Casting de Belles Gueules

Messieurs (oui, poussez vous un peu, les grognasses, laissez moi donc flatter la part mâle et velue de mon lectorat), j’ai besoin de votre aide, histoire de donner raison à l’Epoux, qui est persuadé que depuis 2005 qu’il m’a acheté le présent nom de domaine, je me sers de mon blog comme piège à mecs (alors qu’en fait, c’est sur twitter que je cultive le pectoral non épilé dans son milieu naturel).

La marque de produits de beauté pour hommes (si, ça existe) Nickel recherche pour sa prochaine campagne de communication (dont se charge donc le pubeux qui me sert de mari) des « belles gueules » en mode casting sauvage, et entre autres sur Twitter et FaceBook (me cherchez pas sur FB, Sasa n’y est pas). Autant vous dire que je ne perds pas l’occasion de m’associer à la dite recherche, pour une fois que j’ai LE DROIT d’aborder des beaux mâles dans la rue … (coucou, tu permets que je caste le fessier, jeune homme ?)

(Ah on me dit de focaliser sur le visage. Au temps pour moi.)

Personnellement, j’ai ma PETITE idée du candidat idéal à ce type de casting.

Nickel le définit comme « un homme qui a de la gueule et qui ne fait pas la gueule. C’est un gars qui a de la personnalité, du caractère, du charisme. C’est un mec qui ne se la raconte pas et qui a pourtant beaucoup de choses à raconter. C’est un homme bien dans sa peau, avec de l’humour et inspirant la sympathie. Un vrai mec, quoi. »

Moi je verrais bien …

(Au hasard)

Gilles Lellouche

Romain Duris

François Vincetelli

Enfin, voyez le genre …

Alors comme dirait l’Héritier, c’est quoi la carotte ? (mon fils n’avance qu’au bâton et à la carotte, je sais, c’est nul, je vous empile, ON FAIT CE QU’ON PEUT).

La carotte de Nickel c’est (en dehors de votre belle gueule en 4 par 3 sur tous les panneaux publicitaires de France et de Navarre, youhou) 500 € et un an de produits de la marque.

Si c’est un lecteur du présent blog, je me dévouerais, et fournirai une photo dédicacée de mes seins lui paierai des mojitos (à boire en ma douce et distinguée compagnie, sur Lyon ou Paris).

Allez, lancez vous les vilains.

(Et envoyez moi des photos aussi, en parallèle, c’est pour mes archives.)

(PS : bien naturellement, on ne peut pas dire que ce post soit sponsorisé. Je partage ma vie avec l’Epoux, mais dans la mesure où je gagne à peu près correctement ma vie, il ne me donne pas d’argent de poche. Même pas contre faveurs sexuelles. C’est dire.)

Petit Papa Noël

… pour cette année, j’aimerais avoir …

(Si tu reconnais certains des protagonistes de cette photo, c’est que tu regardes trop de films pour adultes.)

(Moi j’en regarde JAMAIS. Mais je suis amoureuse de Stoya.)

:: un peu plus de TEMPS, pour écrire ici (heureusement, twitter me permet encore de raconter des choses peu importantes en moins de 140 caractères garder un pied dans la virtualité tant aimée),

:: un peu plus de TEMPS, pour aller à la piscine, et venir à bout de cette bouée ventrale qui est restée accrochée, on ne se l’explique pas, suite à l’arrivée de la Dauphine (et qui permet aussi à l’Héritier de tapoter dessus, comme un esclavagiste d’antan, en clamant « Maman, elle a de grosses fesses, et un gros bidon ») (bientôt, il m’échangera contre 15 chameaux et 3 chèvres),

:: un peu plus de TEMPS, pour me remettre au Zermatage, via le site linecoaching, en rapport avec le point précédent. J’avais pas mal commencé à avancer dans la démarche, mais il faut être honnête, tous les axes concernant la respiration / la pleine conscience, j’adhère PAS DU TOUT, j’ai donc carrément du mal à m’y mettre sérieusement, sans compter que je ne peux pas permettre, bien souvent, de faire les exercices de respiration, genre 10 minutes avant le repas, impossible. Bref, je procrastine aussi mon rééquilibrage alimentaire,

:: un peu plus de TEMPS, pour lire un peu plus d’un roman par mois (là j’ai miraculeusement réussi à lire « Rien ne s’oppose à la nuit« , très émouvant, en moins de 15 jours, mais c’est l’exception qui confirme la règle selon laquelle toute tentative de lire se solde par un endormissement intempestif dans le quart d’heure qui suit),

:: un peu plus de TEMPS, pour … faire mes cadeaux de Noël …

Rabiosa

Par un heureux concours de circonstances (en fait, j’ai gueulé comme un putois parce que ma voiture n’était pas prête à ma descente d’avion, oui je suis une chieuse) je me suis retrouvée surclassée chez le loueur de caisses à savonnettes voitures lors de mon séjour martiniquais. En conséquence de quoi, au lieu de me traîner en Polo sur les routes sinueuses de la ville (pleine de ravines, dos d’ânes et culs de poule bien tape cul, joie des amortisseurs), j’étais au volant d’une énorme Merco Benz Benz Benz (une classe B et des cacaouètes, ne me demandez pas plus de précision), qui tétait l’essence plus vite que moi les ti-punch (c’est dire), mais qui présentait l’avantage d’être équipée :

:: d’une boîte automatique, très pratique pour les démarrages en côte audacieux dans les ravines,

:: de sièges en cuir et de grosses jantes, qui ont permis à mon phallus virtuel de se dresser, arrogant et conquérant (oui, je suis un conducteur détestable),

:: d’un sound system bien bien puissant également, qui m’a permis d’écouter ceci, à fond les ballons.

(Shakira respire toujours autant le sexe, je m’en lasse pas.)

Oye papi, vuélveme loca,

Aruñame la espalda,

y muérdeme la boca.

(Pour les non hispanophones, la dame elle dit, « hey mec, rends moi folle, griffe moi le dos, et mords moi la bouche« . A peu près.)

Y’a pas à dire, séjour aux Antilles = enflammage des hormones.

D’ailleurs, en parlant d’hormones et de phallus qui se dressent plus ou moins de manière satisfaisante, si quelqu’un est intéressé par le produit local ci dessous, vendu sur le marché de Fort de France, faites moi signe, j’y repasse en décembre, ça peut faire un chouette cadeau de Noël.

Bon week-end aux zizis redressés, et aux autres aussi (soyons magnanimes).

Lettre à une jeune maman

Il n’y a pas très longtemps, j’ai été sollicitée par une jeune maman, qui se posait des questions sur son retour au travail post congé maternité. Elle m’a contacté moi, me disait elle, car entre tous les blogs tenus par des mères (elle a bien choisi son vocabulaire, car si elle m’avait affublé du macaron « blog de maman », autant dire que je grimpais au baobab) qu’elle lisait, elle avait l’impression de toujours voir (à mon exception près donc) des mères qui avaient choisi de renoncer à leur activité professionnelle, ou du moins de la mettre en veilleuse, au bénéfice de l’enfant. Pour sa part, elle était un peu perdue, tiraillée entre le désir de faire le mieux pour son enfant, son épanouissement personnel, sa vie professionnelle présente et future, et l’anticipation qu’elle avait que compte tenu de son emploi actuel (peu motivant, pas très bien payé), son « désir d’emploi » serait sans doute faible. Et que ça l’inquiétait, cet équilibre à construire, entre injonctions diverses et variées, et nécessairement culpabilisatrices. Ce sujet, de l’équilibre vie privée / vie professionnelle, pour qui me lit et me connaît, me concerne bien sûr et surtout me passionne. Et ce que je vois ou lis autour de moi ne lasse pas de m’inquiéter parfois. J’en profite donc pour essayer d’apporter ma pierre. Mon caillou dans la chaussure tout au moins.

Règle n°1 : s’écouter. Il y aura toujours 10 personnes pour te donner 10 avis différents. Mais sur des choses aussi cruciales, il faut savoir écouter sa petite musique intérieure, et la combiner avec celle de son compagnon en parentalité (le PAPA), histoire de ne pas non plus aller dans deux sens contraire (je la fais courte, un mariage sur deux fini par un divorce, et l’arrivée d’un enfant fait office de gros gros catalyseur, il est donc vital de COMMUNIQUER sur les attentes de chacun sur la gestion post partum du gnome). D’ailleurs, s’il y a UN AVIS à prendre, c’est bien celui dont on partage la vie, plutôt que celui des copines (ou blogueuses !) plus ou moins bien intentionnées, et marquées chacune par un vécu qui a ses limites (tout au moins en termes de reproductibilité). Parce qu’il y a des hommes qui rêvent d’une femme au foyer pour le bien de leur cher enfant, alors que d’autres sont profondément angoissés par la perspective d’assumer seuls la responsabilité du maintien économique et financier du foyer. Il faut prendre en considération les attentes des hommes (si si), et ne pas les laisser otages de nos arbitrages, c’est la moindre des choses.

(C’est beau ce que je dis non ?)

Une fois cela dit, ce qui suit est MON AVIS. Il n’est pas universel, ne se veut pas comme tel. Mais je crois qu’il est effectivement intéressant que des femmes disent autre chose que « c’est tellement génial de passer ses journées à s’occuper de son enfant plutôt que de bosser pour un patron ingrat et radin » (pour ce 2ème problème, il y a une autre solution > changer de job, mais c’est un autre débat).

Règle n°2 : ne JAMAIS arrêter toute activité professionnelle. J’ai eu beau examiner le sujet sous tous les angles, c’est une question de survie à mon sens. Je crois en avoir parlé précédemment ici, dans un monde idéal, le congé maternité durerait 1 an, pourrait se partager avec le père, et tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Faute de cela, il faut reprendre, trop tôt certes, son activité professionnelle. Ecoutez vos mères (pour une fois qu’elles sont intéressantes sur un  sujet :p), regardez autour de vous ces témoignages de femmes qui se sont retrouvées seules à élever des enfants après des séparations, déclassées professionnellement, devant reprendre une activité dans un monde du travail exigeant et sans pitié (expliquer les X années d’interruption dans le CV, se rendre compte qu’on est plus à jour dans le secteur où l’on bosse, réaliser que des plus jeunes et mieux formés visent le même poste sans autant d’exigences salariales ni de contraintes horaires liées aux enfants, etc.).

Sans attendre le pire, la vie est ainsi faite qu’à 3 ans, l’enfant prend le chemin de l’école. Si tu es au foyer, tu passeras une partie de tes journées à gérer les entrées / sorties / repas du midi car la cantine te sera refusée (puisque tu bosses pas, feignasse). C’est un rythme (pour l’avoir pratiqué pendant mon 2ème congé maternité) épuisant et ingrat, chronométré à la minute, où toute ton attention est focalisée sur la logistique, et finalement assez peu sur ta relation à l’enfant. C’est simple, à 17h30, c’est déjà le burn out (quand tu en as plus d’un, évidemment). Bonjour l’épanouissement (franchement, je grossis à peine le trait.)

(Comme si c’était mon genre, en plus, l’exagération.)

Il y a bien sûr le congé parental, la courte pause d’un an, qui permet d’amener son enfant un peu plus loin dans l’autonomie. C’est effectivement idéal (surtout pour le premier, parce qu’ensuite, on l’a compris, ça se gâte), si tu peux te permettre de toucher moins de 500 euros par mois pendant cette durée, et si tu as la garantie de retrouver ton poste initial. C’est souvent sur ce second point, de par ce que je vois autour de moi, que le bât blesse. Ca reste donc une opération risquée.

Je sais que ma position peut paraître radicale, mais sans être une accro à mon job (loin s’en faut, je râle suffisamment ici), il faut savoir reconnaître les bienfaits d’une vie qui se construit autour plusieurs axes d’équilibre plutôt qu’un seul. Je ne pense pas que la vie au foyer et l’amour de ses enfants et de son mari soient des axes de développement qui se suffisent à eux mêmes. Nécessaires sans doute (et les célibataires volontaires et autres « no kids » auront un tout autre avis) mais pas suffisants. Parce que les enfants doivent être élevés dans le sens de leur autonomie (et pas celui de l’épanouissement de leur mère, ce que certaines perdent de vue) et que les maris sont ce qu’ils sont (à savoir qu’ils peuvent ne plus vous placer au centre de tout, et c’est l’évolution normale de beaucoup d’histoires de couples, quand ils ne s’arrêtent pas de vous aimer). L’occupation d’un emploi n’est pas une fin en soi, car je sais que beaucoup peuvent occuper des jobs ni très bien payés ni très épanouissants, mais ils sont une porte ouverte sur le monde, sur la socialisation, le monde extérieur, et c’est à mon sens vital de garder un pied, même à temps partiel, même en mettant un frein sur l’ascension verticale.

Règle n°3 : de même que l’occupation d’un emploi n’est pas une fin en soi, l’élevage d’un (ou plusieurs) enfants NON PLUS. C’est là je crois la partie la plus importante de mon message, jeune maman. Ta vie ne sera pas que tes enfants. Du moins je ne te le recommande / ne te le souhaite pas. La génération de nos mères et surtout de nos grands mères s’est beaucoup inscrite dans ce schéma. Vous les entendez dire « ma plus belle réussite, ce sont mes enfants« . C’est un message à la fois très émouvant, mais aussi terriblement anxiogène je trouve, pour les dits enfants. Si on est ce qu’il y a de mieux pour sa mère, qu’est ce qu’elle va penser si / on rate son bac / on prend du poids / on vole un oeuf / on vole un boeuf (rayer les mentions inutiles) ? Je pense sincèrement que c’est un poids que l’on n’a pas le droit d’imposer à ses enfants. Une vie est courte, certes, elle peut pour autant se remplir de plein de belles choses, et parmi ces choses il peut y avoir des enfants. Ou pas.

Quand je pars en déplacement, comme ces jours ci, ils me manquent, mes petits amours. J’arrose l’Epoux, ou les grands parents qui les prennent en charge, de messages, je veux des nouvelles, des photos, je veux connaître ce qu’ils ont mangé, et est ce qu’ils ont fait de beaux cacas. J’ai le plaisir de les retrouver, de les reconquérir s’ils boudent un peu. Je lutte avec ma culpabilité, celle qui malgré moi me susurre à l’oreille que je ne suis pas une bonne mère car je ne leur consacre pas assez de temps, que je donne trop à mon travail. Je lutte parce que c’est un préjugé, une construction sociale et sociétale archaïque à mon sens, et qui pour autant, même chez moi, a encore la vie dure. Tes enfants s’épanouissent sans toi, hors de toi, même tous petits, et c’est tant mieux. Bien sûr que tu leur est essentielle, et que tu leur manquerais terriblement si tu venais à disparaître de la circulation. Mais tu ne peux pas leur imposer ce rôle par trop encombrant et terriblement lourd d’être le pilier de ton existence. C’est du moins ce que je crois.

Bonne chance à toi ma belle 😉

(et à toutes les autres)

PS : quelques blogs et sites qui traitent de la conciliation vie privée / vie pro, et de la vie de mère :

:: En aparté, avec un article sur les mères de famille nombreuses qui bossent, et donne des chiffres (finalement rassurants) sur le taux d’emploi des mères de familles nombreuses (+ de 70% des mères de 3 enfants et + bossent),

:: Maman travaille

:: Les mamans testent

:: Un témoignage que j’ai trouvé émouvant de Madame (ex Maman) Sioux sur cette délicate question de l’équilibre entre vie pro et perso,

:: Mère Bordel, qui en parle aussi régulièrement (et dont l’interrogation de base est dans le titre du blog :)),

:: Histoire de nombrils, qui a fait un arbitrage différent du mien, et donc intéressante à cet égard,

:: Mummy Active, qui a arrêté de travailler, et qui est aussi partagée.

:: Doudette parle d’arbitrage aussi ici, je découvre son blog grâce à touitteur.

Addendum : effectivement, je n’ai pas parlé de la solution que j’ai moi même mis en place. J’ai un congé parental à 80%, c’est à dire que je ne travaille pas un vendredi sur deux environ et une partie des vacances scolaires. Les vendredi c’est pour bibi, et les vacances scolaires pour mes enfants. Gagner moins, mais travailler moins, et avoir un peu plus de temps pour soi et les siens.

Mes névroses se portent à merveille.

11 ans depuis peu que je travaille à la « feurme ». Bordel. Ces années sont passées en un clin d’oeil. Vraiment. Je me revois encore, mes premières missions pleines de déplacements pourris (ça n’a pas vraiment changé à vrai dire, hormis que maintenant je m’arrange pour glisser quelques destinations un peu plus bandantes dans le plan de charge), mes premières présentations tétanisées de trouille (ça par contre, j’ai bien progressé, même que des fois, comme ce matin, je fais des blagues sur la CGT, oué), mes premières « nocturnes », à pondre pendant des nuits entières des rapports de 340 pages, que PERSONNE ne lit de bout en bout (maintenant je relis les proses faites par d’autres, en maudissant leur sens approximatif de l’orthographe et leur diarrhée verbale).

11 ans de vie professionnelle, mais pour autant je n’ai QUE 33 ans. Et dans ma tête, allez, 26, à tout casser. Las, c’est que dans ma tête. Et point dans le regard de mes congénères, surtout quand ils sont mes « subalternes ».  De plus en plus, je réalise qu’à leurs yeux, je suis une bête curieuse, un poil dangereuse, de par mes comportements étranges. Pourtant, de mon point de vue, on est pareils. Nous sommes des d’jeunes quoi. Mais en fait non. J’en ai eu la preuve encore aujourd’hui.

Ces dernières semaines, j’ai en charge une équipe dont c’est le premier boulot ou presque. Ils sont ultra diplômés, souvent brillants … et complètement inadaptés à la vie professionnelle dans ses aspects les plus prosaïques. Parce que c’est pas le tout de réfléchir à toute vitesse et cracher du slide au kilomètre, mais la « science » est une chose, la VIE en est une autre. Lors de cette première session de déplacements (en région parisienne, Noisy au petit matin, follement exotique), je me suis exaspérée toute seule sur le faible sens pratique de mes jujus. Et en même temps que je m’exaspérais je suis passée accessoirement pour une névrosée.

Tout ça parce que j’ai fait quelques MENUES remarques sur la logistique voyage (c’est ça d’être une connasse de chef).

Règle n°1 – on édite toujours une version papier de son billet électronique de TGV. Oui c’est pas écolo. Mais on s’en branle. Si ton mobile est en carafe, tu sais pas où tu es placé dans la rame, et parfois, faut te prendre le chou avec un connard d’encravaté qui essaie de te piquer ta place. Dans le train de 7h. Nonméoh.

Règle n°2 – on achète toujours des tickets de métro et de RER d’avance. Parce que sinon tu perds 10 minutes en sortant du train pour en acheter aux bornes, et 10 minutes, le matin, quand la SNCF a 20 minutes retard (sont pas au courant les jeunes, mais c’est quasiment contractuel), c’est vital.

Règle n°3 – on enregistre sur son smartphone les lieux de réunions et les plans d’accès. Au besoin on les imprime. Sinon on perd du temps. Ca s’appelle la logistique du dernier kilomètre, c’est la base du consultant.

Règle n°4 – on a toujours le numéro de Grand Voyageur dans les favoris, prêts à changer l’heure du départ du billet retour. Parce que changer de train c’est cool, mais avoir une place assise c’est mieux.

Règle n°5 – le soir, dans les couloirs du métro et du RER, en arrivant à Gare de Lyon, par principe, on galope comme une damnée vers les quais (en traînant le PC et la valise, juchée sur des escarpins de 12, tout en essayant de rester digne). Parce qu’il n’existe pas de plus grand plaisir au monde que de choper le train d’AVANT. Oui.

Sauf que ce soir, avec leurs conneries de padawan, c’est pas le train d’avant qu’on a chopé, mais celui d’après. C’est là que tout a basculé et que j’ai définitivement été cataloguée folle dingo, alors que je leur expliquai, quasiment la larme à l’oeil, que SI, rentrer chez soi 30 minutes avant, ou après, dans une journée de travail, et surtout après deux nuits sans ses enfants, ça change tout. Si j’arrive à 20h30, je peux faire des bisous dans le cou à mes amours avant qu’ils ne se couchent. Si j’arrive à 21h, ils dorment, et je pleure doucement en les espionnant dans leur sommeil. Ca change tout non ?

Je crois qu’ils ont pas compris.

Et c’est parce qu’ils sont jeunes et sans attaches, et moi une mère poule gateuse, impatiente et névrosée. Et que je n’ai plus 22 ans.

Là où je me dis que finalement vieillir c’est cool, c’est qu’en fait, je m’en bats l’oeil. J’assume. Mes névroses et moi, on se porte à merveille. Bisou.

PS : si j’avais l’énergie, je vous raconterai aussi

:: comment j’ai diné avec Mossieur Resse, et découvert l’Americano (ça me change des ti punch, que je me réserve pour la semaine prochaine à Fort de France, youhou),

:: comment pour la 2ème semaine consécutive j’ai réussi à NE PAS aller à la piscine à Paris. Je crois que c’est une kabbale (j’en profite pour conchier la mairie de Paris, qui s’est bien abstenue sur son site web de prévenir que la piscine Joséphine Baker … prenait l’eau),

:: comment j’ai enfin fait un Kremlin des Blogs, en plus organisé rien que pour ma pomme (heureusement, Nicolas a fait un SIOUPEUR compte rendu, dont je suis sortie légèrement avinée (enfin enbiérée),

:: comment j’ai eu le droit à une visite nocturne de France Inter ET me suis vue offrir le calendrier de pompiers de NYC …

Mais c’est ça de vieillir, après minuit, y’a plus personne 🙂

Sasa World Tour (ça nous avait manqué)

Ce blog sent la petite fille négligée non ?

J’en suis fort marrie, mais il faut en convenir, la vie active est peu compatible avec la maladie. 10 jours d’arrêt de travail ont complètement désorganisé ma gestion au cordeau bordélique. Après avoir traîné au fond d’un lit d’hôpital 5 jours puis au fond de mon lit tout court pendant 5 autres jours, les choses se sont remises en place, et la vie a repris ses droits, exigeante et fatigante. Mes clients étaient perdus sans moi (si si), les courses pour le frigo à refaire, mes collaborateurs en carafe, les enfants en manque d’attention, le linge sale ce vilain ne s’était pas lavé / séché et plié seul (pur scandale ça), les propales étaient toujours à envoyer pour la veille, etc. Alors nul n’est irremplaçable, il paraît, mais c’est quand même mieux quand je suis à peu près opérationnelle.

Du coup, je me destine à entamer un nouveau mois marathon round ze world, comme vous les connaissez depuis toutes ces années. Au programme des festivités :

:: Paris, Ville de Lumière, qui me permet toutefois de socialiser un minimum (quand je fais pas l’autiste avec un room service et un programme télé spécial QI d’huître),

:: Fort de France, pendant toute une semaine, histoire de corriger ce teint d’endive et ces cuisses d’albâtre qui sont si peu assorties à mon maillot de piscine rouge pompier (et de boire du rhum, bordel),

:: Rennes et Nantes, qui va me donner l’occasion de faire un petit crochet par la mi-fa bretonne,

:: Bordeaux, que je vais re-découvrir (la dernière fois que j’y ai mis les pieds, j’avais 18 ans et j’étais pom-pom girl pour soutenir les équipes de l’IEP de Lyon au Critérium …).

Ce matin, ma secrétaire me dit « je t’ai pris ton hôtel habituel à Rennes« , alors que j’avais AUCUN souvenir d’être allé passer ne serait ce qu’une nuit dans cette bourgade. C’est beau la vie de VRP. Grâce au pistage informatique, j’ai effectivement trouvé trace de mon passage par là bas (et puis ensuite, je me suis souvenue d’y avoir mangé des huîtres, c’est bien moi, je me souviens des évènements par la bouffe que j’y ai mangé). Les marins laissaient une femme et des enfants bâtards dans chaque port, moi je laisse des notes de frais (et parfois mes culottes sales, oubliées au pied du lit) dans des Mercure et autres Novotel sans âme. Dur parfois de réenchanter le quotidien …

disney

(Pour ré-enchanter le quotidien d’ailleurs, rien de mieux qu’un enfant de 4 ans qui revient de chez Disney. « Maman j’ai vu le VRAI Mickey à la parade« . Les enfants sont des enchantements. Surtout après 6 mois. Et avant 14 ans.)

Bref, on va s’amuser encore par les routes de France et de Martinique, je vous le dis.

(J’en profite pour préciser que pour ma part je ne me suis jamais rendue au Carlton de Lille en compagnie de DSK et Dodo la Saumure.  Dodo la Saumure, prononcez ce nom à voix haute. J’adore.)