalement (et pour ce que j’en sais), il ne pratique que moi depuis 13 ans.

Et moi, c’est hyper connue, je suis très facile à vivre.

Ah ah.

Bon, messieurs, à vos plumes, les commentaires sont ouverts.

Publié par

SABRINA

Lecteur égaré (ou pas), je te souhaite la bienvenue chez Sabrina, blogueuse lyonnaise assidue depuis 10 mars 2005 (oui, tout ça). Ici point d'ambition éditoriale majeure (comment ça, on s'en était rendu compte ?), pas de recherche de monétisation de mes modestes et insignifiants écrits, ou de gloire wharolienne ... Juste un modeste journal de bord, tenue par une honorable mère de famille (oui, parfaitement, honorable), qui apprécie (dans le désordre) les jolis garçons (surtout s'ils pratiquent le rugby), l'auto-dérision, l'Epoux et ses taz, la mauvaise foi féminine (qu'elle pratique assidûment), la télé réalité, et la légèreté en toute chose, autant que faire se peut. Bonne lecture.

21 réflexions au sujet de « Où s’évaporent les hommes ? ou la lacheté masculine questionnée »

  1. Comme tu le dis, doit y avoir une grande part de lâcheté de leur part mais aussi pas mal de pétoche je pense. Et comme moi je suis du genre allergique aux CDI, je peux comprendre que des mecs soient flippés du « CDI amoureux ». (m’enfin ça reste des truffes quand même :oÞ)

  2. On a beau dire, on a beau faire, j’aimerais savoir qui a piqué mon quota de filles !

  3. Je vais me faire lyncher, mais je me lance :

    Q1 : Ce qui motive son désintérêt soudain ?
    La prise de conscience et/ou la déception, le sentiment de se sentir piégé, le fait d’avoir eu ce qu’il voulait, la lassitude.
    D’ailleurs, je reformulerai la question en « Qu’est ce qui motivait son intérêt (et a disparu ou s’est éteint) ? »

    Q2 : Les raisons qui l’empêchent de s’exprimer sur son désintérêt ?

    La vrai question !
    1. La lâcheté (peur et refus du conflit. Au moins 80% des cas)
    2. L’incapacité à l’exprimer (parce que même pour lui, c’est pas forcément clair)
    3. Parce qu’il n’a pas envie de la blesser (rare, mais quand même)

    Bref : Parce que c’est plus facile.

  4. Les explications s’évaporent dans l’envie de garder un beau souvenir sans le balafrer d’une rupture pénible. La fin classique du usual-plan cul. Pareil que la fin d’une relation-séduction quand le garçon veut faire évoluer les choses et que la fille met à distance l’un de ses adorateurs fidèles devenu soudainement un amoureux bien encombrant. Devoir se justifier obligerait à mettre à plat que ce n’était qu’un plan-cul/un allumage et empêcherait de recommencer. Pas très mature comme réaction mais banal et très pénible pour ceux qui restent avec leur envie de faire évoluer leurs sentiments.

  5. Alors moi déjà je dis merci pour le lien (et la suite demain parce que suite il y a…).

    L’incompréhension entre les sexes perdurera encore longtemps de toute façon.
    C’est pas tant une question de lacheté qui me gène enfin si après tout pourquoi n’arrivent-ils pas à dire les choses telles qu’elles sont???

    Oui on change d’avis mais nous on le dit.

    Mais nous on n’a pas de pénis ça doit être ça le problème!

  6. @ Elle:
    C’est pas si sûr que les femmes le disent quand elles changent d’avis! Elles ont le chic d’aborder des sujets l’air de rien pour voir la réaction de l’homme auquel elles s’adressent. Le temps que le (pauvre) type en face se soit transformé pour y répondre (quitte à dévaster sa vie), elles ont changé d’avis. Les « tu m’as mal compris », « c’est mon choix » et autres refus d’être face à face ou de s’expliquer (pas se justifier, vraiment s’expliquer) sont alors bel et bien des lâchetés comme les autres.
    En général, les séducteurs et séductrices sont plus responsables que d’autres de ces incompréhensions. Soucieux de ne pas écorner leur si précieuse image, ils et elles ne disent pas les choses franchement et laissent pourrir les sentiments des largués dans leur coin. Poser les faits ne les intéressent pas, cela n’amènerait qu’à mettre en lumière que les autres ne sont pour eux que des objets jetables (adorateurs/groupies, sex-toys ou géniteurs). Il n’y a pas besoin d’en avoir beaucoup, un seul exemplaire de ces choses pouvant monopoliser l’affection de plusieurs dizaines de cœurs sensibles chaque année et en casser quelques uns au passage.

  7. Vous me collez le brin les gars.

    Mais c’est donc peu ou prou ma théorie qui est confirmée par vos dires …

    (C’est con, l’Epoux est pas là ce soir, sinon je l’aurais bien demandé en mariage.)

  8. Le postulat de départ est un peu tendancieux et limite archaique, les filles seraient donc des coeurs de choux bien sages attendant le retour de l’homme des bois et l’homme cet ignoble salaud un goujat, mouais

    pour ma part, un silence peut aussi en dire long et etre voulu parceque les mots peuvent aussi blesser, et puis au pire les nanas peyvent aussi appeler pour savoir si tant est elles en auraient besoin, non?

  9. Moi je vis en couple avec un homme depuis presque 9 ans.
    On s’aime, on a une relation solide. C’est chouette.
    Sauf que niveau communication, ca coince toujours. Comme au premier jour, meme pire, parce que maintenant, il (y) a des automatismes, et on (il) se permet moins d’efforts parce qu’il (y) a un sens du ‘tout cuit’ qui personnellement me herisse le poil.
    On suivait chacun son chemin, on s’est croises et on a decide de s’arreter de marcher quelques temps pour s’amouracher, et maintenant, on reprend nos chemins tout en restant ensemble.
    On ne va pas se quitter (pas maintenant tout du moins), mais on est dans le post-lovelove.
    Et la, je ne reagis pas du tout comme lui. Lui, il est confiant, il est pepere, et du coup, ne s’agite plus des masses pour manifester son am’ur.
    Moi, je m’agite toute seule parce que cette situation m’agace, je fantasme sur mon voisin (il faut dire qu’il est sacrement beau) et je me passionne pour X-Factor, en attendant (esperant) qu’il se reveille.
    Est-ce la aussi une forme de demission masculine ?
    Une forme de lachete ?
    Ce n’est pas qu’il ne m’aime plus, il m’assure du contraire.
    C’est peut-etre moi qui refuse de grandir en couple, qui cherche toujours la romance et le desir qui noue la gorge.
    Zut, je croyais que c’etaient les hommes qui cherchaient ca.
    ARGH !

  10. Non les femmes ne sont pas des coeur de chou qui attendent l’homme des bois ou autre.
    Et non la femme en question (puisque c’est de moi qu’il s’agit) n’appelle pas PARCE QUE l’homme des bois n’aime pas ça.
    Oui j’attend c’est aussi ça respecter la liberté de l’autre, sauf que parfois et bien la femme n’en peut plus d’attendre.

    C’est tout.

  11. @ elle : les choses sont plus claires lorsqu’on quitte la généralisation et l’on ramène la question à ce qu’elle de singulier, c’est comme ca que je lis ton post.

  12. @ voilou : tu n’es qu’un gros goujat qui caricature nos propos ! 😉

    @ somewhere : clairement, je te confirme que sur certains aspects, la durée (du couple) ne change rien à l’incompréhension entre les sexes (je pourrais en raconter des pas tristes, mais j’ai pas l’autorisation de l’Epoux)
    => et ce n’est pas une généralité que de le dire.

  13. Petite contribution honnête de Kent sur le sujet de l’inconstance masculine…

    UNE CHOSE
    (Kent Cokenstock / R. Didier)

    Je vais te dire une chose
    Qui va te faire pleurer
    Tu m’aimais c’est une chose
    Mais j’avais dans l’idée
    Que ça ne durerait guère
    Avant de m’ennuyer
    T’étais qu’une passagère
    Entre deux oreillers

    Dès la première osmose
    J’ai pas voulu t’aimer
    Je te voulais ma chose
    Je me voulais grossier
    L’amour est un bijou
    Qu’on s’offre ou que l’on vole
    Pour moi c’est un caillou
    Pointu dans une grole

    T’étais jamais qu’une pause
    Dans ma belle inconstance
    Un petit pas grand’ chose
    Qu’importe s’il s’offense
    Quand je t’ai dit va te faire
    Aimer plutôt ailleurs
    Je me sentais presque fier
    De te briser le cœur

    J’en avais eu ma dose
    J’avais eu tout ton corps
    Mais voilà que les choses
    Se gâtent pour mon sort
    L’homme qui te console
    Chez qui tu te réfugies
    Et c’est là qu’on rigole
    C’est mon meilleur ami

    Quand vous prenez la pose
    De l’impeccable amour
    Tandis que je m’expose
    Avec une fille d’un jour
    Au fond de moi j’implose
    J’ai le cœur comme un œdème
    Je vais te dire une chose
    Je t’aime

  14. @ Elle: il y a aussi une autre version, on peut très bien ne pas vouloir que l’autre vous envahisse mais également apprécier quand il/elle tente de le faire. Il y a alors un côté « je n’aime pas habituellement qu’on me fasse ça mais venant de sa part à elle cela m’a fait plaisir ». Si réellement son unique préoccupation est sa liberté au point de faire des réactions allergiques, il ne sera JAMAIS un élément de stabilité dans une relation durable.

  15. Tout cela est un peu biaisé, non ? Je doute que les hommes aient le monopole absolu de la lâcheté et de l’inconstance (ou alors on peut assumer sa mauvaise foi à croire en ce monopole)…

    Il s’agit plutôt d’une problématique concernant la communication (dans le couple ou entre personnes attirées l’une par l’autre). Or, le fait de mal communiquer n’est pas une caractéristique sexuelle, que je sache.

  16. ou ils ne sont juste (et simplement) pas amoureux…

    et puis un coup de bite est un coup de bite après tout
    (faut pas tout mélanger hein)

    :p

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