A Lille, chez Maurice.

Les enfants, cette année, le Père Noel a oublié d’être rat.

Bon, en vrai, rapport au fait que j’ai l’honneur d’avoir épousé un jeune créateur d’entreprise (en l’occurrence, c’est l’entreprise qui est jeune, le créateur de moins en moins ….), je me suis un peu auto-financé sur ce coup là mais on va dire que j’investis sur l’avenir hein.

Toujours est il que d’ici quelques heures, l’Epoux, l’Héritier et moi même décollons pour l’île Maurice, pour une huitaine de jours. Autant vous dire que j’y crois même pas d’avoir fait accepter à l’Epoux le principe de vacances sous les cocotiers (mais bon après le Japon sous la flotte, on va dire que j’ai le droit à quelques compensations non ?).

Je suis déjà allée à Maurice, il y a quelques mois, mais c’était dans le cadre du travail, et comme l’eau était à 22° j’y avais même pas trempé mon auguste postérieur. J’apréhende juste une chose : la capacité à gérer le gnôme sur un vol de 11 h. Je mise sur l’effet vol de nuit mais bon … Wait and see.

Je vous laisse donc les clefs de l’appart, me foutez pas le bordel, les miettes dans les draps, les auréoles sur la table de la cuisine, les poils pubiens dans le creux de la baignoire, je déteste ça 🙂

(Alors je déconnecte bloguement parlant, mais il est fort possible que je twitte peut être à droite à gauche, mais chuuut.)

Rendez vous en 2010 (l’année du pénis m’a dit mon mari, j’ai de grands espoirs sur ce coup là) les vilains.

Un conte de Noel

Ce matin, nous étions l’Héritier et moi dans la boutique qui vend des capsules de café, et qui a comme homme-sandwich Georges, pour faire un cadeau de dernière minute (l’immeeeeense plaisir de courir dans tous les sens jusqu’au 24 décembre inclus).

En ce moment, l’Héritier est dans sa période « cékoissaaaa ? ». Assez pénible à l’usage, mais ça fait travailler l’imagination.

Evidemment, il me demande, en désignant les capsules, cékoissaaaa ?

Et moi de lui expliquer que ce sont des petites boîtes avec du café dedans, on les met dans la machine, et voilà, ça fait du bon café (et c’est très polluant, mais c’est un point de détail dirons nous).

Sur l’écran de télé défile la pub avec Georges qui siffle le dit café, dans une boutique qui ressemble furieusement à celle où on se trouve (terrible mise en abyme). L’Héritier désigne Georges, et me relance un cékoisaaaa ?

Petit rappel pour ceusses qui ne connaîtraient pas l’homme sandwich du café.

(Tu es mignonne, tu lèches pas l’écran, tu m’en fous partout.)

Là, je lui explique que parfois, si on frotte très fort sur la machine qui fait le café, ben Georges il sort, et il vous fait un bisou.

Et là, le préposé aux capsule, un jeune homme bien de sa personne, pousse un gros soupir, et lance « oui, c’est vrai ça, on est plusieurs à avoir essayé, de frotter sur la machine pour faire apparaître Georges … »

Euh, disons que cékoilhomosexualité on se le garde pour 2010 ?

😀

Joyeux Noël les affreux.

Pas assez de poil au menton, mais en bonne progression.

Dernier jour de boulot aujourd’hui (enfin, sans doute encore quelques trucs à boucler demain, mais on tient le bon bout).

J’ai revu l’autre jour des clips dans ma chambre d’hôtel, les BB Brunes.

Baaah soyons pas bégueules, j’aurais 14 ans aujourd’hui, je pense que je serais en train de tremper ma culotte. Ils ont progressé je trouve. Bon, par rapport à mes critères, tout cela manque encore un peu de virilité, mais c’est en progression, c’est certain.

RDV dans 2 ou 3 ans et ils seront prêts à être déniaisés 🙂

London Baby !

Pendant mon WE à Londres, j’ai essayé de prendre des photos un peu plus « soigneuses » en utilisant les fonctionnalités de mon appareil photo numérique actuel (il a moins de deux ans). Histoire de me dire que j’avais vraiment besoin (ou pas) d’un appareil photo réflexe numérique (Noyelle, Joyeux Noyelle …).

(Pour une fois, vous remarquerez que j’ai miraculeusement échappé à la scoumoune des transports, et que je n’étais PAS dans un des Eurostar restés en carafe pendant 18 heures sous le tunnel. On peut pas gagner à tous les coups hein.)

La lumière naturelle n’est pas toujours extraordinaire en général à Londres, mais là on a eu de la chance, il a fait beau plusieurs fois. En fait ça n’est pas mal du tout (la fille contente d’elle …).

Par contre, autant vous dire que quand il s’agit de faire des portraits, c’est dramatiquement mauvais.

Du coup, j’hésite.

Qu’est ce que vous en pensez ?

J’ai trouvé ceci de très mauvais goût. J’aime bien (il paraît que c’est de l’art).

Moi les photos en contre jour, j’adore (mais vraiment).

J’ai pris pas mal de photos depuis un bateau circulant sur la Tamise, en allant à Greenwich Village. J’aime beaucoup ce qu’ils ont fait en termes de réaménagement des docks. C’est très réussi.

Voui, j’ai tracé un coeur dans la mousse de ma Guinness.

Alcoolique un jour, alcoolique toujours.

Ma belle-soeur est adorable, je l’aime très fort. Mais elle a des lubies curieuses. Elle nous a emmené voir une exposition sur les explorateurs du North-West Passage : de grands malades, des brittons évidemment, qui cherchaient un passage dans l’Artique, histoire de gagner du temps de transport en bateau.

En bref, ils s’y sont pris longtemps comme des manches, et ont perdu beaucoup d’équipages d’exploration (faisait très froid, et il y allaient quasi en tongs / ça durait beaucoup trop longtemps et les boîtes de conserve se contaminaient / y’avait pas de plan de la zone / pas d’iPhone, la misère quoi), jusqu’à trouver le fameux passage. C’est Rasmussen qui a fini par décrocher le pompon. L’exposition restitue très bien cette épopée, et a recueilli des tableaux, des restitutions, et des « reliques ». Personnellement, j’ai été particulièrement marquée par celle-ci. Un cookie. De 1829 il date le cookie.

(Tu dois y laisser quelques dents, sur le bestiau).

Je me suis essayée à quelques photos de « nuit ». Je suis pas mécontente en fait.

J’ai pris peu de photos à Camden, quand nous y sommes allé dimanche. C’est ultra touristique, et limite saturé (et moi en bonne agoraphobe, plein de gens dans un tout petit espace, j’ai juste envie de taper dans le tas.)

Raaaaah, à Londres, pour finir, y’avait des bus avec Robeeeeeeeert en énorme dessus. Ce pays est formidable. Bave bave bave.

Je suis allée hier soir le voir avec ma soeur, Twilight 2. C’était TOP. On pourra dire ce que l’on veut, qu’il est pas beau, qu’il est pas propre, gna gna gna (JALOUSIE) mais Robert joue admirablement bien le vampire romantique et torturé par son amour pour la mortelle Bella. Dommage d’ailleurs que cette dernière soit jouée par ce blob qui dispose d’un registre de comédie plus que limité, à savoir DEUX expressions (l’atonie / la surprise effarée).

Bon, prochaine étape, les portraits. Vous allez voir c’est vachement moins convaincant.

Génération couille molle ?

Cette semaine, la tévé nous a gratifié d’une énième re-diffusion de Love Actually.

Bavons, bavons en choeur, nous étions encore toutes scotchées devant Hugh Grant et Colin Firth. Mais pas seulement (même si un petit coup de Hugh qui ondule du bassin, ça mange pas de pain hein). Car Love Actually est sous estimé d’un point de vue sociologique. Ce film est un génial condensé des rapports amoureux contemporains. Et il représente, aux yeux de beaucoup de dames et demoiselles, le saint Graal de nos vies modernes : l’initiative et l’engagement amoureux.

Vous noterez le terme choisi, on ne parle pas de romantisme. On n’en est plus là (tant mieux, tant pis, moi j’ai jamais été fan de). Mais la démonstration de la capacité d’initiative amoureuse.

Même maladroite, même à côté de la plaque, c’est touchant : l’écrivain et sa déclaration lusophone approximative, le briton obnubilé par ses cousines venues d’Amérique, le pré ado transi qui apprend méthodiquement la batterie, le mari tenté par l’infidélité, celui qui est amoureux secrètement de la femme de son meilleur ami, la secrétaire qui est croque love du premie ministre …. => ce qui touche, c’est l’inventivité, la capacité de transcender le quotidien, les préjugés, les contraintes, pour aller vers l’autre, et lui montrer combien il est important à nos yeux.

(Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. What else ?)  

D’ailleurs, le seul contre exemple du film (les collègues de travail, lui geek complètement introverti, elle monopolisée par son frère dérangé) nous apparaît particulièrement pathétique, symptomatique de l’incapacité de faire des efforts pour l’autre, de s’extraire de son quotidien pour inventer / recréer l’échange.

Dans nos discussions avec mes amies célibataires c’est souvent autour de cette problématique que tournent les difficultés à créer des relations amoureuses « enrichissantes » (à ce stade, on parle même pas de constructives, et qui amènent à la reproduction en vue de pérpétuer la race humaine, on n’est est pas là, juste au delà d’un coup d’un soir).

Ce que l’on pourrait appeller pudiquement la nonchalence masculine. Elles ont plutôt tendance à les appeller de manière plus abrupte « la génération couille molle« .

La couille molle, c’est qui ?

C’est la majorité de ces mecs, sympas, modernes, accessibles, prêts à faire des rencontres, mais réfractaires à tout engagement qui impliquerait une mobilisation excessive, qui leur demanderait du travail, de l’inventivité, ou un quelconque renoncement à leur train de vie, leurs habitudes, leur confort. Une gonzesse oui, mais faudrait voir à ce qu’elle prenne pas trop de place dans le paysage.

Combien de fois j’ai entendu cette phrase dans la bouche de copines désabusées « j’ai jetté l’éponge, on avançait vraiment pas au même rythme« .

Là encore, on va me dire que ce sont aussi les filles qui sont attentistes, passives, à attendre que tout leur tombe tout cuit dans le bec sans effort. Mais bon, mes statistiques personnelles me font tout de même dire que c’est du 80 / 20 dans cette affaire.

80 % de couilles molles, de garçons fort sympathiques au demeurant, mais dans l’incapacité chronique de s’investir en minimum dans une relation. Par flemme et par goût de leur confort principalement. Et pire, parfois, par principe, au son de « ah elles ont voulu l’égalité les femmes, la voilà, fini la danse de la séduction, on va les laisser venir ».

Mais bordel, comme si on avait attendu ? Et ça serait donc cela le prix à payer de l’égalité hommes / femmes ? quelques années de revanche sur des siècles de séduction à initiative majoritairement masculine, genre, allez les filles, faitez nous donc rêver, on en a bouffé des siècles de danse des sept voiles, d’amour courtois, à compter fleurette tout en se la mettant derrière l’oreille. A vous de nous charmer.

Ben voyons j’ai envie de dire.

Et voilà comment on se retrouve à soupirer devant Love Actually. En espérant que dans nos misérables petites vies, l’autre fasse aussi preuve d’un poil de fantaisie, d’imagination, réponde à nos sollicitations amoureuses avec juste un peu plus d’entrain.

(Bon, j’ai encore chargé la barque du même côté, je sens que ça va encore gueuler côté lectorat velu.)

pour finir en musique, rien à voir. J’aime beaucoup ce clip. Exactement ce dont j’ai envie, là maintenant.

La nuit tous les claviers sont gris.

Depuis quelques semaines, pour faire face à la charge de travail de fin d’année, je travaille la nuit, de chez moi ou dans les hôtels. C’est le lot commun des prestataires de services, les charettes, comme on les appelle pour faire genre on est trop occupés. Il faut croire que les clients craignent tous un espèce de big bang annuel, que le MONDE s’effondrera comme les seins de ma grande-tante, si le rapport n°487 n’est pas validé par le comité de pilotage avant le 31 décembre. Ils m’emmerdent globalement. Le prestataire est encore et toujours ce fusible bien confortable, celui qu’on fait griller tranquillement quand on veut faire baisser la tension dans ses propres équipes (« tiens mes équipes n’en branlent pas une / tiens mon DG me fait chier, je vais communiquer mon stress au consultant, après tout je le paie aussi pour ça. Et en plus je suis sûr qu’il gagne super bien sa vie, lui« ).

Moi quand je suis stressée, je me masturbe (idée pour une prochaine reco ?). C’est autrement plus sain. Bref.

Alors je sais que travailler la nuit n’est pas une solution.

Que je devrais mieux gérer. Déléguer. Dire non. Certes. C’est ce que j’entends dans les formations au management dont la feurme m’abreuve régulièrement (cadre stressé oui, mais cadre formé !). C’est génial ces formations. Déjà, tu manges bien (aux pauses, à midi, un vrai petit gorret), tu es avec plein de collègues que tu connais pas (mais comment est ce que c’est possible que ce couillon et moi bossions dans la même entreprise !), et surtout, tu en sors remontée comme un coucou. Mais ouiiii, il a raison le formateur. Faut que je dise non, poliment mais fermement. Faut pas que je communique mon stress. Faut / faut pas, tu as une liste de préconisations longue comme le bras, tu sens que tu vas être au top du management, que l’épanouissement corporate est à portée de ta petite main potelée (c’est une licence poétique, j’ai pas du tout les mains potelées, elles sont longues et fines). Mais en vrai, ça tient 20 secondes.

Lundi, le client t’appelle, en gros il te fait comprendre que tes 168 pages il a pas le temps de les lire, son supérieur non plus, et que ça serait finalement fort sympathique si tu pouvais expliquer la même chose, mais en 30 pages. Ah oué. J’y avais pas pensé tiens. Parce que les choses elles s’expliquent toutes seules, c’est bien connu, et qu’il y a sans doute un vice caché, toutes ces pages, elles sont pas toutes faites pour être lues. Genre le consultant c’est Balzac, il croit fermement qu’il est payé à la page. Et tous ces graphiques, ça doit être pour mettre de la couleur autour du texte, sans doute ? Mais bon, la journée, tu as d’autres clients, tu es en réunion. Et sinon tu es au bureau, tu reçois des appels, tes collaborateurs veulent te voir, le contrôleur de gestion veut que tu remplisses des matrices. Tu n’as jamais la paix.

Alors finalement, tu goûtes presque ces petites heures grises, seule devant ton PC, avoir l’occasion de REFLECHIR, raconter quelque chose d’intelligent, prendre le temps de construire un raisonnement. La maison est silencieuse, tu entends même en te concentrant la respiration de ceux que tu aimes (tout ça pour dire avec un peu de poésie que l’Epoux ronfle !).

Sauf bien entendu quand ton PC te fait une petite blagounette des familles, autour de minuit quarante-cinq.

Mon dieu, « mékeskecé » ? comme me dit mon fils depuis 3 mois non stop (je suppose que c’est le nécessaire corollaire à « mépourkoi » ?

Là tu deviens aussi bleue que l’écran, et tu te demandes si tu viens de perdre 3 heures de taff (en fait non, juste la dernière demi-heure, on a eu trop peur).

Bon, VDM quand même.

Les voyages immobiles

Des fois, j’ai l’impression que c’est cela que je subis, des voyages immobiles. Des voyages qui ne me font pas toujours avancer.

(Oué, que voulez vous, le train du dimanche soir, avec en plus 1 h de retard, ça me colle le bourdon.)

C’est un moment fort où se reveille l’eau qui dort
Un moment clair où je me confonds a ta chair
C’est le teu et la soie
C’est le vent qui court sous la peau
Et c’est t’apprendne avec les doigts qui m’rend tout chose
C’est comme un mal en moi qui m’effraie qui me tord
Serre m’encore et fais moi perdre pied
Dans ces eaux troubles fais-moi plonger
Me garder en toi le souffle court figer la pose
Les yeux noyés comme deux mutants sous hypnose
C’est comme un mal en toi qui te pèse et te mord
Baise m’encore et fais-moi tournoyer
Dans ces eaux sombres fais-moi plonger
C’est se taire et fuir s’offrir à temps
Partir avant de découvrir
D’autres poisons dans d’autres villes
Et en finir de ces voyages immobiles

A 1’37, y’a mon Lolo.

Vous le savez peut être, Laurent Wauquiez me rend toute chose.

Bien entendu, cette petite canaille s’est vantée sur touitteur de sa participation à ceci.

Le Lipdub des jeunes de l’UMP (toujours étrange d’écrire jeune et UMP dans la même phrase, ça colle pas). Bon alors les Lipdub, c’est déjà has-been depuis quelques temps, mais là, autant dire que l’exercice confine au génie tellement c’est à chier. (Même si mettre le Gilbert au volant d’une bagnole, fallait oser.)

Evidemment, tous les ministres ou presque s’y sont collés, et à 1’37 vous y découvrirez mon Lolo, en pleine action, de toute beauté, assis sur une table, détendu du string, être de lumière avec un espèce de coup de soleil sur le tarin, la classe de rang mondial.

Alors « le pire risque c’est de ne pas en prendre », dit le clip en introduction. Moui. Mais quand même.