Lisez, lisez … (ma blog roll)

…. il en restera toujours quelque chose (il paraît que c’est Beaumarchais qui l’a dit, mais il parlait plutôt calomnie que lectures).

En échangeant sur Touitteur avec quelques uns et unes, je me suis rendue compte que de fait, comme je me le laissais un peu dire avec mélancolie hier, les blogs sont quasi morts. Et pas seulement parce qu’on privilégie les 140 signes de Twitter, mais bien aussi parce qu’il y a moins de blogs. Ou moins de blogs sympas.

Dans la colonne de droite, vous avez un truc de dingue, ça s’appelle la BLOG ROLL, soit ma liste de lectures favorites sur les blogs. Il y a quelques temps j’avais actualisé la partie cul de la dite blog roll.

Mais là, comme les vacances approchent (genre : CE SOIR) et que ma présence ici va considérablement s’étioler sur les 4 prochaines semaines (je vous en souhaite de même), je voulais profiter pour re-recommander les adresses de ceux qui font encore régulièrement frémir / sourire / pleurer / marrer la fille à la baignoire. Il y en a parmi eux que je lis depuis aussi longtemps, voire plus, que je tiens ce blog. C’est dire si j’ai l’impression qu’ils font partie de mon quotidien. Ce sont les blogs qui pour moi ressemblent UN PEU au mien, au sens où ce sont des journaux de vie, de bord, qu’ils révèlent un peu d’intimité des personnes (la fameuse extimité). Il y a quantité d’autres blogs que je suis, mais qui n’ont pas cette patte personnelle.

Par ordre alphabétique de mon google reader :

:: Dam Dam, il n’écrit plus beaucoup, mais je le lis depuis 2005, et j’ai toujours son widget en haut à droite, par nostalgie,

:: Bulles d’infos, plus récent, 2008, mais un vrai blog perso, qui danse, et une twitteuse sympa,

:: C’est la gène, encore plus récent, mais un des meilleurs blogs collectifs, belle qualité d’écriture, un des premiers à avoir parlé de la révolution tunisienne par exemple, et de bonnes critiques de ciné par le Pédé,

:: Charlotte pense queue, elle s’en va et elle revient, mais elle est toujours là, Charlotte, et elle est (é)mouvante,

:: Chroniques d’une parisienne avertie, que je suis aussi depuis longtemps, et active aussi sur Twitter,

:: Ciloubidouille fait des trucs avec ses doigts (rien de sexuel) et ses enfants qui me font rêver et baver d’envie,

:: Crêpe Georgette, blog féministe qui existe depuis 2008, blogueuse / twitteuse dont je ne partage pas tous les avis « militants », mais qui est une vraie source d’infos et de réflexion, blog toujours argumenté et réfléchi,

:: Daria Marx, découvert à ses « débuts » via Monsieur Lam, une des plus belles plumes de blog à mon sens,

:: 10 lunes, le blog d’une sage femme, atypique mais extraordinaire à mon sens, de vraies tranches de maternité,

:: Dubuc, une très vieille connaissance de blog, 2 Rock en Seine en commun, plusieurs saisons de Nouvelle Star, et une passion commune pour Britney Spears,

:: Embruns, je le lis depuis 2005, le capitaine qu’on ne présente plus, moins d’intimité que par le passé, mais tout de même une référence,

:: Garance Doré, idem, je la lis depuis 2005, blogueuse mode avant l’heure,

:: JF in the City, je la lis depuis 2007, belle personne et twitteuse, elle a tenu mes seins entre ses mains, ou l’inverse, je sais plus,

:: Monsieur Lâm, la caution geek, avec des bouts de lui tout de même,

:: La fille aux craies, blogueuse / twitteuse, elle écrit tous les 2 mois mais on lui en veut même pas,

:: Chondre, un vrai beau blog perso, avec les tripes à l’air parfois, très très bien,

:: Le blog de Denis, que je lisais déjà quand il était Ange ou Démon, encore un vieux de la vieille, je lui dois une bouffe la prochaine fois qu’il daigne descendre à la capitale des Gaules,

:: Le monde tranquille de Marion, un blog rigolo sur la vie amoureuse, de couple, et une ancienne lyonnaise je crois,

:: Le monolecte, des textes toujours intelligents, bien écrits et construits, un régal,

:: Le testament de Mossieur Resse, dernier opus en date de ce priape du blog, je le lis sous toutes ses formes depuis … fuiii,

:: Lyonnitudes, voisin d’arrondissement, édile local, avec lequel j’écluse pas mal de bars à l’occasion, et très actif aussi sur Twitter,

:: Ma vie est tout à fait fascinante, blog bédé de fille, Pénélope Bagieu, on ne présente plus, chouettes tranches de vie en dessin (avec son corollaire masculin, Boulet)

:: Margaux Motin, moins connue peut être que la précédente, mais plus proche de moi en âge / préoccupations,

:: Olympe et le plafond de verre, blog féministe, plus récente, mais dans mes indispensables également,

:: Patrice Cassard, qui ne blogue plus beaucoup en « perso » (mais quand il le fait, ça pique un peu les yeux parfois), mais reste très lié aux souvenirs de La Fraise,

:: Le blog de Caroline, que je suis depuis 2006 avec bonheur, un vrai blog perso avec des bouts d’humeurs et tranches de vies, et que j’ai toujours considérée comme un miroir à peine déformé de ma personne, en blonde et frangée (elle a maigri, elle :)),

:: Petit précis de Grumeautique, qui a du avoir son grumeau en même temps que moi l’Héritier, et dont je suis les aventures parentales avec un soupir d’aise (« aaaah, les enfants sont bien tous les mêmes casses couilles où qu’ils naissent« ),

:: Simone de Bougeoir, très bon blog, posts courts et désopilants, j’adore,

:: So …., un vrai blog intime et parfois intimidant (dans la révélation de l’intime justement), touchant et bien écrit, que je suis depuis ses débuts, une belle plume et une belle âme, il me semble,

:: Soit belle et parle, moins prolixe et personnel qu’il n’a pu l’être, mais toujours bien vu et plein d’auto dérision. Manque sa grande copine So provincious, que l’on retrouve heureusement sur Twitter, même si c’est sa plume qui nous manque (heureusement que je ne linke pas les blogs qui sont morts, parce que là on se mettrait à chialer pour de vrai),

:: The beauty and the geek, que je lisais avant qu’elle ne devienne une blogueuse mode, et une des rares parmi elles à avoir un style et une personnalité attachante, à mon sens, son blog est moins perso / intime que par le passé, mais j’y reste attachée

:: Trentaine ordinaire, un blog perso tenu par un gars (rare, beaucoup plus rare), percutant et sincère, je l’aime beaucoup, dommage qu’il écrive de moins en moins,

:: Tu ne dormiras plus, un blog de mère comme je les aime, franc et corrosif, je la connais depuis longtemps, et elle écrit très justement,

:: Une chic fille, tout est dans le titre 🙂

:: Vinvin, on ne le présente plus, sans doute un des premiers blogs que j’ai lu, moins d’intimité en ligne, mais toujours très bien troussé,

:: When you’re strange, de retour très récemment, j’en ai déjà parlé, très très heureuse de la revoir parmi nous,

:: Mes amis m’appellent Will, que je suivais quand c’était encore Ron l’infirmier, parmi ceux qui m’ont fait aimé les blogs, et qui a réussi le coup de maître d’en faire plus et mieux (des livres ! des histoires ! de la fiction), aujourd’hui moins d’intime sur son blog, mais des petits bouts quand même,

:: Zebaker, parmi mes plus vieux potes de blogs aussi, pfuiii, 2006, on a même ouvert un blog collectif (à 3, petite collectivité), le gentleman (chauve) de la blogo,

Voilà, de quoi vous occuper à lire la vie des autres, si le coeur vous en dit. Moi je les aime tous, très fort (en fait, j’ai fait un méga #FF, les twittos comprendront).

Tu la vois ma grosse extimité ?

Tant bien que mal, cela fait maintenant plus de 6 ans que je « gère » mon extimité par ici, ce « désir de dévoiler (ma) vie intime » et qui n’est pas (tout à fait) de l’exhibition. Avec des questionnements récurrents. Qui ont repointé leur nez en ce début d’été grisou.

En termes de tendances, on peut se le dire sans fard, les blogs sont passés de mode. Je suis hazbeen mes enfants c’est un fait (heureusement que je suis followée à donf sur touitteur, sinon je vous raconte pas la claque pour l’égo). Quelque part, tant mieux, ça permet de vivre sa petite addiction un peu plus au calme, sans qu’on cherche à vous décrypter le karma tous les 15 jours. Par ailleurs, c’est surtout dommage à mon sens parce que du coup, ils se font de plus en plus rares, les véritables diaristes, les conteurs narcissiques de leur quotidien, qui vous livrent tout chaud et brut de décoffrage leurs états d’âmes (Folie Privée est reviendue, par exemple, et ça, c’est une grande joie, car elle fait partie de ces conteurs de l’intime qui me ravissent). J’ai la prétention d’en être, de ces diaristes compulsifs, même si depuis 6 ans mon rythme de vie a bien changé, et l’élevage de nains mobilise du temps et de l’énergie au détriment du présent blog (c’est un euphémisme, j’ai même plus le temps de regarder mes ongles pousser). J’ai moins le temps d’en raconter, certes, mais je dois aussi m’astreindre à en dire moins. Pas sur moi directement, mais sur mon environnement, mes proches, qui apprécient parfois diversement, et très moyennement, de se voir croqués au fil de ces pages, même de manière indirecte.

Mon extimité n’est donc pas celle de mes proches. Je le respecte profondément et en prend acte, surtout qu’ils restent prioritaires et essentiels. C’est un peu frustrant parfois, ces coupes que je dois faire dans mes récits ou mes réflexions, mais c’est le prix pour garder la couleur de l’eau de la baignoire : claire et transparente, authentique autant que faire ce peut, mais avec quelques opacités planquées sous la mousse. Les doigts de pieds qui dépassent sont bien les miens, le galbe du mollet n’a pas changé (c’est plus haut que ça blobote sévère, mais c’est un autre sujet), mais il y a une partie de Sasa qui reste à l’abri des regards (et il le vaut mieux sans doute), c’est l’écart entre Sasa et Sabrina.

Je ne suis pas coutumière de ces notes un peu cryptiques, mais voilà, des fois il faut savoir aussi dire certaines choses avec un peu plus de rondeurs que d’autres, c’est important la forme aussi.

Et puis ne vous inquiétez pas trop non plus , de temps en temps, y’aura bien un téton qui surgira de sous la mousse. (Hiiiiiii.)

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(Faute de téton, un petit cliché de la Dauphine, cette merveille d’enfant – au léger strabisme – qui refuse justement désormais de prendre en bouche le dit téton, visiblement trop peu roboratif au regard des biberons de 240 qu’elle s’enfile 4 fois par jour. La vilaine. La fin de l’allaitement, c’est un cap difficile à passer pour une mère juive comme moi. Je vais m’en remettre hein. Mais c’est tout de même les boules. Heureusement qu’en guise de compensation je vais pouvoir me remettre à picoler à la Winehouse.)

Bravo les filles !

J’ai trouvé cette photo très émouvante (oui, mes hormones sont encore toute frétillantes, c’est évident).

Ce sont parmi les premières femmes à avoir pu se marier civilement (et donc légalement) à New-York.

Il y a déjà plein de pays / états où cela est possible, je le sais bien, mais voilà, c’est touchant je trouve à chaque fois de voir des combats d’une vie, comme ce fut le cas pour ces deux femmes, se solder dans la joie (et même si en chaise roulante).

Je ne sais pas quelle sera la place du débat sur le mariage homosexuel dans le cadre des prochaines présidentielles. J’aimerais qu’il fasse partie des questions abordées, car je ne vois objectivement pas qu’est ce qui empêche les homosexuels de convoler aujourd’hui (et ensuite de divorcer autant que les hétéros, youhou). La proposition est inscrite en tant que telle dans le projet du PS, maintenant reste à savoir si elle sera débattue, voire au moins mise en avant. Comme le dit l’article de Têtu, il est légitime que l’on attende plus du PS sur ces questions de société que de la part de la droite, car cela fait partie des questions « clivantes », de celles qui différencient encore la gauche et la droite. Je serais fière du Président et du gouvernement français qui donneront enfin les mêmes droits aux personnes homosexuelles dans notre beau pays.

Le portfolio du Monde.

Quand Charles Ingalls se met au porno

A l’occasion d’une soirée à zoner sur Lookiz (le streaming c’est le diable), j’ai découvert Hard, une série télé produite par Canal +, dont j’avais entendu dire du bien.

Ce qu’on avait oublié de me dire, c’est que le rôle de l’étalon de SophiX, société de production de « films pour adultes » qu’une mère au foyer un peu coincée reprend à la mort de son mari, a été confié à un de mes chouchous de baignoire, découvert dans Clara Sheller, François Vincentelli.

François, pour ceux et celles qui l’ignorent, c’est une belle carrure (épaules larges mais pas trop, torse viril comme j’aime, pas trop fuselé, pas gros non plus), une chevelure poivre et sel très fournie, et un sourire ultra brite avec un petit air malicieux. Il excelle dans le rôle de Roy Lapoutre (Roy en hommage à son hamster, Lapoutre le nom de jeune fille de sa mère, technique bien connue pour pseudo qui dans mon cas donnerait Caramelle Lepetit – si je « françise » le nom de jeune fille de la Reine Mère), hardeur aux 3.000 partenaires à la limite du candide, grand coeur et gros engin, toujours dévoué pour le bon plaisir de ces dames.

Non mais rah quoi.

Je n’ai vu pour l’instant que la saison 1, qui est très réussie, grâce notamment à la présence assez charismatique de Roy, hardeur au grand coeur, mais aussi de toute une galerie de personnages plutôt stéréotypés, mais touchants (les acteurs analphabètes et obsédés, les actrices blasées, le metteur en scène à l’ancienne, le trav au grand coeur, la belle mère autoritaire, les ados pénibles, la mère dépassée, la meilleure copine folle de cul, …). Mine de rien, il aborde aussi la question (non résolue en grande partie à ce jour), de l’accès des femmes à une production pornographique (en tant que spectatrices j’entends, parce qu’en tant qu’actrices, ça va, elles sont bien bien sollicitées) qui soit aussi source d’excitation et de plaisir pour elles.

(Cette photo très second degré – et illustrant assez mal somme toute je vous l’accorde le puissant sex appeal de Roy Lapoutre – est assez représentative du ton de la série : guillerette, décalée et gentiment subversive, donc sans doute pas très représentative du monde du porno 2011, mais est ce que c’est vraiment important ?)

Le Charles Ingalls du porno, qu’il dit dans cet entretien (et en plus il cite « Weeds »).

« Prends moi fort au fond de la cabane » Charles Roy François.

(Oui je sais la cabane, c’est plutôt Francis, mais « prends moi fort au fond de la petite maison dans la prairie », c’était moins évocateur, je trouve.)

Une idée pour compléter celle d’Eva (youhou)

Le WE dernier, pont de Fête Nationale oblige, faut croire que la corporation des journalistes n’avait pas grand chose à se mettre sous la dent, du coup a monté en épingle la proposition d’Eva Joly concernant le 14 juillet de remplacer les défilés militaires par des défilés citoyens. L’occasion de découvrir que la campagne 2012 était bien lancée, au ras du bitume (voir le lien ci dessus).

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Eva. Parce que j’aime bien trop les uniformes pour me passer d’une occasion pareille de reluquer à l’oeil des gars en rangers et pantalon moule paquet. Par contre, pour faire « plus popu », on pourrait laisser une plus grande place aux pratiques de nos amis les pompiers.

Pratiques consistant à se désaper intégralement dès que l’occasion se présente, comme j’ai pu le constater lors du bal de la Madeleine (dans mon arrondissement), où j’ai retrouvé des amis et Romain Blachier, édile du dit arrondissement et bon camarade.

Je prends grand plaisir à partager quelques modestes clichés.

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(Oui, oui, y’a bien eu jeté de string. Comme le bouquet de la mariée oui.)

Accessoirement, grâce à l’ami Romain, ma copine vieille peau et moi on s’est pris 15 ans dans la vue, grâce à ses amitiés avec des jeunes gens, mâles et femelles NES APRES 1990 et qui boivent de l’alcool.

Ce garçon(net) était en face de moi, en train de siroter une coupe de champagne, le poitrail ouvert sur une médaille de baptème.

Moi : « c’est quoi l’année, là, sur ta médaille, je lis bien ? » (je suis très myope)

Lui : « c’est mon année de naissance »

Moi : « 1991 !?!? » (me collant le nez sur sa poitrine – chéri c’était pour un contrôle visuel)

Lui : « ben oui »

(Poum. Sasa dans les pompes.)

La vieille peau qui m’accompagnait (Karine je t’aime, 15 ans qu’on vieillit ensemble, c’est beau non ?) : « mais je passais mon BAC en 1991 ?!?! »

Du coup on a encore plus bu pour oublier.

Et on remercie, nos culottes et nous, bien fort les pompiers de la Madeleine, et leur absence totale de culotte en fin de soirée. Amen. Vive La République. Vive La France.

PS : j’en profite pour saluer le camarade du dit garçon (charmant par ailleurs, mais si jeune mon dieu, si jeune), qui m’a fait épeler mon pseudo twitter, pour s’y abonner fébrilement avec son smartphone à la pomme … avant de m’unfollower 24 h après (après m’avoir dit « mais non, je ne cours pas après les followers, d’ailleurs tu vas voir, je vais te follower, et je te demande rien en retour », AH AH AH, le jeune né après 1990 est non seulement jeune mais aussi mesquin).

Voilà l’été …

Désolée les chouchous, le blog est au niveau de la mer / mère / l’amer, rayez les mentions inutiles. Il faut dire que quinze jours après la reprise du travail, et quinze jours avant les vacances d’été, force est de constater que rien n’a changé : le boulot me bouffe (en 8 jours je me suis tout de même farci Pau / Poitiers / Lens / Laval et Paris deux fois, qui dit mieux ?), et avoir un deux enfants et un mari (ah tiens, oui, un mari), bouffe le reste. Ajoutez à cela l’envie folle de peigner la girafe alors que les vacances approchent, et vous aurez une idée assez précise de ma disponibilité pour bloguer. Proche du néant, voilà c’est ça.

Si toutefois cette semaine vous êtes en manque grave de Sasa (et ça, c’est CARREMENT normal, on se passe pas de moi comme ça), vous pouvez toujours aller :

:: du côté de Twitter, où j’ai changé de pseudo mais pas d’activité (je twitte tout et surtout n’importe quoi),

:: au Bal des pompiers le 14 juillet, sans doute celui à côté de chez moi (7ème / La Madeleine), à moins que l’on pousse avec ma comparse (coucou Karine) jusque St Priest, en banlieue, où ces garçons ont l’air fort urbains (merci Céline DD), et organisent une Summer Party (genre comme si le terme Bal était vieillot)

(J’aime bcp la mention « vidéo réalisée par des sapeurs pompiers de repos ». Espérons qu’ils ne soient pas AU repos le D Day. Hiiiiiiiii.)

(Sinon dans leur salle de repos ils ont une tireuse à bière, les pinpons. Bordel faut VRAIMENT que je change de job. Et que je vive dans une caserne de pompiers. Aussi.)

:: à Musilac, le 15 juillet, pour entendre Philippe Katerine (entre autres), chanter « j’aime tes fesses« .

Bref, une bonne semaine en perspective (puisque une semaine avec DEUX JOURS de travail, merci le 4/5ème, merci le 14 juillet, merci le pont), on peut espérer un retour à la normale d’ici la fin de semaine.

Ou pas.

Sans moi Dominique

Parfois, la réalité dépasse la fiction. Qui aurait pu imaginer le scénario tordu que l’on vit depuis la mi mai avec l’affaire DSK ?

Hier, j’étais dans la salle d’embarquement de l’aéroport de Pau (oui, comme vous le voyez, ma vie trépidante de globe trotteuse de la France profonde a repris ses droits) où un écran diffusait France 24. Moi et une demi douzaine d’encravatés regardions, sidérés, l’avocat de la victime présumée décrire (dans une position proche de celle d’un prédicateur) par le menu le déroulement de l’agression présumée de DSK sur sa cliente. A gerber. « L’attrapage » du vagin. Le sperme recraché dans la pièce (je suppose que ça fait partie des éléments du dossier qui sont difficilement falsifiables). A écouter dans un hall d’aéroport, ça avait quelque chose de surréaliste. Et de profondément sordide.

Franchement, rien à cirer qu’elle aie menti sur sa demande d’asile. Ni qu’elle aie essayé de tirer profit de la situation (on peut être violée et pas très maline). Certes, si ça se trouve, tout était monté, c’était un piège, ou encore un rapport consenti, voire tarifé. Peut être. Le doute raisonnable. Mais visiblement, on ne saura jamais le fin mot de l’histoire. La plaignante et victime supposée est dé crédibilisée (et elle fait ainsi mal à la cause des femmes, sans doute à l’insu de son plein gré), et elle ne pourra donc pas faire l’unanimité contre DSK, dans un procès qui est parole contre parole.

Que restera t il de tout cela ? Sans doute un immense gâchis humain, comme le dit Trub, et je comprends le désarroi de ceux qui en avaient fait leur homme providentiel pour 2012, même si leur rapidité à le réhabiliter me fait un peu gerber. Un immense merdier, comme le dit Caroline, sans doute. La boite de Pandore, nous rappelle Olympe. Et de mon point de vue, un point de non retour. Celui du vote DSK. De MON vote DSK en tous cas. Que se soit aux primaires, ou voire même à la présidentielle elle-même.

Attention, je ne vis pas au pays des licornes roses, et je n’exige pas de mes dirigeants l’exemplarité amoureuse, la fidélité conjugale, toussa. Je ne suis pas sortie du Couvent des Oiseaux tout de même. Mais là, on est au delà de cette seule question de l’orthodoxie conjugale. Ce que nous avons appris de l’homme au travers de cette affaire, et même si tous les torts ne peuvent lui être imputés apparemment, a entaché (ah ah) son image. Et en toute conscience, non, je n’ai pas envie de voter pour un queutard agressif et arrogant. Oui, c’est peut être injuste, parce qu’il est peut être pas très différent finalement d’autres hommes politiques (coucou Georges Tron), mais bon, reste que c’est lui qui s’est fait prendre la bite à la main, suite à un rapport, plus ou moins consenti, avec une femme de condition très inférieure à la sienne, alors qu’il s’apprêtait à candidater au plus haut poste de notre République. Ca suffit à forger mon opinion.

Autant vous dire que si dans 10 mois je me retrouve à devoir envisager de voter au 2ème tour pour Sarkozy (ou pour Marine Le Pen ! non pas ça), je vais UN POIL avoir les boules (après Chirac en 2001, bonjour la couleuvre).

Deux autres posts que je « rejoins » :

:: CSP, La face cramoisie des hypocrites

:: Voter DSK, plus pour moi

Dis moi est ce que tu m’aimeras ?!

Kent, c’est mon philosophe de référence, il y a toujours une chanson de lui qui traduit mon état d’esprit.

(Et en plus c’est un beau roux, ce qui ne gâche rien.)

(Et lyonnais.)

(En fait, il lui manque juste une moustache.)

KENT – Dis-moi, est-ce que tu m’aimeras ? from Kent Cokenstock on Vimeo.

(Clip de Marion Vernoux, avec ce qui semble bien être Mathilde Seigner, avec 15 ans de moins.)