Sexisme & police de la pensée

Ce matin, à l’heure où les yeux encore bouffis de la nuit tu ouvres tes outils de travail …. et Twitter (de quoi gréver assez lourdement la productivité française du secteur tertiaire, cette affaire), je découvre un tweet primesautier d’Eolas (avocat blogueur et exerçant aussi sur la twittosphère), « Ce qu’il y a de bien avec le retour des beaux jours, c’est que désormais, c’est dans la rue qu’on croise des jolies courbes. »

(Oui, y’avait une blague avec les courbes qu’on croise, j’ai VU hein.)

Je vois ensuite passer une remarque de Caroline (Pensées de Ronde), qui lui signale, sans être particulièrement agressive, « Mouais, vous êtes capables de bons mots meilleurs que celui-ci qui fleure un poil le sexisme… »

Pouf pouf (copy right Pierre Desprosges).

C’est ainsi que s’enclenche ce que l’on appelle communément sur Twitter un tweet-clash, exercice de style un peu brouillon, souvent agressif et toujours frustrant, qui consiste à défendre une position / un avis en 140 caractères (autant dire que c’est perdu d’avance). Là c’était un cas d’école, c’est parti très vite dans les tours, puisque dans les 2 minutes qui ont suivi la réponse de Caroline, les grands mots ont été lâchés, « troll » / « féministe » / « police de la pensée ». Au-delà du clash, dans lequel je suis partisane (car Caroline est une personne que je suis sur son blog et twitter depuis de longues années, plutôt tempérée, difficilement taxable de troll), j’ai forcément été interpellée par la discussion dans son ensemble (dont Valérie donne sa propre lecture ici) (je tiens à dire que Valérie est très courageuse, elle répond patiemment à tout le monde dans ses commentaires, j’ai cru comprendre que c’était aussi un peu son métier, mais je suis admirative quand même. Moi dès qu’on m’emmerde de trop, j’ai tendance à claquer la porte. Ou gueuler.)

Fondamentalement, ça m’exaspère au premier degré, qu’une femme soit encore désignée de manière dépréciative comme féministe, et donc associée à un troll, corollaire de mal baisée, frustrée et aigrie (c’est écrit nulle part, certes, mais je fais bien les sous titres). Le point de Godwin du féminisme étant l’injonction faite à se cantonner aux « vrais » sujets (ceux admissibles) des femmes (la lutte contre le viol, l’excision, l’égalité salariale à la rigueur et basta).

(Allez voir les « mentions » des soutiens d’Eloas dans twitter, c’est éloquent et lamentable, j’en étais désolée pour Caroline.)

Mais surtout, ce qui m’a interpellé, c’est cette question de « police de la pensée« , invoquée par Eolas, au sujet de l’interpellation (ah ah), somme toute modérée pourtant, de Caroline. Je comprends bien cet agacement que l’on peut avoir parfois concernant une tendance très contemporaine (et anglo saxonne) à devoir policer et lisser l’expression publique concernant certains sujets (le fameux politiquement correct). C’est vrai, ceux qui ont plus de 30 ans s’en rendent compte, la liberté d’expression aujourd’hui est bordée (policée) de tous côtés. On ne peut plus se gausser des handicapés, des noirs, des homosexuels, des arabes, des juifs, des vieux, et DES FEMMES, parce que ce sont des comportements discriminants, et en l’espèce SEXISTES. Car même si les courbes que citait Eloas pouvaient s’entendre pour les deux sexes, à ma connaissance, aucune femme ne se retourne dans la rue sur les courbes d’une bedaine masculine bien rebondie (je ne vois pas d’autre courbe masculine remarquable, à part la légère courbure d’un pénis en érection, plutôt porteuse de grandes promesses, hélas rarement visible dans les rues, mais je m’égare).

On peut regretter que les esprits, le langage, l’expression se policent. Ce n’est pas mon cas, pas en l’espèce, s’agissant des comportements sexistes, dont je peux être la visée (forcément, si j’étais juive, et handicapé, il en serait de même pour les remarques de cet ordre, mais je suis juste femme et arabe, je peux pas non plus cumuler toutes les tares). Je suis la PREMIÈRE à reluquer (des hommes, des femmes aussi, parce que c’est souvent autrement plus joli à regarder, je partage cet avis), et voire à diffuser des photos de ces messieurs (ce fut longtemps le fonds de commerce de ce blog). Pour autant, je suis soulagée que ces comportements, attitudes, remarques soient de plus en plus censurées dans l’espace public. Car elles sont pesantes, quand elles ne sont pas insultantes (voire pire).

Le meilleur exemple à mes yeux est celui de la vie professionnelle. Quand j’ai commencé à travailler il y a 12 ans, dans un secteur d’activité très (et encore) masculin – et je m’en fais encore de temps en temps l’écho ici – j’ai essuyé des remarques sexistes, phallocrates, plus ou moins désagréables, souvent insignifiantes, bêtement flatteuses, parfois insultantes. Bien souvent elles étaient émises par des messieurs d’âge mûr à très mûr (ce qui me laisse à penser qu’Eolas est plus âgé que ce que je pensais), pour qui complimenter une femme sur sa tenue / ses jambes / son rouge à lèvres dans le cadre d’une réunion de travail n’avait rien de sexiste ou de déplacé.

C’est pourtant simple : une remarque sexuée, qu’elle soit laudative ou dépréciative, n’a strictement rien à faire dans une conversation professionnelle, ni même dans la vie courante, par extension. Elles doivent être réservées, je crois et je crois que c’est ce que la majorité des femmes appellent de leurs voeux (et même si c’est moins dramatique que l’excision), à l’intimité (de nos pensées par exemple) ou dans des situations qui s’y prêtent. Jamais je ne me suis sentie insultée par une remarque sur mes courbes quand elles venaient d’une personne avec qui j’entretenais / développais des rapports de séduction. Parce que faut il le préciser, se faire héler dans la rue à la volée (le « Hey Pssst Madame t’es bonne« , classique), ou se faire reluquer la croupe d’un air torve dans le métro, ça ne rentre pas dans les catégories « rapport de séduction consenti ». Non, je vous assure.

Alors certes, Eolas ne laissait aucunement entendre qu’il allait tâter du croupion féminin à la volée dans les rues de Paris. Mais en dénonçant « la police de la pensée » / le « trollage » s’agissant de la remarque faite sur l’aspect sexiste de son tweet, il (me) prouve qu’aujourd’hui encore, le sexisme reste encore un tort peu considéré. Comme si ça n’était finalement qu’un paravent réactionnaire déployé par des femmes (les féministes, ces mochetés aigries qui ne s’épilent pas) pour emmerder ces salauds de mecs. Si un gars correctement neuroné pense cela, je me dis qu’on est pas sortis de l’ornière.

37 réponses sur “Sexisme & police de la pensée”

  1. merci.

    la police de la pensée vise à général à dire « on était quand même bien entre bonshommes blancs à déconner des arabes et des femmes ». ben non mon couillon, tu peux plus.

    (et oui tu vois parfois je perds patience).

  2. /troll :
    Courageuse n’est pas le premier mot qui me vient à l’esprit quand on parle de Valérie. Insupportable, en revanche… le problème n’est pas qu’elle dénonce (avec raison sans doute, je suis mal placé pour en juger puisque je ne subis pas de remarques sexistes) un tweet sexiste, mais que, comme à son habitude, elle s’embarque dans une croisade « féministe », totalement exagérée ET non-pertinente (désolé, on ne me fera pas croire que la pression sociale IMPOSE le port de la mini-jupe en été)(la hausse des températures y est au moins autant pour quelque chose)(et on voit BEAUCOUP TROP de bermudas informes), attitude qui, justement, par son manque de pondération et de bonne foi, fait que le mot « féministe » reste encore très largement péjoratif dans beaucoup de bouches masculines. Crois bien que je regrette vraiment chaque remarque graveleuse entendue dans la bouche de mes congénères masculins, (parce qu’au-delà du fait que ça reste inadmissible, en tant que mec je me retrouve du coup associé par défaut à ce genre d’attitudes dans l’esprit de beaucoup de femmes) mais je pense que ce genre de post « énervé à outrance » est totalement contre-productif.
    En l’occurrence, je préfère cent fois ton post au sien.
    /end troll

  3.  » (désolé, on ne me fera pas croire que la pression sociale IMPOSE le port de la mini-jupe en été)(la hausse des températures y est au moins autant pour quelque chose) »
    ah ? c’est étrange parce qu’en arabie saoudite par exemple il fait très chaud et il n’y a pas de mini jupe. peut être que là bas ils subissent de la pression sociale et pas nous. nous c’est juste climatique alors ; on subirait une pression climatique en qq sorte.
    mais pas les hommes. eux n’ont pas la pression climatique à mettre une mini jupe. incroyable.
    sinon discutons de l’effet du climat sur les talons hauts.

     » totalement exagérée ET non-pertinente »
    tu me feras la liste de ce qui est pertinent. que je sache.

    bisous doux.
    au passage pense à ne pas trop te contredire. sassa et mois disons la même chose mais différemment. donc soit elle exagère elle aussi, soit je n’exagère pas soit tu as un vilain compte à régler avec moi. et ca serait tellement vilain.

  4. Merci Sasa… Moi aussi j’en ai un peu marre de passer pour la féministe poilue qui brûle son sous-tif dès que j’ai le malheur de faire remarquer qu’un propos est déplacé/sexiste…
    la police de la pensée on dirait qu’elle est dirigée par un homme … hum…

  5. Jamais encore commenté sur ce blog malgré mes passages réguliers.
    Je ne te suis pas (j’espere que le tutoiement est toléré ici 😉 sur le fait que toute remarque sexuée soit à exclure de la vie courante. En tout cas si on met Twitter dans la vie courante.
    Pour être abonné à ton compte Twitter, que je recommande, j’y lis souvent des remarques sexuées qui n’ont rien de choquant. De même, je pense qu’il ne faut pas confondre « chosification » et attrait physique, même anonyme. On peut avec plaisir voir passer des corps masculin et féminin dans la rue, en éprouver un plaisir esthétique, sans pour autant éprouver des idées sexuelles ou encore moins de domination.
    En exprimant au gente neutre, au détour d’un mot d’esprit, et sur cet espace semi-public qu’est Twitter, son goût des courbes dénudées, l’auteur n’aurait jamais du être interpellé pour son pseudo-sexisme.

  6. @megaconnard : tu vois tu as compris du 1er coup !

    @valerie / @sharky je vous laisse hein 🙂 vous vous débrouillez bien tous les deux

    @ElDesdichado (que joli pseudo hombre) : mon exaspération ne tient pas trop au tweet initial, effectivement badin et voulant faire de l’esprit, mais bien à ses conséquences, et la manière dont Eolas a pris la remarque de Caroline (lui et ses « soutiens »). Si, la remarquer était quand même sexiste, et en appeler ainsi à la police de la pensée (histoire d’assimiler Caroline et nazisme ou autre), était pour le coup outrancier et insultant.
    Et pour le coup twitter est pas semi public. Ou ton compte est « cadenassé » et c’est privé, ou il est ouvert, et c’est pour le coup totalement public.

  7. Valérie : « ah ? c’est étrange parce qu’en arabie saoudite par exemple il fait très chaud et il n’y a pas de mini jupe. peut être que là bas ils subissent de la pression sociale et pas nous. nous c’est juste climatique alors ». Euh, oui.
    Ici, si on ne met pas de mini-jupe, on ne risque pas de se faire lapider.
    Au moyen-orient, si on montre sa peau, si.
    Comment peux-tu faire cette comparaison ? C’est ridicule.

    Mais il est vrai que tu as tellement toujours raison et les autres toujours tellement tort.
    Comme cette façon de dire « les hommes ne sont pas beaux, ils doivent être virils ».
    Ah bon, ils doivent ?
    Navrée de te contredire, mais moi les mecs physiquement virils, je déteste et j’aime les hommes beaux, pas virils.
    Mais, j’ai sûrement tort, et je ne sais pas de quoi je parle, parce que je subis la « pression sociale », à mon insu !

    Oui cette remarque était sexiste, oui c’est énervant et oui on peut en faire un billet sain et posé, intelligent, réfléchi et modéré comme celui de Sasa.
    Oui puis, on peut aussi en faire un billet comme le tien…

  8. B. : tu me parles de modération et tu qualifies mes propos de ridicule ? d’accord.
    sur l’arabie saoudite. Jente de montrer ce qu’est la pression sociale. Il n’y a pas d’histoire de climat dans le fait de mettre ou non une mini jupe. la mini jupe existe depuis qq 40 ans, la chaleur depuis qq années de plus.
    il y a, en effet des injonctions à être jolie ; montrer ses jambes en fait partie pour les femmes. Un homme ne montre pas ses jambes, ou du moins pas pour être joli (on emploie rarement ce mot pour un homme d’ailleurs).
    on ne met pas des mini jupes quand il faut chaud sinon on ne verrait aucune fille en hiver en mettre, on en mettrai depuis des temps immémoriaux et les hommes en mettraient également puisqu’ils souffrent tout autant de la chaleur.

    sur la virilité. je ne comprends pas ce qu’est un mec physiquement viril. la virilité évolue selon les temps et les époques.
    enfin je ne parle pas de tes goûts personnels ou des miens.
    j’explique ce qu’une société lambda exige de ses membres.
    cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucune possibilité de libre-arbitre aussi mince soit-il.

    maintenant on peut faire une recherche sur le mot beauté sur google par exemple et regarder le nb d’occurrences concernant hommes et femmes, ou juste les femmes. et le fait est que la beauté est un mot majoritairement associé aux femmes. pas parce qu’elles le sont davantage qu’un homme mais parce qu’on leur demande de l’être.

    maintenant je trouve un peu impoli de commenter mon billet sous celui de Sassa. donc si vous souhaitez me parler, mon mail est disponible.

  9. C’est lourdingue la « police de la pensée », je trouve le terme plutôt bien trouvé par Eolas.

    Faire un long billet (celui de Caroline) qui parle de sexisme du fait d’un joli tweet d’Eolas (jeu de mot + hommage élégant), c’est déjà pas très intelligent, surtout qu’il ne s’agit pas de quelqu’un se distinguant par son sexisme, et ensuite il ne faut pas s’étonner si les rapports hommes-femmes se tendent. On marche sur la tête.
    Dieu merci, la majorité des femmes savent apprécier un compliment. (pour ma part je ne complimente pas mes collègues de travail, sauf si je les connais bien)

  10. Si la remarque, bien que sexiste effectivement, ne me défrise pas outre mesure (je trouve ça con, mais j’en fais pas une maladie) sur Twitter, où on raconte tous un peu n’importe quoi dans un joyeux brouhaha, j’apprécie particulièrement ton point sur l’aspect DEPLACE de ces remarques dans certains cadres, notamment celui du boulot (et de la rue, mais c’est encore autre chose).
    Au boulot, j’attends qu’on me parle boulot. Pas mioches, minijupes, talons ou coiffure.
    Quand cela arrive, et c’est souvent, je résiste au « ta gueule » bien senti, paraît que c’est déplacé aussi, et me contente d’un sobre, mais frustrant « je crois que ce n’est pas le sujet qui nous intéresse ici ».

  11. Par contre, les filles, vous avez tout à fait raison de vous énerver non seulement contre ce tweet dans son absolu, mais surtout contre les conneries qui ont suivi, qui sont à mon sens bien plus consternantes encore en termes de machisme, de sexisme et de bêtise . Des bises, Caro, Sasa et Valérie.

  12. Euh, en tant que femme, je suis une erreur de la nature si j’aime mater les hommes, leur fesses si elles sont bien rebondies et moulées? Ou leurs pecs à la plage?
    Pour info j’aime aussi (je rappelle je suis une femme) mater les fesses d’une jolie fille ou leur poitrine (discrètement :D)

  13. @OlivierJ : je ne vois pas de quel billet de Caroline tu parles ? elle n’a fait que répondre à ses tweets.
    Par ailleurs, il y a une différence entre recevoir un compliment, dans un cadre donné, et subir des regards (ou remarques) déplacés parce qu’on se découvre un peu le printemps venu.
    Et au risque de me répéter, le sexisme d’Eolas, ténu dans son tweet initial certes, s’est bien déployé dans les échanges qui ont suivi, et qui personnellement m’ont choqué. Peut être que parfois le monde marche sur la tête, et qu’à être trop sur le qui vive on tend les relations, c’est possible. Mais la généralité, avant d’envisager ces extrêmes, c’est qu’on vit encore dans une société patriarcale, très paternaliste, où les générations d’hommes les plus âgées considèrent encore qu’il est possible de considérer les femmes comme du bétail ou des êtres inférieurs (« l’homme blanc » dont parlait Valérie), c’est en cela que le sexisme est un racisme.
    Je suis par ailleurs ravie de recevoir un compliment, quand le contexte et les relations s’y prêtent, mais pas à mon corps défendant.

    @Mentalo : oui, je confirme le sexisme au travail, c’est sa pire forme.

  14. @ Olivier J

    Bon sang mais qu’est-ce que vous avez tous (commentaires également en ce sens sur le blog de valérie) avec cette histoire de « oh c’est vilain de dire d’Eolas qu’il est sexiste juste à cause de ce twit ». Qu’est-ce que ça a voir avec la choucroute ?

    On s’en fout que ça soit Eolas qui l’ai dit !

    Elle aurait dit tiens « c’est le printemps ce genre de phrase commence à s’entendre partout » ou « au restau j’ai entendu cette conversation » c’était pareil : c’est juste le point de départ d’une réflexion qui est indépendante de la personne concernée.

    Elle aurait écrit ce billet 15 jours après ce tweet-clash,et sans rentrer dans les détails, personne n’aurait réagi.

    Et si vous essayiez de relire les textes en oubliant que le point de départ c’est Eolas ?

    Enfin, se plaindre de « police de la pensée »… Elle était de quel côté la Police de la pensée quand ont fusé les insultes et cris d’orfraie après un simple « Mouais, vous êtes capables de bons mots meilleurs que celui-ci qui fleure un poil le sexisme… » ? Il parait que cela marche dans les 2 sens la liberté d’expression….

    ( Sinon, j’adhère totalement au billet :p)

  15. J’ai suivi l’échange du jour, atterrée devant twitter.
    Alors, simplement : bravo pour ce très beau post auquel j’adhère. Et même si on se fait traiter de trolls, continuons à protester contre le sexisme ordinaire 🙂
    Soirée zen sans twitter ?

  16. Une courbe de mec que je lorgne souvent dans la rue : leur cul.
    Bon , en tant que femme et piétonne (ah parce que ça oui, on parle des juifs, des arabes, des handicapés, mais on ne parle jamais des piétons !!!), je retourne loler dans mon coin.
    Sinon tout à fait d’accord avec cette histoire de générations et de remarques sexistes : les anciens en sont fans (mais patience c’est juste l’histoire de quelques années pour se débarrasser définitivement des plus vieux), nos compagnons et frères pratiquent en dilettante et nos enfants sont les pires d’entre tous ! (Non mais avez-vous déjà vu des garçons et des filles de 4 ans entre eux ? : Les Atrides c’est juste une histoire à l’eau de rose à côté). Bon on va encore évoquer le schéma ou la pression sociale, on peut polémiquer aussi des heures sur la réponse du berger à la bergère… En attendant, on ne fait que parler, hein. Et puis si vous voulez mon opinion (et je vous la donne quand même même si vous vous en passeriez bien) sans aller jusqu’au racisme, à l’antisémitisme et à ce fameux sexisme (et j’ose même pas vous parler des réticences que nous avons à l’égard des jeunes, des vieux et des inspecteurs des impôts) on a tous était un jour ou l’autre un peu… CON. Ouais, juste con, parce que ça arrive aux meilleurs aussi. La preuve.

  17. Chère Valérie, tu semble donc définitivement dénuée de 2nd degré puisque, évidemment, mes remarques sur l’impact du climat et les bermudas n’étaient que provoc’ et potacheries (mes excuses s’il manque un smiley ou deux)

    J’en reste là, puisque tu termines en laissant croire que je t’en veux personnellement, ce qui tout en étant totalement faux (pour quelle raison t’en voudrais-je personnellement, je ne te connais pas et j’interviens simplement dans un débat auquel tu as décidé de participer de ton plein gré en postant ton article ?) permet d’instiller le doute quant aux motivations de mon commentaire, histoire de me faire passer pour un vilain petit hypocrite et disqualifier ainsi mes propos.
    (Alors que je ne faisais que noter que la modération et l’angle d’attaque du problème sexiste par Sasa me paraissent bien plus efficaces que ce que tu écris)

    Bien cordialement.

  18. J’applaudis des 2 mains à cette note promise.
    Je rajouterais que le format 140 caractère ne laisse pas beaucoup de place à la bientraitance, malheureusement et qu’on est de ce fait bien loin des rapports gagnant/gagnant.
    Dommage, je suis sûre que de visu ou du moins en ayant la liberté d’argumenter de façon plus détaillée nos 2 clasheurs de seraient parfaitement entendus.

  19. Ben en fait je suis plutôt très d’accord avec la réponse d’ElDesdichado, qui ne manquera pas de me le faire remarquer au prochain repas de famille (ouais).

    À lire les réponses sur twitter et dans le billet de Valérie (que j’apprécie énormément par ailleurs (pour ses idées sur twitter et son blog, hein, on se connaît pas en vrai)), je suis un peu désespéré en tant qu’homme et, je crois, féministe.

    Alors, quoi, je regarde les filles dans la rue, j’en trouve certaines jolies, d’autres belles, d’autres moins, et ça fait de moi une personne sexiste ? Sous prétexte que j’apprécie le physique de personnes du sexe opposé, je les réduirais à leur physique ? Je ne trouve pas, et quand je lis l’agressivité de certains quand on essaye de remettre ce jugement en cause, je me prends à douter que « le féminisme c’est pas les femmes contre les hommes ».

    L’autre jour, au boulot, ma collègue était joliment maquillée (d’habitude elle ne se maquille pas). Je ne lui ai pas fait remarquer que ça lui allait bien, de peur d’être sexiste/déplacé. Mais c’est ridicule, elle avait fait ça, à tort ou à raison, pour se faire belle, et elle l’était… en quoi ma remarque aurait-elle été déplacée ?

    Sasa, je regarde ta photo de profil, ta bannière de blog, je les trouve jolies. Il faudrait que je ne regardât (non ?) pas parce que c’est sexiste ?

    Je sais pas, je comprends pas. Je me pense féministe. Je suis pour que la cause des violences faites aux femmes (du viol au « hey pssst t’es bonne » en passant par le « tu peux aller nous chercher un café, c’est toi la fille ») passe au tout premier plan des préoccupations politiques dans mon pays. Mais j’apprécie les filles dans la rue au printemps, comme j’apprécierais les mecs si j’étais homo (et si j’étais bi ça serait la fête).
    Si c’est fondamentalement incompatible, j’y comprends plus rien.

  20. Sasa,

    Je comprends Caroline, qui est une fille adorable, d’être agacée d’être traitée de troll.Et tu as raison de la défendre.

    Mais de même je trouve le commentaire de El Desidchado (je le connais dans la vraie et j’écorche toujours son nom de scène) très pertinent et.
    Tu ne peux écrire un blog et émettre des tweets qui émettent des jugements différenciés et mettre la barrière du sexisme sur la différenciation.

    La raison principale de ton vote pour Martine Aubry au primaires du PS par exemple était quasiment uniquement expliquée par son sexe.http://www.laloute.net/2011/09/yes-she-can/ je reprend ta phrase

    « Alors on pourra me rétorquer que voter pour un candidat parce que c’est UNE candidate n’a pas de sens bien profond. C’est une question de point de vue. Pour ma part, de la même manière que dans les fonctions de représentation sociale que j’exerce dans mon entreprise j’en viens à suggérer de mettre en place des QUOTAS pour que plus de femmes accèdent aux postes à responsabilités, »
    (on notera au passage que l’un des rares domaines où il y a un quota est la politique, à la différence de l’entreprise mais bon)

    On est donc dans la différenciation sexuelle assumée, que tu nies pourtant sur ce présent billet.

    De même, de façon plus anodines lorsque tu reluques, et pouquoi t’en priver, de jolis rugbymans sur d’autres billets de ce présent blog, nous sommes dans une catégorie qui est du même ordre que la remarque d’Eolas. Remarque qui soit dit en passant serait passée inaperçue si elle avait été écrite par un twittos avec 30 followers…

  21. Bonjour mad (…euh), dame (et surtout pas oiselle!) ouf (ah si, des fois vous préférez, mais des fois non), bon euh : bonjour.

    Je voulais vous dire, euh, non dire (pas « vous » parce que euh, bon il n’y a rien de personnel ni d’intime sur le sujet), que euh comme il fait beau la nature est belle et les femmes séduisantes (ah non, zut), je veux dire les fleurs (ah non, c’est un symbole sexuel), les…papillons (non), les… pollens (non, non, non), euh, je m’embrouille alors juste dire « il fait beau »? (ça ça va?).

    Ouais, non, en fait je voulais rien dire, désolé, je me tais (je peux ça? Ah? non?) bon, ben je sais pas…

    Que c’est difficile la communication entre personne de sexe différent (différent ça va?).

  22. @ Sasa : t’y mets vraiment pas du tien. Tu aurais au moins pu être une falashas handicapée et lesbienne.

    Mon avis (oui on s’en fout je sais mais je le donne quand même) : Je trouve qu’Augustin n’a pas tord. A quoi ça sert de mettre une mini jupe si c’est pas pour qu’on me regarde ? Perso j’aime bien les sifflets et les « t’es bonne » (devenus trop rares, saleté de maternité). On drague avec les armes et la culture qu’on peut.

    Par contre les « putain t’es rousse ! les rousse c’est trop des chaudasses, j’peux tester ? » balancés dans la rue par des inconnus, j’avoue que ça passe moins. Parce que comme toute chose c’est affaire de mesure. Un collègue qui me dit que j’ai un joli rouge-à-lèvre, je valide (en réunion ou pas), un collègue qui me mets la main aux fesses je ne valide pas.

    Sur la remarque de maître Eolas, j’avoue que je suis plutôt de son côté probablement parce que mon mari est fou de joie de voir les débardeurs de sorti dès les premiers beaux jours. Idem pour les jupes. Que voulez-vous, les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens lui donnant son équilibre et son harmonie.

    Je ne dirais pas que la remarque était sexiste mais qu’elle était sexuée. Et alors ?

    Je comprends donc qu’Eolas se soit senti chatouillé et incompris. Cela dit effectivement la réaction était excessive (et je ne parle même pas des réactions suivantes).

    Pour conclure (car il le faut bien, c’est déjà trop long), je trouve que c’est cette emballement, cet capacité à l’escalade qui nous mets dedans, homme comme femme. Je ne dis pas qu’il ne faut s’occuper que de viol (loin de là) mais je dis qu’il faut aussi réapprendre la légèreté et savoir pacifier nos rapports. C’est la clef de la crédibilité.

  23. Par ailleurs tout le monde s’en fout mais moi j’aime bien les beaux jours. Car mon père sort ses bermuda et ses chaussures « bateau » qui lui donne un air de sous Kennedy sympathique et mon homme sort ses pantalons en lin et ses ray ban qui me donnent envie de commettre un viol là tout de suite sur place, ou au moins un deuxième enfant. Et je parle même pas de ses tache de rousseurs de brun qui viennent agrémenter ses pattes d’oie si… grrrr…

    OUaiiiiiiiiiiiiiiiis… *soupir… à l’arrivé des beaux jours plus personne n’est en sécurité.

  24. Valérie : « la police de la pensée vise à général à dire « on était quand même bien entre bonshommes blancs à déconner des arabes et des femmes ». ben non mon couillon, tu peux plus. »

    Je suis personnellement Breton et il m’arrive d’apprécier ce genre d’humour, ce qui ne m’empêche pas non plus de rire de ma propre identité régionale, avec des amis de différentes origines.

    Au fonds, derrière vos pensées, vous semblez sous entendre que l’homme a enfin été muselé, comme la bête qu’il est. « Mon couillon » ici s’adresse à l’homme type, à l’homme en général. Je suis désolé, c’est sexiste.

    Sasa :
    Eolas a finalement répondu au psst sous forme de commentaire de plus de 140 caractères (ce qui est heureux compte tenu du carcan que peut être twitter). Je vous invite à le lire.

    Si les incivilités de certains homme à l’encontre de la gente féminine atteignent la pure incivilité pour frôler le harcellement sexuel, il me semble qu’il faut reconnaitre l’existence d’une mesure et ne pas accuser de sexiste la premier terme qui vous semble vous rapprocher d’un jugement physique sur les hommes. Le jugement du goût qu’ont les hommes-femmes pour les courbes de la gente féminine me semble objectif. Si l’on peut apprécier les courbes, pourquoi ne pourrait-on pas dire qu’on les apprécie, si cela reste dans le respect ?
    J’ai bien peur, au fonds, que ne vous dévoyez le féminisme en en faisant une telle arme d’attaque systématique.

    Libérez vous ! Commentez donc cette gente masculine (si, il y a des hommes attirants, toutes les courbes masculines ne sont pas celles d’un ventre rebondit, il existe aussi des pectoraux et autres muscles) qui elle aussi avec l’été voit ses vêtements se raccourcir et se rapprocher du corps. Que la femme devienne un homme comme les autres.

  25. « (si, il y a des hommes attirants, toutes les courbes masculines ne sont pas celles d’un ventre rebondit, il existe aussi des pectoraux et autres muscles) »

    Hey, je t’emmerde ! (second degré et autodérision, nulle agressivité dans ce propos ;))

  26. Augustin, va falloir compenser… C’est pas grave ça arrive à beaucoup d’entre nous.

  27. « C’est pourtant simple : une remarque sexuée, qu’elle soit laudative ou dépréciative, n’a strictement rien à faire dans une conversation professionnelle, ni même dans la vie courante, par extension. »

    J’ai ouvert de grand yeux en lisant ça, et je pense ne pas être le seul : non, il est tout à fait normal de faire ce genre de remarque ailleurs que dans le cadre intime. Bien sûr, il y a la façon de le faire, mais cela fait partie de la vie sociale, et c’est même un de ses bons cotés.

  28. @Ann : ah mais tu es ROUSSE ?! Donc tu es bonne, c’est écrit :p

    @Romain Blachier : dis donc, mon soutien à Aubry, tu en es encore là 🙂
    Alors oui, pour le coup, en politique, je suis pour la discrimination positive, parce que marre des mecs partout et des femmes nulle part.
    Et je te signale que concernant l’entreprise, certaines d’entre elles commencent à avoir recours à des quotas (pour les postes d’encadrement) et à réajuster les salaires. Elles sont rares mais intéressantes (EDF, GDF, Areva …).
    Je fais des tweets sexistes, sexués, salaces, sexuels, lubriques, tout ce que tu voudras, mais je ne traite personne de troll parce que je n’accepte pas la contradiction, moi.

    Je re re radote, mais parce que les commentaires de ces messieurs me laissent penser que je ne suis pas claire : les filles et les féministes ne vont pas vous castrer parce que vous matez et commentez les jupes des filles dans la rue.
    Mais entendez que ce type de remarques, courantes, régulières, plus ou moins fines, sont fatigantes, irritantes, insultantes parfois, et quand on ose en faire la remarque, vous sortez TOUS le même discours (la police de la pensée, on peut plus bouger une couille, société terne et castratrice, etc etc). Ce qu’à émis Eolas n’était pas une pensée dans le coin de sa tête (sinon on n’en aurait pas eu la primeur), mais une remarque primesautière, sur un compte twitter ouvert à tous, et oui, sexiste. On peut le lui signaler, qu’on aie 30 ou 30.000 followers, sans se faire étriller ensuite ? Visiblement non, ça vous chagrine tous.

    Moi si demain un pompier ou un rugbyman m’interpelle pour me dire, « hey il y a un coeur qui bat sous ce tas de muscles », je me ferais un plaisir de lui payer une bière pour qu’il m’explique cela. EN DETAIL. (Surtout s’il a des poils sur le torse.)

  29. @Sasa
    « Mais entendez que ce type de remarques, courantes, régulières, plus ou moins fines, sont fatigantes, irritantes, insultantes parfois »
    Ce type de remarques dans la rue, ouais. Un type de remarques du type « ah ben c’est cool l’été, je croise plein de jolies filles, en tant qu’homme hétéro je suis content », c’est pas sexiste. Ou alors, tout est sexiste et du coup ça sert à rien de bloquer sur ce point-là.

    « Visiblement non, ça vous chagrine tous. »
    Ce qui me chagrine tous (;)), à titre perso, c’est que je pense faire tout ce que je peux ou presque pour faire avancer la cause féministe à mon échelle (famille, boulot), parce que c’est important. Et malgré ça, quand un homme à le malheur de faire part publiquement de son attirance pour les filles légèrement vêtues, « les hommes » sont des monstres.
    Bah non, désolé, je suis pas d’accord. Et les comparaisons avec le racisme ont aucun sens, l’attirance d’un sexe pour l’autre (ou pour le même) c’est pas le racisme, et l’exprimer c’est pas un appel à la haine.

  30. @ Sasa : Oui je suis rousse, donc chaude, donc « open bar » dans l’esprit de certains.

    Mais bon là je trouve que c’est surtout ma bouée qui est chaude. Promis il faut que je me mette à la piscine. A quand la parité dans la maternité (mon rêve absolu !) ? Parce que bon en ce moment rousse ça veut surtout dire « flamby ». 😀

    Pour revenir au sujet (et non décidément je ne te suis pas comme pour le « mademoiselle ») :

    Comme je disais les sifflets, les compliments plus ou moins lourds j’accepte et même très bien. Certains n’ont pas Ronsard à disposition pour draguer, ce n’est pas pour autant que je n’accepte pas leur hommage.
    Ce que je ne supporte pas c’est quand je sens dans les paroles ou le ton un sentiment de propriété, ce côté « open bar » ou « à disposition ». C’est toute la différence que je fais entre un sifflet et une main aux fesses. Le sifflet montre son intérêt (avec lourdeur on est d’accord) la main aux fesses prend parce qu’elle considère que c’est « à disposition ». Et ça c’est totalement insupportable.

    Autant je trouve que oui se battre contre cette idée (« c’est pas parce que les femmes sont pénétrable qu’elles sont à disposition » pour faire court) est essentiel, autant je trouve qu’il faut respecter les jeu de séduction qui se joue entre les hommes et les femmes.

    C’est un jeu qui où les rôles ne sont pas vraiment interchangeables (et là je suis d’accord avec Valérie dont tu as mis le post) mais ce n’est pas pour autant qu’il est déséquilibré. Et qu’on ne peut pas nous aussi en jouer.

    Ça me rappelle Intouchables. Dedans la pauvre assistante se fait draguée de manière plus que lourde. Mais au lieu de crier au harcèlement (et pourtant il y aurait de quoi), elle répond « tu veux jouer ? très bien on va jouer… ».

    D’autant plus que dans 80% des cas c’est trèèèèèèèèèèèèès facile d’y mettre fin. « oooooooooh c’est vrai vous voudriez un café ? J’aimerais bien car vous êtes absolument charmant mais là je n’ai pas le temps je dois aller rejoindre mon mari /amant/maîtresse (suivant l’inspiration et l’envie de voir la mâchoire de l’autre se décrocher) ».

    C’est quand même si facile de dire « stop je ne joue plus… ».

  31. Bon vous y croyez vous qu’on arrête de taquiner les meurs parcequ’elles trouvent ça lourd ?
    Et mon fils il va arrêter d’emmerder son petit frère aussi ? Lui aussi il s’énerve quand il en a marre… Entre le harcèlement à l’égyptienne et le politiquement correct made in USA je pense quand même que la culture française est assez équilibrée sur le sujet.
    Et effectivement, une culture non politiquement correcte laisse la place tant à la taquinerie amicale – la séduction mais aussi et consubstantiellement aux remarques blessantes des gros lourds.
    M’enfin il me semble que quand on a pas la finesse nécessaire pour éviter de mordre la ligne jaune on se fait quand même assez vite remettre à sa place de nos jours ? Et en l’occurrence je ne trouve pas qu’Eolas, qui faisait une remarque générale et humoristique était moins fin que sasa avec ses photos de rugbyman à poil. Donc les remarques sur son tweet sont tout de même trollesque

  32. Même si la réaction sur le « troll » était pas fine de la part de Eolas, je tiens à signaler qu’il a remis a leur place les machos qui ont sauté sur l’occasion pour faire de vrai sexisme 😉

  33. Sasa pour la 100000 fois ton soutien à Aubry ne me pose aucun problème, c’est la raison de ce soutien qui est complétement incompatible avec le propos de ton billet (et en plus assez désobligeant au final pour Aubry de n’être réduite qu »‘à son sexe).
    Tu ne peux prôner le refus de la discrimination sexuelle et la pratiquer ouvertement sur un choix comme celui la.

    Quand au fait qu’il n’y a pas de femmes en politique c’est faux. Par exemple dans la mairie à côté de laquelle tu vis un élu sur deux est une femme.Pareille dans la mairie centrale.Pareil à la région. C’est la loi. Lorsque l’on regarde d’ailleurs c’est même un domaine dans lequel les femmes sont surreprésentées puisqu’il y a moins de militantes que de militants. Il vaut d’ailleurs bien mieux être une militante qu’un militant aujourd’hui si on veut être élu.

    Combien de fois pour ma part me suis je fait barrer la route en politique que mec?
    Et combien de filles ayant commencé la politique bien après moi, ayant exercé des responsabilités bien moindres se sont retrouvées, parfois après quelques mois de militantisme, élues? Et à cause de ce système pervers combien de jeunes élues talentueuses souffrent de n’être réduite qu’à des quotas.

    Enfin bossant dans un des groupes précités je sais que des politiques de promotion se font. Mais elles sont bien moins rigides que les quotas.Et du coup moins stigmatisantes. N’hésite pas d’ailleurs à en faire la promotion où tu bosses et où elle n’existe pas, en politique, même si il y en a encore du chemin, le boulot est déjà pas mal entamé.

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