Silhouette 2010 / 2011

Voilà, voilà, les choses sont dites, en tous cas présentées, 2011 sera … sphérique 🙂

silhouette

L’Epoux & moi couvons donc (oui, lui aussi il grossit, y’a une justice sur cette Terre) la frangine de l’Héritier, qui sera donc la Dauphine. Arrivée programmée autour du 24 février 2011.

Non, rien n’est prêt (en même temps, l’équipement de l’Héritier a pas encore moisi, y’a moyen qu’on recycle comme des bêtes, c’est moche d’être le 2ème, mais ça nous fera des économies).

Oui, on est contents que ce soit une fille (c’est la question qu’on doit me poser le plus actuellement). En même temps, tant que c’est pas un petit vélo rouge, ça me va aussi.

Non, on a pas trouvé le prénom. Nous ne sommes pas d’accord (quelle surprise).  Et oui, l’Epoux a encore trouvé des idées bien nazes, à la hauteur de Elvis 2007.

Oui, je suis bien plus fatiguée que la première fois. C’est comme si tout se produisait comme pour la première grossesse, mais en plus chiant et en plus rapide. Plus de nausées. Plus de douleurs. Je me réveille DEJA toutes les nuits pour pisser. J’ai DEJA des points dans le bas du ventre. Le gynéco, cet être délicat et attentionné qui suit ma grossesse, me dit « c’est normal, c’est une 2ème grossesse ET vous êtes PLUS AGEE ».

J’ai 32 ans, homme de peu de tact !

Non, je vais toujours pas ouvrir de blog consacré à la grossesse / maternité / progéniture. Sasa est comme la République, elle est une et indivisible, et je m’autorise à parler ici de mes hémorroïdes (c’est une licence littéraire, je sais à peine ce que sont des hémorroïdes en vrai, c’était juste pour faire un peu frémir et renforcer dans leurs convictions les no-child et autres allergiques aux morveux) ET de la sale gueule à Justin quand il avait 17 ans.

Oui, cette jolie tunique imprimée – qui me sied aussi bien qu’à Deneuve – est en vente libre dans le commerce, chez le suédois. (Par contre, on va pas se mentir, être enceinte en hiver, c’est la plaie en termes vestimentaires. Vraiment.)

Berlin war wunderbar !

Tout le monde me l’avait dit, et on m’avait donc pas menti, Berlin est vraiment une très chouette capitale européenne. Aérée (forcément, 3 millions d’habitants sur une surface bien plus grande que l’agglomération de Paris, limite c’est désert), verte (grâce au parc géant, le Tiergarten, mais aussi avec la circulation fluviale de la Spree, autrement mieux aménagée que la Seine), jeune et accueillante (tout de même, des habitants polis et souriants, ça vous change du français moyen, surtout en période de grève), chargée d’histoire et moderne à la fois, bref, un régal.

Le seul bémol serait la bouffe locale, car sortis des kartoffeln et des curry wurst, point de salut. Alors certes la pils fait glisser les plats un peu roboratifs, mais point trop n’en faut.

Point de vue adresses, je suis une burne, je retiens rien, je note rien, je suis cheveux et nez au vent, et c’est tout. De toutes manières, ce qui compte, c’est de se balader, de se laisser porter par ses instincts et les pulsations de la ville (ou de compter sur un Epoux avec un bien meilleur sens de l’orientation que le votre).

L’hôtel où nous résidions – Casa Camper – était très chouette, mais sans doute pas donné.

Sinon, quelques souvenirs en images.

:: Les rues sont très aérées, arborées (l’Epoux disait que ça lui rappelait Tribecca à NYC, le snob), et les immeubles à taille humaine, notamment dans le quartier où nous étions, Mitte. Moi ça me rappelait surtout Freiburg, où j’ai habité pendant 6 ans, petite séance nostalgie.

Rentree 2010 101

Rentree 2010 108

Rentree 2010 110

Rentree 2010 112

:: Point de vue culturel, c’est assez branché / alternatif. Beaucoup de shops de designers, de lieux un peu undergrounds, ateliers d’artistes. Beaucoup plus londonien à cet égard que Paris.

Rentree 2010 115

:: Ci dessous en arrière plan la Fernsehturm, point de repère très pratique pour se repérer dans la ville quand on est un quiche en orientation comme c’est mon cas. Accessoirement, ça vaut le coup de monter là haut pour avoir un point de vue panoramique sur la ville.

Rentree 2010 127

:: Buste du musée de Pergame (faillait bien que je sacrifie à l’Epoux au moins UN musée dans le WE, sinon il me faisait un crise de tétanie).

Rentree 2010 168

:: Aaaaah la Porte de Brandebourg, forcément, pour les trentenaires qui étaient devant leur poste de télé au moment de la réunification, c’était le lieu-symbole où nous avions tous envie d’être.

Rentree 2010 184

:: WURST, what else 🙂

Rentree 2010 187

:: Le Reichstag, naturlich (je pense qu’il doit être très chouette de monter arpenter le dôme en verre, mais là, il y avait une longue file d’attente pour s’y rendre.)

Rentree 2010 197

:: Beate Uhse, qui a une boutique digne des Galeries Lafayette en pleine zone marchande au centre ville. L’allemand ne cache pas son goût pour la fesse, et on l’en remercie.

Rentree 2010 205

:: L’Eglise du Souvenir, comme d’autres endroits dans la ville, conserve la mémoire des heures les plus sombres de Berlin. C’est un délicat équilibre que les berlinois trouvent entre références historiques plus ou moins douloureuses, et modernité. Dans tous les cas, j’ai constaté que les lieux de mémoire aménagés étaient tous d’une grande sobriété, et très humbles dans leur démarche. Je ne peux pas m’empêcher de me demander si dans ce genre de situation la France et les français sauraient avoir cette délicatesse.

Rentree 2010 216

:: Autre lieu de mémoire, Check Point Charlie, limite entre la zone américaine et la zone russe du temps du mur.

Rentree 2010 295

:: Vitrines vintage. Il y a pas mal de boutiques vintage / second hand dans les quartiers de l’ancien Berlin est. On y retrouve des perles et sacrées madeleines de Proust pour trentenaires.

Rentree 2010 229

Rentree 2010 245

:: Façade d’hôtel dans Mitte. Et matez un peu l’effet que j’ai réussi (à l’issu de mon plein gré) à produire avec les passants ! Dingue non ?

Rentree 2010 230

:: Affiche pour le salon Vénus qui se tenait justement pendant mon séjour. Alors moi je me suis cogné le Musée de Pergame, mais autant dire que Vénus, j’en ai pas vu le téton !

Rentree 2010 232

:: Et voilà donc la a Fernsehturm, et quelques vues panoramiques prises de là haut.

Rentree 2010 251

Rentree 2010 264

Rentree 2010 275

:: Last but not least, le logo de la bière locale, Berliner Kindl.

Rentree 2010 288

Quand je serais grande …

… je veux faire cougar, comme Catherine Deneuve !

(Et moi aussi tripoter le fessier rebondi à Johan.)

(Fracture de l’oeil dans le TGV de 6 h du matin. Ca aurait presque pu me tenir éveillée dites-donc. Presque, faut pas déconner.)

Les clefs du Paradis, chante Jane (Birkin), « je suis pas la plus jolie du monde, mais j’ai un sacré trousseau« . J’adore cette chanson, son rythme, ce soir c’est le WE ….

Le cul à Kim, une autre forme d’engagement sociétal

Elle présente à mon sens la plus belle face postérieure que je connaisse (et pas seulement parce qu’elle ressemble à la mienne), Kim Kardashian récidive et nous présente sa lune. Pleine.

(Vu chez Balibulle.)

(Toutes les photos de W Magazine sont .)

Mis à part le fait que la « carrière » de KK ne présente aucun intérêt majeur (c’est un peu Paris Hilton en brune et nettement plus fessue), je salue volontiers ses prestations déshabillées et exposant sa chair. En effet, je reste persuadée que c’est en faisant la promotion assumée de ce type de physiques que l’on oeuvre pour leur meilleure acceptation. Un contre-poids (c’est le cas de le dire) aux fils de fer que nous exposent à longueur de pages les médias (à commencer par la presse féminine, y compris dans leurs incursions « rondes et sexy« ), comme il y a un an de cela les photos « à plis » de Lizzie a fait son petit effet.

Que l’on se méprenne pas, je ne fais pas l’apologie du « fat is beautiful » et du gras, histoire de prêcher pour une paroisse qui serait la mienne (le poids n’est pas seulement un problème esthétique, c’est aussi parfois / souvent un problème de santé). Comme l’a bien dit Caroline sur son blog à plusieurs reprises, soyons honnêtes, les rondes / grosses aspirent bien souvent à ne pas l’être. Et pas seulement parce qu’elles se trouvent laides, mais aussi parce que c’est socialement peu acceptable, en tous cas rarement valorisé.

Donc quand Kim nous montre son (beau) cul, je suis toujours bienveillante, car je pense qu’elle oeuvre aussi à faire que la normalité / la beauté prenne un autre prisme. Tout rond le prisme.

Le prochain cadeau que je vais me faire …

… parce que l’on est jamais aussi bien servi que par soi-même (et parce que je le vaux bien).

Aux Editions de la Table Ronde sort une sorte de « best-of » des Portraits de Libé, la dernière page du quotidien, que je chéris particulièrement (bien que je leur reproche de ne pas rendre disponible la photo qui illustre le dit portrait dans la version en ligne, ce qui est fort dommage).

(Un des portraits émouvants de Libé sur la dernière année – d’ailleurs je me demande si c’était vraiment en pages Portraits tiens, peut-être plutôt en nécro, mais tant pis – celui de Marie-Do Arrighi, blogueuse et journaliste à Libé dont je suivais avec émotion les pérégrinations courageuses de sa lutte contre un cancer, qui aura eu raison d’elle.)

Le responsable chez Libé raconte l’histoire de cette rubrique ici.

J’aime beaucoup ce qu’il en dit :

Le «portrait de der» s’est inventé en marchant, mais n’a jamais dérogé à une règle de base : la rencontre. On rencontre tous les «portraiturés» en tête à tête, en poussant dehors les attachés de presse. Et on fait des pieds et des mains pour les voir chez eux, et pas en cinq minutes. Ensuite, on enquête alentour. Et c’est comme si l’on partait pour un délicat voyage intérieur, pour un grand et long reportage dans leur tête. Pareil pour le visuel, là aussi il y a rencontre. Libé «produit» ses photos et ne les retouche pas. Ce qui explique la fin de non-recevoir de certaines stars très contrôleuses. Bon an mal an, on tient cette ligne de crête. Et ça se voit et ça se sent qu’il y a de l’affect et de la chair dans tout ça. Dévoré par télés et radios, l’écrit ne survivra que s’il est capable de transmettre cette émotion qui naît d’un choc des corps et des esprits. Emotion, irritation, séduction, qui ensuite se retrouvent mises en perspective sur le papier. Déformées, tordues, peut-être. Mais, en toute honnêteté, à défaut de l’impossible objectivité.

Aliocha en parle ici.

Berlin !

Mes chéris,

Je m’en rends bien compte, ces temps ci l’alimentation de ce blog est assez similaire à celle de nos stations services nationales, et j’en suis fort désolée. Sont en cause (c’est une de mes grandes spécialités, trouver des responsabilités tierces, suis pas consultante pour rien) :

:: une rentrée professionnelle plutôt chargée (paraît qu’il faut mériter son salaire, me rappelle mon employeur), qui me permet notamment de tester ma résistance au stress dans des trajets en avion à hélices tous pourris. Alléluia, en ces temps de paralysies dans les transports, même les clients redécouvrent les bienfaits de la visio et de la conf call.

:: un enfant fort exigeant, car sans doute du fait de mon taux de présence fort insuffisant à son goût sur le mois de septembre, l’Héritier s’accroche à moi tel un syndicaliste à son porte-voix. Je m’y connais hachement en porte-voix, rapport au fait que toutes les manifs lyonnaises (depuis des siècles et des siècles) démarrent en bas de chez moi, Place Jean Macé. Et autant vous dire que le samedi, à l’heure de la sieste familiale, je les maudis copieusement, eux et leur substitut phallique. Je les entend généralement pendant 2 heures braire les mêmes slogans (que j’entendais et utilisais déjà du temps des manifs anti CIP sous Balladur en 1994 / 95), c’est un véritable supplice chinois,

(Photo non contractuelle d’un homme engagé dans une lutte syndicale, en l’occurrence Robinson Stevenin dans la – très bonne – série de Mordillat, « Les vivants et les morts« , diffusées sur France 2. Autant dire que lui, Robinson, je lui tiens le porte-voix quand il veut.)

:: une fatigue subséquente aux deux points précédents, qui font que généralement le soir je me retrouve sans aucune énergie pour vous trousser ces notes sémillantes et légères qui font ma réputation depuis plus de 5 ans. (Doux euphémisme pour dire que je m’effondre comme une merde à l’heure de passer sous la couette, et que ça fait 3 semaines que tous les soirs je m’endors systématiquement sur la page 197 du dernier Houellebecq, alors que je le trouve plutôt réussi.)

Accessoirement, je me rajouterais bien un point 3 (juste pour me faire plaindre encore un peu), nous sommes en pleine préparation d’une phase « travaux » à notre domicile, avec des changements assez lourds (salle de bains, cuisine, salle à manger) sur notre modeste F4 (115 m² payés moins de 2.000 euros le m², petite précision mesquine uniquement pour emmerder mon lectorat parisien). Travaux qui m’obligent à passer quelques heures chez Casto, Ikéa et autres antres du bricolage (où je me sens aussi à l’aise que la Cicciolina dans un congrès de Quakers / c’était pour changer de la métaphore syndicale), ainsi qu’à compulser des revues de déco pour choisir matériaux, couleurs de sols / murs / meubles. Tout ça pour me faire engueuler par l’Epoux parce que je confonds la couleur « sable » et « mastic ».

(Photo à destination de mon lectorat né après 1990, la Cicciolina c’est donc ici la dame blonde, en compagnie de son ex-mari et artiste contemporain Jeff Koons. Se démarquait par une forte propension à montrer ses seins dès qu’elle en avait l’occasion.)

Tout ça pour dire que j’aurais bien mérité mon prochain WE, à savoir une petite escapade entre amis à Berlin. Pour une fois, nous avons été inspirés, puisque notre vol décolle de Genève, et que nous avons fait le plein d’essence il y a 15 jours, autant dire qu’on est parés, je vous laisserais galérer avec la SNCF (et autant dire que j’ai déjà moi-même largement souffert en la matière), faire la queue pour 20 litres d’essence rationnés, et constituer des réserves de farine et de sucre.

Bien entendu, je suis preneuse de toutes vos suggestions, idées fumeuses, et autres bons plans concernant cette ville, que je ne connais pas (malgré 6 ans passés en Allemagne, mais plutôt côté Forêt Noire), mais dont on me dit le plus grand bien. Je prends tout, idées shopping, bars et restaus (bien que je ne me fasse pas d’illusions sur la gastronomie teutonne), jolies balades, et beaux panoramas (c’est mon obsession quand j’arrive quelque part, trouver un point d’élévation pour avoir une vue d’ensemble de la cité).

Merki !

Ze foutain

Ca fait des années que je ne regarde quasiment plus les journaux télés sur les grandes chaines. Non seulement parce qu’on y apprend généralement pas grand chose, mais surtout parce que le traitement de l’info télévisuelle est bien trop lacrymal pour moi. Ca m’exaspère que l’on cherche toujours à faire pleurer Margot, et ça m’exaspère ENCORE PLUS d’être une pleureuse de compète.

Parce que moi, quand je découvre les images ci-dessous, c’est pas la larmichette au coin de l’oeil, nooon. C’est les gros bouillons !

Allez, à votre tour …

C’était donc la remontée du 1er mineur chilien, la nuit dernière.

(Je l’ai revue, j’ai re-pleuré.)

(Putain d’hormones.)

Animal social (portant des claquettes de piscine)

Demain sort le film de Fincher sur la « saga » Facebook (le terme de saga me fait toujours rire employé comme cela, je m’attends toujours à voir sortir du bois Stéphane Bern et ses bouclettes pour nous entretenir des hémorroïdes de la Reine d’Angleterre), que je compte bien aller voir (ce qui porterait mon capital ciné du mois à 3, autant dire que je suis assez follement ambitieuse ces temps ci).

Parce que j’aime bien généralement ce que fait Fincher.

(Parce que y’a Justiiiiin dedans.)

Parce que quoi que l’on en pense, on ne peux pas nier que FB fasse partie d’une révolution sociale planétaire qui nous a tous impactés. On a les révolutions qu’on mérite  …

Et parce que je veux connaître l’histoire du mec qui tout en étant plein aux as continue de porter des claquettes de piscine au boulot (ce qui est quand même la grole masculine plus débandante que je connaisse).

(Un jour, je vous montrerais, j’ai fait un roman photo dont le « personnage » principal est une paire de claquettes de piscine. Je suis une artiste.)

FB je m’y suis inscrite en 2007, quasiment en même temps que Twitter ou presque. Avec une différence majeure, puisque je suis sur FB sous mon identité « réelle », alors que je suis sous Twitter en tant que blogueuse (bonjour le statut glorieux). Amusant au passage de voir qu’en 2007, je disais me servir très peu de Twitter, alors que j’y publie désormais des choses passionnantes quasiment quotidiennement. Par contre, sur FB, ça n’a pas changé d’un iota. Je reste relativement méfiante vis à vis de l’outil : j’accepte peu de monde (surtout quand je ne les connais pas IRL), je m’inscris pas ou peu à des « clubs », refuse les applis, surtout celles qui permettent la localisation, je privatise tout ce que je peux, et j’y publie peu d’infos / de photos des miens et de moi.

Je sais bien que cette « méfiance » vis à vis de FB peut sembler paradoxale de ma part, puisque je m’affiche sur la toile, plus ou moins habillée (il paraît), ici ou ailleurs. Sans parler de soin particulier portée à ma e-réputation, il reste que je suis (aussi) épouse, mère, employée et employeur, et que je reste soucieuse de rendre mes deux « mondes« , le virtuel et le réel, relativement imperméables. (Merci aux geeks parmi mon lectorat de m’épargner leurs enquêtes en mode gogo-gadget, oui je sais, quelques recherches un peu poussées peuvent me rendre identifiable sur la toile y compris sur ce blog. J’assume tout de même mes publications – d’un strict point de vue légal – et je ne vais pas non plus ouvrir une domiciliation bancaire aux îles Caïman pour payer mon obole annuelle à ces sangsues d’OVH.)

Quand je fais passer un entretien de recrutement (et j’adore ça), je suis la première à passer le prénom+nom du candidat sous Google / FB pour essayer d’en savoir un peu plus (et ces petits saligauds de candidats en font de même). Pas tant pour chercher la faille que pour humaniser des candidats qui veulent souvent à priori se faire passer pour des über-mensch dans leurs profils (CV / LM). Généralement, je ne trouve d’ailleurs rien de bien compromettant, car je pense que ceux qui sont en recherche d’emploi sont assez aguerris pour ne pas se griller en laissant des photos d’eux en train de nager dans leur vomi en fin de soirée (et après tout, nager dans son vomi, ça arrive malencontreusement à des gens très bien, l’Epoux me surnomme d’ailleurs Jimmy Hendrix).

Par contre, quitte à passer pour une vieille réac (ce que je commence sans doute à être), je suis assez effarée de voir, en particulier chez les ados (j’ai en « cas pratique » une ribambelle de cousins qui ont entre 12 et 17 ans, et qui m’ont acceptée comme amie sur FB, les inconscients) le manque de précautions concernant les usages sociaux du ouèbe. Et encore, à eux on peut leur trouver en excuse leur jeune âge et inconscience. Car il en va de même pour pas mal de 18 / 25, voire des comportement étonnamment puérils chez les 25 / 35 ans. Que l’on puisse livrer, sous sa véritable identité, au vu et au su de ses proches, de sa famille notamment, mais aussi de ses collègues d’école, de fac ou de travail des anecdotes (« j’ai pas fait caca ce matin alors que j’ai poussé très fort » / « ma prof de franssé est une conasse, LOL« ), états d’âmes petits (« je crois que je vais m’acheter l’iPhone 4« ) et grands (« trop in love de Kévin, il faut vite ke je fasse gicler cette Brenda », « je pendrais bien ma belle-mère avec les tripes de mon beau-frère ») ou règlements de comptes explicites (« que le crevard de voisin qui a emprunté mon vélo se dénonce immédiatement« ), ça me troue (toutes les phrases entre guillemets sont quasi authentiques).

(Je vous expose aussi la « théorie du complot » par l’Epoux, qui pense que sur FB, des voleurs potentiels repèrent les gens qui annoncent leur départ en vacances, pour aller ensuite piller leur domicile en toute tranquillité.)

Au-delà des risques pris, matériels et relationnels (la presse se fait volontiers l’écho amplifié de gamins harcelés sur FB, ou qui se suicident suite à publication de photos / vidéos compromettantes), il y a aussi dans le flux continu et un peu lassant des « fils d’actu » sur FB un côté assez pathétique d’exhibition d’un quotidien pas toujours palpitant, avec l’impression que certains s’astreignent presque à un « been there, done that » (je n’arrive pas à traduire correctement cette phrase) systématique.

Je comprends que venant de ma part, qui fait aussi oeuvre d’exhibition et d’étalage plus ou moins régulier de (une partie de) ma vie ici-même, l’observation puisse se retourner contre moi. Oui mais non. Je ne suis pas ici en tant que Sabrina, mais en tant que Sasa, ce qui change la donne (au moins de mon point de vue). Cela demande une certaine schizophrénie, mais je ne suis pas que ce que vous voyez ici, et je ne suis pas toujours ailleurs ce que vous voyez ici non plus (cette phrase est lumineuse). D’ailleurs, je rabroue volontiers les quelques proches (ils sont une minorité, et ils s’améliorent avec le temps) qui confondent mon blog avec un canal d’info sur mon quotidien. Surtout, la grande différence à mon sens est le travail d’écriture. Je ne me contente pas de nodules en 140 caractères sur Twitter, et ne me satisfait donc pas non plus du caractère lapidaire et illustratif de FB. Le blog est un espace d’écriture, de prise de recul, et l’intimité que l’on y révèle (ou que l’on travestit) y est scénarisée, réécrite, et donc ainsi transformée. C’est d’ailleurs pour le plaisir de lire des quotidiens revus sous une plume habile / rigolarde / émouvante que je lis (trop) de blogs. Et à côté d’eux, les pages FB me semblent bien fades et creuses.

La BA de « The social network« , demain en salles donc.

Où rencontrer une MILF dans son milieu naturel ?

L’ami Romain Blachier organise la version lyonnaise (et donc nécessairement conviviale et détendue du tanga) de la République des Blogs. La prochaine aura lieu le mardi 16 novembre, au Cooking Jack, dans le 7ème arrondissement.

Via Twitter il me demande  « peux tu me faire de la pub, les MILF attirent le chaland ?« . Ce garçon est charmant 😉

(Pour ceux qui ne savent toujours pas ce qu’est une MILF.)

Cet événement présente (en dehors l’avantage non négligeable de se dérouler à moins de deux pâtés de maison de chez moi) trois avantages :

:: on peut y boire (et ça, c’est bien),

:: on peut ne pas y parler de politique (et ça c’est très bien),

:: on peut m’y rencontrer (à condition de respecter les deux premiers points ci-dessus, boire et ne pas m’emmerder avec des débats politiques vaseux, j’ai des opinions bien arrêtées sur un tas de choses, et je m’en satisfais plutôt. Oui MILF et un peu vieille conne réac aux entournures).

La dernière fois que j’y étais allée, j’y avais passé un bon moment, donc n’hésitez pas à venir passer une tête. Cette fois encore, j’essaierai encore d’y être (à priori c’est bien jouable dans mon emploi du temps de ministre).

Sinon, petit aparté sans lien avec ce qui précède, je voulais partager avec vous une  découverte, celle des deux égéries mâles de Brice, marque de prêt à porter masculin. Les nippes ont l’air cheapos, mais alors les deux mannequins, c’est tout à fait mon genre.

Le brun barbu aux yeux clairs surtout.

Mais le blondinet au sourire malicieux aussi.

(Sont choux non ?)