Elisabeth, dans mes bras ma grande.

Que ça fait du bien de l’entendre, Elisabeth Badinter, parle des femmes, du féminisme, de la tyrannie de la maternité et de l’enfant roi.

Ca fait du bien de l’entendre expliquer combien il est insupportable que notre société contemporaine nous culpabilise d’être de mauvaises mères, indignes de ce merveilleux statut maternel, parce que l’on travaille à temps plein, parce que l’on ne veut pas sacrifier sa vie de femme à sa vie de mère, parce qu’on ne veut pas être la seule à tenir l’intendance familiale, parce qu’on veut continuer à exister autrement que comme mère.

Ecoutez là, jeunes jouvencelles (avec ou sans enfants), Elisabeth vous expliquer pourquoi le féminisme n’est pas un combat d’arrière garde. Attentivement.


Journée spéciale Elisabeth Badinder – France Inter
envoyé par franceinter. – L’info video en direct.

Autant vous dire que je vais aller m’acheter au plus vite l’essai qu’elle sort, Le conflit, la femme et la mère.

Merci Madame.

22 réponses sur “Elisabeth, dans mes bras ma grande.”

  1. J’ai pas trop aimé sa réponse en rapport avec Publicis. Je confirme je travaille dans une entité du groupe et il n’y a rien qui aide les femmes… bien au contraire.

    De belles paroles. Comme souvent, malheureusement 🙁

  2. J’étais sûre que ça allait te plaire.

    Suis pas d’accord avec tout (notamment sur les lavables et le fait que ce soit à cause de la crise ?!) mais j’aime bcp son discours en maternante à temps partiel. xD

  3. Je suis un homme, et j’approuve, depuis longtemps les propos de Mme Badinter, de même que je considère (et j’ai pratiqué) qu’un homme peut tout aussi bien s’occuper des enfants qu’une femme !
    Certains propos de ses adversaires me font penser au 3 K : Kirche Küche Kinden (église, cuisine, enfants) chers à une certaine époque de l’Allemagne.

  4. Hello,
    je viens de voir ton message, et je suis surpris par deux choses :
    – je suis complètement d’accord avec toi, et … j’ai une autre copine qui pense l’exact inverse … et je suis tout aussi d’accord avec elle !
    J’aimerais que toutes les deux, Sasa et Eugénie, vous me disiez vos points de différences, à commencer par : Avez vous un mari aussi sexy toutes les deux ?

    Ce que j’en ai retenu en gros (on était en voiture), c’est : « je ne suis pas là pour défendre un modèle, mais pour défendre l’idée que chaque femme choisisse son modèle, son destin ».

    http://www.laloute.net/2010/02/elisabeth-dans-mes-bras-ma-grande/
    http://famillelaurentbillotte.over-blog.com/article-madame-badinter-sur-quelle-planete-vivez-vous-44715890.html

  5. Que les hommes s’occupent de leurs enfants et que les femmes mettent le frein sur la gestion de l’intendance domestique, je suis réellement pour, à 200%
    Mais d’après le peu que je sais sur les chilless (femmes sans enfants par choix) et qui passent pour « les pionnières d’une nouvelle féminité éclairée », j’ai plutôt l’impression qu’Elisabeth Badinter affiche un discourt soft pour masquer une idéologie intégriste. Je n’ai pas l’impression qu’elle respecte le libre arbitre des femmes ayant fait le choix de pouponner quand elle parle de régression dans le jugement qu’elle porte sur celles-ci. S’agit-il d’un énième avatar de dictature intellectuelle? Bof-bof…

  6. Moi, je dis chapeau.
    Je me suis sentie visee dans son discours.
    J’ai tout laisse tomber a la naissance de mes enfants, en particulier du premier. Allaitement pendant 7 mois, assistance 24/24 (pas de tetine, c’est honteux !!), mis un terme a toute activite professionnelle, nourriture bio et maison a chaque repas, amour toujours et encore. Et rebelote pour le deuxieme. Sauf qu’entre temps, j’ai commence a me sentir deperir, a devenir une control-freak, et a laisser mon couple encaisser.
    Quete de la perfection, auto-pression, et culpabilite au depart comme a l’arrivee, comme l’a si bien exprime E.Badinter.
    Maintenant, j’emerge. Le bio et compagnie, c’est bien joli, mais c’est elitiste, et puis parfois, c’est meme pas bon.
    Y a que les pampers qui retiennent les mega trucs qui sortent des petits corps cheris de nos petits. Vive les pampers. (On passait notre temps a laver les fringues souillees de notre premier enfant parce que les couches bio-degradables causaient des fuites.)
    Quant a moi, un gros dossier m’attend : ma reconstruction. Retrouver la capacite de me concentrer, de lire un livre, d’avoir des conversation adultes et interessantes, et puis un bilan de competences dans l’espoir de retrouver le monde du travail.
    Sacree aventure.
    J’espere qu’E.Badinter marque le debut du post-bio dans le sens d’un reequilibrage. Elle va peut-etre trop loin dans certains de ses propos, mais il y en a d’autres comme moi qui ont besoin de se reveiller.
    Alors, well done!

  7. Il arrive qu’une femme soit mère, ou/et working girl, ou/et fashion victim ou/et
    une bête de sexe etc.etc.
    elle reste dans tous les cas de figure et par définition une femme.
    Merci à E. Badinter de rappeler les fondamentaux, aux femmes qui comme famillelaurentbillotte sont obligées de faire des enfants pour s’accorder une pause!
    Osez, osez Joséphine

  8. moi je revendique ma féminité ! ou plutôt, j’en développe une conscience et une jouissance toujours plus renouvelée 😉

    Mais pourquoi opposer « femme » à « mère » ? ça c’est une vision minimaliste…

    Intéressant le témoignage de SomewhereInEngland, ceci dit, toutes les mères qui se « consacrent » à leurs enfants ne se vident pas forcément pour autant. Je crois que le danger est dans l’absolutisation (au sens d’un idéal qui n’est pas soi et auquel on veut correspondre) : quand on est jeune on a un peu cette tendance…

    Le mieux est que chacune puisse puiser au fond d’elle ce qu’elle est et ce qu’elle veut vraiment. Perso, ce ne sont pas les discours à la Badinter qui me permettent de jouir de ma féminité profonde, non… elle aurait plutôt tendance à réveiller mes instincts tigresse 😀 mais bon, c’est sans rancune, la pauvre.

  9. Bravo somewhereinengland. J’ai vécu la même expérience. Licenciée économique après mon congès maternité (classe, je sais…) je me suis dis que j’allais être une mère modèle du XIXème siècle, comme la famillelaurentbillotte.
    Résultat, je me suis ennuyé ferme pendant des mois, j’ai passé mon temps à culpabiliser et à douter de tout et j’ai considérablement déprimé de mon isolement.
    Le retour au travail a été une bénédiction : des dossiers, des collègues, des conversations, un emploi du temps chargé, un salaire…
    J’ai bien lu le post de famillelaurentbillotte. Pour moi tout est faux dans son analyse (la garde des enfants, l’épisio, la péridurale, l’allaitement), tout est culpabilisant alors que tout doit rester une affaire de choix personnel.

  10. Je ne vais pas alimenter le débat. Ou alors juste par une perfidie…

    Erwan, tu communiques l’URL d’un blog aux positions antithétiques de celles défendues par Sasa. Moi je remarque que l’URL c’est famille laurent bill… etc.

    Est-ce que c’est comme quand sur les plaques de porte on met Mr et Mme Robert Bidochon ?

    Allez, moi je suis pour la tolérance. Que les sado trouvent leurs maso et que les maso trouvent leurs sado…

    Un petit détail, c’est quand qu’on trouvera des plaques Mme et Mr Jeanine Bidochon ?

  11. Moi je suis d’accord à 100% .
    Sauf que je ne travaille plus depuis 6 mois et finalement je suis pas si mal. Et là je ne peux m’empêcher de sentir la pression inverse : « oh mon dieu quelle horreur ! Un femme qui ne travaille pas ! Et si jamais tu divorce ? ». Merci les gens 🙁
    Ca a un peu changé ma vision même si je reste d’accord sur ce que dit E Badinter (notamment sur les intégristes bio, qui me sortent par les trous de nez).

    Au final je crois que la solution serait de donner plus de place au père. Le jour ou les pères auront 3 mois de congés paternité ce sera bon pour notre carrière et bon pour nos enfants.

  12. @ Ann : Viens donc voir au Québec! Le congé mat est d’un an, partageable entre la mère et le père (non, ce n’est pas de la science fiction). C’est donc la norme de rester un an avec son petit, ou bien de voir des papas promener bébé. Comme quoi c’est possible.

  13. Ça y est je suis jalouse… Pfffffffffffff.

    Ets-ce que ça change quelque chose niveau boulot ? Est-ce qu’il est plus facile de se faire embaucher en tant que femme? Et ce que le congé mat est autant un frein ?

    Car moi je ne connais qu’une seule femme sur une dizaine avec rejeton qui a eu un retour de congé mat serein. Et je ne parle même pas de l’annonce.

  14. Si en France les couples étaient libres de repartir leurs congés parentaux, nous aurions une meilleure vue des équilibres au sein des couples. Et le rôle de separateur du père entre la mère et le bébé s’en trouverait bien facilité. En plus cela developperait l’attachement du père au moment ou ils vont entrer en concurrence horaire pour l’attention de la mère. On y pense pas mais le risque de détachement affectif existe bien et n’est pas un problème de maturité. Hors d’une période incompressible de récupération physique pour la mère, je suis pour cette répartition libre du congés parental. 🙂

  15. une rapide réponse à Thomas, sans arrière pensée ni perfidie :
    je connais bien les laurentbillotte, qui assument pleinement leur blog et leur nom (leur blog est public) et leur position, et je les aime bien.
    Je viens souvent voir Sasa sur son blog, et on ne s’est jamais rencontré (alors qu’elle connait mon anatomie 😉 ) et je l’aime bien aussi.
    En première approche, j’ai trouvé étrange (et pénétrant) que des personnes aussi libérées l’une que l’autre ait un avis aussi différent. Et puis je trouve que ca répond bien à la conclusion de Mme Badinter (que j’ai écouté à la radio) : « chacune fait ce qui lui plait, du moment que c’est choisi, et conscient des conséquences ».
    Parceque ça me semble tout autant condamnable de pousser une femme à allaiter que de la pousser à ne pas allaiter. Ca ne regarde qu’elle, et c’est toujours intéressant d’avoir les avis et retour d’expérience de femmes qui ont vécu et vivent les deux.
    ..et j’ai pas compris le rapport aux bidochons ?

  16. Je suis d’accord avec la dame bientôt on se fera de tampon avec un carré de pelouse sous prétexte ecolo! (allons c’est la nature voyons) on fait ce qu on choisi ca nous empêche pas de les aimer! Et puis mon mari des couches jetables et des petits pots ils en eu a gaver et il est pas fluo, pas stérile non plus d’ailleurs! On est tout princesse, maman, chef (ou pas), cuisto, femme de ménage, infirmière ect bon a droit a une pause non? alors si on veut lui filer de l’artichaut en boite et une couche jetable on fait bien comme on veut!

  17. Moi ce soir je suis mimi partout où elle va. C’est une nouvelle, je veille.

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