Chambre avec vue (à Paris)

Ca fait un moment que je voulais faire une note à ce sujet, les chambres d’hôtels à Paris. Car elles sont, avouons le, un peu ma 2ème maison, à raison en moyenne d’une nuit par semaine (VDM, je sais).

Pendant longtemps, j’ai laissé ma secrétaire et l’agence de voyages se charger de mes réservations (ça fait snob hein). Et puis j’en ai eu marre :

:: marre de me retrouver dans des hôtels un peu nazes, en fonction des quartiers que je demandais (j’ai des souvenirs homériques de nuits passées dans des quartiers à putes et sexshops, pas moyen de fermer l’oeil de la nuit),

:: marre de dormir dans des hôtels de chaîne (on a des accords avec le groupe Accor), et d’avoir l’impression d’être toujours dans le même endroit, impersonnel et corporate, où que tu passes,

:: marre de voir les facturations des dits hôtels, incroyablement honéreuses par rapport à la qualité des hôtels et surtout la qualité du service (très important l’accueil et le service, quand tu te déplaces beaucoup, même si tu finis un peu par avoir le brin quand les employés de l’hôtel te reconnaissent et te saluent par ton nom quand tu arrives).

J’ai donc pris une résolution en 2010, réserver moi même mes piaules, dans la limite des tarifs remboursés par ze feurme (en gros, entre 150 et 180 euros, ce qui je vous l’accorde, est assez généreux pour la province, mais parfois plus tendu sur Paris, surtout en période de salons ou événements, comme Roland Garros en ce moment). Et de me trouver moi-même des petits trucs sympas, à taille humaine, et jolis. Je cible avant tout les hôtels design, pas par snobisme (enfin pas seulement), mais simplement parce qu’en général les chambres sont de taille correcte (autour de 20 m², ça me paraît un minimum, c’est mon côté provinciale, je vois pas pourquoi je paierai pour dormir dans une piaule plus petite que la mienne), et récentes, donc bien aménagées et confortables. Et le wifi y est gratuit (contrairement à ces connards d’Accor qui se sont acoquinés avec Orange, et pratiquent des tarifs prohibitifs).

Alors après quelques mois de pratique, je suis dorénavant rodée. J’ai deux sites fétiches.

My Boutique Hotel (ils ont une appli iPhone, mais je ne l’ai pas testée). Très bon site, avec photos, bien agencé, et qui permet de faire des recherches par quartier. Alors soit disant ils font des offres promos, mais je me suis rendue compte à l’usage qu’ils n’étaient pas forcément les plus compétitifs. C’est pour cela que j’ai le 2ème site.

Booking.com, qui propose des offres vraiment intéresssantes, et qui a l’avantage, je trouve, de ne pas prélever d’arrhes sur la CB, ce qui est rassurant je trouve. Bon système d’indexation, et envoi d’un mail clair sur la réservation effectuée.

Ouala pour le bon plan à tata Sasa. De rien. Après, quelques adresses tout de même, que j’ai trouvés plus sympas que les autres (sachant que je cherche en général plutôt en proximité de Gare de Lyon / Bastille / République).

:: Le Mama Shelter. Très hype (il paraît), les chambres sont sympas et pas chères par rapport à la qualité (moins de 100 euros), bien qu’un peu sombres à mon goût. La salle de déjeuner est sympa, l’accueil se la pète un peu, par contre, gros point noir : c’est à Tataouine (fin fond du 20ème).

:: Standard Design Hôtel. Dans une rue calme de Bastille, vraiment sympa et sans prétention, les chambres viennent d’être refaites.

:: Gabriel Marais. Un de mes chouchous, vraiment une petite perle, proche de Bastille et République. Les chambres sont vraiment belles, avec une vraie salle de bains, une chouette baignoire (je préfère les baignoires aux douches, étonnant, isn’t it).

:: Apostrophe. Un à Montparnasse, histoire de changer de quartier tout de même. Accueil adorable, et chambres rigolotes, assez spacieuses. Bon rapport qualité prix aussi.

:: Le Chat Noir. Du côté de Montmartre cette fois, à côté des sex shops aussi, mais joli, chambres grandes mais pas très décorées. Bonne literie.

Bon, y’en a d’autres que j’ai testés, tous pas mal (Sublim Eiffel, WO à côté de St Lazare, le 9 Hotel à Champs Elysées, Marceau Bastille …), avis plus complet sur requête 🙂

Et bien sûr, si vous avez d’autres bonnes adresses, n’hésitez pas à faire passer (j’aimerais bien essayer l’Hôtel Amour, mais c’est toujours plein).

Sur ce, je file, j’ai ma Connasse Party à préparer ….

NS – 7ème prime à Baltard

20 h 39 : Youhouuuuuuuu. Je suis là les gens (et je vous passe les détails, mais c’était pas gagné). Ca boume ? Prêts pour une séance de live-blogging ?

20 h 46 : woooow ! démarrage avec Abba en mode caserrole. Se sont pas améliorés en mon absence les zozos. Ca fait furieusement Star Ac tout ça.

Pour qu’est ce qu’on se donne comme pronostic ? Moi je vois bien le rouquin prépubère dehors, non ?

Ah oué en relief la NS ? Faudra qu’on m’explique à quoi ça sert …

20 h 53 : ah ben voilà Benjamin qui nous salope la 1ère chanson. Dehors !

C’est vrai qu’il a l’air malade le rouquin. 2 rouges / 2 bleus. C’est du vol. Lio elle fume la moquette.

21 h : Ramon sur Joe Dassin, je sens la cata.

OK, à chier, les Champs Elysées post punk avé l’accent ibérique. Même la ménagère docile qui someille en moi se rebiffe.

On va se rabattre sur François je crois.

4 bleus. N’IMP’. « Le muppet show à lui tout seul ». Oui c’est ça.

21 h 08 : moi qui ADORE ABBA, je peux voir dire que le film avec Meryl Streep qui en a été tiré est une bouse sans nom.

21 h 10 : Lussy et Luce, quand elles chantent ensemble, ça fait un peu Laurel et Hardy tout de même ….

21 h 14 : qu’on règle le micro à François, on entend rien !

A part contre les gros plans sur ses narines, ça y va hein …. Bon ben c’est tout plat.

4 bleus. Magnifique ?

Bon, il fume quoi le jury, j’aimerais bien planer pareil (alors que là, j’ai juste des pâtes au pistou et un verre de St Jo, c’est visiblement insuffisant …) ?

OK. Marco vient de comparer François à Tonton. AU SECOURS.

Aaah punaise, on vient d’apercevoir en coulisse Florian, la nounou des candidats, j’le kiffe lui ! Grave. En voilà un rouquin qui a de l’allure, bordel.

21 h 25 : Lussi sur les Rita. Ouah le look !? Chaussettes + décolleté lioesque, c’est presque trop là ma grande.

Par contre, la chanson, elle la fait bien. Un peu surjouée toutefois, si je puis me permettre.

4 bleus, normal.

21 h 35 : Luce sur les RS. Dites donc, z’avez vu, toujours pas de pub, je pense qu’on peut dire merci le foot. Doivent avoir trop peur de perdre de l’audience pendant la coupure, genre des maris malveillants, qui choperaient la zapette pour ne plus la redonner. Genre.

Bon, la jupe crayon et le perfecto, c’est criminel sur Luce. Et les Rolling Stones, j’aime pas, donc je m’emmerde. Point. Même si j’aime bien qu’elle le fasse un peu à la Guesch Patti.

2 rouges / 2 bleus. Normal.

21 h 48 : J’en étais SURE. Ils ont calé la coupure pub de la NS sur celle de la mi temps du foot. Sont forts ces gens de tévé.

Tiens je profite de la coupure pour outer l’Epoux (histoire de prouver qu’il n’y a pas moi à avoir des goûts de chiotte). Devinez quelle est sa chanson favorite du moment ?

Oué, je sais, ça calme hein ?

Et même qu’il la fait écouter à notre unique enfant !

21 h 58 : Benjamin sur Jardin d’Hiver. Une chanson magnifique. Pas calibrée pour un petit ado. Même s’il la fait pas mal, honnêtement.

4 bleus. Normal.

Bordel, si Lio se met aussi à faire des citations chiantes, on va pas y arriver.

22 h 07 : bon allez les filles, qui s’occupe du dépucelage de Benjamin ? et de son bracelet en cuir (youhou)

22 h 08 : Ramon. Tiens tiens tiens, on voit les producteurs de l’émission maintenant. Et les négociations sur les chansons. Etrange cette Glastnost soudaine.

Imagine. On va s’emmerder pour pas un rond. C’est courru.

Bon, on s’est fait chier.

22 h 19 : ah tiens, re de la pub. La France est en train de perdre c’est ça ? Plus de crainte de perdre du monde alors.

22 h 27 : François sur Deep Purple. Donc en fait, à la NS, si tu fais ta diva, on te laisse changer ta chanson.

M’enfin. On s’habille pas en Christophe Maé pour chanter du Deep Purple !

Bof.

4 bleus ? Faut lui sauver la couenne ?

22 h 38 : oh tiens, un reportage qui traîne en longueur, sans intérêt.

22 h 42 : Dancing Queen sous Xanax. Veulent ma mort ?

Se font beaucoup de bisous les trois dites donc ….

22 h 46 : AH MAIS CA SUFFIT LA PUB là !!

22 h 55 : Lussi sur Portishead. Y’a un blème de son là non ?

Bon classieux.

Chiant mais classieux.

23 h 03 : Luce sur Dalida. Pourquoi pas (on sent que je suis démotivée là ?)

C’était longuet. Mais elle avait la foi. Touchant.

Lio nous lâche sa larmichette, séquence émotion.

Vais pas tarder à aller faire l’amour à mon oreiller moaaa.

23 h 14 : alors les pronostics ? Moi je dis le rouquin dehors. Benjamin.

23 h 16 : Estelle Denis, à côté de la sophistication de Guilhaume, elle fait un peu souillon du coup.

23  h 18 : quelle mauvaise actrice, cette Virginie.

François, sauvé des eaux, normal.

Luce, no surprise.

Lussi, pareil.

Alooooooooors ?

Qui c’est qu’est la plus forte !!

C’est Sasa !

Dehors le rouquin !

Aaaah Lio vient de se lever, je découvre l’ampleur des dégâts.

Ramon avait l’air mal à l’aise, et je le comprends, il s’est bien payé notre fiole ce soir, il a intérêt à récupérer le niveau la semaine prochaine.

23 h 33 : bon, l’émission après l’émission, je sature. Je crois que je vais aller jouer à 20.000 lieues sous les draps …. Je vous embrasse les vilains, et surtout les vilaines, vous avez été formidables.

Pour en finir avec la chatte ?

Je reviens ici sur le débat suscité à propos de mon post sur la sexualité et la pilosité, ici.

(Oui, quand il y a 5 commentaires, sur ce blog, ça s’appelle un débat :))

Non (Tania), je ne réduis pas les femmes très épilées à des hardeuses. Tout comme il ne faut pas considérer les adeptes de la touffe nature pour des babas rétrogrades au progrès. Je sais bien (pour l’avoir expérimenté, ça, ainsi que les affres gratouilleurs de la repousse !) que les sensations que l’on a avec un sexe épilé sont fort différentes que celles que l’on peut avoir avec des poils. Ce qui me chagrine, c’est la normalisation de l’épilation, d’un point de vue social. Si tu ne veux pas déroger à la norme, aux usages de la bien-baisance (je reviendrais sur ce concept de Pascal Bruckner), une femme doit être parfaitement lisse, épilée. Comme le dit Maia, « maintenant on s’épile et le sexe féminin se limite à la vulve elle-même. Le pubis est sorti du champ du sexe. » Il y a pour moi quelque chose de malsain, ou du moins de a-normal avec cette mode de l’épilation à tout crin (si je puis dire). Et qui tend effectivement à rendre la femme androgyne, asexuée.

Oui (Kinky), les femmes sont bien dans la servitude volontaire, et devancent l’appel du tyran, en se prêtant par anticipation à ce qu’elles pensent être ce que l’on attend d’elle, socialement, et cela vaut je pense en matière de sexualité. Le contrôle de la silhouette et la pilosité faisant partie de cette tendance. En fonction des âges de la vie, il est plus ou moins aisé de s’extraire de cette servitude.
A l’adolescence, ou on est dans la rebellion (cas rares) ou dans l’ultraconformisme, surtout ne pas déroger à la norme, ne pas passer pour « différent » aux yeux de ses congénères. C’est comme ça qu’on se retrouve, filles et gars, à singer maladroitement les films de cul visionnés en douce (cf le très bon Destricted). Et à considérer qu’une femme doit se faire éjaculer sur les bajoues dans la joie et l’alégresse (amen).
Ensuite, au gré de rencontres plus ou moins épanouissantes, on va se forger une sexualité propre, des goûts et des dégoûts, pour peu qu’on aie eu l’occasion de pratiquer. Mais finalement, je pense qu’il faut bien un minimum d’expérience et surtout de confiance en soi pour arriver à vivre une sexualité épanouie (le vieux plaidoyer pro-domo que je suis en train de brosser mine de rien). Et notamment, donc, considérer que sa chatte a le droit de vivre (relativement) poilue.

Si je peux dériver un peu (hein que je peux ?), je précise encore qu’il faut être assez subtile en tant que femme dans l’affirmation de soi en matière de sexualité (un vrai souci pour moi, la subtilité). Car soyons clairs, dans la valorisation actuelle des profils MILF / cougars, il y a cette assimilation de la femme « mûre » à la domination voire à la castration. Pour les petits jeunes avec peu d’expérience (les lapins de Kinky), c’est l’aubaine, d’être pris en main (ah ah) par une femme expérimentée. Pour les hommes, une femme trop affirmée sexuellement, j’ai l’impression que c’est généralement plutôt vécu / perçu comme une contrainte, voire un repoussoir du désir.

Je vous vois déjà lever les bras, là bas au fond, et hululer que je ne fais là que véhiculer des clichés. Il n’empêche (et puis j’aime les clichés). J’ai suffisamment de témoignages et de lectures pour en être convaincue : la sexualité de la femme s’établit dans le cadre (limitatif) des conventions qui ont été définies par les hommes, et l’épilation en fait partie. Tout comme 95% de la pornographie. Bien sûr, ne poussons pas le bouchon, la sexualité a évolué ces 2.000 dernières années. Un peu (on ne vient plus nous tirer par la tresse au fond de la grotte pour nos honorer brutalement). Mais pour revenir à mon mirage de la sexualité des années 70′, il me semble qu’en la matière, on (les femmes) a reperdu du terrain, au bénéfice du modèle porno-straight anglosaxon. L’avènement de la pilule signifiait pouvoir développer une sexualité épanouie et strictement récréative, sans la sourde angoisse de devenir mère suite à un coup d’un soir (Benoite Groult en parle très bien dans Ainsi soit elle). Pourtant, 40 ans après, même si l’on est maîtresses de notre fécondité, il reste que je trouve que l’on est trop peu actrices de notre sexualité. Et ce pas est tant à franchir je pense pour les hommes que pour les femmes. Cela passe, je pense, par accepter les « qualités » intrinsèques de notre nature de femme, dont une chatte. Avec du poil dessus. Et autour. Et qui procure du plaisir.

Relâche.

Ces 10 derniers jours ont été crevants, bordel, je vous passe les détails (accessoirement, je me rends compte que Twitter me sert bien de défouloir au fil des heures d’emmerdes, d’ennui et d’énervements divers et variés, du coup, je passe moins de temps ici à faire des moulinets symboliques avec les bras).

Présentement, je suis en train de me ioder les bronches chez beau-papa et belle-maman à La Rochelle. J’espère pouvoir y tester mon nouveau petit bijou d’appareil photo réflexe, avec lequel je n’ai pas fait grand chose pour le moment.

Si tout de même. Quelques essais.

La piscine du Rhône (jamais su à quoi servait cette tour).

new1C

Les berges du Rhône.

new1b

L’Héritier dans les bras de son père.

new1

L’Héritier dans la baignoire (n’est ce pas que ce môme est absolument magnifique ?)

new3

Ma soeur !

new4

Bon, ce ne sont que quelques photos et portraits sans trop de réglages experts (je n’ai pas fini de lire les 340 pages du mode d’emploi de l’appareil), mais bon, la qualité des photos est indéniablement bien meilleure.

En cadeau bonus,

Votre serviteur, donnant du bonheur au cousin de l’Epoux lors de la cousinade bretonne. Pour être exacte, on était en train de se battre, rapport au fait qu’il m’avait étalé sur la tronche mon rouge à lèvres de fâaamme, devant 70 autres membres de la famille. Je l’ai donc coursé dans tout le jardin pour me venger. J’aime beaucoup cette photo.

new2

NS – 6ème prime à Baltard

Bon les gens, ce soir, pas de live-blogging. J’ai d’autres chats à fouetter (miaaaaou).

(D’un autre côté, c’est sans scrupules, parce que tout de même la semaine dernière, Néo et moi, vous nous avez laissé TOUS SEULS, bande de lâcheurs.)

Je vous laisse les clefs de la maison, soyez sages (ou pas).

Mon pronostic tout de même : on commence à rentrer dans les phases critiques, celles où les masques tombent pour les beaux gosses pas assez dotés vocalement. Donc je prédis Dave out, ou Ramon. Plutôt Dave, parce que Ramon a un bon potentiel culotte trempée, presque autant que François, qui lui va encore tenir le coup. Oui je pars du principe que tout le monde raisonne comme moi (avec sa culotte, sur la tête la culotte).

Vous me racontez ?

Edit du jeudi : Comment je suis trop une VISIONNAIRE de la NS !!!

J’avais tout bon 😉

Post coïtum animal triste

(Titre piqué à Brigitte Rouan.)

Difficile d’être nostalgique (paraît-il) d’une époque qu’on a pas connu. Il n’empêche.

Je suis parfois un peu déçue de vivre dans nos années 2000. Surtout en ce qui concerne les relations humaines, la sexualité, le rapport au corps, les moeurs.

Ces temps-ci, ELLE nous bassine avec les états généraux de la fâmme, 40 ans après les premiers, en 1970. Je suis globalement un poil atterée par les niveaux de discussion. 40 ans après, on en est toujours à resasser les mêmes vieux nanards. La garde des enfants et le partage des tâches ménagères, toujours en tête. Franchement, qu’est ce qu’on a branlé en 40 ans, pour qu’en 2010 on en soit encore à discutailler sur ces thèmes là ? Certes, il est effectivement difficile de parler de la place des femmes dans l’entreprise, en politique, quand on est encore à galérer pour faire garder ses enfants (et je sais de quoi je parle, je porte au front les stigmates de la mauvaise mère active, qui trimballe son gamin de nounou en grand-parents, la honte en bandoulière et la psychose organisationnelle comme fil conducteur de mes journées). Mais tout de même, on a si peu d’avancées, en dehors de la pilule et l’avortement ? (2 techniques qui règlent de manière assez radicale le problème de la garde des enfants, c’est certain.)

Autre champ qui me laisse un peu nostalgique, celui de la sexualité. Ce n’est pas un mystère, je suis (grande) consommatrice de blogs parlant / montrant du sexe, tout ce qui touche au cul (ah ah) m’intéresse, tant dans ses aspects sociologiques, études de moeurs, que jusqu’aux aspects purement ludiques et masturbatoires. Et bien plus j’avance, plus je me dis que le cul, c’était vachement plus rigolo et détendu avant. J’entends par avant il y a 40 ans. Alors forcément, depuis la libération sexuelle des années 60 / 70, il a fallu « éponger » les années SIDA, et ce n’est pas un sujet à prendre à la légère (sortez couverts, je l’entends depuis mes premiers émois sexuels, en 1995). Mais tout de même, lorsque je vois ce qu’étaient la liberté, la légereté, mais aussi l’humour, la décontraction de l’époque, je ne peux être que consternée par la manière dont se nouent les rapports amoureux aujourd’hui, au-delà de la seule problématique du caoutchou (pour l’ode à la capote, on remercie Elmer, for ever).

Quand je lis par exemple les blogs de célibataires (filles ou gars d’ailleurs), des témoignages dans des reportages, documentaires je suis toujours un peu surprise par les comportements consuméristes qui priment, la dureté des relations. Pas de place aux tatonnements, à l’essai, à la looze (pour rire deux secondes à ce propos, hop, le blog mon pire coup). Les « rencontres » sont très séléctives, et le moindre faux pas sanctionné. Peu de place à la spontanéité, le célibataire est une machine bien huilée et rodée. J’ai l’impression que tout cela transparaît dans les rapports sexuels, de plus en plus exigeants techniquement (histoire de mettre en pratique ces années de visionnage films de boules), dans un contexte sur-aseptisé à l’image de ces films (je ne reviens pas sur la question de l’épilation féminine, qui est pour moi symptomatique de cette course à la perfomance sexuelle à l’américaine, bien épilée, propre et sans fioritures).

Alors quand je tombe sur certaines photos (attention, NSFW, mais alors gravement) de parties fines datées années 70 / 80 (les amateurs reconnaîtront sans doute ZE acteur des années 70, Ron Jeremy, qui avait pas exactement le physique du sextoy mec de Claire Chazal, qui justement présente une émission apparament bien gratinée sur des rencontres « à l’aveugle »), moi ça m’émeut (je vous fais pas un dessin hein). Beaucoup plus que les véhicules sexuels actuels, épilés et photoshopés à mort, qui sont notre lot commun, sur nos écrans et dans nos lits.

(Mélanger Ron Jeremy et les états généraux de la femme dans le même post, c’est un peu la classe mondiale non ?)

Message personnel

Sucia ! C’est celle là qu’il nous faut ! C’est sûr.

Kesha, dont la chanson Tik Tok pourrait donc utilement servir d’hymne à la biture (avec ou sans Apéro Facebook).

C’est tellement mauvais, ça confine au génie.

Verse 1:
Wake up in the morning feeling like P Diddy (Hey, what up girl?)
Put my glasses on, Im out the door – Im gonna hit this city (Lets go)
Before I leave, brush my teeth with a bottle of Jack
Cause when I leave for the night, I aint coming back
Im talking – pedicure on our toes, toes
Trying on all our clothes, clothes
Boys blowing up our phones, phones
Drop-toping, playing our favorite cds
Pulling up to the parties
Trying to get a little bit tipsy

[CHORUS]
Dont stop, make it pop
DJ, blow my speakers up
Tonight, Imma fight
Til we see the sunlight
Tick tock, on the clock
But the party dont stop, no
Woah-oh oh oh
Woah-oh oh oh
Dont stop, make it pop
DJ, blow my speakers up
Tonight, Imma fight
Til we see the sunlight
Tick tock, on the clock
But the party dont stop, no
Woah-oh oh oh
Woah-oh oh oh

Verse 2:
Aint got a care in world, but got plenty of beer
Aint got no money in my pocket, but Im already here
Now, the dudes are lining up cause they hear we got swagger
But we kick em to the curb unless they look like Mick Jagger
Im talking about
Errybody getting crunk, crunk
Boys trying to touch my junk, junk
Gonna smack him if he getting too drunk, drunk
Now, now – we goin til they kick us out, out
Or the police shut us down, down
Police shut us down, down
Po-po shut us down

[CHORUS]

Bridge:
DJ, you build me up
You break me down
My heart, it pounds
Yeah, you got me
With my hands up
You got me now
You got that sound
Yeah, you got me
DJ, you build me up
You break me down
My heart, it pounds
Yeah, you got me
With my hands up
Put your hands up
Put your hands up

No, the party dont start until I walk in

[CHORUS]

Plaidoyer pour le rapatriement sanitaire urgent de mon frère.

Dans la mesure où Clotilde Reiss vient d’être libérée et rapatriée en France, je me dis que l’on est peut être dans une bonne fenêtre de tir pour agir en faveur de mon frère. En effet, le parrain de l’Héritier, El Padrino, réside actuellement au Mexique, où il a trouvé l’amour (sainte femme).

Apparamment, il n’a pas trouvé que l’amour.

Car il développe depuis quelques mois quelques pathologies qui nous font grand souci. On s’en était déjà rendu compte lors de ses passages en terres de France. Ses moeurs culinaires se sont lourdement dégradées, sa propension toute bretonne à l’alcoolisme s’est notablement agravée, et surtout, surtout, son oreille musicale est agressée régulièrement, au point que son sens commun en est perturbé. Pour preuve, la dernière preuve de vie que j’ai reçu de lui, une vidéo révélatrice des dégâts considérables de la sous culture musicale mexicaine sur les chakras du frangin.

(Oui en plus c’est une chanson pro israëlienne, ce qui ne manquera pas de tourmenter un peu plus ma pauvre mère.)

Quand je pense qu’à l’âge de 12 ans mon frère chantait Carmina Burana dans des choeurs, on mesure le danger auquel il est aujourd’hui exposé.

(Elle a pris cher la Tigresse de l’Orient hein ?)

Bon, c’est décidé, je passe un coup de bigo à Kouchner.

NS – 5ème prime à Baltard

20 h 39 : coucou les vilains, devinez kiké devant sa téééééévé ?

J’ai déjà vu Virginie G. on dirait qu’elle sort du tournage d’un film de Oniente.

Alors, la semaine dernière j’ai raté la sortie de Stéphanie. Ce qui ne me fait pas grand effet. Par contre, cela signifie qu’au 5ème prime, Annabelle est encore dans la course, ce qui est tout de même un gros scandale.

20 h 53 : Dave nous fait du Gaga. Je crois que Manoukian avait raison. Dave ne dépassera pas le chanteur d’hôtel international. C’est mauvais. Et je cautionne pas DU TOUT le futal en cuir.

4 rouges. Hard core. Mais normal.

21 h : Annabelle, elle me fait penser à la blague de la grenouille à grande bouche. France Gall. Pfui. Du sous Star Ac’.

DEHORS. Et puis la robe blanche avec les collants noirs. Comment dire ….

4 rouges bis. Ce n’est que justice.

Marco Prince « écrire en noir sur un tableau noir, ça n’a jamais fonctionné« . C’est beau comme du Pascal Sevran.

21 h 12 : Dave & Luce en duo, pas mal. Mais bon, on se fait quand même un peu chier non ?

21 h 22 : les tunnels de pub de la muerte.

21 h 24 : François sur Machistador. Y »a moyen de se casser la binette là.

Mais il a tout mon soutien François. Même mon soutien gorge s’il insiste.

Bon, il parle plus qu’il ne chante, mais ça le fait. Objectif cible ménagère de moins de 50 ans, DONE.

Ma culotte est à toi, François !

Tout de même, l’assortiment caban et barbe de trois jours, c’est très Cédric, nan ?

Z’aime.

Un rouge de  Phiphou.

21 h 36 : aaah nan, pas la séance avec Véronique et Davina. C’est pas la 1ère fois qu’on se la cogne celle là si mes souvenirs sont bons. Mais bon, on profite des tablettes de choc’ à François, donc pourquoi pas ;p

Voilà, François, il a des faux airs de Corto Maltese.

21 h 43 : Benjamin sur Keane. J’ai rien à dire, c’est propre et net, mais bon, zéro feeling, ma culotte ne réagit pas (oui, je vote avec ma culotte).

4 bleus. Moué.

21 h  53 : encore d’la pub ??? Abusent grave. Bon, ayé, ai versé mon obole à M6 et ma voix à François.

21 h 59 : Luce sur Louxour. Elle va faire le clown, c’est clair.

Bon, qui porte plainte contre la styliste ? La robe boule quand on en a déjà un gros, de boule, c’est de l’ordre du crime contre l’humanité.

A part ça, elle la fait bien, Louxor.

22 h 10 : Haaaaaaaaan. « A ma place« . Je l’adore cette chanson. Françoooooooooooois.

Ah, Virginie a prêté sa robe de la semaine dernière à Lussi non ? Et cette dernière est priée de se tenir à distance correcte de François.

Kouaaaah ? C’est quoi ces mains qui se serrent, ce rapprochement là, bordel !

22 h 15 : aaaah Ramon veut donc aller droit au but maintenant. Oué, il a raison, fuck les préliminaires (mais bon, faut pas trop toucher à Coutin). Par contre là Paolo Nuti, on va se faire chier, c’est certain.

2 rouges / 2 bleus. Moi je me suis emmerdée.

22 h 24 : ils vont m’achever là avec la pub.

Je profite de cet intermède pour vous faire un beau cadeau.

Gaspard Ulliel.

MIAM.

gaspard-ulliel

Vu chez Garance.

(Soupir.)

22 h 31 : Lussi sur Mickael Jackson. Risky business.

Elle le fait pas mal non. Mais ça me fait pas rêver, du tout.

3 rouges. C’est duraille.

22 h 47 : Ramon, Annabelle et Benjamin sur Cookie Dingler. OMONDIEU. Z’avez pas le droit merde !

22 h 56 : aaaah, Estelle Denis est coiffée comme un dessous de bras. Ca contraste avec Virginie, qui s’est graissé les mèches avec de la graisse à traire.

Pendant ce temps, Benjamin et François se tiennent la main ….

Les résultats :

Benjamin reste. Tant pis.

François aussi. What else, j’ai envie de dire.

Ramon in da place. La prime à l’Hidalgo. M’a déçu pourtant.

Luce reste. Normal.

Dave aussi. On voit bien qu’il y a du vote féminin hein.

Bon, si Lussi part, je montre mes seins.

Aaaaah ben vous l’avez échappé belle !

Et on se débarasse enfin d’Annabelle …

23 h 05. Ca dure un peu moins longtemps, c’est mieux tout de même.

Géolocalisation de la femme en politique

Je suis par principe hostile au principe de first lady. Pour un simple et bonne raison : on ne voit JAMAIS de first mari, accompagnant (au hasard) Mme Merkel lors de ses déplacements, le sac à main à bout de bras et le regard dans le vague, à sourire en mode automatique aux membres des délégations protocolaires.

Ces dernières 24 heures, ont tourné en boucle les déclarations de Cameron, qu’a gagné (je la fais courte hein), et de Brown, qu’a perdu. Devant le fameux 10 Downing Street. Celui qui rentre, celui qui sort.

Avez vous noté la subtile différence dans le positionnement de leurs épouses et first ladies respectives ?

Pour le perdant, Brown, sa femme était toute proche, à ses côtés, soutenant son mari dans cette difficile épreuve.

Pour le vainqueur, Cameron, sa femme était à tenue à une saine distance, en un dispositif rappelant assez celui du ficus malade dans la salle d’attente du médecin. Au milieu de rien, ne servant à rien, mais sous les flashs des photographes, tout en laissant toutefois le champ suffisamment libre pour permettre à son cher et tendre de profiter au large de l’ampleur de sa victoire (toute relative qu’elle semble, au regard des analyses autorisées).

Voilà où nous en sommes ENCORE en 2010. Plantes vertes plus ou moins décoratives et agréables à l’oeil, bonnes à consoler les perdants dans le sein de leur vaste poitrine. Et quand aux femmes en politique (et pas à côté de la politique), je m’enerverais une autre fois, hein.

(Si quelqu’un me déniche les photos en question, je les mettrai en ligne pour l’illustration.)