Gai gai gai marions les !

A moins que vous viviez actuellement en autarcie complète, cela n’a pas pu vous échapper, le fils de Diana épousait ce jour une duduche à grandes quenottes.

Je tue tout suspense. William et sa calvitie galopante ont gagné, Kate a dit oui. Aleluia.

Je suis une fille ET une midinette, j’étais donc devant ma TV à 10 heures du matin pour assister à cela en direct. Mes heureux abonnés sur twitter ont pu bénéficier d’un live, mais j’ai été assez raisonnable, moins de 150 tweets 🙂

Forcement, le mariage des autres, mêmes princier, ça vous ramène au votre. Le mien a eu lieu il y a bientôt 7 ans, à La Rochelle, où je suis cette semaine. J’avais 26 ans tout juste, une robe ivoire (Pronovias, pour les accros) avec une traine et un voile (la photo a été publiée cette apreme sur touitteur dans un élan de nostalgie) un futur mari stressé, et 200 invités. J’ai un souvenir très précis de cette journée. Je me souviens de tout. Le déroulement général et les détails, le beau soleil qui a cramé le crâne des invités mâles et dégarnis sur le bateau, le super cocktail que j’ai pas eu le temps de gouter, la foule qui a envahi la piste de danse quand on a lancé le bal, la fatigue, les larmes, les émotions, papa qui m’a chanté une chanson, les surprises des copains, les épingles qui me rentraient dans le crâne à la fin de la soirée. Tout.

Sept ans plus tard, je suis capable de vous dire comment étaient habillées mes copines, et qui n’a pas fait d’effort pour se saper, tout.

Sept ans plus tard, je reste persuadée que c’était une des plus jolies journées de ma vie. Il y a ceux et celles qui étaient là pour le vivre avec nous et il y a les autres.

Sur twitter, où les gens sont jeunes et moqueurs, les filles (non je ne cafte pas les noms) avaient beau jeu de dauber sur cette noble institution du mariage. Soit disant que ça serait ringard de se marier. Tssss.

Je n’ai pas de point de vue moral sur le mariage. Déjà parce que je ne suis pas croyante, ni bourgeoise au point de croire que l’on existe pas hors du mariage comme compagne ou comme mère. Par contre je ne trouve pas ça ringard de se marier. Je trouve que c’est un bel engagement individuel, dans une vie de couple, et une occasion de célébration collective rare. Moi qui ai eu cette chance, je sais que je n’aurais sans doute plus l’occasion de réunir à nouveau tous ces êtres aimés sur une seule journée de fête (mon enterrement mis à part). Et ça me navre.

Bien sur qu’il y a des mariages ringards : ceux de gens ringards. Vous pouvez vous marier avec vos seuls 2 témoins ou 1.900 invités, le mariage sera ce que vous en ferez. Et de ce que j’ai vu (et je m’en suis cogné des noces pendant 5 ou 6 ans) le mariage, c’est un étonnant reflet des personnes qui l’organisent. J’ai passé un an à préparer le mien, 10 jours à le vivre et 6 mois à le digérer (on parle pas assez du mariage blues). Il nous a couté une couille mais je n’ai aucun regret. Bien sur si je le refaisais en 2011, je ferais différemment qu’en 2004, parce que j’ai muri et que certaines choses me correspondent moins (des détails hein, je garderai le mari par exemple).

Reste que ça me fait doucement sourire quand j’entends des filles (les gars c’est un autre problème) dauber sur le mariage. C’est se priver par principe d’un très très chouette moment. De liesse. D’amitié. D’amour.

(Qui a dit de biture ?)

Don’t matter

Le nouveau roman de Nicolas Fargues, Tu verras (à haut potentiel lacrymal) démarre par une évocation de cette chanson d’Akon, Don’t matter.

J’adore cette chanson, j’en avais déjà causé ici. Je sais, j’ai des goûts de chiotte, c’est pas nouveau. Mais c’est une question d’ambiance, de climat, d’humidité.

Akon, avec ses mélodies pourries, il me transporte tout de suite dans les Caraïbes, au bord d’une plage, sable chaud et ti punch … (Soupir). Si vous ajoutez à ça que ce soir il y avait sur France 2 une série se déroulant à La Réunion, où Sandrine Bonnaire réside dans MON hôtel chéri, le Juliette Dodu, et les enquêteurs rôdent sur MA plage à Saint Gilles, autant vous dire que je paierais cher pour une petite téléportation (Soupir).

Au lieu de quoi je vais passer une semaine à La Rochelle, j’embarque les nains en avion dimanche soir. Atlantique versus Caraïbes, faute de grives … 🙂

Ma grande enquête de la semaine

Hier et aujourd’hui, à l’école de l’Héritier, les parents d’élèves étaient mobilisés pour organiser un « goûter des cultures« . C’est à dire accueillir dans le gymnase, par grappes de 15 affamés (je soupçonne des parents de TRES mal nourrir leurs enfants, pour qu’ils se précipitent ainsi sur des olives aux anchois à 9 h 30 du matin), les 11 classes de maternelle, autour de spécialités de notre pays ou région d’origine.

Nous concernant, connaissant la forte population algérienne du quartier (je me suis pas trompée, leur stand était le plus grand de tous), on s’est dit qu’on allait faire plus exotique, et avons proposé un stand Espagne. Olé.

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer mon stand. C’est moi qui l’ai fait !

stand 1

C’est ça d’être en congés maternité, il te prend des idées aussi sottes que grenues que de fader les chiards des autres aux heures ouvrables. Mais bon, c’est pour faire plaisir à l’enfant, qu’il soit fier de son pôpa et de sa môman et que ces derniers s’impliquent dans la vie de quartier / de l’école. Perso je suis en l’occurrence assez fière de mon ibère de mari, puisqu’il a été le seul exemplaire mâle à se présenter pendant les deux jours, hors un papa mexicano américain qui m’a gavé de tortillas pendant deux jours (et qui a eu l’air assez estomaqué quand je lui ai dit qu’en France c’était INTERDIT de mettre des caméras chez soi pour espionner la nounou. « Et comment vous faites pour savoir si elle s’occupe bien des enfants ? » / « On vérifie ses références, et après on vérifie que l’enfant est bien portant le soir, et on fait CONFIANCE ». Il avait l’air moyen convaincu)

Alors le truc qui est sympa pendant ces journées (faut positiver), c’est de pouvoir à loisir observer vos congénères, et vous comparer à eux.

Bon, bien sur c’est d’abord subir les mamans exemplaires qui font des trucs trop bien avec leurs enfants pour leur éveil (musique, danse, et ce dès 3 ans) alors que vous vous contentez de les suivre au parc en traînant la patte. Mais c’est aussi se rendre compte que contrairement à celles là, vous ressemblez encore à peu près à une femme (nanananèère), même deux mois après votre accouchement, là où leurs tâches maternelles et maternantes semblent leur avoir ôté tout goût de l’habillement, du maquillage (ou ne serait ce que de camouflage des bourrelets) et toute aptitude à une conversation qui ne porterait pas sur les enfants (au secours). Heureusement pour moi, malgré de grosses carences conversationnelles (c’était l’Epoux qui avait préparé les plats, et je suis bien incapable de causer plus de 2 minutes de cuisine), j’avais avec moi un atout maître : la Dauphine. On a pu faire des areuuuuh en toute connivence, évidemment (faut dire que la bête s’y prête, elle est à croquer, sans déc). En plus, c’est un deuxième enfant, autant dire celui qui t’apporte le respect de tes pairs mères. Car il faut le savoir, le 1er peut être juste un accident ou un one shot, c’est visiblement moins admirable, là ou le 2ème confirme ton implication réelle et sérieuse dans la maternitude. Et ouééé.

Mais bon, en dehors des concours de mamans exemplaires dont je me sentais un peu hors course (catégorie handicapée de la poêle et du fourneau, et légèrement attardée de l’éveil artistique et sportif), le truc qui me fait bicher, c’est de regarder évoluer les enfants des autres. Car 1. je n’aime pas les enfants, et j’aime à me vautrer dans mes certitudes en les regardant s’ébrouer en milieu naturel (les enseignants devraient tous gagner 10 fois ce qu’ils gagnent pour subir ce qu’ils subissent à longueur de journée) et 2. c’est toujours réconfortant de voir que le sien (d’enfant) est quand même vachement plus chouette que ceux des autres.

Ce matin, dans le flot des gnomes qui a déferlé sur mon stand (dévalisé en olives, tortilla et turron de 8h à 11h non stop, j’en ai même chopé un qui sniffait le piment qui avait été placé pour la déco), j’entendais des récalcitrants, perturbateurs et autres casses couilles (des garçons à 90%, comme de bien entendu) se faire rappeler à l’ordre par leur enseignante. Les prénoms fusaient : Amine, Amir, Pablo, Quentin, Martin, Esteban, que des petits couillus qui n’en faisaient qu’à leur tête… Quand soudain, j’entendis un joli petit brun se faire héler : « James-Dean reviens ici, tout de suite ! » J’ai failli m’étrangler sur place.

J’en suis certaine, car le James-Dean s’est fait rabrouer à plusieurs reprises, il y a des parents qui ont appelé leur enfant James-Dean. A vrai dire, je ne sais pas comment ça s’écrit (j’ose pas dire s’orthographie), j’ai pas voulu demander à l’enseignante (la mère aurait pu être dans les environs), mais je vais enquêter, j’en appellerai peut être à Baptiste. Est ce que c’est possible d’appeler ainsi sa progéniture ? Et est ce qu’ils sont nombreux de par le monde, les garçons qui répondent au doux prénom de James-Dean, quelque soit l’orthographe ?

Je trouve ça dingue (oui je sais, faut bien que j’ai rien à foutre de mes journées pour trouver ça digne d’intérêt. Mais bordel, James Dean quoi.)

Follow me on Twitter (ou pas)

Samedi soir, j’ai expliqué à une foule ébahie aux 4 potes qui dinaient à la maison le fonctionnement de touitteur (à leur demande, au cri de « mais à quoi ça sert ??« ). J’ai un peu ramé à vrai dire à faire comprendre l’intérêt de l’outil, l’instantanéité en 140 caractères, le côté info flash mais aussi petites conversations entre amis. D’un autre côté, j’ai pas été aidée par ma time line (les comptes que je suis, pour être moins jargoneuse), qui n’avait pas grand chose à raconter ce soir là (vous me direz, c’est rassurant un samedi soir, et c’est moins honteux que le live tweet généralisé de Top Chef ou de Confessions Intimes).

Vous remarquerez que le menu déroulant sur la droite  de cette page de blog qui vous permettait d’ailleurs de retrouver mes 4 derniers tweets a disparu. C’est NORMAL. Je trouvais à la base, lors du changement de design du blog il y a un an, que c’était sympa d’avoir une petite fenêtre ici sur l’activité touitteur qui est la mienne, mais j’ai changé d’avis. On ne voit que mes tweets, et les 4 derniers, et sortis du « contexte » d’une time line vivante et mouvante, ça ressemble à rien.

Du coup, si vous souhaitez savoir ce qui s’y passe (TELLEMENT de choses), suffit de rejoindre mes 1.111 abonnés. Ces temps ci, c’est un poil plus actif qu’ici (comprendre : je poste des photos gâteuses et en gros plan de la Dauphine).

Collants très cholis trouvables .

A part ça la vie est belle mes chéris (je parle comme Cristina Cordula si je veux).

J’ai deux (très) beaux enfants sages et épanouis devant lesquels je suis en amour, un mari qui me fait la cuisine et des cadeaux. Il fait beau et pas trop chaud, je peux me promener les jambes à l’air avec le porte bébé léger et le bébé souriant (elle a deux mois tout juste, elle est toute douce et encore légère comme une plume). Je suis en congés pour deux mois encore, et j’essaie de ne pas trop penser au retour inéluctable aux affaires. Les journées s’écoulent, faites de pas grand chose et de petits riens, le quotidien, la routine, la vie des bébés et des enfants. Ca sent le linge propre et le lait. Je sais que ça ne durera pas, c’est bien comme ça, j’en profite pour mettre pas mal de choses entre parenthèse. Le reste attendra.

J’aimerais juste essayer de retenir un peu le temps. Je pense notamment à ces albums photos qui n’ont jamais vu le jour, je m’en veux un peu de ne pas m’y mettre, car j’aimerais avoir un support / un soutien à ma mémoire défaillante pour pouvoir me rappeler et raconter à mes enfants ces jours heureux et jolis en leur compagnie (et si je leur faisais un blog ?).

Dites 33.

Je suis TRES déçue les enfants, à double titre.

1. L’année dernière, je vous avait demandé de noter la date. Le 12 avril.

Hé bien peau de zob, personne n’est venu ici me souhaiter mon anniversaire (hors FB et touitteur). C’est proprement scandaleux 😉

2. Normalement, aux alentours de cette date bénie de la célébration de ma naissance, démarre la Nouvelle Star.

Hé bien peau de zob bis, cette année, que dalle. La seule émission où j’ai eu l’occasion de voir Lio, c’est dans un numéro des Maternelles sur le burn out maternel. Top glamour quoi.

Et ne me parlez pas de « X Factor » ou de « Je veux signer avec Zeitoun ». Ca n’a rien de comparable, j’en veux pas.

Alors qu’est ce qu’il me reste pour fêter mes 33 balais ? (omondieu, 33 ans)

Deux enfants, plutôt (très) beaux et pas (trop) chiants.

frere et soeur

Et un TOUT petit cadeau de naissance de chez Dinh Van.

dihnvan

(Oué, l’Epoux assure comme une bête, dans les deux cas, on sait, on sait.)

Pourquoi ?

Dans un de ses posts, Valérie interroge la maternitude et la paternitude. Elle a raison de poser la question. Pourquoi interrogerait on toujours ceux qui ne veulent pas en faire. Pourquoi fait on des enfants ? (car 90% des femmes en font.)

Dans la soirée d’hier, alors que l’Epoux et moi épongions le vomi de l’Héritier (qui est donc vraiment très allergique aux desserts maghrébins plein d’arachides, on l’aura BIEN BIEN compris maintenant), pas certain que la réponse aurait été très avenante. Après, c’est une question difficile, ambivalente, pas évidente du tout. Y’en a même qui en font un blog. Pour ma part, je trouve la question d’autant plus intéressante, que je n’aime pas les enfants, et n’en ai pas voulu, spontanément, ardamment, depuis mes 8 ans. Je connais bien les gnomes. Déjà j’ai une soeur et un frère. J’ai un père prof et une mère instit, ça causait (et cause) souvent éducation et pédagogie à la maison. Et j’ai été animatrice en colonie de vacances, donc je m’en suis cognée des gosses, par wagons de 12. Les bébés, j’ai toujours trouvé ça mignon certes, mais je sais aussi que ce sont surtout des réservoirs infinis à caca et à vomi (et j’en ai eu la confirmation). Bref, aucun gâtisme de ma part, et aucun instinct de reproduction ou maternel. Que dalle de ce côté là. Donc quoi ?

1. Un conformisme

Soyons lucides. Je suis un enfant ainé, je suis donc très souvent dans le conformisme vis-à-vis des attentes de mes parents. Si si, testez sur vous / autour de vous, les enfants ainés sont souvent bien plus soucieux de répondre aux ardentes attentes de leurs parents que les suivants dans la fratrie. J’ai donc accompli un parcours de vie jusqu’à présent très proche de celui que des parents « normalistes » peuvent souhaiter pour leur progéniture : une enfance riante / une adolescence pas trop tapageuse / des études pas trop honteuses et raisonnablement longues / un travail à la sortie / une vie amoureuse accomplie et fructueuse / des enfants (Dieu que ma vie semble CHIANTE décrite comme cela, heureusement qu’on a mis deux ou trois de grains de sable dans les rouages hein). Et j’ai donc conscience que mon parcours de vie correspond en grande partie au souci que j’ai eu de ne pas décevoir ou de satisfaire des parents auxquels je suis très attachée.

Autre forme de conformisme, je suis issue d’une fratrie de 3 enfants, et j’ai vécu des années heureuses dans une famille où les parents étaient visiblement épanouis de vivre une vie de famille (ou alors faisaient bien semblant), et j’ai toujours été contente d’avoir des frères et soeurs, même s’il y a eu des phases de la vie où leur poids / leur présence était plus ou moins important ou encombrant. Alors il est naturel je crois que dans mon chemin de vie, celui de fonder une famille me soit apparu attractif, puisque mon vécu m’a toujours renvoyé une image positive des valeurs, des principes et de la « pratique » de la vie de famille. Je peux donc comprendre que des enfants de couples divorcés (au mieux) ou de parents malheureux ou maltraitants (au pire) aient une toute autre vision de l’enfantement et de la vie qui en suit. Par contre, j’ai eu une mère qui a passé beaucoup d’années au foyer, et qui m’a bien avertie contre les risques de cette configuration, et m’a toujours poussé à me hisser à hauteur d’homme, et me donner les moyens de défendre mon indépendance.

2. Un choix de vie … et un peu de chance

J’ai la grande chance (ou me suis donnée les moyens, on peut voir ça comme ça aussi, en toute modestie) de ne pas subir ma vie. Du moins pas complètement. Ce que je suis et ce que je fais (hors les déterminismes et conformismes que j’ai abordés juste avant) sont le fait de mon action … ou de mon inaction bien entendu. J’ai eu l’occasion de vivre en couple pendant plusieurs années, sans enfant, et sans que cela ne me manque. Ce sont des années que j’ai vécues avec bonheur (autonomie financière, sorties, démarrage d’une vie professionnelle avec salaire confortable, vacances, amis, …), et j’aurais pu continuer ainsi. MAIS, quand on commence à avancer dans la vie, dans un parcours personnel, qu’on commence à prendre la mesure du temps, et du temps qui passe (personnellement, j’ai vraiment pris conscience du temps, de la rapidité de son écoulement, et de ma propre finitude à 23 ans), on fait inévitablement le point sur les expériences que l’on veut vivre, et celles que l’on va laisser de côté, abandonner ou éviter. Pour ma part, à 23 ans, j’avais fini mes études, je commençais à travailler, j’avais un amoureux depuis déjà 5 ans, je vivais bien (matériellement et affectivement) mais j’ai eu un vrai questionnement sur ce qu’est une vie et ce que l’on peut / veut en faire. La première décision a été de quitter Paris. D’autres décisions ont découlé, plus ou moins conscientes ou volontaires, car je ne suis pas seule, et j’ai eu aussi la chance d’être avec quelqu’un qui partageait une vision / des valeurs proches des miennes. Faire des enfants a donc été une étape de ce chemin que l’on faisait ensemble, des expériences que l’on voulait avoir de cette vie terrestre. C’est pas tout de penser que l’enfantement et la famille font partie des expériences dont on a envie de goûter. Faut il encore trouver celui avec qui on la partagera. J’ai cette chance infinie.

3. Un épanouissement narcissique

J’ai donc fait le choix, et j’ai pu le réaliser sans trop de difficulté (techniquement parlant), d’avoir un enfant. Et puis deux maintenant. Pour autant, ça n’a pas modifié ma vision : je n’aime pas les enfants, de manière générique. J’aime les miens, ceux des autres sont toujours aussi relous et inintéressants à mes yeux (à quelques exceptions près). Par contre, je découvre dans le fait d’avoir des enfants un épanouissement très particulier, que je n’ai pas expérimenté ailleurs. Je ne sais pas si le qualifier de narcissique est approprié (dans le billet de Valérie, certains parlent d’effet miroir, ça doit être le plus approchant), mais en tous cas, fonder sa famille, avoir des enfants à soi, c’est construire une entité collective à façon (au sens façonnée). Et ça c’est cool. C’est donc assez narcissique, car cela permet de partager ta vie avec des personnes que tu as choisies (ton mec) et d’autres qui t’aiment et te ressemblent (tes enfants) (oui ton mec aussi t’aime). Et si on s’enrichit des différences, quand on a un minimum de narcissisme en soi (au sens positif du terme : confiance en soi et ce que l’on est), on a beaucoup de plaisir à vivre cette expérience unique, celle de fabriquer et faire grandir des petits d’hommes en les accompagnant et redécouvrant avec eux les menus plaisirs et aventures de nos vies humaines.

Qui un jour se barreront en  claquant la porte en vous traitant de vieille peau. Les petits cons.

L’Homme moderne – Benjamin Paulin

J’ai découvert le texte de cette chanson sur un blog (me demandez pas lequel, j’en lis + de 300, et en ce moment, entre 3 et 4 heures du matin, pendant la tétée de nuit), et puis la chanson elle-même. C’est ballot, mais je trouve les paroles, très vraies et sonnant très justes, mal assorties avec la musique.

Ca fout bien le brin en tous cas.


Benjamin Paulin – L’Homme moderne (clip officiel) par FredVermeersch

Un beau mec le Paulin, soit dit en passant ….

PS : Désolée de cette faible production bloguesque, mais la Dauphine est particulièrement exigeante ces jours ci en terme de tétées – nombre et durée. Du coup, tout ce qui ne peut pas se faire d’une main et assise avec un nourrisson sur les genoux passe au second plan. C’est ainsi – par exemple – que j’ai à peine commencé à envoyer les cartes de naissance (bah, tout sera envoyé avant ses 18 ans, hein). Ce qui me permet de rappeler à toutes les âmes bien intentionnées que le congé MATERNITE porte bien son nom … (Oui parce que toutes les phrases qui commencent par « Ah mais si j’étais à ta place, je profiterais de mon congé pour … écrire mes mémoires / chercher un nouveau boulot / repeindre l’appart / trier l’argenterie … » commencent à me gonfler.)