Rock-en-Seine 2010 : Coïtus Interruptus*

* J’ai piqué ce bon mot à Xavier, qui a ainsi qualifié la fin de la prestation d’Arcade Fire, et effectivement, ça s’est un peu fini en peau de saucisson cette affaire.

Donc, j’étais parmi la foule (de plus en plus compacte au fil des jours) qui s’est égayée dans le Parc de St Cloud pendant 3 jours. Premier constat : j’ai plus 20 ans, et ces 3 jours à piétiner, faire des allers retours dans l’enceinte du festival (arrêt au stand churros, pause pipi dans les gogues soit disant écologiques les plus cracras de France, arrêt au stand hot dogs, changement de scène, arrêt au stand tortillas, rechargement des réserve de bière, etc.) m’ont vanné. C’est simple, lundi matin, alors que 80% de mes collègues rentraient tous guillerets de vacances, je n’étais qu’une loque (et en fait, en ce mardi, c’est toujours pas franchement brillant).

Alors que retenir de ces 3 jours de liesse musicale ? Pour la musique, vous irez voir les comptes-rendus des Inrocks, ou le blog du Festival, plutôt bien fait (ainsi que l’appli iPhone) moi, mon kiff, c’est les rockeurs. Surtout les roux. Et les tatoués.

Day 1.

On a commencé avec une fille (à peu près la seule affiche féminine du festival), Skunk Anansie, qui avait bien la patate (et une énorme paire de seins serrés dans un tout petit marcel noir). Très bien. Puis, après les ravitaillements d’usage, on s’est surtout concentrés sur les deux têtes d’affiche, Cypress Hill (que j’avais déjà vu en 1ère partie d’Eminem) et Blink 182 (que je ne connaissais pas du tout, moi à l’époque j’étais plus Green Day et Offspring). Dans l’intervalle il a fallu sacrifier au Black Rebel Motocycle Club, pour l’Epoux.

(Photo du blog de Rock en Seine. Un des deux chanteurs de Cypress Hill, un garçon à la langue particulièrement agile.)

Premier bilan de soirée assez mitigé, heureusement qu’il y avait Skunk et Cypress Hill, parce que pour le reste, j’ai quand même moyennement accroché. Par contre, j’ai pu inaugurer mon poncho de pluie turquoise, autant dire que j’étais au sommet de la hype 🙂

Signalons tout de même le beau mec de la soirée, à savoir le batteur de Blink, Travis Barker, qui non content d’être très bon (à la batterie) et très tatoué (et c’est tout de même autre chose que Jauni en couv de Paris Match), affichait une présence mâle sur scène qui m’a quelque peu sorti de ma torpeur. En même temps, vu les jeunes garçons qui agitaient leurs aisselles sous mes narines délicates au gré de leurs danses pogotantes, y’avait de quoi me ranimer à peu de frais.

(Photo du blog de Rock en Seine.)

Day 2.

L’affiche était déjà plus à mon goût, et cette fois les cieux étaient un peu plus cléments (soleil et petit 24°, autant dire presque un vrai printemps sur Paris).

On a commencé par Two Door Cinema Club, des irlandais du nord, bande de petits jeunes vraiment chouettes. Qui dit irlandais, bien évidemment, dit roux. Youhou. Notamment le chanteur, qui aurait besoin d’une bonne séance relooking (pantalon slim feu de plancher quand on est légèrement rondouillard, c’est la cata). Par contre, point de vue ambiance et rythme, tout ce que j’aime.

(C’est pas du beau rouquin de compète ça ? Oui je sais, il a l’air d’avoir 12 ans. Ses potes aussi sur scène d’ailleurs.)

(Vous connaissez au moins celle-ci je pense.)

Du coup, j’en ai oublié d’aller voir le beau gosse italien de service, Paolo Nutini. On a aussi laissé tomber Jonsi, qui avait laissé son matos au Portugal, et qui peinait grave en acoustique. De toutes manières, l’Epoux attendait Dieu Queens of the Stone Age. Moi juste Josh Homme. Deuxième rouquin de la soirée, j’étais gâtée. Pour ne rien gâcher, leur set était très bon. Je connaissais au moins une chanson sur deux, c’est dire si j’étais à l’aise.

Mais raaaaah quoi ! Ce garçon sent presque autant le sexe que Jesse Hugues le chanteur de Eagles of Death Metal, c’est dire. Par contre son batteur, Joey Castillo, faisait un peu peur, mais assez attractif dans le genre grosse bête de sexe  scène.

En attendant, le plan de résistance, Massive Attack, que je n’avais jamais vu sur scène, on est allé se restaurer, zappant un peu le set de LCD Sound System, mais qui avait l’air très bien. Massive, quand à eux, ont été à la hauteur de mes attentes, avec un set vraiment beau, et un rendu musical assez époustouflant (j’ai trouvé).

Par contre, en sortant de ça, difficile de se remettre dans un bain plus électro avec 2 Many DJ, on est rentrés se coucher comme des vieux (que nous sommes).

Day 3.

Nous sommes arrivés assez tôt pour voir Eels, qui m’avait été chaudement recommandé par l’un d’entre vous. Las, c’est mal connaître mes (mauvais) goûts musicaux, et j’ai trouvé cela tout juste distrayant, et à vrai dire assez perturbant de ne rien voir (physiquement) du chanteur, camouflé par des lunettes + bandana + grosse barbe d’intégriste. De toutes manières, j’étais là pour Beirut, qui est passé sur la Grande Scène. C’était vraiment chouette, même si je pense que les habits de la grande scène étaient un peu larges pour ce groupe à vocation plus intimiste. Par contre, 0 / 20 pour le glamour du groupe, et notamment mention spéciale au batteur, qui après toutes les brutes tatouées qui avaient défilé précédemment, ressemblait juste à une endive avec une chemise ringarde et des lunettes, soit donc le sex appeal d’une huître à marée basse.

Ensuite, changement de style, avec The Ting Tings (ooooh une femme !), qui avaient la grosse patate, et m’ont fait vraiment bonne impression (et ouiiii le chanteur est ROUX). Qué c’est une obsession ?

At last et at least, ceux que tout le monde attendait, Arcade Fire, donc j’avais beaucoup entendu parler, mais que je ne connaissais que peu (dans l’intervalle, on a zappé Roxy Music, qui avait l’air juste chiant). Je m’étais préparée en écoutant les deux premiers albums, et compte tenu des avalanches de compliments, je n’avais qu’une trouille, m’emmerder. En fait, non, c’était vraiment chouette, cette large troupe sur scène, très « familiale ».

Pour le coup, je pense que c’est vraiment un groupe taillé pour la scène, car leurs chansons m’ont beaucoup plus touché en live qu’en écoute passive. Las, ils ont joué de malchance, car peu après 22 h 30, une énorme drache est tombée (rien à voir avec le crachin bretonnant de vendredi), qui a forcé l’interruption, les gouttes tombant sur la scène, et le matériel électrique. Du coup, ils n’ont pas pu finir le set (d’où le coïtus interruptus effectivement navrant), et sont quand même revenus pour une chanson acoustique (nous avions déjà plié bagage). Du coup, on a pas pu entendre une de celles que beaucoup attendaient, Rebellion, et qui était prévue dans la fin.

La voici.

Bilan : c’était cool tous ces rouquins tatoués, même sous la flotte, mais que c’était crevant 🙂

Pour l’avis des copines, vues sur place : Dubuc, un poil plus assidu avec sa fillotte que l’Epoux & moi, et surtout bien plus pointu musicalement, mais on se refait pas, on peut pas apprécier Britney, être fan d’Elmer, ET tout comprendre au rock (déjà que je me cogne le fan de QOTSA à la maison hein).

Rendez-vous en 2011.

Publié par

SABRINA

Lecteur égaré (ou pas), je te souhaite la bienvenue chez Sabrina, blogueuse lyonnaise assidue depuis 10 mars 2005 (oui, tout ça). Ici point d'ambition éditoriale majeure (comment ça, on s'en était rendu compte ?), pas de recherche de monétisation de mes modestes et insignifiants écrits, ou de gloire wharolienne ... Juste un modeste journal de bord, tenue par une honorable mère de famille (oui, parfaitement, honorable), qui apprécie (dans le désordre) les jolis garçons (surtout s'ils pratiquent le rugby), l'auto-dérision, l'Epoux et ses taz, la mauvaise foi féminine (qu'elle pratique assidûment), la télé réalité, et la légèreté en toute chose, autant que faire se peut. Bonne lecture.

4 réflexions au sujet de « Rock-en-Seine 2010 : Coïtus Interruptus* »

  1. Rhaaaa, Arcade Fire, je suis vraiment tombée dans leur premier album, je les ai vus aux Eurocks en 2007 (ai dû vérifier, savais plus trop quelle année), j’ai pas trop accroché au 2e album mais ai tendance à faire tourner en boucle leur Suburbs en ce moment. Bien dommage cet interruptus, quand même.
    Quant à Massive, j’ai apprécié leur set de 1 h 30, toujours aux Eurocks, cette année. Mais ça semblait plus controversé du côté de la route du rock de Saint-Malo, à en croire mes échos twitteriens. Z’ont tout fait les Massive, c’est un peu chiant quand même les festivals qui se dupliquent, même si c’est la loi du grand commerce.

  2. Pardon pardon pardon pardon
    Désolé pour Eels. Me suis un peu percé sur le coup.
    J’ai moi aussi de très ‘mauvais’ gout parfois.
    J’aurais bien aimé voir Jonsi en acoustique, ca devait manqué de puissance mais ca devait être intéressant à voir.

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