Travailler sous les cocotiers

Qu’il est bon d’être de retour sur les terres créoles …

Je ne sais pas si un jour je vivrais aux Antilles, en Guyane ou à la Réunion (message méga subliminal pour l’Epoux, vous permettez), mais une chose est sûre, s’il y a un endroit sur terre où je me sens chez moi, c’est ici, sous les tropiques. D’ailleurs, je vous l’apprends, mais l’Héritier, tous ceux qui le connaissent vous le confirmeront, parle avec un accent créole TRES PRONONCE. Par exemple, il dit « Tonton Areunoo, aweeete » (quand son oncle, l’être de lumière, le lui brise menu).

Ma première mission sous les tropiques date de 2002 / 2003, j’avais travaillé sur un audit bien relou à la Réunion (que j’avais oublié dans ce récap que j’avais fait précédemment, lors de la mort d’Aimé Césaire), et depuis, j’ai en moyenne une mission par an, et souvent bien intéressantes (accessoirement). Je m’arrache un minimum pour les gagner, ces projets. La Guadeloupe en 2004, la Martinique en 2005, la Guyane en 2006, re la Martinique en 2007, (petit pause en 2008, première année de vie de l’Héritier, où j’avais pas des masses envie de le laisser plus de 3 jours sans mon sein à portée de bouche) et puis re la Guyane en 2009, puis La Réunion en 2010. Je ne m’en lasse pas.

C’est très convenu à dire, mais il y a pour moi un véritable art de vivre chez les antillais et les créoles.

Les gens sont détendus du slip, roulent tranquillement le long des routes (genre ils respectent les limitations de vitesse, c’est dire s’ils sont à la coule), commencent à travailler tôt pour finir tôt (ce qui me paraît un très bon principe, surtout si c’est pour aller à la plage ensuite), ont toujours le sourire, ne gueulent jamais, ont le sens de l’accueil (même si ta Dodo met 12 minutes à arriver sur la table).

Et bien entendu, même en pleine saison des pluies, il ne fait jamais moins de 25°. Et ça, ça change tout bordel, d’avoir chaud, même trop chaud. J’adore (je dois être un peu maso), cette fine coulée de transpiration entre mes seins, le long de la colonne vertébrale, ce corps qui te signale, qu’il est bien, mais bordel qu’il fait chaud.

L’autre chose, que je chéris avec les créoles, c’est qu’ils écoutent plein de chansons POURAVES que j’adore, notamment sur Chérie FM (aux Antilles et à La Réunion, les antennes classiques sont occupées par des locaux). Aujourd’hui, il faut le savoir, j’ai tout de même entendu Stevie B – Because I Love You, que je n’avais pas entendu depuis …. trop longtemps. Je ne résiste pas au plaisir de vous la passer (bordel, je l’ai eu dans la tête TOUTE LA JOURNEE, assez affreux).

Bicooooooooooz i luve uuuuuuuuuuu.

 

Et bien entendu, y’a le zouk. Le zouk, c’est ma came aussi. Franchement, monter sur les hauts de Saint Denis avec Dis l’heure de zouk à fond dans les virages (en seconde, avec cette Opel Corsa Diesel de location de merde), c’est un pur moment de bonheur (chuis pas compliquée à satisfaire hein).

Un petit coup de zouk ? Ouiiii.

Finalement, dans cet océan de musique daubique, arrosé copieusement de Dodo et de Tipunch, on se demande bien comment je me suis retrouvée vendredi soir au concert de Nosfell. Oui on se demande hein. En fait, on m’a offert la place, et hop, je me suis dis on va pas mourir bête, et puis on est vendredi soir, et je suis seule, et puis voilà. Après une rapide consultation sur touitteur, où des centaines de followers m’ont donné leur avis, j’ai pris la route du Port (bon en vrai y’a juste Pierre S., qui travaille aux Inrocks, mais que je n’ai pas vu depuis la fin de nos études communes à Sciences Po qui m’a dit n’y vas pas, et Mimeuh et Largentula qui ont fait des bonds en disant mais oui vazy, donc acte).  

Pour la première fois, je me suis donc pointée à un concert toute seule, sans connaître RIEN de ce que faisait le gugusse. Hé bien, ça n’était pas du zouk, mais alors pas du tout. Mais c’était très bien, vraiment. Compliqué à expliquer, parce que assez original (limite perché), mais le gars a une sacrée présence scénique, une sacrée voix, le sens du récit et un univers vraiment tout tordu, mais original.

Bref j’ai beaucoup aimé.

Nosfell, son site est là.

A part ça, j’ai bien entendu passé mon WE à écluser les plages, Saint Gilles, l’Hermitage, la Saline, en m’adonnant à mon vice favori (autre avantage d’être seule) : rouler le haut de mon maillot de bain une pièce sur mes hanches, pour me baigner, et puis ensuite, en sortant de l’eau, m’allonger mouillée sur mon paréo, et me faire sécher au soleil, les seins à l’air. Avec l’Epoux, j’ai pas le droit, y veut pas que tout le monde voie mes nénés (alors que franchement, hein, ce sont que des seins).

Bref, si le paradis existe, ce n’est pas loin d’ici, j’en suis certaine.

2 réponses sur “Travailler sous les cocotiers”

  1. Je comprends très très bien ce que tu veux dire…!
    pour avoir vécu deux ans à la Réunion, je confirme que partir bosser à St Denis, musique à fond, sur la route du littoral (venant de la Saline), avec le ciel bleu, le toit ouvert, la mer à gauche (ou à droite, selon le sens du trajet !!), cela te booste bien (et permet de bien supporter les embouteillages, car il y en avait pas mal !!!)
    Après, si les bureaux sont climatisés, c’est encore mieux (surtout quelques mois par an !).
    Vive Boucan Canot, l’hermitage, la barrière de corail (et même les concombres des mers).
    PS : dans quelques mois, je vais découvrir les Antilles, je suis assez impatiente 🙂

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