Comme une envie de short rouge …

Pas pour moi, hein, j’évite la sur exposition de mes cuissots pour l’instant, et ce malgré la chaleur de four sur Lyon depuis quelques semaines. Je crois qu’il va falloir que j’arrête de manger pour 2 (mais en même temps, je nourris un bébé balèze, ça me sert de paravent depuis 3 mois 1/2).

Décidément Julien Doré, il est très bon. En plus il rend hommage à la Ford Punto.

Souvenir ému de la voiture de fonction de feu mon grand père, une Ford Scorpio, dite Le Tank, que j’ai conduit quelques années après qu’il ait lui même décidé d’arrêter de conduire (après ses 70 ans), et que j’aimais d’amour (sièges chauffants en cuir, tableau de bord en merisier, boîte auto, 18 litres de conso / 100 km, un amour de bagnole non écologique). J’ai des émotions automobiles discutables, je sais. Et encore, je vous ai pas causé de ma 1ère tuture, une Fiat Panda en carton, ni de ma préférée, une Honda Civic que des japonais prenaient en photo dans les rues tellement elle était vintage.

Voilà, c’est tout. Pour le moment.

Inventaire(s)

Je pourrais pratiquer la politique de l’autruche, mais c’est inévitable, le condamné ira à l’échafaud (non, je vais pas parler de Dominique et sa biroute baladeuse), je vais pas tarder à reprendre le travail.

(Gros soupir.)

Et devoir abandonner ma petite boule d’amour aux billes bleues.

inv 1

J’appréhende d’autant plus ce moment car je l’ai déjà vécu, un certain 3 janvier 2008, quand il a fallu confier l’Héritier à sa nounou de poche, alors qu’il était âgé de tout juste 3 mois. Ce coup ci, je vais y aller plus à la coule, chat échaudé craint l’eau. La Dauphine aura ses 4 mois, et surtout elle sera gardée par ses grands-mères gâteuses jusqu’aux vacances d’été, car il est impossible d’organiser ce que je veux d’ici la mi juin (oui je parle à la 1ère personne, car il semblerait que cette tâche honorable de l’organisation de la garde des enfants soit mon domaine exclusif et réservé, c’est un honneur et une plaie).

En attendant que ce jour fatal arrive, je fais l’inventaire déjà nostalgique de ces petits moments quotidiens dont je vais être bientôt privée.

:: Le premier cri de la nuit / du matin, celui qui me fait lever comme un ressort dans les 3 nano secondes qui suivent pour aller la chercher avant qu’elle ne réveille la maisonnée. Même si j’ai tout fait pour qu’elle fasse ses nuits assez vite (ce qui est aujourd’hui chose faite, on peut le dire, youhou), il n’y a pas de plus doux plaisir que ces moments silencieux et ouatés, où elle tête les yeux grands ouverts dans la pénombre du salon, à 4 heures du matin, en vous fixant de ses billes rondes.

4h

:: Les séances tétouille / glandouille dans le lit, après les départs des hommes le matin, ou devant Les Maternelles, à chialer au moindre reportage impliquant des nourrissons (soit tout de même 75% de l’émission).

:: Les mercredi chez la Reine Mère, à refaire le monde (c à d dauber sur la terre entière), s’entre épiler (elle m’épile les sourcils, je lui épile la moustache), regarder les enfants jouer dans le jardin et se dire qu’ils sont beaux, se balancer dans le hamac sous les arbres, regarder les enfants dormir et se dire qu’ils sont encore plus beaux, boire du vin blanc frais avec mon père …

:: Les déjeuners en terrasse avec la poussette, avec ce bonheur absolu de pouvoir manger au soleil en piaillant avec les copines, pendant que la Dauphine dort du sommeil du juste (elle adore dormir dans le brouhaha).

:: La balade de 17 h 30 pour aller chercher le grand. L’écouter raconter sa journée. S’arrêter au parc pour que le grand puisse jouer (et la petite prendre un petit apéro), boire une grenadine au bar avec le grand (« dans BAR y’a un R comme dans GASPARD », la réplique culte de l’Héritier qui lui vaut un Carambar gratos à chaque fois).

Bref, je profite, je profite comme tout le monde me dit de faire (et notamment les collègues du bureau, ce qui m’inquiète un peu), même si cela a déjà un petit goût de paradis perdu …

inv 2

(Sinon, j’en profite pour un petit message personnel à celui – il se reconnaîtra, ce marseillais de merde – qui a gravé un fort seyant « PD » avec sa clef de voiture sur la carrosserie de mon malheureux scenic immatriculé dans le 75 lors de mon passage dans ce charmant département des Bouches du Rhône : je t’encule connard !)

(Je suis un peu grossière, je sais, mais ça m’énerve.)

Et ma queue dans ta bouche (connard) ?

Voilà, je le savais, fallait que j’arrête les infos. C’était prémonitoire tout ça ….

En bonne française moyenne, je suis passée par toutes les sentiments habituels face à ce genre d’évènements extra-ordinaires. L’incrédulité. La sidération. Le besoin de comprendre / de savoir. Etc. Je n’ai pas de vie sociale trépidante en ce moment (entendre, je n’ai personne avec qui converser à la machine à café de l’état du monde), mais Twitter remplit bien son rôle de conversations de comptoir et de caisse de résonance. Depuis dimanche je me suis abstenue de tout commentaire de l’Affaire, en dehors de la retranscription d’une phrase culte de la Reine Mère (« DSK, c’est comme les melons, il pourrit par la queue »). J’ai lu, regardé, écouté.

Jusqu’à la nausée.

Nausée provoquée par cette dérive machiste incompréhensible pour moi (mais facilement explicable par la domination masculine dans le monde politique et même dans une partie des médias), qui a fini par faire déborder le vase de l’acceptabilité de la connerie.

Au rang de ces énormités inadmissibles :

:: la défense de BHL de son ami de 30 ans,

:: la sortie de JF Kahn (un troussage domestique, non mais sans déconner les gens),

et il y en a eu pléthore d’autres. Distillées avec plus ou moins d’aplomb. Mais toutes stupéfiantes à entendre.

Phallocratie de merde.

Plusieurs personnes, majoritairement des femmes (comme de par hasard), se sont élevées pour siffler la fin de la récré et distribuer les cartons rouges :

:: Titiou Lecoq sur Slate,

:: Olympe, sur son blog et en référence à Rue 89,

:: Valérie sur son blog,

Ca me fait doucement rigoler les articles où les journalistes politiques viennent battre leur coulpe, comme si nous voulions TOUT savoir de la vie sexuelle de nos élus. Comme si c’était cela la question essentielle en l’état. Faux débat. J’en avais rien à cirer que DSK soit un coureur de jupons relou, ça n’influait pas sur mon opinion sur l’homme politique (à part un peu de compassion pour Anne Sinclair). Qu’il ait pu VIOLER une femme est une toute autre affaire.

Il y a quelque part une fille de mon âge à qui un homme a forcé à prendre sa queue dans sa bouche. C’est ce qu’elle dit avoir vécu, et c’est ce qui doit être vérifié, et il faudrait juste prendre la mesure de la violence, du viol qu’elle a subi, si cela est confirmé. Que cet homme soit un puissant ne le dédouane pas (certains diront même au contraire, mais je ne suis pas d’accord), et il s’agirait avant de se porter à son secours de conserver un minimum de décence pour la victime.

Bordel.

3 mois

Depuis hier, la Dauphine a 3 mois.

3 mois

Bordel, déjà 3 mois, seulement 3 mois.

Pour son frère, à la même époque, il avait fallu que je le confie à sa nounou, ça m’avait fendu le coeur, même s’il était temps que je reprenne une activité sociale et professionnelle, pour le bien de tous. Là j’ai un mois de rab, et j’en suis confite de joie. Evidemment, le fait qu’il fasse grand beau depuis 2 mois doit sûrement jouer un peu dans le plaisir que je prends à ces journées avec ma boule d’amour et son frère.

D’ailleurs, en parlant de l’Héritier, rappelons nous de sa trombine au même âge.

Voilà. Un air de famille quoi. Vaguement 🙂

(Comme je les kiffe ces enfants.)

Chanson & géopolitique

J’ai oublié de vous prévenir (décidemment, je néglige mon blog de manière quasi criminelle), mais samedi soir, j’ai bien évidemment scotché pendant 3 h 30 devant l’Eurovision. Et live twitté la chose.

(Qui a dit que j’avais une vie passionnante ?)

Alors on peut tuer le suspense, la France s’est encore vautrée dans les grandes largeurs. Sur Touitteur, je m’étais engagée à me foutre à poil si la France gagnait. Je ne risquais pas gros, parce que j’étais bien certaine que le sourcilleux Amaury, rouennais chantant en corse (cherchez l’erreur), avait à peu près zéro chance de gagner le ringard concours avec son Sognu. Pourtant y’en a qui y croyaient, puisque les bookmakers le donnaient parait il à 5 contre 1.

Las, comme d’habitude, ça a été le triomphe du mauvais goût, avec une victoire écrasante de l’Azebaidjan, avec cette chanson là.

Incroyable hein.

Pourtant, il y a une explication assez simple, et qui n’est pas imputable au seul mauvais goût du téléspectateur européen moyen. Il s’agit simplement de géopolitique. Si si. Pour cela il suffit de suivre le décompte des points par pays. Bon, avouons le, je me suis LÉGÈREMENT assoupie pendant cette phase de l’émission, mais on me pardonnera, il y a 45 votants (oui c’est une Europe un poil élargie), et chaque pays fait la roue pendant 2 minutes avant de nous lâcher ses points.

Baptiste l’a très bien illustré, l’Eurovision, c’est avant tout un échange de bons procédés régionaux. On ne peut pas voter pour son propre pays, donc on vote pour les voisins ou pour les pays dont est dépendant ….

Et ça, c’est scandaleux.

Autant dire qu’en sus (si je puis dire), nos futurs ex candidats à l’élection présidentielle se mettent à violenter / agresser (on sait pas bien pour l’instant) des femmes de chambre, c’est pas comme ça qu’on va se faire des potes dans le monde entier … D’ailleurs, les grecs seraient en droit de nous en vouloir BEAUCOUP, eux qui nous ont gentiment filé leurs 12 points pour la prestation braillarde du corse rouennais, se voient maintenant retardés dans leurs négociations avec le FMI suite à l’empêchement de son directeur …

PS : sinon, y’avait plein de chagasses (les hongroises et les slovènes en particulier, je vous laisse aller chercher) et des boys bands pas mal dans leur genre (épilé et peu vétu quoi), notamment je vous recommande le black du groupe britton.

(Oui ça fait mal aux oreilles, je sais. C’est pour le plaisir des yeux on a dit.)

Stupeur et tremblements

Un des inconvénients avantages d’être à domicile, c’est de pouvoir regarder les infos dans la petite lucarne. Souvent, je me dis que je ne devrais pas.

Déjà, faut voir le niveau des reportages. Et pourtant je ne regarde pas Jean-Pierre P. sur TF1 (qui était presque drôle dans « La carte et le territoire » de Houellebecq). Par exemple, hier midi il y a quand même eu un REPORTAGE (pas une brève, non, 2 ou 3 minutes d’enquête journalistique de haut vol) sur une famille qui est menacée de prison parce qu’ils ont adopté un renard. Si si. Un renard. L’actu capitale quoi.

Par ailleurs, mes hormones étant toujours utilement positionnées au bord de mes paupières et sous formes de larmes, le moindre reportage sur des enfants, malheureux, malades, battus, morts, me mettent dans des états pas possibles, et je chiale comme une madeleine.

Enfin, il y a ces faits divers atroces, qui me mettent dans un état de stupeur (et donc de tremblement, petit hommage au dernier bon roman d’Amélie Nothomb, c’est dire si ça date). On a expliqué de longue date la fascination que le public peut avoir pour les faits divers (ici un bon article publié par Owni). Si je résume, le fait divers, c’est l’histoire de monsieur et madame tout le monde, qui a un moment de sa vie, a basculé dans l’exceptionnel (crimes, meurtres, actes de folie variés et aux conséquences irréversibles). Les faits divers, c’est l’équivalent adulte des histoires pour faire peur aux petits enfants. On se les raconte à voix basse et un peu effrayée, en se réjouissant de ne pas en être, mais avec une fascination morbide qu’on réprime plus ou moins :

:: le moins : on regarde ça d’un oeil distrait et vaguement écoeuré aux infos ces histoires privées mises en place publique,

:: le plus : on achète compulsivement Détective et on se repait du malheur qui frappe ses pairs en se félicitant de ne pas en être.

Ces dernières semaines, vous n’y avez pas échappé, l’affaire de Nantes (belle ville qui m’a vu naître par ailleurs) a largement envahi les écrans d’infos, médias classiques et ouèbe (puis s’est fait coiffer au poteau par le mariage royal et la fin de Ben Laden). La psy qui sévit sur Vergibération en a très bien parlé, et dans d’autres articles sur son blog (à la mise en page atroce, je sais, mais c’est le contenu que j’apprécie, pas le contenant). J’aime ses analyses, surtout qu’elles sont bien plus objectivées et étayées que le monceau de conneries qu’on a pu voir circuler sur l’internet mondial notamment, puisque maintenant, avec Gogole, chacun se croit capable de mener l’enquête (on appelle ça le stalking voyez vous, c’est un truc de no life vous diraient les jeunes, un bon article est sorti sur Slate à ce sujet).

Aujourd’hui, rien ne prouve encore que ce monsieur a tué toute sa famille de sang froid, même si le faisceau d’indices est de plus en plus important. Toujours est il que comme d’autres, j’ai suivi et continue de suivre cette actu. Parce qu’il est indéniable que lorsque l’on a une famille, des enfants, ce type de faits divers crée chez vous (en tous cas chez moi) un écho angoissant. Comme peut-on en arriver là ? Comment peut-on programmer et tuer de sang froid ses propres enfants, sa femme, écrire une lettre où l’on dit « inutile de s’occuper des gravats et autres bazars entassés sous la terrasse : c’était là quand nous sommes arrivés ici », et qui correspond à l’endroit où il a enterré tout le monde ….

Autre fait divers qui m’a frappé ces derniers jours, l’affaire du viol collectif qui a eu lieu en pleine journée et en pleine semaine sur la place de la gare de la Part Dieu, que je traverse régulièrement, pour prendre le train ou aller au centre commercial. Là aussi, la proximité joue sur mon émotivité, ça se passe dans un lieu qui m’est familier, et ça concerne des enfants qui pourraient être les miens dans quelques années (sachant que j’ai plus pensé à ma fille qu’à mon fils naturellement …). Là encore, je m’émeus, je m’effondre, je tempête. Dans quel monde vit-on ? Comment on en arrive à des comportements pareils ? Et avoir des enfants, là encore, emporte un écho particulièrement douloureux. Je ne sais pas de quoi je serais capable si un jour un abruti de 14 ans obligeait ma gamine à lui tailler une pipe (tout en la filmant devant son petit frère de 6 ans !).

Je regarde donc ma lucarne (télé / ouèbe) avec inquiétude (et d’ici un mois, réjouissons nous au moins de cela, la reprise du boulot mettra fin à cette vilaine habitude anxiogène, ça fait un point positif à en tirer). Ce reflet déformé de la réalité. D’une réalité qui m’échappe, parce que je m’imagine quelque part que je vis au pays des bisounours, où les familles vivent en (relative) harmonie, et où aucun pré ado ne pense qu’une fille doit se soumettre à son désir. Monde de merde (ça me fait penser à cette note de Boulet :)).

Ca a FAILLI se faire …

Aujourd’hui je m’étais dit que je profiterais de la sieste de la Dauphine (et du retour de l’Héritier à l’école) pour reprendre une activité blog au dessus du niveau de la mer(e). J’avais plein de sujets à râlerie émotion :

:: la recherche d’un mode de garde pour tes gnomes, éternel casse tête parental, qui bouffe les deux tiers de ton temps disponible pendant ton congé mat (soit donc 1h30 par jour en moyenne).

:: la presse féminine, qui continue de nous prendre pour des jambons (mon cuisseau se porte bien, merci), avec des PULPEUSES qui pèsent 54 kilos, ah ah ah.

:: Twitter, qui commence doucement à supplanter dans mon activité numérique ce blog, par commodité / flemme / rapidité / instantanéité.

:: les déceptions que me cause mon Laurent (Wauquiez).

:: Etc.

Las, je ne sais pas si c’est la séance collective (pour elle & moi) d’ostéo ce matin, mais une fois l’heure de la sieste venue ….

Voilà quoi …. on était deux sur le flanc …

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Je tire le maximum ma flemme profit de ces instant avec mon petit bout de fille. Rien à foutre d’être fusionnelle bordel. Pas là, elle a à peine 3 mois, elle grandit à toute vitesse et en même temps elle est si petite et attendrissante, cette boule chaude et souriante qui n’attend que vos seins bras pour s’y lover et se pâmer de bonheur. C’est tellement facile et donc grisant de les satisfaire quand ils sont si petits qu’on est tenté d’en abuser. J’ai décidé que ce n’était pas de l’abus, mais bien ma part de joie réglementaire, jusqu’à que le chemin du boulot soit inévitable. C’est un des apprentissages d’avoir eu déjà un enfant : on réalise la fugacité de ces instants simples et émerveillants (cherchez pas, c’est une licence poétique). L’Héritier a déjà / seulement 3 ans 1/2 et c’est déjà tellement plus compliqué : il ne faut pas que l’aimer et assurer ses besoins vitaux, il faut aussi l’éduquer, l’élever, le surveiller, le sanctionner, lui faire les gros yeux, lui dire non, …

J’en profite d’autant plus depuis 1 semaine que grâce à un fameux stratagème nommé allaitement mixte (et hop, on ajoute à la tétée du soir un roboratif biberon)  la Miss ronque du sommeil du juste de 21h à 7h le lendemain 🙂

3 Mariages et 1 Divorce

L’autre soir, alors nous dinions chez mes parents, nous évoquions la séparation d’un couple d’amis. La Reine Mère, sur le ton de la boutade, m’interpelle « mais dis moi, sur les couples qu’il y avait à votre mariage, il en reste encore ensemble ?« . Ahem.

(Là, je vais pouvoir tester combien de mes amis et connaissances lisent ce blog, et vont me contacter pour savoir quel est le couple en question. Bande de rapaces ! Je vous lâcherais RIEN.)

A vrai dire, sur le coup, j’ai failli lui répondre que 3 couples sur 4 à peu près se sont séparés depuis notre mariage, en grande optimiste que je suis. Et puis, je suis allée feuilleter l’album du dit mariage.

Déjà, petite madeleine de Proust, je me suis encore repue des photos (oui le mariage de Will & Kate m’a mis un bon coup de nostalgie, on l’aura compris.)

mar4

mar3

mar2

(Oui, y’a pas de photo où on voit l’Epoux de face, qui était pourtant très en beauté aussi ce jour là, mais il m’interdit toute apparition photographique trop explicite sur ce blog.)

(Oui on a pris un bateau, mais pas pour aller à Fort Boyard se faire marier par Passe-Partout, juste pour transporter les invités entre le lieu de la fête et l’Hôtel de Ville de La Rochelle, soit le port des Minimes à traverser. On s’est bien marrés. Oué.)

Au final, j’ai pris la photo de groupe (200 invités, tous réunis dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville, la classe à Dallas. Quand j’y pense, heureusement que j’avais pas de blog à l’époque, vous en auriez bouffé à toutes les sauces), et j’ai fait le compte.

mar6

Hé bien on ne déroge pas aux statistisques en la matière. Un couple sur trois présent à notre mariage n’existe plus, 7 ans après. Le coup de bambou.

Bien sûr, la plupart ont retrouvé compagnon ou compagne. Il y a ceux que l’on a perdu de vue, avec ou sans regrets, parce qu’il fallait « prendre parti » au moment de la séparation, et dont on se demande ce qu’ils sont devenus, eux qui ont partagé avec nous ce moment intime (oui même à 200 pékins, un mariage reste un moment intime) et sont partis sans laisser d’adresse. Le temps passe bordel. Il y a des enfants maintenant, de plus en plus (y’en avait déjà à l’époque, quelques uns, mais on était des vilains, on n’en voulait pas trop lors de la noce). Et il y a ces amis, de plus en plus nombreux, dont on fête …. les 40 ans. Fuuuu. Ca fait quelques années que je n’ai plus de mariage, à mon grand regret. Il y a eu 4 ou 5 années fastes, on en avait une demi douzaine par an, et paf, dès que nous sommes entrés dans la trentaine, la source s’est tarie.

Elle est étrange cette révolution tranquille où vous vivez des moments qu’il y a quelques années vous paraissaient de l’ordre de la fiction, du roman. 4 mariages et un enterrement, ça n’est plus du cinéma. La vie est taquine. Il y a ces couples que l’on croyait insubmersibles et qui ont explosé en vol. Ceux sur lesquels on ne misait pas un kopeck, et qui finalement font leur bout de chemin ensemble. Je scrute sur les photos ces visages juvéniles, sortis de la vie étudiante depuis peu, jeunes travailleurs qui n’en veulent, et je suis frappée par le temps, son empreinte. C’est parfois presque indécelable, cette fuite en avant. Les hommes bougent peu (les salauds). Les filles, surtout celles qui ont enfanté, ont pris du cul (je suis la 1ère dans cette bien triste catégorie hein). Finalement, ce sont nos parents qui changent le moins. Sûrement par aveuglement, parce qu’on ne veut pas les voir vieillir.

Pour finir avec la nostalgie :

=> La chanson sur laquelle nous avons lancé le bal de notre mariage. J’en avais causé ici.

=> Le meilleur roman parlant d’un mariage, c’est celui de Blandine Le Callet, Une pièce montée (qui a été adapté au cinéma je crois).

Et rien à voir, mais j’allais pas en faire une note en propre, le buzz dont toute la blogo / twitto sphère s’émeut. Une campagne de pub douteuse pour la promotion de l’épilation intégrale de la chatte. Vous savez ce que j’en pense. Le poil, surtout pubien, c’est la vie.