Yo, También !

Hier soir, après avoir récupéré / lavé / récuré / fait diner / bisouillé / brosser les dents / re-bisouillé / couché les enfants, je n’avais qu’une envie, dormir .Mais à 21 h 05, je nourrissais quelques scrupules. Petit réflexe conditionné, je fais défiler ma TL (time line) sur twitter pour voir ce que regardent les gens à la télé. Oui twitter sert surtout à ça le soir. Y’a ceux qui regardent la télé et commentent en même temps, et ceux qui sont en soirée ou tout autre lieu de socialisation (où ils s’emmerdent forcément un peu, puisqu’ils ont le temps de twitter) et envoient des photos d’eux bourrés avec leur slip sur la tête. La proportion entre ces deux population est de 8 contre 1 (à peu près). C’est un peu triste, je vous l’accorde.

Là, en l’occurrence, c’était le tag #ADP (pour l’Amour est dans le pré) qui prédominait, c’était au dessus de mes forces. Alors j’ai zappé, sur mes nombreuses chaînes, que je paie désormais 5 euros moins cher par mois depuis que je me suis cognée 12 minutes d’attente de la hotline Numericable et que j’ai joué les consommatrices fidèles mais exigeantes (« je veux une réduc, sinon je me barre chez Free », que j’ai dit à la téléconseillère). (Mon bonheur sera total quand j’aurais reçu mon boitier enregistreur, qui me permettra de visionner au calme les 1001 programmes que je n’ai pas le temps de voir, ou devant lesquels je m’endors. A 21 h 13 environ.)

Par hasard, je suis tombée sur un film espagnol, datant de 2010, « Yo, también« . J’étais contente de le voir en VO, d’entendre cette langue que je parle depuis 30 ans, mais trop rarement à mon goût depuis 10 ans.

C’est l’histoire de Daniel, trisomique éduqué et intégré professionnellement, qui tombe amoureux d’une blonde un peu perdue, mais « normale », Laura. C’est un récit tout simple, d’amour et d’amitié, cru et violent, comme les espagnols savent les raconter et les filmer. On évite les clichés et les bons sentiments (si si), et il en sort un film très beau, très pur et très émouvant. La plus jolie chose que j’ai vue depuis longtemps.

Le WE dernier, je suis allée voir, poussée par les critiques dithirambiques et mon amour de Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, Les bien-aimés. Certes, Christophe Honoré a beaucoup de talent, ses acteurs aussi. L’histoire est romanesque, les gens sont beaux et tristes, y’a des clopes, de l’alcool, des larmes, du sexe à plusieurs et de la sueur (et aussi Ludivine Sagnier, qu’on a envie de baffer, mais elle n’occupe que la première demi heure). Mais tout cela est trop écrit, trop littéraire. Ça manque de chair (Chiara toute nue, c’est comme Alexa Chung dans ELLE, tu as envie de courir lui acheter un steak quand tu la découvres dans quelques scènes de nu), de vie, de vérité. Cruel contraste par rapport au film espagnol.

Décidément, Viva Espana !

2 réponses sur “Yo, También !”

  1. Pffff… un article sans commentaire… baignoire morne plaine…
    C’est quoi ?… c’est la rentrée qui fait baisser les courbes d’audience ?
    A quand un petit post sur le cododo ? Les joies du biberon… ou encore les sacs a dos pour porter bébé en toute sécurité…

    Allez-heuuuu

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