Le maternage, nouvelle forme d’esclavage de la femme

(Messieurs Dames, si les histoires de nains vous gonflent, passez votre chemin.)

Ce congé maternité (qui touche à sa fin, bouhouuu, j’ai gratté tout ce que j’ai pu, mais va bien falloir y retourner) m’aura permis, comme le précédent, de me consacrer à mon bébé magique (pas de photo de la Dauphine, z’en avez assez bouffé non ?), et à lire pas mal de choses concernant la maternité, l’allaitement, l’élevage des nains en milieu urbain, grâce aux NOMBREUSES heures passées à l’allaiter. Pour l’Héritier, premier né oblige, j’étais une vraie néophyte, donc je passais pas mal de temps dans mon RUFFO à regarder si sa croissance était normale, si je faisais les bons gestes, s’il grossissait assez, etc. Là, ayant quand même pas mal d’automatismes et l’expérience du premier, j’ai pu avoir un peu plus de recul sur mes lectures et échanges.

Concernant l’allaitement, j’avais déjà eu l’occasion en 2007 de me rendre compte de la pression exercée sur les femmes, j’en avais un peu parlé à l’époque. J’avais poussé la curiosité intellectuelle à me rendre à une réunion sur l’allaitement (plus précisement sur l’allaitement et la reprise du travail), organisée par une branche locale de la Leache League (mais ne se présentant pas comme telle, histoire de pas effrayer le chaland). J’avais été effarée à l’époque par les discours hautement culpabilisateurs de ces femmes, notamment sur la fameuse question de l’allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant (préconisation OMS, à resituer dans son contexte). Axiome à peu près intenable quand on reprend une activité salariée … aux 2 mois 1/2 de l’enfant. De cette réunion, j’attendais des conseils pragmatiques pour gérer le sevrage (un cauchemar pour la mère et pour l’enfant parfois), et éventuellement garder quelques tétées « de contact ». Au lieu de cela, les responsables présentes m’avaient surtout égréné tout un tas de solutions inconfortables et à la limite du relou pour tirer mon lait sur mon lieu de travail (moi qui bosse en open space), et surtout respecter ce mantra de l’allaitement exclusif jusque 6 mois. Sur cette question, ma pédiatre m’a toujours mise à l’aise : oui allaiter c’est bien, mais on peut tout à fait faire autrement (ou sans, ou sur un plus petite durée) sans souci, sans que ça soit MOINS BIEN pour l’enfant. Et heureusement.

En 2011, rien n’a changé, et c’est encore pire même je trouve. Elisabeth Badinter en a parlé dans Le conflit, la femme et la mère (regardez cet entretien, on y retrouve l’essentiel de son livre). A nouveau, s’agissant de l’allaitement, j’ai encore eu le droit aux discours culpabilisateurs de ces dames de la PMI, parce que je donnais des compléments de lait en poudre à la Dauphine le soir. Mon observation était pragmatique : le soir, la Dauphine avait les crocs et mes seins eux étaient vides. Moi j’étais épuisée par la journée d’allaitement (des tétées longues et à moins de 3 heures d’intervalle), et j’avais encore 2 tétées la nuit. Après des tergiversations, parce qu’elles me disaient à la PMI que c’était MAL l’allaitement mixte (alors que c’était le conseil en vogue à l’époque de ma mère), j’ai finalement été confortée par l’observation concrète de l’état de l’enfant et de sa mère (ma pomme), et confirmée ensuite par la pédiatre. Avec un biberon le soir, on passait toutes les deux une meilleure soirée et une meilleure nuit. La tétine du biberon ne l’empêche pas d’apprécier mon sein (et le papa peut s’y coller un peu), et maintenant, le sevrage se passe aisément. Na.

L’injonction de l’allaitement est toujours aussi forte donc en 2011, mais j’observe que la pression sur les parents (et en particulier les mères) s’est étendue depuis à d’autres thèmes de la petite enfance et la puériculture. En vrac : l’accouchement naturel,  le co dodo / co sleeping (c’est à dire dormir avec le nourrisson dans son lit, très corrélé à l’allaitement), le portage en écharpe (idem), les couches lavables, la diversification alimentaire, et ensuite l’éducation « sans violence ». Autant de thèses éducatives que l’on retrouve globalement sous l’appellation de maternage (tant pis pour les pères soit dit en passant). Autant de préconisations fortement engageantes pour les parents et les mères qui veulent s’y coller, et qui reposent globalement sur des solutions « naturalistes », un espèce de retour aux sources, qui font faire les yeux ronds aux femmes de la génération de ma mère et de nos grands mères, qui se demandent comment on peut revenir à l’âge de pierre, elles qui en ont bavé avec les couches lavables et l’absence de petits pots. Et effectivement, je suis aussi choquée de me confronter dans mes lectures à ces incitations culpabilisatrices : « si tu ne le fais pas pour ton enfant, il sera moins épanoui, en moins bonne santé, et se développera mal ». Sans que ces préconisations n’aient aucun fondement médical établi. Car  là dessus, il suffit d’interroger les pédiatres avec un peu de bouteille : tout ce qui concerne la puériculture est une question de mode / de tendances. Tous les 15 ans, ça change. Et que les études dont se gargarisent les « naturalistes » sur les sites internet pour se donner une légitimité sont souvent très orientées et à considérer avec méfiance.

Un exemple concret qui me vient concerne le portage des bébés. Dans le trousseau de naissance, vous prévoyez généralement une poussette (nacelle avant 4 mois, puis cosy, et poussette inclinable), et éventuellement un matériel de portage, histoire d’avoir une solution un peu moins encombrante pour vous balader avec le bébé. En 2007, on m’avait offert un porte bébé classique, à ma demande. A l’époque, j’avais demandé à ma pédiatre son avis, elle m’avait conseillé le porte bébé plutôt que l’écharpe, pour de petits trajets et petites durées de portage. En 2007 on en voyait un peu dans les rues, en 2011 de plus en plus, des bébés dans des écharpes de portage. Il y a un coût différent d’acquisition pour le portage, pas tant pour le prix de l’équipement (mais déjà très différent, au bénéfice de l’écharpe), mais pour la technique à acquérir pour faire les différents noeuds, et à adapter en fonction du poids et de l’âge du bébé. Que les pro-portage s’expriment et soient prolixes sur le bonheur du portage est une chose, mais là encore, elles vont aller sur le terrain du militantisme, en ayant un discours ENCORE culpabilisateur, voire alarmiste sur d’autres solutions moins « maternantes » que les leurs, comme par exemple dans cet article mettant en cause une marque précise. J’imagine la réaction de la jeune mère qui lit sur internet qu’elle fait du mal à son enfant en utilisant un matériel qu’elle a payé (cher) et qui est homologué. J’ai vu qu’entre temps la blogueuse a rajouté une mention « je souhaite préciser que le portage physiologique n’ayant pas été officiellement ni scientifiquement reconnu, Babybjörn est tout à fait en droit de continuer à commercialiser son porte-bébé. Mon article relève d’une conviction personnelle, partagée par un grand nombre de personnes. » Je suis contente de cette mention (sans doute destinée à se prémunir d’éventuelles poursuites par la marque incriminée), mais il reste que pour moi cet article est symptomatique de cette tendance actuelle à mettre en avant des solutions « naturalistes », sans fondement scientifique (comme si la nature était forcément bien faite), et mettant la pression à n’importe quelle jeune primipare qui se documenterait sur la question (et encore, l’article de Maman sur Terre est respectueux et relativement tempéré malgré l’alarmisme, j’ai vu des choses bien pires). Toujours est il que je serais curieuse de connaître combien de mères peuvent assumer les préceptes du maternage en travaillant à temps plein, et avec plusieurs enfants. Ce qui me rassure, c’est que des sites / blogs que j’ai pu consulter, ce sont généralement des mères avec un seul enfant et en congé parental qui s’y collent, au maternage. Et on revient donc à l’inquiétude de Badinter : cette tendance naturaliste est en train de ramener les mères au foyer.

Au-delà du Badinter, j’ai également acheté un ouvrage un peu plus aride, mais plus complet, de Sandrine Garcia « De la cause des femmes à la cause des enfants » (éditions la déccouverte / genre & sexualité), qui traite aussi de ce basculement actuel vers l’enfant tout puissant, auquel on doit sacrifier sa vie de femme (2 ou 3 ans, le temps de se déclasser professionnellement et socialement, et qu’il entre à l’école). Je suis la première à revendiquer le droit à un lien fusionnel à mon (tout petit) enfant, à trouver que le congé maternité est trop court, et que pour celles qui le veulent, il devrait être plus long et partagé avec le père, par exemple, comme c’est le cas au Canada. Chacun est libre de faire à sa manière, on est bien d’accord (et je suis la première à détester qu’on me donne des conseils que je n’ai pas sollicité), SAUF QUE, voilà, quand on est jeune mère et peu expérimentée, avec peu de référents, on se rend compte que l’on nage beaucoup dans des injonctions naturalistes, culpabilisatrices et rétrogrades, face auxquelles on dispose d’assez peu de contre poids si on a ni le temps ni le bagage académique suffisant. Car si j’ai la chance d’avoir une pédiatre très pragmatique et pédagogue, de pouvoir me renseigner et avoir des avis différents et éclairés, ne pas me démonter face à des puéricultrices désagréables en PMI, ce n’est pas le cas de tout le monde, et nombreux sont les sociologues, comme Garcia (et pas seulement Badinter), qui lancent des alarmes sur ces dérives qui sont en train de ramener doucement mais sûrement les femmes (surtout les moins diplômées) aux trois K allemands, Kinder, Kirche, Kuche (les enfants, l’église, la cuisine), l’église en moins.

Et en être là en 2011, ça me fout un peu les boules.

Edit de 23 heures : avec plus de 140 commentaires en 10 heures, autant vous dire mes chéri(e)s que je vais pas répondre individuellement, surtout qu’au regard de certains commentaires je serais tentée par quelques réponses lapidaires de type présidentiel (« casse toi … » tout ça). Mais avant de répondre sur le fond, sur la forme, précisons pour mon modeste lectorat habituel (entre 800 et 1200 visiteurs jours) peu coutumier des questions de portage, allaitement et autres joyeusetés de la parentalité : non je ne suis pas lue quotidiennement par la communauté des fort(e)s en thème du maternage / paternage.

Alors, d’où qu’elles viennent ces commentatrices parfois très peu polies ? (non mais c’est vrai, c’est pas des manières d’insulter la taulière comme ça) Hé bien il semblerait que ce soit le / la responsable de la page FB d’un site de vente de produits bio / maternage (ah ah) (nan je vais pas linker moi, faut pas déconner) qui a posté un lien vers mon article en indiquant « Un billet qui tire à vue sur le maternage et qui me semble peu renseigné. Pour celles qui ont le temps, c’est à lire et certainement à commenter (avec courtoisie, on n’est pas nés pour se tirer dans les pattes) ». Alors déjà on notera que la préconisation de courtoisie n’a pas été suivie, loin s’en faut (y’a même des coups de pied au cul qui se perdent), mais ce qui signifie sans doute que cette communauté est coutumière des emportements ouèbesques. Donc je « tire à vue » (pourtant qui me connaît trouvera l’article plutôt mesuré par rapport à mes habitudes outrancières), et je suis « peu renseignée ». OK. C’est donc une page FB / site à vocation commerciale (là je pouffe déjà un peu, puisque les commentaires des maternantes nous ont abreuvé du caractère économique et anti capitaliste de leurs solutions) qui envoie ses clientes / membres de sa communauté venir prêcher la bonne parole auprès des mauvaises mères mal renseignées comme moi. C’est ça le prosélytisme moderne (je like comme on dit sur FB) 🙂

Certains m’ont suggéré de fermer les commentaires ou de les modérer. Mais je suis pas community manager. Ce blog m’appartient, je suis responsable de mes propos et de mes avis, et je laisse les autres s’y exprimer librement, après tout je n’y suis insultée qu’une douzaine de fois, mon égo le supporte tout à fait. Surtout, je suis finalement très contente de ces commentaires, même et surtout les plus offensifs, car à leurs dépends, la communauté des maternantes / naturalistes (on choisira son étiquette, ou pas), ne font que renforcer ma modeste démonstration, basée sur mon expérience personnelle : il existe bien sur le net (et dans la vraie vie aussi) un mouvement militant, naturaliste et culpabilisateur, en faveur de solutions de puériculture, d’allaitement qui sont discutables. Je les qualifie, pour en avoir expérimenté certaines (d’ailleurs, je n’ose pas imaginer ce que j’aurais mangé dans les commentaires si j’avais été une pauvre nullipare comparant les mérites de différentes solutions) de rétrogrades et esclavagistes, en connaissance de cause. C’est mon expérience, mon vécu, et il vaut ni plus ni moins que celui de tout un chacun. Alors les « contre témoignages », de ces cadres sup épanouies à temps plein avec 4 enfants, qui allaitent jusqu’à l’école primaire, font des petits pots maison de la main gauche pendant qu’elles nettoient les couches lavables de la main droite, tout en portant en écharpe le petit dernier, et ont une vie sexuelle délirante avec le petit dernier en co-dodo, qu’est ce qu’elles m’envoient au visage ? Que je ne suis qu’une merde capitaliste et pollueuse, qui pourrait faire un effort tout de même pour tirer son lait 3 fois par jour dans les WC de son bureau, au lieu de lui envoyer des laits industriels qui filent des allergies, sans parler de ces couches qui leur grattent les fesses et engraissent le grand capital. Merci mesdames et bravo d’être tellement aguerries et à la hauteur du métier de mère. Et haro sur la vilaine Sasa (mais faudra quand même qu’on m’explique comment on fait quand on part en déplacement à 8.000 km du domicile pendant 10 jours, on part avec le tire lait en soute et on lui envoie des DHL tous les soirs ?).

Personnellement, et c’était l’objet principal de ma note, je souhaite émettre mon POINT de VUE et mon expérience de la maternité et de la parentalité. C’est un exercice difficile et épuisant, arrêtons UN PEU de vivre au pays des petites licornes ailées. Un bébé, c’est certes un accomplissement dans une vie et une source d’épanouissement (à part entre 13 et 21 ans, où ce sont d’affreux ados imbuvables), mais c’est aussi beaucoup de fatigue, de travail (surtout quand y’en a plus d’un, bordel), cela peut avoir un impact important sur la vie personnelle, professionnelle, le couple. Et n’en déplaise à celles qui disent se sentir emmerdées par les « pro Badinter » dont je suis, moi je trouve que l’on est aujourd’hui plutôt dans la logique inverse. Il suffit de voir les commentaires ci dessous. Si des futures mères ou mères peuvent se sentir un peu déculpabilisées par mon expérience, j’aurais rempli mon modeste office. Ca fera un blog sur dix.

Pour finir sur une note de mauvais esprit (on se refait pas), ce qui est divertissant, c’est que j’ai beaucoup lu dans les commentaires « chacun fait comme il veut, arrêtez de juger, si ça ne vous plait pas, on ne vous force pas ». Mais pourtant, dans le même temps, force démonstrations sont déployées pour essayer de prouver que les mères naturalistes / maternantes / bio sont dans le vrai, à commencer par la référence de la page FB vers cette note, qui visait à venir évangéliser la mécréante que je suis … la boucle est bouclée.

Edit 2 (mardi 16 h) : je poste ici un lien complémentaire à l’ouvrage de Sandrine Garcia, donné par Baptiste Coulmont, mon sociologue favori sur Twitter, c’est l’ouvrage de Séverine Gojard, Le métier de mère, qui semble effectivement dans la même veine des réflexions sociologiques actuelles sur la fonction parentale et maternelle en particulier.

Au passage, on peut s’en attrister, mais le déferlement des mamans bio-investies aux crocs remontés s’est tari, la community manager du site bio ayant supprimé (suite à mon edit d’hier soir je suppose) le lien qui (me) pointait (du doigt). Le dialogue et le débat prônée par elle s’est donc interrompu par là bas, je vous laisse poursuivre ici (ou pas). Je m’en retourne à mes couches sales (et polluantes).

Edit 3 (vendredi 9h) : encore deux liens sur des paternants que je love (coeur avec les doigts) et qui répondent à cet article avec humour et pertinence.

:: la fille aux craies (qui fait des trucs avec ses doigts pour son moustique),

:: Fred Bird (oui un père qui a un avis et qui participe).

269 réponses sur “Le maternage, nouvelle forme d’esclavage de la femme”

  1. je partage bien des choses dans votre article , moi ce qui m’agace c’est la pression subit : quoi tu ne l’allaite pas tu te rend pas compte tu refuse le meilleur à ton enfant (à bon avec un bib je vais l’empoisonner ?) quoi tu te ballade avec une poussette rien ne faut l’écharpe de portage (c’est vrai que bébé est super bien pendouiller contre ma copine!) quoi tu le couche dans son lit , pauvre petit bout tu sait qu’il a besoin de toit tout le temps (à oui dans son lit il va fondre ) …. etc bref que chacun fasse comme il veut et n’emm… pas les autres et le monde se portera mieux

  2. @ Chris : je te rejoins parfaitement.
    Sans oublier qu’entendre parler d’effet de mode concernant l’allaitement, ça fait quand même doucement rire : les femmes allaitent depuis les débuts de l’humanité, soit 250 000 ans, ça c’est une sacrée mode!

  3. je vous cite » ces cadres sup épanouies à temps plein avec 4 enfants, qui allaitent jusqu’à l’école primaire, font des petits pots maison de la main gauche pendant qu’elles nettoient les couches lavables de la main droite, tout en portant en écharpe le petit dernier, et ont une vie sexuelle délirante avec le petit dernier en co-dodo,  » ça j’adore ( je like comme sur FB ) que voulez vous ma pauvre dame nous sommes des « mauvaises meres » mais on l’assume avec panache !

  4. @GwendyMum : Francis et Largentula sont de « vieux » lecteurs de ce blog et de mon twitter, et y pratiquent la dérision couramment. Je me laisse insulter par toutes celles qui le souhaitent depuis ce matin, je ne vais pas en + censurer ceux qui font du 2d degré, même (surtout) de mauvais goût.

    Et une fois encore, je ne stigmatise personne. J’explique juste pourquoi, de par MON expérience, je trouve les préconisations du maternage esclavagistes. Je ne suis pas non seulement maître à bord, je suis aussi une mère avec un vécu, qui vaut bien le vôtre non ?

  5. Bonsoir, je ne suis pas d’accord avec toutes tes opinions, mais je les respectent : on a bien le droit de faire comme on veut (non mais ;)) … du moment bien sûr qu’on ne maltraite pas nos enfants :p
    Et d’ailleurs, même si je pratique (avec liberté et plaisir) certains des préceptes du « maternage » je trouve le terme complètement C.. et les pères dans tout ça : je ne suis pas la seule dans le couple à pouvoir porter un grumeau non?
    Aller, je sors mais je te souhaite bonne continuation 🙂
    🙂

  6. Sasa, en fait beaucoup de mamans maternantes le deviennent par la force des choses et pas parce qu’on leur a dit que c’était ainsi qu’il fallait faire, parce que leur nature les a poussées sur cette voie. Alors oui, sur ce point, nous sommes d’accord, préconiser le maternage, c’est stupide, ça doit venir de soi (et seulement parce que ça correspond à ce que l’on « ressent »).
    Je n’ai jamais dit que mon vécu avait plus de valeur que celui de n’importe qui, d’ailleurs dans mes commentaires je ne parle pas de moi. Je trouve dommage de critiquer de façon plus qu’acerbe le maternage sous prétexte que c’est aliénant pour la femme. Pour moi, une femme qui materne, c’est le summum du féminisme. Etre autonome pour nourrir son enfant, ne pas devoir demander de l’aide pour porter la poussette dans les escaliers (parce qu’on n’a une écharpe), c’est la liberté! Une femme qui materne n’est pas cloîtrée chez elle, elle n’est pas coincée par l’encombrante poussette ni l’heure du bib, puisque le lait, elle l’a toujours à disposition sur elle! Beaucoup d’entre nous pratiquent également l’éducation non-violente, signent avec leurs enfants pas encore en position de parler et dans 95% des familles, les papas sont tout autant impliqués que les mamans (c’est ça l’égalité des sexes!), quoiqu’on en dise. Bien sûr, comme partout, il y a des extrémistes. Mais elles ne sont pas représentatives. Quant au cododo, non, il ne nuit pas à la vie sexuelle. Ce qui y nuit, c’est la fatigue, celle que connaissent tous les parents, maternant ou pas.

  7. Mmmmmmm et concernant vos « vieux lecteurs », je n’estime pas les avoir « insultés » comme vous l’écrivez sur votre Twitter……

  8. Oulalaaaa ! Personne n’est blessé ?! 😀
    Je n’ajouterai pas grand-chose à tout ce qui a été dit si ce n’est que pour ma part, je n’ai pas l’impression que les uns aient un discours + moralisateurs ou culpabilisants que les autres mais plutôt que selon la situation dans laquelle on se trouve, on est + sensible à l’un ou l’autre de ces discours…. Et finalement, c’est un peu comme ça pour tous les sujets relatifs à l’élevage de nains (j’ai fait exprès, ne vous énervez pas !!! Hihihi !)… alors plutôt que passer son temps à se battre, assumer ses choix sans chercher à convaincre personne ou tout simplement se faire confiance me parait bien moins fatigant même si ça demande parfois souvent un peu beaucoup de recul !
    Par contre, il y a 1 chose qui m’a étonnée de ta part, Sasa, étant une de tes lectrices depuis un bon moment déjà, c’est qd tu dis «concernant la nocivité du produit. Si elle était établie, le produit ne serait pas en vente.», tu ne penses pas vraiment ce que tu dis là, n’est-ce pas ?!
    En tout cas, quel buzz !!! Pfiou ! ;D

  9. @ Ann a dit « Je vous envoie mon plus profond mépris. Je n’ai pas choisi la souffrance fœtale aigüe de mon fils, son périmètre crânien trop important ou mon bassin trop petit. Comme je le disais la sélection aussi, elle est naturelle.
    Par contre j’ai choisi un bon gros hôpital et c’est ce qui a permis à mon enfant de ne pas être un légume. Néanmoins il m’a fallu 7 mois pour m’en remettre.
    Aussi vos commentaires culpabilisants je vous conseille de les imprimer sur papier toilette et je suis horrifiée de savoir que vous accompagnez de jeunes femmes enceintes.
    C’est sûr qu’accoucher seule au milieu de son étang c’est tellement plus fun en cas d’hémorragie de la délivrance. »

    Ann, je ne vous ai pas insultée, donc je vous prierai de faire de même. Je ne vois pas en quoi mon commentaire est culpabilisant. Chacune fait ses choix et les assume ensuite, non ? L’accouchement « naturel « (hum ! ça me fait toujours sourire !), ce n’est pas accoucher seule au milieu d’un étang. Mon ainé est né en maternité et c’était pour autant ce que vous appelez un « accouchement naturel »…

    Je suis navrée que vous ayez vécu un accouchement difficile.
    Je vous invite à vous renseigner sur le déroulement d’un accouchement physiologique et aux perturbations qu’entraine la péridurale. Je ne connais pas les circonstances de votre accouchement mais je serais prête à parier que vous avez accouché sous péridurale avec un travail en position allongée ou semi-allongée, une perf’ dans le bras avec passage de d’ocytocine de synthèse, et un monito collé au ventre. Ça se finit trop souvent de la même manière : souffrance fœtale qui entraine selon le stade atteint une césa en urgence ou une épisio-forceps.
    Et ce n’est pas vous que je critique par ce descriptif mais les protocoles hospitaliers. Parce qu’ils manquent de temps et de personnels, voilà à quoi ressemblent beaucoup trop d’accouchements de nos jours !
    La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas une fatalité.
    La France a de très mauvais résultats en terme de mortalité et morbidité maternelles et infantiles depuis quelques années après avoir fait d’énormes progrès ces 60 dernières années. Pourquoi ? Parce que surmédicalisation ! Non, « l’accouchement naturel » n’est pas dangereux, Ann. Ce qui est dangereux, c’est de ne pas respecter la physiologie de la naissance et de ne pas surveiller – sans rien faire que laisser faire – le bon déroulement de l’accouchement. Moyennant quoi, il me semble – qu’on me rectifie si mon chiffre est erroné – que 85 (ou 95 ?)% des accouchements ne nécessitent aucune intervention. Rien du tout. Si, si, je vous assure !

    Je vous souhaite de très beaux accouchements à venir et la réparation de celui-ci.

    @ clemalysse : merci ! 🙂

    @ Sasa : non, vous ne livrez pas votre vécu, vous jugez les pratiques de couples qui ne vont pas dans votre sens. C’est bien pour ça que vos com’ débordent… votre vécu est votre vécu… ce sont vos jugements qui font réagir.

  10. Ouaiiiiiiiii !!
    Merci de dire tout haut ce que je pense tout bas, ça fait du bien.
    Moi aussi je suis une mère imparfaite, » seulement » allaitée 4 mois mes 2 bébés, complémentés des fois, couches jetables et des fois même je les laissais hurler !! Dire que j’ai frôlé la DASS 😉
    Ca me sidère la pression qu’on se met entre femme quand même… quand t’as pondu tes mouflets il faudrait rentrer dans du 38 (que j’ai jamais eu d’ailleurs), faire l’amour avec ton homme dans le trajet de retour de la maternité, en tenue sexy SVP, porter en continu ton enfant, être de bonne humeur, même si ça fait 2 nuits qu’il tète en continu etc…
    Faut qu’on arrête de se prendre le choux, pensons un peu comme les mecs…;)

  11. arrêter de craquer votre slip! les mamans maternantes st très loin d’être une majorité, dc comment pourraient avoir un telles moyen de pression? je crois que la plupart des femmes se culpabilisent ttes seule, parce qu’elles n’assument pas leur choix d’éducation classique!
    moi en tant que maternantes je me prend pleins de réflexions ds la tronche ms je sais que j’assume mon choix dc je m’en fou!
    prenez l’allaitement par exemple! même si bcp disent vouloir allaiter avant d’accoucher, à la sortie de la mater moins de la moitié des femmes allaitent. dc déjà de base il y a plus de la moiti des femmes qui donnent le bib. ensuite à 3 semaine ca rechute encore à moins de 30°/°(bcp croient ne plus avoir de lait) à loa reprise du travail au 3 mois environs on descend à 10°/°. dc bref les mamans lonhues allaitentes comme moi, qui allaite tj ma fille de 20 mois, je vous laisse imaginé le pourcentage ridicule que l’on représente!!!! comment pourrait-on avoir un tel pouvoir d’influence? comment pourrait-on faire autant de reproche? perso ds mon coin je ne connais aucune autre maternante, et c’est tte les mamans classiques comme vous qui m’en mettez plein la gueule en me disant que ce que je fais ne sert à rien. ms je m’en fou parce que je sais qu’elles ont torts. je suis sure de mes choix (et je sais malgré tout que ce sont pas les seuls choix valables, moi au moins qui connait le respect, je n’ai jamais critiquer leur choix, MOI)
    dc là ce que je vois c que la seule personne qui agresse les autres, c’est cette femme très peu renseignée qui tient ce torchon.

  12. Comme toujours, les personnes les plus agressives sont celles qui se retrouvent incapables de faire la part des choses et de prendre de la distance…..
    Le sentiment d’échec et la culpabilité sont apparemment énormes chez certaines personnes, et c’est cela qui rend agressif: c’est comme appuyer sur une blessure. Plutôt que de se défouler sur les personnes « différentes » (Mmmmmm la peur de l’étranger, comment appelle-ton cela déjà? Ah oui, XENOPHOBIE. Oui oui, comme dans « racisme ») je pense qu’il y a moyen de parler de tout ça avec une personne dont c’est le métier: un psy! ça permettra d’évacuer toute cette agressivité….C’est comme ça que l’on avance dans la vie. En assumant ses échecs, et pas en les revendiquant.
    Attention, je ne dis pas que toutes les personnes s’étant prononcé « contre » le maternage sont dans ce cas. Seulement la portion la plus virulente et insultante, qui parle justement d’accouchement raté et d’allaitement abandonné……..Quant à ces messieurs critiquant allégrement le cododo et l’allaitement sous des prétextes fallacieux et sous couvert de « second degré », on sent comme une grosse, grosse frustration derrière tout ça……
    Voilà, cette fois-ci je n’est pas été très délicate, mais puisque lorsque je le suis, j' »insulte » les gens, autant être un peu plus affirmée dans ses propos.

  13. ouhlala… très bel article, mais il me semble très peu compris !!!
    Toutes les maternantes l’ont pris comme une énième critique de plus envers elles… pff… justement, non, on sait que vous faites très bien les choses, mais les non-maternantes (~90% des mères… moi comprises) oui, elles ne vous arrivent pas à la cheville et en ont gros sur la patate de lire partout que ce que vous faites c’est ce qu’il y a de mieux !!! car oui, elles se sentent archi-coupables !!!
    Et oui, certaines mères essaye de materner et le vivent mal, elles ressentent alors comme de l’esclavagisme ces pratiques : et il vaut mieux une femme épanouie donnant le biberon, qu’une femme en pleure allaitante !! il vaut mieux un père poussant la poussette, qu’une femme exténuée portant son enfant en écharpe !…
    Maintenant un peu de compassions envers ces beaucoup de femmes qui essayent de piocher comme elles peuvent parmi les différents moyens pour s’occuper de leurs enfants : allaitement, allaitement-mixte, biberon – portage et/ou poussette – co-dodo, lit dans la chambre des parents, lit dans la chambre de l’enfant, HNI ou couches industrielles et/ou couches lavables (comment on fait pour laver les couches, quand on a même pas le temps de laver les autres vêtements ???). Parce que oui, il y a du bon dans TOUTES les méthodes… vaut mieux laisser pleurer 5min un enfant qui va se rendormir, que 3h un enfant qu’on a jamais voulu laisser pleurer et que ce jour-là on est a bout d’épuisement… 10min de porte-bébé non physio de temps en temps, c’est très pratique pour faire des petites courses, surtout quand on s’emmêle les pédales à mettre l’écharpe de portage et qu’on a pas les moyens d’acheter un autre porte bébé + pratique et + physio…
    Bon courage à toutes et je crois que la plupart de mères ne font pas au mieux mais comme elles peuvent… et tant mieux pour celles qui font au mieux !!!

  14. Comment ça cartonne ici… 163 commentaires. je me suis demandé ce qui arrivait. T’as été victime d’une attaque de hackeuse ? 😉
    C’est vrai que t’es mesurée pourtant dans ton article…
    Bref, comme quoi, le mieux pour les gosses, c’est que les parents ne se prennent pas la tête avec des histoire de lait et de couche…
    Sinon, soit ça leur donne des TOCS, soit ils deviennent psycho-rigides.
    J’en sais rien, mais puisque personne ne sait rien sur ces sujets, en vrai, que ce soit les pédiatres ou les experts autant dire ce qu’on veut…

    En gros, laissez vivre vos gosses, apprenez leur l’esprit critique et appliquez le vous aussi en tant que parent.

  15. Je me répète, mais quand on titre son article « Le maternage, nouvelle forme d’esclavage de la femme », c’est quelque peu agressif……

  16. Ah ! Enfin un article qui change … difficile de trouver sur la blogosphère autre chose que du « ultra-pro-maternage » ou « ultra-féministe ».
    Merci !

  17. @GwendyMum : je vois que tu postes et repostes, en montrant du doigt mon agressivité supposée et les explications que tu y associes (c’est chouette j’ai droit à une analyse psy gratuite). Tu ne connais pas mon blog ni son ton, ni mes convictions. Le titre est sans doute provocateur, il suscite le débat, après agressif ? Je parle de MON expérience (j’ai l’impression de radoter), et je traite de ce qui est important à mes yeux, en résumé :

    1. les préconisations du maternage n’ont pas d’autre légitimité que celles de pratiques marginales mais très communicantes notamment sur le web (d’ailleurs, toi comme d’autres commentatrices venez d’un site qui commercialise ces méthodes ou produits). J’attends toujours les « études indépendantes » prouvant que le co sleeping et le portage sont meilleurs qu’un lit à barreaux et une poussette. Les mères parlent de leur ressenti, mais j’ai le mien, là dessus tout se discute donc.

    2. le maternage repose en très grande partie sur l’investissement de la mère (les commentaires l’illustrent), et leur fait courir le risque de se consacrer au métier de mère au dépends du reste (couple, vie perso, pro, loisirs). Soyons réalistes : 1 union sur 3 finit par une séparation : que deviennent ces femmes que l’on a cantonné au métier de mère ? Et quand à celles qui travaillent, et semblent réaliser ces tâches très chronophages et mobilisantes liées au maternage, comment résistent elles ? Voilà pour moi où est l’esclavage.

    J’ai beau relire mon post, je ne vois pas où est l’insulte faite à quiconque. J’ai essayé d’appliquer des principes que je jugeais intéressants, j’ai pris des infos, des avis, j’ai expérimenté, je relate mon vécu. Tu trouves avoir plus de liberté avec une écharpe qu’avec une poussette ? tant mieux. Pas moi, je préfère la poussette. Par contre, si tu veux, relève les insultes de tes camarades et toi. Toi qui finis par me traiter de xénophobe ! (et je ne prends que le dernier commentaire).

  18. Visiblement, nous n’avons pas la même définition de l’insulte…..
    Lorsque je parlais de xénophobie, je ne te visais pas. Il y a plus de 160 commentaires sur ton article, parmi lesquels certains vraiment pas piqués des vers, et loin d’être respectueux.
    Tu ne vois pas ce qu’il y a d’agressif et d’insultant dans ton billet? Traiter les mères qui maternent d' »esclaves » et laisser entendre qu’elles sont assez stupides pour ne pas avoir d’esprit critique et se plier à des diktats sociaux/moraux sans regarder plus loin que le bout de leur nez…… Tu ne fais que répéter les propos d’Elisabeth Badinter, une femme certes intelligente, mais une femme qui se fait vieille et qui parle de choses qu’elle ne vit pas. Son livre, je l’ai lu moi aussi. Les études et les chiffres qu’elle publie sont soit
    1° Carrément faux
    2° dépassés.
    On parle de féminisme, mais le féminisme des années 70 n’est plus celui d’aujourd’hui. Aujourd’hui, une femme n’est plus contrainte de choisir entre être une femme et être une mère. Elle peut être les deux. Mme Badinter, cette fois-ci, s’est trompée de combat. Elle aurait mieux fait d’utiliser son énergie à pointer du doigt les discriminations faites aux femmes et surtout aux mères dans le monde du travail, ce qu’elle a à peine amorcé dans son essai.
    Je précise que contrairement à ce que tu penses, je ne suis pas pas arrivée ici via un site marchand, mais via une plateforme de blog. Ce qui m’a fait réagir, c’est l’attaque en bonne et dûe forme du billet de MamanSurTerre concernant les porte-bébés non physio.
    Je pensais pouvoir « discuter » mais visiblement, ce n’est pas possible. Argumenter pour toi, c’est insulter. En revanche, lorsque’une maman balance à une autre dans un commentaire « Je vous envoie mon plus profond mépris », c’est nor-mal, c’est de la Communication Non Violente, sans doute…… QUe je rappelle que la peur de l’autre s’appelle de la xénophobie, en revanche, c’est de l’irrespect? Non, juste de l’étymologie…….

  19. desoler GwendyMum mais je pense que au 21e siecle il est tjs aussi dure d’etre femme et mere ! et on doit tjs choisir entre les deux ! on te le fait sentir au boulot, on te le fait sentir dans les creches ou les écoles , on te le fait sentir dans les livres et magasines , dans les transports en commun ….
    ça commence dés la conception et l’annonce de l’arrivée de bébé et ça ne te lâche plus
    il faut beaucoup de force pour résister aux pressions et diktats de tout un tas de personnes (medecin, psy, sage femme , collègue, belle maman etc ) il y a de plus en plus de « tu doit … » « et il faut … car c’est mieux pour … » mais les vrais choix des mamans on les écoute rarement

  20. @chris. Oui je suis insultante car vos propos peuvent avoir une répercussion direct sur la santé de femmes et d’enfants. De plus ils sont extrêmement culpabilisants. Une femme avec mon vécu, par exemple n’en a certainement pas besoin. De plus ils sont faux !
    Non on ne choisi pas de mettre en danger sont bébé, croyez moi dans certain cas la nature s’en charge toute seule. Alors votre « assumez le » est plus que déplacé.

    80 % des naissances se passent bien et peuvent se réaliser hors de tout contexte médical. On est d’accord. Ça veut dire que pour une femme sur 5 il va y avoir des complications (et on ne parle pas d’épisio).
    Contrairement a votre croyance, ces complications ne sont pas toutes due à la surmédicalisation loin de là. Dans mon cas (et c’est bien la seule chose sur laquelle tous les médecin, pro nature ou pas que j’ai rencontré sont d’accord) la médicalisation nous a tout simplement sauvé.

    En d’autre terme quand ça veut pas ça veut pas. La sélection naturelle n’est pas un mythe et en l’occurrence, moi et mon fils nous n’étions pas « naturellement » destinés à survivre à cet accouchement.

    Pour prendre un autre sujet, parlons de l’hémorragie de la délivrance. Dans casi tous les cas elle est imprévisible. Dans 30% des cas elle est inexplicable. C’est comme ça, c’est pas de bol, c’est la nature. Certaine en meurent car pas toujours le matériel adéquate ou l’intervention suffisamment rapide des médecins(une amie à moi notamment). A ces femmes là, allez vous aussi dire « c’est la faute du monitoring et de la péridurale, assumez » ?

    Vous parlez de la recrudescence de la mortalité maternelle et infantile et la liez à la surmédicalisation. Bizarrement les pompiers (souvent au premières loges) et le corps médical ont plutôt tendance à la relier à la nouvelle mode de vouloir accoucher chez soit.

    La nature c’est loin d’être la panacée…

  21. Et bien moi je viens exprimer ici ce que j’ai exprimé ce matin sur le site commercial qui vous a envoyé tant de « commentatrices » hier, et dont je fais partie (peut être plus pour longtemps d’ailleurs). Ce site a sans scrupules aucun publié un post hier, envoyant une harde de louves maternantes commenter « avec courtoisie » les propos que vous teniez ici, sur votre espace privé, ou tout le monde peut accéder bien sûr, mais qui reste un espace privé; ce post a donné lieu à un vrai fiasco, et le mot est faible…les commentaires plus odieux et méprisants les uns que les autres, se sont succédés jusqu’à votre edit si pertinent et qui dévoile toute l’intelligence et la finesse dont vous savez faire preuve…je suis une mère de 3 enfants adepte du maternage, mais pas adeptes à ce genre de commentaires…et le clou du spectacle, c’est que ce fameux site, maintenant que vous avez encaissé, assumé et édité…a supprimé toute trace de ce post d’hier, c’est à dire qu’on ne peut même pas avoir accès librement à votre réponse qui je trouve mérite d’être lue…c’est nul, anti démocratique, contrairement à votre blog et à votre réactions face à ce déchainement de coms et j’ai les boules. Voilà, autant je n’adhérais pas à votre post d’hier (mais ne l’ai pas commenté) autant j’aime votre edit, et aurais aimé qu’il soit lisible plus facilement pour tous ceux qui ont commenté hier…mais si ça se joue au nombre de gens qui s’exprime sur Brindilles en réaction à mon post, je n’aurai pas gain de cause…je tenais à vous exprimer un peu de positif dans ce monde de laches et de nuls NA!

  22. Je n’ai pas dit que c’était facile d’être femme et mère, relis mon commentaire. J’ai surtout dit qu’on n’était pas obligée de choisir, qu’il y avait des combats plus importants concernant le féminisme, et qu’E. Badinter était contre-productive sur ce coup-là.
    Et quels que soient nos choix concernant l’éducation de nos enfants, la pression est là. Maternage ou pas. Les diktats existent aussi de « l’autre côté » de la barrière du maternage (‘il faut le sevrer » – Et s’il n’en a pas envie et moi non plus? « Il faut qu’il dorme dans son lit » Et si c’est pas comme ça qu’on sent les choses, lui, son père et moi?)
    Mme Badinter, je la préfère quand elle parraine la crèche Babylou, celle qui accueille des bébés dont les mères viennent de tous milieux et travaillent souvent en horaires décalés. Pas quand elle décrie l’allaitement, d’une façon absolument pas désintéressée……..

  23. Merci Sasa de nous décomplexer et cela même si je ne suis pas d’accord sur tout. Ca fait du bien de lire que oui des fois on peut donner des petits pots sans que ton enfant ne soit maudit sur 7000000 générations ou que oui tu peux ne pas aimer donner le sein ou ne pas vouloir le donner.

  24. @ Zaheenah moi aussi j’ai commenté sur brindilles à propos du post qui a ete supprimé et suis tres contente de ton comm’ ici, je me sentais seule..je suis déçue par Brindilles, et je lui ai fais savoir aussi dés ce matin…je découvre un blog trés sympa…et assumé !

  25. @gwendy mum puisque vous me mettez en cause. On va dire que je profite de mon droit de réponse.

    Effectivement mon commentaire est agressif et comme je l’ai déjà dit je l’assume totalement. Tout d’abord parce que, que l’on parle de portage, d’allaitement, de cododo c’est choix qui malgré toutes les passions qu’il déchaîne, n’entraine pas mort d’homme. Je suis contre, peut être un peu virulente, mais insultante vis à vis de celles qui le pratiquent : JAMAIS.

    Par contre quand l’on parle d’accouchement naturel, la donne est différente.
    Vous parlez de blessure. Oui je suis blessée et c’est difficile de ne pas l’être quand on sent son bébé crever dans son ventre et quand ce que les médecins tentent pour le sauver ne marche pas du premier coup. Mais ça c’est MON problème et je le gère merci beaucoup.

    Par contre, je suis encore plus blessée quand des gens balancent à tout va « c’est la faute de la pref, de la péri et du monito » (à ce stade je bondi mais je reste polie) terminant par un magnifique « assume » (à ce stade je deviens insultante). Assumer quoi ? je n’ai pas suivi les préceptes de mères natures et j’ai failli faire crever mon bébé ? C’est ce qui est sous-entendu.
    Manque de bol mon dossier médical est la preuve du contraire.

    Moralité : Oui certaine mères natures sont culpabilisantes (et pas qu’une peu), oui leur commentaires font extrêmement mal (la preuve) et oui elles appliquent des préceptes « nature » à tout le monde alors que dans certains cas (comme le mien) ça aurait conduit à la mort de deux personnes.

    Avouez que là, il y a parfois de quoi être insultante.

    De plus si vous aviez pris la peine de lire ce blog vous sauriez que Sasa est loin d’être aussi pro médecin que ça. Il suffisait juste de descendre un peu et de lire son article 1/93, qui parle du tact parfois légendaire, de certains médecins et du mal qu’ils peuvent faire.

    Mais j’oubliais c’est mieux de balancer des « assume ! » à des femmes qui n’y sont parfois pour rien ou qui font que ce qu’elle peuvent.

  26. effectivement ludi et Zaheenah j’ai atterri ici aussi suite au poste sur le site en question et je n’avais pas vu qu’il avait disparu , pas trés sympa ça !! en tout cas ça m’a permis de découvrir un blog vraiment sympa !
    GwendyMum c’est vrai que vous n’avez pas dit qu’il etait facile d’etre mere et femme , je me suis mal exprimer vous avez ecrit que l’ on avait plus à choisir et pourtant si tout les jours on doit expliquer ces choix

  27. @ Ann : j’ai retrouvé le film que tu citais dans ton 1er commentaire, il s’agit de « Haut les coeurs », un très joli film de Solveig Anspach, où Karine Viard découvre qu’elle a un cancer et décide de garder l’enfant qu’elle porte. Il m’avait beaucoup marqué aussi à l’époque.

    @Zaheenah : je pense effectivement que la / le responsable de ce site commercial a eu la main leste en livrant ma note en pâture à ses lectrices comme cela a été fait, et n’en aurait pas fait autant avec une marque ou un site institutionnel. Le pompon tout de même c’est qu’elle est venue me reprocher sur twitter de refuser le débat …. tout ça pour en supprimer trace en moins de 24 h suite à mon Edit.
    Je respecte les opinions de chacun, et comme je l’ai déjà dit, je lis avec plaisir les blogs de maternantes ouvertes et civilisées comme celui de Maman sur Terre, même si son article sur le portage m’a paru trop alarmiste et orienté.
    Merci pour ton commentaire en tous cas.

  28. @Sasa : c’est exactement ça 😉
    @gwendy mum :
    Vous voulez que je vous fasse rire ? Vous me prenez pour une anti-nature grossière et désagréable. Sachez juste que :
    – mon fils a été allaité (en mixte certes) jusque 7 mois
    – il dormi dans notre chambre jusque 3 mois passé (même si ce n’était pas tout à fait par choix)
    – il mange des petits pots faits maison et des petits pots industriels uniquement quand maman a la flemme ou part en vadrouille
    – je m’en occupe tout en restant à la maison depuis plus de 7 mois maintenant (même si ça aussi, c’est appelé à finir)
    – je suis une grande adepte du peau à peau
    – il est porté en porte bébé physiologique (pas envie de ressembler à robocop en babybjorn) même si l’écharpe c’est pas pour moi.

    Hé oui le monde n’est pas tout blanc ni tout noir et même les plus virulentes concernant l’accouchement naturel, peuvent avoir de pratiques ouvertes.

  29. « Mère » Sasa, ne penses-tu pas lancer un pavé en parlant de « nouvelle forme d’esclavage »?
    De mon point de vue, les « maternantes » ne peuvent que se sentir agressées, même si visiblement le fait d’être maternante leur donne des « pouvoirs surhumains » et du coup font culpabiliser les autres.
    Arrêtons de croire que tel ou tel choix est facile.

    Et l’amour maternel dans tout ça !
    Je suis assez étonné de voir qu’on en parle si peu…

    Chaque enfant est différent, n’est-ce pas? Pourquoi chaque femme/mère ne pourrait pas être différente avec son enfant?
    Pourquoi veux tu absolument voir, lire, comprendre chaque avis sur un sujet, sur une méthode, sur un comportement?
    Tu devrais peut être faire comme bon te semble, sans te culpabiliser, par cette société tellement contradictoire, et pas seulement sur ce sujet…
    Tu risques de ne pas être au bout de tes peines à avoir peu confiance en ton propre instinct. Les enfants grandissent et les problèmes associés aussi.
    En cherchant absolument les avis par le biais du blog, tu t’exposes à être jugée de mauvaise mère, car il y aura toujours une femme, une mère qui fera mieux que toi.
    Il y en a des milliers même.

    Finalement, avec 3 enfants, chacun né différent, ma femme et moi avons « opté » pour des choix bien différents (cosy/pas cosy, péri/sans péri, allaitement/bib, vaccin/pas vaccin, cododo ou pas…)
    On a fait ce que l’on a voulu (non sans regarder avec objectivité et un certain recul sur tout ce qui ce dit), mais surtout on a fait ce que l’on a pu !

    Ne te déculpabilise pas de ne pas faire comme tu aimerais, par choix ou obligation pour t’assumer entant que femme/mère/professionnelle/épouse (comme pour toutes qui ont le c.. entre 2, 3 ou 4 chaises) , en lançant et analysant ce sujet de façon provocante.

    J’ai tendance à penser qu’on récolte ce que l’on sème.

  30. alors j’ai lu ce billet, les échanges sur la page en question, ainsi que les échanges sur le twitter de ce site et rien d’insultant de la part du CM… Tout était tout le temps cordial (de la part du site), ils souhaitaient en parler, ce qui est normal quand on lit ce billet un peu chaud, après de là à s’indigner 3h parce que les gens ne sont pas d’accord…
    Les pages Facebook ne sont pas responsables des réactions, et quand ils voient que ça part trop loin, par respect pour l’éditeur de ce billet, ils suppriment, donc boulot bien fait de la part du CM. Faut quand même savoir que sur la page facebook de cette boutique bio (qui fonctionne bien) ils y a des taupes d’autres boutiques bio qui en profitent pour les casser et sur la page et sur les commentaires de ce billet.

  31. Evidemment j’ai oublié mon PS (je spamme et en plus j’ai l’esprit d’escalier, je suis une m***, Sasa je suis vraiment vraiment désolée) :

    Tout ce que je décrit (allaitement mixte, petit pots maison, etc…) je ne le fait pas parce que c’est ce qui est meilleur pour mon bébé.
    Non en bonne égoïste je fais ça parce que c’est FUN. Je m’éclate à voir la bouille de fiston goûter les plats biscornu de maman, je rigole en le voyant engloutir le sein en guettant un mot d’amour du coin de l’œil, ça me fait rire de voir sa tronche émerger du porte-bébé et de profiter qu’il ait les bras ligotés pour le couvrir de bisous etc… C’est une question d’épanouissement personnel.

    Autant je peux comprendre les arguments sur l’épanouissement personnel, autant l’argument « c’est le meilleur pour lui », je le déteste. Car encore une fois on ne lui DOIT pas le meilleur (selon la loi on lui doit le gite le couvert les fringue l’éducation et le respect).

  32. @ Ann: Ai-je remis en question votre histoire, votre accouchement? Non, seulement la façon dont vous vous exprimez.

  33. @gwendy mum : et bien je justifie la manière dont je m’exprime par mon histoire (qui en elle même n’a aucun importance mais qui parle pour d’autre) mais avant tout et surtout par la dangerosité médicale de certains propos et les traces psychologiques qu’ils peuvent laisser.

  34. @Diabolokiwi : des taupes d’autres boutiques bio ??? la teneur du complot mondial qui se trame me dépasse 🙂 Mais moi je n’ai rien à vendre effectivement.

    Blague à part, c’est la CM (puisque tu sembles la connaître et savoir que c’est une dame) qui a voulu pointer mon billet sur sa page FB et m’envoyer ses lectrices plus ou moins respectueuses et constructives, alors quand ça part en sucette, c’est effectivement à elle de gérer. Mais qu’on vienne m’expliquer en quoi la bonne manière de le faire est de supprimer les commentaires de sa communauté chez elle (et d’effacer les traces de notre dialogue sur twitter) …. Pour quelqu’un qui prône la discussion, c’est une vaste blague.

  35. Bon, il va falloir que je me rende à l’évidence : je ne serai jamais une bonne mère !!

    Sûr que je pars avec un très gros handicap vu que je n’ai pas eu le bonheur de mettre ma fille au monde, pas plus elle qu’un autre enfant d’ailleurs.

    Donc, déjà au niveau de l’allaitement, j’ai tout mal et en plus, zéro peau à peau avec elle.

    Quand on adopte un bébé, il a un petit bout de vécu sans nous en collectivité, et la collectivité pour les parents qui adoptent c’est pratique, parce qu’à deux mois et demi, quand enfin il arrive chez toi, il fait ses nuits le bébé. Et sans co dodo. Ni avant, ni après. Et ma fille a toujours fait des nuits impeccables, sans cauchemars, sans cris, sans pleurs et ses réveils ont toujours été gazouillants.

    Sur la question du portage, ma fille étant assez grande et surtout très lourde pour le petit gabarit que je suis, je ne me suis pas interrogée longtemps ! Avec son père nous avons fait en sorte qu’elle soit rapidement autonome niveau marche et elle a passé peu de temps en poussette. Résultat à 5 ans, elle était capable de faire des randos de 4h en moyenne montagne et à 6, de plus de 7 heures.

    Donc si je résume, ma fille de 7 ans, n’a jamais été allaitée, n’a pas connu le peau à peau, a dormi dans son lit et dans sa chambre dès que nous l’avons eue et n’a pas été portée en écharpe.
    C’est depuis toujours une enfant parfaitement épanouie, sociable, joyeuse, en tête de sa classe depuis la maternelle.

    Je me suis retrouvée mère en moins de 15 jours (et sept années d’attente…) et j’ai juste fait en fonction de mon intuition et de mes envies, de celles de mon mari, des quelques conseils donnés à la pouponnière, mais surtout en fonction de tout ce que me renvoyait ma fille. SIMPLEMENT

    Et je la crois toujours lorsqu’elle me dit que je suis la meilleure maman du monde 😉

    Chacune d’entre nous a son propre ressenti, en fonction de son éducation, de son histoire, des épreuves qu’elle a eu à traverser. Pourquoi vouloir à toute force faire adopter à toutes les mères les mêmes pratiques ? Pourquoi ce qui est bon pour l’une sera forcément bon pour l’autre ? Et si chacune se fiait à son bon sens, à ses envies ?

    Je ne me suis quasiment jamais exprimée sur ton espace Sasa (et pourtant je te suis dans tes aventures depuis bien avant que tu ne sois mère), mais cette fois, je me permets. Je trouve ici de l’honnêteté et de la sincérité et même si je ne partage pas tous tes points de vue, j’aime à venir suivre tes péripéties régulièrement.
    Et bon courage pour ta reprise !

  36. J’hésite à remettre une pièce dans le bastringue, mais c’est trop facile !

    @ GwendyMum je puis vous assurer que je ne suis absolument pas frustré. Provocateur, assurément ! Mais ce n’est pas moi qui est commencé ! Na !

  37. @Diabolokiwi: « Les pages Facebook ne sont pas responsables des réactions, et quand ils voient que ça part trop loin, par respect pour l’éditeur de ce billet, ils suppriment, donc boulot bien fait de la part du CM. » :excuse moi d’être directe là, qui a posté ce billet sur la page Facebook Brindilles? Quel était l’objectif de ce billet?(voir titre pour ceux qui n’auraient pas encore compris: “Un billet qui tire à vue sur le maternage et qui me semble peu renseigné. Pour celles qui ont le temps, c’est à lire et certainement à commenter (avec courtoisie, on n’est pas nés pour se tirer dans les pattes)” Faire réagir un maximum de « mères maternantes » sur ce blog….faire comme si rien n’était prévisible de la part de la responsable de la page Facebook en question, ce serait ignorer les milliers de discutions sur le même thème qui ont lieu tous les jours sur cette page et se finissent souvent en pugilat…donc elle savait très bien ce qu’elle faisait en postant son billet. CQFD J’aime pas bien qu’on me prenne pour une imbécile, et créer la polémique qui fout la merde pour ensuite quand la cible réplique(et quelle réplique) tout camoufler sous prétexte de « ne pas alimenter la polémique, nous la bagarre on aime pas ça » euh…j’appelle ça ON ME PISSE DANS LE DOS ET ON ME FAIT CROIRE QU’IL PLEUT!
    Faut pas déconner!
    D’autre part Diabolokiwi, étant donné que je suis la seule à avoir pété dans les brancards et sur le Facebook de brindilles et ici, je me sens directement visée par votre com, en ce qui concerne la taupe des autres sites bio…si vous faites allusion au fait qu’une fois j’ai posté sur la page Facebook de Brindilles une vidéo qui venait d’être publiée sur la page Facebook de Natiloo(autre site bio) à laquelle je suis également abonnée (ne vous déplaise), en ayant l’honnêteté de dire qu’elle venait de Natiloo…et bien alors oui je suis une taupe, mais je ne perçois aucun salaire de personne…La pensée unique, sectaire, c’est pas mon truc, je suis inscrite à bien d’autres pages Facebook et n’en retire aucun dividendes…si ça vous rassure, de vous dire que mon discours sans concessions quant aux agissement de Brindilles sur ce coup là, bien que faisant partie de la communauté maternante de Brindilles, vient forcément servir des intérêts personnel, grand bien vous fasse, mais sachez que je n’ai que faire de vos sarcasmes…Mais venez donc vous exprimer sous votre vrai nom sur mon post sur la page Facebook de Brindilles pour me dire que je suis une taupe de chez un autre site bio, si vous en avez les balls…C’est minable,nul, 0!

  38. Ma pauvre sasa 🙂 je crois que je ne commente jamais mais ce débat me donne envie à moi aussi. Je ne suis pas encore mère mais je compte arrêter toute contraception dans quelques mois. Je suis plutôt écolo dans l’âme et pourtant je rejoins en partie ton billet, j’ai l’impression qu’il n’a pas vraiment été compris ?
    Ca fait du bien de lire des témoignages qui déculpabilisent (oui oui) les femmes qui ne se sentiraient pas à la hauteur d’allaiter/cododoter le tout pendant des mois et des années à cause de la fatigue ou autre. Donc : merci pour ça.

    Par ailleurs j’ai l’impression que ce qui est pointé du doigt (chez Badinter etc) ce n’est pas le fait d’allaiter (par ex) qui soit remis en cause, mais le fait qu’allaiter longtemps renvoie la femme chez elle (la plupart du temps) et donc la fait dépendre d’un conjoint financièrement parlant. Alors: OUI il y a plein de contre-exemples (qui se sont tous donnés rdv ici) néanmoins, ce n’est techniquement pas possible pour tout le monde. Perso, je hâte d’avoir un bébé mais pas hâte de devoir conjuguer toutes les difficultés en terme de boulot notamment (congé parental? à 100% ? trouver un moyen de garde? tire-lait dans les wc du boulot? etc la liste est longue) qui y sont liées.

    Bref. Au passage, Sasa j’aime beaucoup le ton de ton blog (sauf quand tu critiques trop les parisiens: vive le 75 :p )
    Bon courage pour ta reprise.

  39. [i]Author: Ann
    Comment:
    @chris. Oui je suis insultante car vos propos peuvent avoir une répercussion direct sur la santé de femmes et d’enfants. [/i]

    Ben oui (heureusement !!) mais les vôtres aussi et pour autant je ne vous insulte pas.

    [i]Author: Ann
    Comment:
    De plus ils sont extrêmement culpabilisants. Une femme avec mon vécu, par exemple n’en a certainement pas besoin. [/i]

    culpabilisants… je ne vois toujours pas où… je vous explique depuis hier que vous n’avez pas la totalité de l’information lorsque vous décidez d’avoir recours à une péridurale qui a des conséquences non-négligeables sur le déroulement d’un accouchement qui peut alors (et ça arrive souvent) se terminer en boucherie innommable.
    Et contrairement à ce que vous dites, une femme, avec votre vécu ou pas, a besoin de cette information. Pour faire un choix libre et éclairé de la façon dont elle veut accoucher.

    [i]Author: Ann
    Comment:
    De plus ils sont faux !

    ah ? pourquoi ? vous avez des arguments ?

    [i]Author: Ann
    Comment:
    Non on ne choisi pas de mettre en danger sont bébé, croyez moi dans certain cas la nature s’en charge toute seule. Alors votre « assumez le » est plus que déplacé.[/i]

    Mais vous faites l’apologie de la surmédicalisation alors assumez les conséquences ! On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, c’est tout ! Sur un accouchement physiologique (évidemment les cas critiques ne sont pas concernés, vous l’aviez parfaitement compris), la surmédicalisation a des conséquences dont certaines sont moins glamours que d’autres. C’est une question de choix !

    [i]Author: Ann
    Comment:
    80 % des naissances se passent bien et peuvent se réaliser hors de tout contexte médical. On est d’accord. Ça veut dire que pour une femme sur 5 il va y avoir des complications (et on ne parle pas d’épisio).
    Contrairement a votre croyance, ces complications ne sont pas toutes due à la surmédicalisation loin de là. [/i]

    « contrairement à mes croyances » ??? relisez-moi, vous avez mal compris. Je ne rejette pas la médecine en bloc. C’est génial la médecine. Quand c’est utile.

    [i]Author: Ann
    Comment:
    Dans mon cas (et c’est bien la seule chose sur laquelle tous les médecin, pro nature ou pas que j’ai rencontré sont d’accord) la médicalisation nous a tout simplement sauvé.
    En d’autre terme quand ça veut pas ça veut pas. La sélection naturelle n’est pas un mythe et en l’occurrence, moi et mon fils nous n’étions pas « naturellement » destinés à survivre à cet accouchement.
    Pour prendre un autre sujet, parlons de l’hémorragie de la délivrance. Dans casi tous les cas elle est imprévisible. Dans 30% des cas elle est inexplicable. C’est comme ça, c’est pas de bol, c’est la nature. [/i]

    elles sont souvent induites par des gestes iatrogènes…

    [i]Author: Ann
    Comment:
    Certaine en meurent car pas toujours le matériel adéquate ou l’intervention suffisamment rapide des médecins(une amie à moi notamment). A ces femmes là, allez vous aussi dire « c’est la faute du monitoring et de la péridurale, assumez » ?[/i]

    comme quoi l’hôpital ne sauve pas de tout… A la maison au moins votre SF est là en permanence et vous surveille personnellement pendant 2h après la délivrance, avec le matos nécessaire pour intervenir immédiatement en cas de besoin… En plus comme vous avez eu ni péri, ni ocyto de synthèse, le risque est fort diminué…

    [i]Author: Ann
    Comment:
    Vous parlez de la recrudescence de la mortalité maternelle et infantile et la liez à la surmédicalisation. Bizarrement les pompiers (souvent au premières loges) et le corps médical ont plutôt tendance à la relier à la nouvelle mode de vouloir accoucher chez soit.[/i]

    Que voulez-vous que je vous dise ? Basez-vous sur les dires des pompiers et du corps médical si ça vous rassure. Ils ne vont évidemment pas vous dire que c’est la faute de leurs pratiques et de leurs protocoles…
    Personnellement, je trouve que les études scientifiques internationales sont plus fiables… Après c’est chacun son truc.
    Sachez quand même que les accouchements à domicile représentent moins de 1% des accouchements annuels en France. Même si on imaginait que la moitié d’entre eux se finissent mal (ce qui est loin d’être le cas), je ne crois pas que ça puisse être l’AAD qui fasse flamber les stat’…

  40. Le seul truc c’est quand même que l’allaitement n’est pas toujours compatible avec la branlette espagnole…

  41. Raymond, je viens de lire votre commentaire, et j’avoue être assez étonnée de la façon dont vous vous permettez d’intervenir sue ce blog.
    Je pense que vous vous égarez dans vos propos et vous méprenez quant aux intentions des personnes prônant les pratiques ibères et notamment celles des mamans “cravattantes”.
    La majorité des femmes qui pratiquent la cravatte de notaire / branlette espagnole (car les deux se disent, ce sont ces deux pratiques que vous montrez du doigt) le font avant tout non pas “parce qu’il faut le faire”, mais parce que c’est ainsi qu’elles sentent les choses. Néanmoins, penser à enlever le Baby Bjorn et bébé au préalable, le frottement a parfois tendance créer quelques irritations au niveau du scrotum.
    De plus, certaines d’entre nous qui allaitent et portent des écharpes physio parce que c’est économiques (eh oui!) trouvent le fait de simplement pouvoir tourner bébé et le mettre dans le dos vraiment pratique. (Néanmoins, penser à enlever l’écharpe et bébé avant de passer en position horizontale, missionaire ou autre).
    Une maman parisienne qui travaille et qui cravatte, qui prend les transports en commun pour déposer son enfant chez la nounou (je vous parle ici d’une situation que je connais bien) “bénit” (oui oui) chaque jour sa splendide écharpe physio en macramé bio équitable produit par des minorités visibles (bien plus confortable pour elle et son bébé, bien plus sécurisante aussi car elle permet d’avoir les mains libres pour tâter des sacs). Elle est contente également après une longue journée de ne pas avoir à faire patienter son mari pour le soulager (pas de lit à préparer). Ce ne sont que des exemples, il y en auraient des dizaines d’autres démontrant combien la cravatte de notaire, loin de l’”esclavagisme” dont vous l’accusez (ce que vous ne démontrez absolument pas, d’ailleurs, faute de preuves), est surtout très pratique pour les mamans.
    En revanche, votre commentaire prouve que la cravatte de notaire n’est pas fait pour tout le monde. Chacun fait comme il veut, n’est-ce pas. Tant qu’il respecte l’autre…….

  42. Très classe…… et vraiment respectueux. Tant que vous vous faites rire. Quel dommage que vous n’ayez pas les c******* d’assumer en donnant votre vraie identité. En ces temps où le machisme ambiant est plutôt tabou, où les femmes (et l’auteure de ce blog n’est pas en reste) défendent leur droit au respect et à l’indépendance, je trouve cela terriblement minable. Affligeant. Parlez-moi de second degré…… Je vous répondrez méchanceté, misogynie, et vulgarité. Le second degré a pour caractéristique d’être subtil. Ce que vous balancez ici, ça n’est même pas au niveau d’un « caca-boudin ». Bravo.

  43. Ouah !
    Je pense qu’en remettant une pièce de 5 francs de temps en temps, on tient le feuilleton de l’été ici !

    Sinon, merci à Agnès !
    C’est vrai qu’elle partait perdante haut-la-main dans ce débat, et pourtant elle a posé sa prose sans craindre la vindicte et l’opprobre, ni de se faire fouetter à coups d’écharpe en coton bio ou lapider avec des boîtes de lait en poudre (farcies de farines céréalières transgéniques)…
    Maman pas naturelle, mais winneuse par forfait technique.

    Raymond > ce laconique commentaire rappelle ici à point nommé qu’il est parfois salvateur de péter un bon coup pour pouvoir respirer…

  44. @ GwendyMum: c’est une blague? …

    je crains bien que non 🙁
    dites, vous n’ êtes pas obligée de démarrer au quart de tour à en devenir hyper relou (pfffffffffffff …) par tant d’étalage d’ « humour » face à un Raymond en mode 3è, voire même 4è degré tonight 🙂

    je regrette de ne pas avoir l’expression aussi aisée que Sasa pour écrire ce que je pense des commentaires de chris et de GwendyMum,ea, je ne connais pas vos formations, mais si vous travaillez dans le milieu de l’obstétrique et/ou de la périnatalité, le discours que vous tenez m’effraie dans le sens où je ne vois pas comment vous pouvez être une aide, une guidance pour les (futurs/ récents) parents en ayant des opinions/convictions aussi directives que unilatérales, et finalement assez irrespectueuses d’éventuels libres choix de la part de ces parents
    cela ressemble plus à du bourrage de crâne qu’à de l’information, de l’enseignement et de l’accompagnement …
    et même si certaines données que vous décrivez sont soit disant scientifiquement prouvées, rien que la façon dirigiste avec laquelle vous amenez ces « certitudes » me ferait fuir à grande vitesse

    les rétorques de Chris à Ann sont une honte, à mon avis, car elles sont la preuve d’un maximum de non-respect du ressenti et du vécu de cette femme enceinte, puis parturiente et puis mère
    vous n’entendez absolument pas ce que Ann veut vous dire et cherchez à nier/dénigrer son vécu en présentant des arguments fort théoriques, donc pas du tout adaptés à ce que Ann a VECU, ELLE

  45. Ouééééééééééééé
    200 !!!!!!!!!!!
    Je suis le 200e commentaire.

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