Tu la vois ma grosse extimité ?

Tant bien que mal, cela fait maintenant plus de 6 ans que je « gère » mon extimité par ici, ce « désir de dévoiler (ma) vie intime » et qui n’est pas (tout à fait) de l’exhibition. Avec des questionnements récurrents. Qui ont repointé leur nez en ce début d’été grisou.

En termes de tendances, on peut se le dire sans fard, les blogs sont passés de mode. Je suis hazbeen mes enfants c’est un fait (heureusement que je suis followée à donf sur touitteur, sinon je vous raconte pas la claque pour l’égo). Quelque part, tant mieux, ça permet de vivre sa petite addiction un peu plus au calme, sans qu’on cherche à vous décrypter le karma tous les 15 jours. Par ailleurs, c’est surtout dommage à mon sens parce que du coup, ils se font de plus en plus rares, les véritables diaristes, les conteurs narcissiques de leur quotidien, qui vous livrent tout chaud et brut de décoffrage leurs états d’âmes (Folie Privée est reviendue, par exemple, et ça, c’est une grande joie, car elle fait partie de ces conteurs de l’intime qui me ravissent). J’ai la prétention d’en être, de ces diaristes compulsifs, même si depuis 6 ans mon rythme de vie a bien changé, et l’élevage de nains mobilise du temps et de l’énergie au détriment du présent blog (c’est un euphémisme, j’ai même plus le temps de regarder mes ongles pousser). J’ai moins le temps d’en raconter, certes, mais je dois aussi m’astreindre à en dire moins. Pas sur moi directement, mais sur mon environnement, mes proches, qui apprécient parfois diversement, et très moyennement, de se voir croqués au fil de ces pages, même de manière indirecte.

Mon extimité n’est donc pas celle de mes proches. Je le respecte profondément et en prend acte, surtout qu’ils restent prioritaires et essentiels. C’est un peu frustrant parfois, ces coupes que je dois faire dans mes récits ou mes réflexions, mais c’est le prix pour garder la couleur de l’eau de la baignoire : claire et transparente, authentique autant que faire ce peut, mais avec quelques opacités planquées sous la mousse. Les doigts de pieds qui dépassent sont bien les miens, le galbe du mollet n’a pas changé (c’est plus haut que ça blobote sévère, mais c’est un autre sujet), mais il y a une partie de Sasa qui reste à l’abri des regards (et il le vaut mieux sans doute), c’est l’écart entre Sasa et Sabrina.

Je ne suis pas coutumière de ces notes un peu cryptiques, mais voilà, des fois il faut savoir aussi dire certaines choses avec un peu plus de rondeurs que d’autres, c’est important la forme aussi.

Et puis ne vous inquiétez pas trop non plus , de temps en temps, y’aura bien un téton qui surgira de sous la mousse. (Hiiiiiii.)

loulou1

(Faute de téton, un petit cliché de la Dauphine, cette merveille d’enfant – au léger strabisme – qui refuse justement désormais de prendre en bouche le dit téton, visiblement trop peu roboratif au regard des biberons de 240 qu’elle s’enfile 4 fois par jour. La vilaine. La fin de l’allaitement, c’est un cap difficile à passer pour une mère juive comme moi. Je vais m’en remettre hein. Mais c’est tout de même les boules. Heureusement qu’en guise de compensation je vais pouvoir me remettre à picoler à la Winehouse.)

7 réponses sur “Tu la vois ma grosse extimité ?”

  1. Vu le début et la tonalité du post, j’me suis dit, « Sasa lâche l’affaire »…et une tristesse tintée de mélancolie s’emparait déjà de moi…mais non !!! Il n’en est rien…ouf ! Je retrouve ma joie inondée de bonheur…

  2. L’opacité et la mousse sont la part de mystère qui suscitent la curiosité. Vive la mousse (ps: non, je n’aime pas la bière)

  3. Ouais alors moi évidemment, j’ai lu « tu la vois ma grosse extrémité », alors je m’attendais à un post sur l’outillage ronjeremy-esque de l’époux…

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