A la bourre.

Nous sommes donc le 31 janvier, et je n’ai toujours pas commencé mes voeux 2010.

Bordel de merde.

En même temps, mes voeux de Nouvel An me font de plus en plus le même effet que mes cartes postales estivales : un vieux goût de sens unique. J’en reçois 1 pour 10 envoyés, ça finit par lasser un peu. Certes, c’est une démarche à priori désintéressée, mais des fois, bon ….

Allez, le Jean-Pierre Bacri qui sommeille en moi s’en retourne à ses occupations, parce qu’après tout c’est un beau dimanche aujourd’hui.`

Le monsieur tout nu sous la douche

Certains d’entre vous se sont émus d’une photo que j’ai publié sur touitteur jeudi soir. C’était bien un monsieur tout nu en train de se savonner, oui parfaitement. Sous la douche, dans la baignoire, on est pas loin de mes cibles d’intérêt.

Photo prise au Raidd Bar, charmant bar select du Marais, où les serveurs servent torse nu, et où un espèce de happening se produit toutes les heures, dans une cabine de douche vitrée.  Ce soir là, on a pas eu de chance, avec tonton Kiki et ma frangine. Alors que le strip teaser (1 m 34, que du muscle, pas de poils, des cuisses de grenouille sous stéroïdes, autant dire pas trop mon genre) se présentait avec une fort belle érection, la douche qu’il a actionné …. était froide. C’est ce que l’on a compris à sa mine crispée puis désolée, voyant sa bandaison dégringoler comme le cours du CAC 40 en 2009.

Quelques photos de qualité pour témoigner de ce grand moment de pestacle.

Technicolor hein ? Et les Get 27 y sont fameux ….

Et toi, les tiennes, elles sont comment ?

Alors d’abord merci à Jérôme, qui m’a envoyé sa mimine en photo, c’était très frais, très mignon, ça me change des pervers (ou des prétentieux) qui mailent une photo naturaliste leur service trois pièces à des heures induies (surtout celles de bureau).

(Soit dit en passant, quand on veut prouver qu’on a vraiment un gros kiki, on est priés de mettre à proximité un outil d’étalonnage. Genre un clavier de PC, un iPhone, enfin voyez le genre. Sinon bonjour la publicité par tromperie).

A mon tour de vous présenter les miennes, de mains. Car je suis bien d’accord avec les commentateurs de la précédente note, les mains, c’est essentiel, et c’est le reflet de l’âme, ou tout du moins de la personnalité, comme disait Dodinette. Oui oui. Etant particulièrement fière de celles-ci. je les exhibe bien volontiers (mais partant du principe que j’exhibe même ce dont il n’y a pas de quoi être fière – mon cul par exemple – ce n’est pas vraiment une surprise).

Sont chouettes hein ? Hein oui ?

Sur ce, je vous laisse, j’ai un programme chargé, je suis en route vers Amiens, un crochet par Paris, puis je dois préparer un dossier pour la Franche Comté lundi, et mercredi je me barre sur un gros dossier pour 10 jours à St Denis de la Réunion (arrêtez avec les cailloux, ça finit par faire des bleus).

Entre temps, si tout va bien, ce soir mon escale parisienne me donne le droit d’aller avec Tonton Kiki au Raidd Bar (petit endroit que j’ai découvert en 2006), lécher quelques torses gays (donc sans espoir de conclure, on est bien d’accord, mais c’est pas grave, c’est pour la beauté du geste). Et autant vous dire que cette perspective me réjouit au plus au point.

Ce que je trouve sexy (chez un homme)

Plein de questions me sont posées sur formspring.

Globalement, deux choses vous intéressent je constate : le cul et le fric. C’est du propre, je ne vous félicite pas.

Je reviens ici sur une question posée (à plusieurs reprises, du coup je n’y ai répondu qu’une fois, histoire de ne pas radoter), sur ce que je trouve sexy chez un homme (faites péter les cv messieurs, la baignoire attend vos photos). Tout d’abord, je pense qu’il n’y a rien d’universel dans ma réponse, rapport au fait que les goûts et les couleurs, …. Qui plus est, d’une personne à l’autre, vous allez parfois être séduit par un « assemblage » qui à priori n’était pas trop votre tasse de thé, question d’alchimie aussi. Par exemple, j’ai épousé un grand blond aux yeux bleus, pour le plus grand plaisir exotique des kabyles qui composent ma famille, mais théoriquement, ma came, c’est plutôt les bruns ténébreux. Comme quoi.

J’ai donc essayé, dans un effort synchrétique assez puissant, de résumer mes lois de l’attraction. En deux points (ça a le mérite d’être concis) (et sinon, j’étais aussi très d’accord avec Maia.)

Un point allure / modeling / apparence.

Le torse légèrement galbé dans un pull à col roulé noir. Ca c’est vraiment mon truc. Moi même, je porte beaucoup de sous pulls noirs moulants, et chez un homme, avec une barbe de trois jours (parce que moi, la barbe, bof, à la rigueur une petite moustache à la Frida Khalo de temps en temps), un peu près du corps (mais pas non plus ultra moule), je trouve ça juste divin.

J’ai toujours un souvenir très précis des hommes qui m’ont plu, et y compris un souvenir vestimentaire (oui, je suis une fille bordel, c’est normal). De la même manière, je me souviens exactement de la manière dont j’étais habillée pour certains moments importants de ma vie. Par exemple, je me souviens très bien du pantalon noir un peu trop moulant et du pull rose pâle à manches courtes / angora que je portais le soir où j’ai fini dans le lit de Mister IEP (ouiii, la classe, j’ai passé une nuit avec Mister IEP en 1995, la classe internationale), Olivier W., qu’il en soit remercié, premier à avoir pratiqué sur moi l’acte magique que mérite toute femme (un cunni). De la même manière que je me souviens parfaitement de ce que portait l’Epoux lors de notre première rencontre (un blouson en cuir noir …. et un pull col roulé noir fin).

Je ne saurais donc que trop recommander à la gente masculine de soigner les extérieurs. Certes, le contenant ne change pas sur le fond grand chose au contenu, on est bien d’accord, mais tout de même, vous avez quand même la possibilité de multiplier vos chances de réussite en vous mettant un minimum en valeur. Qu’est ce qu’on s’échine à faire nous, pendant des heures dans la salle de bains / les instituts de beauté / les hammams / les boîtes à touze ?

Un point animalité / chant du corps.

Pour moi, LE truc qui m’attire l’oeil chez un homme, ce sont ses mains.

Bon évidemment, y’a aussi le contenu du pantalon, mais là on se situe sur les éléments naturellement visibles, et finalement, c’est pas tous les jours non plus que je croise des zboubs* en liberté. Impossible d’avoir une quelconque attirance pour un homme qui aurait des mains courtes (d’enfant), trop fines, ou pas soignées (au sens sales, parce que les mains tâchées de cambouis ou de peinture, ça se nettoie). Surtout, et je me suis rarement plantée sur ce coup, les mains sont un bon indicateur du reste du corps. A belles mains, en général, beau corps.

A cela j’ajouterais toutefois un dernier point, si vous permettez, l’importance d’une bonne dentition (oué, ça fait un peu marché aux bestiaux, je vous l’accorde, mais bon, c’est vous qui posez la question). Je crois purement impossible d’aller à la rencontre des amyglades d’une personne aux ratiches repoussantes. Oui, je sais, c’est discrimant, terriblement, on n’y peut pas grand chose en plus, mais de vilaines dents (et je parle même pas de l’entretien, l’haleine), c’est rédhibitoire.

Bon, je crois qu’on a tout.

J’attends les photos maintenant.

(* j’adore ce mot, zboub, très belle occasion de le placer, je suis assez contente de moi.)

Edit de 18 h 09 : voici un premier participant, Monsieur Zebaker, le gentleman de la blogosphère (4 ans que je le connais, jamais une main aux fesses, limite je suis déçue), et qui a tout compris. Respect mon Xav.

(La classe internationale. Clap clap clap.)

Pour un infidèle – Coeur de pirate

J’adore cette fille, elle me plaît beaucoup, y compris physiquement.

(On peut la voir nue, ou presque, chez Pingoo, what else.)

Et quand elle chante avec notre Juju national, j’aime encore plus.

Elle passe au Transbordeur à Lyon en mars, j’espère en être.

Est ce que j’ai une gueule de foufounista ?

Vous êtes plusieurs, chers lecteurs, à m’avoir interpellé sur le thème qui a fait bruissé la France entière la semaine dernière, le maquillage de Martine Aubry lors de ses voeux à la presse, l’article de fond dans le ELLE sur la toison pubienne, les coupes de cheveux de foune. Non mais quoi ? Pourquoi il faudrait que ça m’intéresse moi en particulier ?

Bon, évidemment que je l’ai lu l’article. Ca n’a pas été facile à vrai dire, car l’Héritier, qui était dans une forme olympique la semaine dernière, a choisi de vomir sur le dit magazine alors qu’il me le ramenait gentiment pour que je puisse le lire au lit. Il a fallu donc l’éponger puis le faire sécher sur un radiateur le reste de la journée (le ELLE, pas l’Héritier). Faites des gosses.

Je suppose que vous avez tous vu les photos. Elles sont par ici chez Frieda, qui elle aussi a été interpellée par les shampoings pour chatte à 45 patates. Non mais sans blague, qui paierait 45 euros pour faire friser sa foufe ? Enfin, quand je dis faire friser, c’est une licence poétique, parce qu’il semblerait que la mode soit au court, au très court, limite à l’inexistant. La foufounista est un peu straight sur le poil, et là dessus, je rejoins l’analyse d’ELLE et de Frieda, on paie largement l’influence de l’imaginaire porno, de plus en plus aseptisé.

Qu’on s’entende bien, je ne milite pas pour le buisson tout fou (attention, on est samedi, mais je préviens, c’est NSFW, piqué dans le Cabinet de curiosité). Mais de la même manière que je n’apprécie pas l’absence de poils chez les messieurs, je trouve choquantes les épilations intégrales chez les dames, qui donnent l’impression d’un sexe d’enfant, et non de femme. Comme je le confirmais auprès de mes collègues à la machine à café (bonjour le niveau dans la feurme), je suis plus billet de train que ticket de métro. (Me demandez pas de preuves, vous saurez bien les trouver.)

Face à ce positionnement, je ne peux que me réjouir de ne pas être aujourd’hui sur le marché de la drague, car au regard des « témoignages » masculins recueillis dans le ELLE, il semblerait bien que ces messieurs confirment la mode. Tous, à l’exception d’un jeune homme de 20 ans (que j’applaudis pour son bon sens), réclament que l’épilation soit maximaliste.

S’il fallait encore faire la preuve par l’exemple, regardez ce site, avec toutes les playmates de 1953 à nos jours (de quoi occuper quelques heures, hein les gars).

Mon Top 3 des meilleures épilations (youhou).

Miss Juillet 1973, qui est charmante (pour une blonde).

Miss Novembre 1978, c’est mon année de naissance.

Miss Décembre 1984, une brune quand même bordel.

Après, dès la fin des années 80, c’est la cata, elles ont plus rien sur le caillou.

(Breaking news, y’a l’Epoux qui dit que j’abuse, que les américains sont encore plus hygiénistes que les européens. Certes, mais quand même.)

Tout ça pour dire que j’ai assez peu d’influence en tant que early adopter de la foufe au naturel (mai entretenue), mais sachez que ça se fait aussi, que ce n’est pas sale (même sans shampoing à 45 euros), et que ça se mange, comme le reste, poils ou pas.

A bon entendeur.

(Tiens une expo en lien dont tout le monde a causé, effectivement, c’est intéressant.)

(Ooooh, cadeau bonus, j’ai retrouvé Shauna Sand ! Mai 1996. Octobre 2009. Mon dieu la vieillesse est un naufrage et la chirurgie esthétique un massacre.)

6ème République des Blogs – Lyon 7ème – mercredi 10 février

C’est sous la contrainte que Romain me fait écrire ce post, menaçant de réveler au monde entier que je n’ai pas de gros seins, si je ne parle pas de la prochaine République des Blogs à Lyon.

(En même temps, je me tue à expliquer qu’effectivement, je n’ai pas de gros seins. On vit sans, que voulez vous).

Donc mercredi 10 février, se tient la 6ème République des Blogs, dans un estaminet fort sympathique (Chez Thibault) où j’ai déjà croisé d’autres blogueurs sympathiques (Trublyonne, Dessert, …. tiens marrant je ne me souviens d’aucun mec, hu hu hu, comme quoi), et qui présente l’avantage majeur d’être à 5 minutes à pied de chez moi (le 7ème arrondissement de Lyon, l’autre lieu de la hype je vous dis). Il est fort possible que j’y passe faire un coucou, plus par amitié pour Romain que pour débattre de politique.

Déjà la politique, ça me rappelle un peu trop le boulot, forcément. Qui plus est, à titre personnel, je goûte assez peu les débats politiques, trois années passées à Sciences Po à se branler la nouille entre gauchistes ignorants des réalités / de la vraie vie m’ayant fait passer l’envie de manière assez radicale. De toutes manières, il s’avère souvent assez pénible de débattre avec moi, je suis de très mauvaise foi, je déteste avoir tort, le reconnaît très difficilement (le principe de la mauvaise foi), et qui plus est j’ai un avis très arrêté sur un tas de choses (Bayrou est une couille molle, le PS ne se relèvera pas au cours des 10 prochaines années, les français votent avec leurs pieds, et en plus sont des racistes / mysogynes, etc.)

Mais ça me fera plaisir de vous voir les gens.

Et de boire avec vous.

Surtout de boire en fait.

Speed dating for job

Comme vous le savez, au taff, je suis indispensable de tous les plans looze. Là j’ai accepté de faire passer des entretiens pour des aspirants stagiaires issus de grandes écoles. C’est en mode collectif, session d’accueil, ils sont 50, ils passent des tests (maths, personnalité, …) dans tous les sens, plus des entretiens individuels (dont avec ma pomme).

Je vous ai déjà raconté mes petites divergences de vue avec les méthodes de recrutement actuelles ( et ), hé bien laissez moi vous dire que la tendance 2010 est loin d’aller dans mon sens.

Je ne résiste pas au plaisir de vous restituer quelques uns des rappels des instructions qui m’ont été faits par écrit.

« Restez positivement neutre vis à vis du candidat »

OK. Positivement neutre. J’ai pas compris. J’ai pas le droit de dauber, OK.

Pas le droit non plus de m’extasier, ou alors de manière neutre ?

« Le cocktail n’est pas une formalité : il fait partie de l’aspect séduction et image de marque »

OK. Ca tombe bien, j’ai fait péter la robe honteusement courte de Comptoirs des Cotonniers (en fait, je crois que j’ai un trop gros … postérieur pour les modèles de cette marque, n’importe quelle robe d’une longueur tout à fait normale se transforme en appel au viol sur moi) (mais j’ai eu moins 40% dessus) et les talons aiguilles. Ca va saigner.

Allez-y monsieur, prennez place, et présentez moi vos 3 qualités et 3 défauts principaux et calculez moi le BFR de cette petite société de sous traitance automobile. On va vachement rigoler. Oh oui.

(J’en suis fatiguée par avance, 1 toutes les 25 minutes, bonjour le rythme.)

Breaking news : faut que j’arrête de me plaindre d’avoir un gros boule (ou alors me mettre au sport, ok), il paraît que de toutes manières c’est bon pour la santé. Youhou !

Boire ou bien se conduire

(Ce post n’a rien à voir avec ma soirée d’hier, dont les twitteux ont eu la restitution de quelques …. temps forts. Quoique.)

C’est ma Vali chérie m’a envoyé ce clip,

Je me sens pas DU TOUT concernée.

(C’est tout moi en fait.)

En tous cas ça donne un bon aperçu, pour ceux qui me le demandaient, de ce qu’est une loute. Pas toujours très distingué, parfois pathétique, mais souvent rigolote.

(Je connaissais pas Charlotte Marin, c’est inégal, mais plutôt bien vu.)

Première de la classe

Il est un phénomène que j’ai observé régulièrement au cours des années, et qui m’a toujours sidéré, en ayant moi même été « victime », celui de la « prime au bon élève« . Pour le dire simplement, quand sur une période assez régulière vous avez rendu satisfaction voire impressionné votre entourage, celui ci vous le rend bien, et même quand vous ne le méritez plus, ou beaucoup moins.

L’illustration type de ce phénomène (à part moi, mais je vais y revenir), Marion Cotillard.

Vous le savez, si vous êtes des fidèles, Marion, je lui ferais bien les quatre coins du lit (ça répond aussi aux curieux qui me demandent si je pourrais pencher du côte obscur de la force), ça ne date pas d’hier. Ce qui n’empêche pas de faire le constat qu’elle n’a pas joué que merveilleusement bien (et c’est un euphemisme), à commencer dans le film qui lui a rapporté l’Oscar, où franchement, je lui aurais bien collé des grandes claques pour la faire taire (remember Marceeeeel).

Pour autant, la sauce a pris, et maintenant, quoi qu’elle commette comme bouse, elle est portée aux nues. Dernier exemple en date : la chanson de Franz Ferdinand qu’elle interprète pour la campagne Lady Dior, même les Inrocks en frétillent.

Mouais j’ai envie de dire. C’est comme quand Scarlett Johansson (dont les jolies boîtes à lait me fascinent également, pas d’hypocrisie de ma part) chante, je suis persuadée qu’on la regarde plus chanter qu’on ne l’écoute.

Souvent, quand je vous parle de mon sentiment d’usurper ma « réussite professionnelle » (on met des guillemets hein, parce que je n’ai pas encore reçu de Nobel pour l’ensemble de mon oeuvre), je crois qu’il est lié en grande partie à cette prime dont je bénéficie auprès de mes pairs et supérieurs dans mon entreprise. Comme Marion, j’ai fait mes preuves à plusieurs reprises, j’ai impressionné sur 2 / 3 coups (bon, allez, un ou deux), et depuis, je vis sur ce crédit, qui me permet de faire passer d’autres dossiers, tranquille le chat, alors que de mon point de vue ça casse pas trois pattes à Marion.

Je ne suis qu’une merde hein ?

Jettez moi des cailloux.

En attendant, toujours est il que je préférais largement la prestation vocale de Marion dans « Les jolies choses« . La prime à la nostalgie cette fois.

(Comment ça j’ai des goûts de chiottes ? Comme si vous le saviez pas.)