Quelques instants(gram) de ma semaine #18

On a renoué avec un peu d’exotisme cette semaine les enfants ! (enfin, exotisme)

Lundi matin, rassurons nous, nous avons tout de même pris un TGV ….. pour Paris.

C’était l’apocalypse à Paris, des trombes d’eau, du matin au soir. Mes escarpins et moi en avons bavé gravement. Petite cerise sur le gâteau, le soir même, m’attendait à la maison le résultat de mon empressement à revenir du WE du 8 mai avec la Reine Mère > deux amendes, deux fois 49 €, deux fois un point en moins. Championne du monde, celle qui roule à 117 corrigé 111 au lieu de 110. Grrrr.

Du coup, je me dis que finalement la vie est plutôt bien faite, et heureusement que je prends plus souvent le train que la bagnole pour voyager, sinon à l’heure actuelle je n’aurais déjà plus de points DU TOUT (alors que là il m’en reste, genre 6) et que mes yeux pour pleurer (c’était sans doute le comptage que je faisais dans ma tête sur la photo ci dessous. Ca ou le bilan douloureux frange + lunettes = revival 70s mortel.)

Cette fois ci mes pérégrinations professionnelles m’ont donc mené à la cité thermale de Dax. Dax, autant te dire, de Lyon, c’est d’abord 2h pour Paris, puis 5h de TGV à petite vitesse. L’enfer ferroviaire, telle est ma destinée.

Ci dessous, c’était l’assemblée devant laquelle j’officiais (avant l’entrée des participants s’entend.)

Mais LA découverte de la journée, OH DIVINE SURPRISE, ce fut celle de ma chambre d’hôtel 3 * * * (si si).

Non, ce n’est pas Bucarest en 1978.

Mais bien le Grand Hôtel de Dax en 2012.

Youhou j’ai envie de dire.

La prochaine fois, je testerais le Splendid (ci dessous), je me le suis promis, dont le côté Art Déco m’a rappelé Miami Beach. Ahem.

Cet hôtel mis à part, la ville n’a pas vraiment d’autre point commun avec la capitale de la Floride, mais est une bourgade bien sympathique, où l’on mange de la bonne nourriture du sud ouest, roborative et arrosée. Le seul vrai point noir (en dehors de mon couvre lit à fleurs) : les moustiques, qui m’ont littéralement dévorée.

Avant mon départ, la dernière surprise que m’a réservée Dax était la salle du petit déjeuner, remplie de curistes, en claquettes plastique aux pieds, et en peignoir. Mon arrivée en escarpins et iPhone à la main fut du plus bel effet.

(En tous cas, ça m’a pas très donné envie de faire des cures. Ni de vieillir. Ni de petit-déjeuner en peignoir et claquettes plastique.)

J’ai bouclé la boucle de la semaine en repassant par Paris (vous connaissez Paris et le désert français, pour aller à Dax, j’ai du y transiter à l’aller ET au retour ….). C’était chouette de revoir enfin Paris sous le soleil.

Le WE, j’ai pu en revenir à mes activités de MILF. Je suis allée voir l’Héritier jouer au tennis sous un grand soleil et pour la 2ème fois de l’année. Le moniteur, à peine 22 ans, est très fade, pas du tout mon genre avec ses faux airs de Nadal du pauvre, du coup j’espère pouvoir inscrire sans tarder le fiston dans un club de rugby, histoire d’égayer les samedi matins.

Le constat de la semaine dernière se confirme : ils jouent de plus en plus ensemble.

En passant devant la piscine du Rhône (toujours en aussi sale état, quand on sait qu’elle doit ré-ouvrir le 8 juin, ça fait un peu peur), une petite oeuvre urbaine à base de disque vinyle.

Et en ce lundi férié / non travaillé (c’est cadeau pour financer les cures des petits vieux à Dax et ailleurs), au Parc de Gerland, un sandwich tout frais de tonton, tata et neveux.

J’en profite aussi pour faire savoir que ces charmants enfants que j’exhibe régulièrement sur ce blog seront en déficit de garde partagée en septembre prochain, suite au déménagement de notre famille actuelle. Donc si vous avez envie que votre progéniture partage sa vie avec la mienne quelques 40h par semaine, autour de la Place Jean Macé à Lyon, faites moi signe ! (notre nounou est TOP, et on aimerait vraiment continuer à la faire bosser avec nous)

(Par contre, avec moi vous aurez la paix, rapport à mon emploi du temps, vous me verrez jamais !)

Bonne semaine les vilains !

Quelques instants(gram) de ma semaine #17

Une semaine à Sasa qui ne démarre pas avec un TGV n’est pas une semaine normale. Cette semaine #17 a donc été à l’image de notre toute nouvelle présidence, NORMALE. Et donc avec un TGV le lundi à l’aube.

Youhou j’ai envie de dire.

La SNCF fait donc une campagne de sensibilisation aux incivilités. Symbolisées donc ici par un mégot géant (pas en odorama, merci) planté dans le hall de la Part Dieu. Comme y’a pas de sot métier, y’avait un préposé à la surveillance de l’oeuvre-mégot. Autant dire que je suis donc montée toute guillerette dans mon TGV, en me disant que mon job n’était pas si moche (ça console pas, mais presque).

(Passée à Perrache, il y avait également un chewing-gum géant, que j’ai pris pour un étron VERT géant. J’ai été tellement déstabilisée par cette vision que j’en ai oublié de l’immortaliser.)

A Paris, je suis arrivée chez mon client, et là point de mégot, je peux te le dire. Les ors et les fresques consulaires.

Sans commentaire.

Du coup, quand je rentre dans mes pénates, dans ma tour vitrée, j’apprécie mon environnement de travail, certes tout de béton et de verre, mais finalement bien sympa. Mon calendrier des pinpons. Mon bureau bordélique. Mes pieds sur le bureau, pendant ces HEURES de conf call interminables.

Heureusement, c’était une semaine de 3 jours.

Cette semaine, mon cher papa m’a fait un cadeau. A double détente (la caresse puis la petite fessée, une spécialité familiale). D’abord, je suis flattée, un cadeau, comme ça, sans raison, c’est toujours touchant, la caresse. Après, le sens de  la bâche et la moquerie a repris ses droits. Et hop, la petite fessée, quand il m’a expliqué que « c’était une version abrégée du « deuxième sexe », parce que je suis bien certain qu’en bonne féministe de salle de bain que tu es, tu ne l’as jamais lu en entier ».

MERCI PAPA.

(Je suis évidemment vexée parce qu’il a raison : je n’ai jamais lu de manière extensive Simone. Je me satisferais donc du digest.)

On a profité de ce 3ème pont …. pour rester à Lyon, et balader un peu la famille et les enfants. Dans le 7ème (Guillotière), nous vous recommandons un restau japonais traditionnel (pas de sushis et makis mais des udons délicieux), Oto-Oto. Il y a des petites grottes où on peut manger à 6 / 7, c’est très chouette.

J’ai aussi profité du WE pour aller me faire rajeunir la coupe de cheveux, et hop, re-frangée, ce que je n’avais plus fait depuis 2006. Putain 6 ans. Du coup j’ai l’impression d’avoir à nouveau tuitans. C’est cool.

Autre point très cool, désormais les enfants jouent ensemble. Ou presque. Disons plus précisément qu’ils fomentent des alliances stratégiques pour mettre le bronx. Ca te retourne l’appart (ou ici, un matelas), mais c’est hautement chou.

Samedi soir, last but not least, j’ai eu le droit à une vraie sortie du WE, avec potos et twittos-potos, c’était chouette (mais on est pudiques, on se prend pas en photo en faisant des duck face). Y’a eu du (bon) vin, de la charcuterie et du fromage, des nains (de jardin), des mojitos (plein), de la langue de pute (pas en bois), et aussi beaucoup de fumée (dans un des rares bars fumeurs de Lyon), j’avais perdu l’habitude de sentir la clope jusqu’au slip (en fait, c’est bof).

A part ça, c’était aussi les Nuits Sonores à Lyon, mais comme je suis définitivement perdue pour  la hype, j’en ai rien vu / entendu.

(Le mojito du Bar du Passage, une MERVEILLE. A 14 euros la merveille. Mais quand on aime …)

Alors maintenant on se motive et on serre les dents pour passer le cap de la prochaine semaine de job NORMALE. Pas la queue d’un jour férié à l’horizon, alors force et honneur les amis.

Merci François pour les femmes (et au boulot)

Beaucoup de journaux ont titré et glosé sur ce symbole de la parité complète du gouvernement de Jean-Marc Ayrault (si on part du principe que celui ci n’en fait pas partie … soit dit en passant). C’est normal, et j’en suis aussi la première réjouie. Non seulement parce que c’est une 1ère promesse de campagne tenue, et sans doute pas la plus simple (après plus de 10 ans dans l’opposition, j’imagine combien les appétits de pouvoir ont pu s’aiguiser à gauche), mais parce qu’elle correspond à mon sens à la mise en oeuvre de la seule solution efficace pour faire en sorte que la moitié de la France qui n’a pas une paire de couilles arrive aussi à exercer des fonctions de pouvoir : l’action positive.

(Oui, Christiane Taubira est TOUTE petite, on voit. Et Cécile Duflot, s’est pointée en jean qui poche aux genoux. La presse française est de grande qualité ces jours ci. On se croirait sur Twitter, avec plus de 140 caractères.)

Lors des primaires socialistes, et de mon soutien à Martine Aubry, le débat avait déjà eu lieu, ici et ailleurs, sur cette question. Pourquoi soutenir par PRINCIPE, une femme ?  Mon cher élu du 7ème arrondissement, Romain, m’a souvent questionnée et interpellée sur ce sujet, partant du constat que désormais les femmes étaient largement présentes dans les partis politiques, et point nécessaire de mettre en oeuvre des  quotas, au risque de promouvoir des femmes au détriment d’hommes tout aussi voire plus compétents. Certes, je comprends à titre individuel les hommes qui se verraient écartés d’un poste pour des raisons de quotas. Mais à titre collectif, cela me paraît un mal nécessaire, et transitoire.

L’argument de la présence large des femmes dans les partis (et dans bien d’autres corps de la vie publique et entrepreneuriale) n’est pas recevable à mon sens pour avancer qu’une action positive (discriminante) n’est pas nécessaire. A l’hôpital aussi, les femmes sont majoritaires, ce sont les infirmières et les aides soignantes qui gonflent les chiffres, alors que les médecins et les postes à responsabilités sont « tenus » par des hommes. J’observe le même phénomène au sein de mon entreprise (tertiaire supérieur). A l’entrée, point de discrimination, hommes et femmes sont en nombre équivalent, bardés des mêmes diplômes, et les rémunérations sont semblables (j’examine en tant que représentante du personnel le rapport égalité hommes / femmes, tous les ans, et avec GRANDE attention). Toutefois, progressivement, au fil des années et des promotions, le rapport s’érode en défaveur des femmes. Les postes sont plus exigeants ? Pas tellement, c’est dur dès le départ et sur la durée (12 ans que je m’accroche aux branches, je peux vous en parler). Ils sont surtout rendus peu compatibles avec une vie de famille, et l’auto censure conduit les femmes à renoncer aux postes les plus élevés, pour d’autres métiers plus souples. En conséquence de quoi, quand on arrive au stade de la cooptation pour « passer associer », au grade le plus élevé, il doit rester 2 femmes pour 8 hommes, en moyenne. C’est logique qu’elles y accèdent moins, elles ont été (ou se sont) découragées avant (le plafond de verre, Olympe l’explique parfaitement dans son ouvrage). Chez nous pas de quotas, pas de discrimination, on se contente de constater l’écart qui se creuse. Je comprendrais que les hommes qui se sont démenés pour accéder aux plus hautes fonctions de l’entreprise se voient eux mêmes discriminés, finalement, pour une femme qui se sera peut être autant battue, ou peut être moins, qui sait. Et cette femme qui sera promue en raison aussi de son sexe, se sentira t elle légitime et à sa place ?

La question n’est pas simple, je le sais, qu’on vienne pas me troller, j’ai la pleine conscience des limites de l’action positive. Pour autant, je sais aussi être force de propositions. Dans mon entreprise, je milite et je promeus toutes les actions qui peuvent permettre à la parentalité de s’exercer au mieux dans l’entreprise, et arrêter ainsi de faire fuir les femmes en âge de procréer (et mieux équilibrer AUSSI la vie des pères, je ne les oublie pas). Mais je ne serais pas contre des quotas à partir de certains grades, oui. Parce qu’il faut enclencher le mouvement, rendre possible l’accession en lui donnant un coup de pouce. On ne parviendra pas à équilibrer cela par le seul mouvement naturel. Ou alors à risquer la situation allemande, où les femmes qui veulent très fort une carrière professionnelle … renoncent à avoir des enfants. Et c’est là que la question de société se transforme en enjeu démographiques les amis, ne le perdons pas de vue. La question de l’accès aux femmes aux postes à responsabilité n’est pas qu’une question d’orgueil.

Il me semble salutaire que le même mouvement s’imprime dans la vie publique. Je sais que des grandes entreprises (pour les avoir auditées sur ces sujets de responsabilité sociale) pratiquent les quotas. Il faudrait qu’il en soit de même dans l’administration centrale et déconcentrée, les grands corps de l’Etat, et à terme l’administration décentralisée. Et bien entendu parmi les grands corps électifs (Sénat et Assemblée Nationale) et au gouvernement. Les femmes n’ont pas accès au droit de vote depuis si longtemps que cela, mais elles sont 75% (entre 25 et 59 ans) à travailler, et ce de manière croissante depuis le début du XXème siècle. Nous sommes donc depuis belle lurette des membres actifs de la société, nous contribuons à sa richesse (pour autant qu’élever SEULES ou presque des générations d’enfants n’ait pas été considéré comme un enrichissement pour les sociétés, ce qui est un autre débat), nous devons donc aussi participer à sa gouvernance, à parts égales avec ces messieurs. Quitte à un peu forcer le passage, on a que trop attendu. Cela aura des incidences concrètes, on est d’accord, sur la progression de certains hommes, mais aussi des incidences symboliques.

Le jour de la passation de pouvoirs entre Sarkozy et Hollande, deux séquences m’ont particulièrement interpellées au niveau du symbole.

1/ Les ronds de jambes, photos et poses autour des deux « premières dames », la nouvelle et l’ancienne. Mais petit Jésus, que viennent foutre les « femmes de » dans cette histoire ? Nous n’avons pas élu un couple, nous avons voté pour un président, un homme (une femme un jour, qui sait), un parti. Est ce que l’Epoux se pointe au bureau, le jour où je suis promue, pour saluer derrière moi les corps constitués mes collègues de travail ? Et vice versa.

Je suis bien certaine que le jour où c’est une femme qui est élue, son mari / conjoint refusera de participer à cette mascarade (voire on ne lui proposera pas, tellement cela paraîtra RIDICULE), et il aura raison. Je souhaite bien du courage, et de serrer les dents à Valérie Trierweiler pour remettre les choses dans un état d’esprit plus sain (vu la couv du dernier Paris Match, ses anciens collègues, c’est pas gagné). Mais elle paraît avoir assez mauvais caractère pour en être tout à fait capable.

2/ Les salutation d’usage aux fameux « corps constitués » (représentants de la vie socio économique du pays, entreprises, syndicats etc.). C’était frappant : 95% d’hommes blancs de plus de 50 ans. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je ne me sens pas constituée et encore moins représentée par ces personnages bedonnants et empesés de leurs pouvoirs représentatifs d’Ancien Régime. Et c’est bien parce qu’ils sont là, jaloux et protecteurs de leurs avantages et prérogatives symboliques, que je pense nécessaire de mieux distribuer le pouvoir, dans toutes les strates et à tous les niveaux de la vie politique, économique et sociale de la France. Et tant pis, effectivement, si cela se fait de manière offensive, discriminante, et au détriment de quelques ambitions masculines. Vous avez eu votre temps, il va continuer et / ou il reviendra.

En attendant, je ne boude pas mon plaisir face à ce gouvernement, même si bien sûr il va falloir qu’il passe l’épreuve du feu, et que je regrette tout de même un peu que plus de « gros » portefeuilles n’aient pas été attribués à des femmes (les affaires étrangères, par exemple, ça aurait eu de la gueule !). Je serais également particulièrement attentive aux premiers pas de Najat Vallaud Belkacem, avec qui je partage quelques points communs (origines maghrébines, âges, formation, lyonnaises, mères de famille), et dont évidemment le portefeuille au Ministère des droits des femmes (la première après Roudy !) m’intéresse particulièrement.

Bon courage à toutes et tous <3

Quelques instants(gram) de ma semaine #16

Petite semaine sans trop de vagues, mais avec tout de même un  peu de déplacements à l’intérieur, sinon c’est pas drôle.

Alors photo ci dessous authentique et symptomatique. Autant dire qu’avec ce genre d’annonces un lundi matin tu commences la semaine (coucou la SNCF et ses 95% de trains à l’heure) avec une patate d’enfer …

Double effet Kiss Cool, en ce lundi matin. Du retard à l’allumage grâce à la SCNF donc + un gros loupé adéquation météo / garde robe, grâce auquel je suis partie en robe jambes nues de Lyon, pour découvrir qu’à Paris les filles circulaient en collants opaques et bottes …

Mais sans me vanter, j’ai du porter bonheur, lundi on s’est effectivement gelés les miches, mais dès le mardi la canicule était là. C’est l’effet Sasa.

Du haut de ma tour, j’ai encore scruté les bâtiments alentours …

Et au pied de la dite tour, on a attendu l’homme araignée, qui monte les bâtiments du monde entier … à mains nues. Alain Robert donc > les encravatés qui applaudissent au pied de la tour sont mes collègues, oui.

Bref, j’ai passé deux jours à la Défense.

(Et je suis rentrée, vannée.)

En fin de semaine, j’ai profité du soleil et d’une journée au calme (le 4/5ème est une invention merveilleuse, je vous l’ai déjà dit non ?) pour accomplir mes tâches de ménagère et aller faire un tour à la Confluence, nouveau lieu de vie et commercial à Lyon. J’ai une tendresse particulière pour la darse ci dessous, en face du centre commercial, car j’ai travaillé à son aménagement (économique, commercial) en 2004, alors que le projet concernant le quartier était encore dans les limbes. 8 ans après, c’est chose faite, et c’est une certaine fierté de voir cela, même si en l’occurrence toutes mes préconisations n’ont pas été suivies, c’est une belle réalisation dans notre belle ville de Lyon.

Le WE, on a reçu une envahissante mais sympathique famille d’amis (coucou les Danes). Ils ont des enfants proches en âges des notres, ce sont d’ailleurs quasiment les seuls parmi nos potes, et  c’est bien cool. Les enfants jouent ensemble, font des conneries ensemble et les parents partagent leurs malheurs et tourments de parentalité pendant ce temps, un verre à la main. Surtout , nous pouvons tous aller nous coucher sans honte et sans complexes à 23h30, repus et bourrés. Nous ne sommes pas que des parents, mais nous sommes quand même des parents, donc fatigués A VIE. Au moins pour les 20 prochaines années.

Enfin, toujours est il que s’ils nous épuisent, avouons le, ils nous ravissent aussi, nos rejetons.

Prenez la Dauphine, qui continue d’ouvrir sur le monde ses yeux perçants et profonds, ce regard auquel je ne résiste pas. Si vous ajoutez à cela le mouvement gracieux de ses petites bouclettes quand elle secoue la tête, et le charme de ses 8 petites quenottes qui brillent dans sa bouche quand elle sourit, et bien vous retrouvez sa mère, flaque gâteuse.

Bonne semaine les loulous (encore une mini semaine de travail, youhou !), prenez soin de vous.

Quelques instants(gram) de ma semaine #15

Ce joli mois de mai est bien pourri point de vue météo (enfin, on arrive à passer entre les gouttes), mais il présente l’avantage de nous offrir de laaaaaaarges week end de 4 voire 5 jours (merci le 4/5ème le vendredi).

Qui dit démarrage du mois de mai, dit évidemment changement de feuille sur le calendrier des pimpons de NYC (je passerais sous silence au passage cette histoire glauquissime de 13 pompiers bien français qui en ont violé un 14ème, ça casse UN PEU le mythe).

On dit donc bonjour à Monsieur MAI.

Bon, après, c’est pas le tout, mais il était urgent de ne plus bosser, nous avons donc grattouillé le nombril de Monsieur Mai, expédié les affaires courantes, et nous sommes dépêchés de repartir en vacances. Nous avons profité du pont pour aller voir de la famille dans le grand ouest. Dans le Scénic j’ai mis ma mère, mon père, mes frères et mes soeurs, et les deux enfants. Les hommes, les vrais,  sont restés à Lyon, soit disant pour effectuer de menus travaux de peinture. A mon avis c’était surtout pour profiter du calme de leurs domiciles respectifs en l’absence de toute présence conjugale (reloue) et enfantine (bruyante et agitée).

Pendant ces 5 jours, j’ai largement arrosé touitteur de mes tranches de vie en compagnie de ma bien aimée progéniture et surtout bien chère maman. En vrai, ça s’est plutôt bien passé, même si, à la fin, il était temps que ça se termine … (au delà de l’âge de 20 ans, c’est indéniable, passer plus de 5 jours H 24 avec ses parents devient … délicat ?).

C’était donc parti pour 700 km de bonheur automobile entre Lyon et Nantes (ne dites rien, je sais qu’il y a un TGV entre ces deux destinations, mais qui n’a pas 2 enfants ne sait pas ce qu’est la gestion d’un déplacement mômesque, surtout quand y’a zéro matos enfants de moins de 2 ans à la destination d’arrivée. Bref, on a fait 1400 bornes en caisse en 5 jours). On s’est arrêtés sur l’aire des Vérités, mais en vrai, nous nous les sommes même pas dites, nos 4 vérités, tiens.

(Drôle de nom tout de même non pour une aire d’autoroute non ? Les aires d’autoroutes, il faut le savoir, c’est le diable. Elles me donnent toujours envie de tout acheter, de tout manger, j’évite de me balader dans les travées avec de l’argent en poche tellement je suis tentée de compulser. J’ai entendu en interview François Damiens qu’il adorait les aires d’autoroutes, et je le comprends, ce sont des petits havres consuméristes à la fois follement excitants et apaisants. Toute cette bouffe, déconnectée du monde réel. Moi ça me donne envie de me rouler dans les paquets de chips goût fromage fondu en buvant des Red Bull. Si.)

D’ailleurs, en matière de nourritures roboratives, ma marraine / tante chérie de mon coeur m’avait préparé UN SEAU de florentins, ces chocolats terrrrrribles, j’en mange sans faim, sans m’arrêter, c’est affreux. D’un autre côté, ça m’a permis de compenser l’absence TOTALE d’alcool pendant 5 jours (à l’heure où je vous parle d’ailleurs, je n’ai toujours pas re-bu, ni donc fêté dignement la victoire de la gauche, je ne me reconnais plus).

L’alcool ne nous a pas empêché de follement rire, les soirées en famille étant largement ambiancées par la Dauphine, qui du haut de ses 15 mois et 8 dents (youhou), tient une patate phénoménale. De tôt le matin jusque tard le soir, avec heureusement deux grandes siestes dans la journée, qui te permettent de recharger un peu les batteries. C’est un peu fatigant à l’usage, mais bon, quand on est un peu fan de ses enfants, ce n’est pas bien grave hein.

L’Héritier n’est pas en reste, il traverse actuellement une grande phase créative, notamment en matière de dessins, qui se font de plus en plus expressifs et figuratifs. Ci dessous, un MORPION, qu’il m’a gentiment offert. Je préfère toujours cela au dernier dessin-cadeau, qui était pour mémoire un CIMETIÈRE. Autant vous dire que la fête des mères se préparant activement à l’école, je bruisse d’une folle impatience 🙂

Pendant ces journées, en dehors regarder vivre mes enfants (ce qui est déjà un spectacle réjouissant en soi), j’ai pu apprécier de passer du temps en baskets (c’est fou comme c’est à la fois laid et confortable ces choses là), à discuter entre filles, à préparer des repas ..

… et j’ai même eu le temps de bouquiner cette superbe BD en deux tomes, que je vous recommande chaudement, « Lulu femme nue » par Etienne Davodeau. Ca m’a rappelé dans le thème et dans les couleurs les romans d’Olivier Adam, donc pas super gai mais finalement très humaniste et émouvant. (C’est l’inconvénient d’avoir des enfants en bas âge, tu ne lis que des romans de moins de 400 pages et des BD.)

Ma tante ne m’a donc pas servi d’alcool (oui c’est une obsession), par contre, elle a su rendre attractive la corvée de patates <3

Dans un WE à rallonge relativement grisou, on a eu tout de même un gros coup de bol, en ce désormais mémorable 6 mai 2012, où nous sommes allé tremper les orteils (et uniquement les orteils, je vous le garantis) dans les eaux des plages de Pornic. C’était doux, chaud et chouette.

Ci dessous, la Dauphine et sa première fan, la Reine Mère, qui ont une très belle complicité. Elles se font mutuellement marrer. C’est très très chou.

Des pêcheries en bord de mer.

Dimanche soir, quand les résultats ont commencé à sortir sur twitter (à partir de 16h30), l’Epoux avait voté pour moi par procuration, et j’étais donc à milles lieux de l’effervescence et l’émotion de la Place de Bastille, surtout que j’étais accueillie chez des gens (ma tante et son chéri en l’occurrence) très peu politisés (sauf à considérer que le militantisme au sein de la LPO soit politisé, cui cui). Je me suis donc contentée de suivre cela par les ondes de la radio, de loin en loin, les tweets des camarades gauchistes, les SMS et MMS des copains, et quelques images dans la petite lucarne (et la calamiteuse séance d’accordéon, orchestrée par un ancien client à moi !).

Bien entendu, c’est pour moi avant tout un énorme soulagement que Sarkozy se soit fait sortir. Et un petit plaisir de voir la gauche élue (même si j’aurais sans doute plus vibré si ça avait été Martine Aubry la gagnante). Pour autant, je n’ai pas la naïveté de croire que je vis dans un pays passé à gauche. Si celle ci revient aux affaires, c’est plus par rejet de l’un que par adhésion à l’autre. J’espère donc que François Hollande saura agir de manière appropriée aux enjeux. D’ores et déjà il incarne au moins un ensemble de valeurs auxquelles j’adhère et qui me rassérènent. Je n’ai plus cette honte au front d’être dirigée par un fou méprisant et mégalo, et c’est déjà beaucoup. Après, dans le contexte actuel, la marge de manoeuvre opérationnelle est faible, on le sait bien, mais putain, que c’est bon de se réveiller et de se dire qu’on est dans un pays dirigé par la gauche.

(Merci à Sucia pour ceci.)

Voilà, c’était mon 6 mai 2012, assez NORMAL somme toute. Il semblerait que ce soit l’adage du Président, et l’air du temps. Ca manque d’exhalation, de panache et d’un grain de folie, sans doute hein. En tous cas, pour l’instant, cette normalité me va bien. Prenez soin de vous et des vôtres.

(PS : Je vous présente Pollux, vénérable tortue de Floride, qui vit à Nantes depuis plus de 20 ans, et qui a un pêché mignon : grignoter les doigts de pied. C’est un peu la France lente. Je la kiffe.)

Quelques instants(gram) de ma semaine #14

On reprend les habitudes, même si le retour aux affaires va faire paraître tout cela bien fade après les 15 jours sous le soleil de Floride. Semaine 14 donc, hauts les coeurs.

Evidemment, tout juste descendus de l’avion, ou presque, nous avons accompli notre devoir électoral.

(Voui, il manque un bulletin. Il est dans l’urne.)

Un des rares trucs qui m’a manqué aux US, c’était le (bon) pinard. On en a donc profité pour ouvrir la bouteille d’une cuvée spéciale, faite pour le centenaire de notre mairie, la noble mairie de Lyon 7ème. Pas mauvaise du tout. Ca nous change de la bière, des margharitas et des mojitos … (snif).

Et puis bon, au cas où cela m’aurait manqué, rentrée le lundi, dès le mardi, j’étais en déplacement. (J’aime ma boîte. Si si.)

Rebelote le train, les hôtels, l’avion … La routine.

En 12 ans, j’aurais pu en prendre des dizaines, de ces photos glacées et glaçantes de couloirs d’hôtels ….

Le lot de consolation, tout de même, c’était le plateau de fruits de mer, à la Tranche, Vendée. Je m’en suis collée plein les doigts, c’était cool.

Après, pour cause de frigo vide suite à 15 jours d’absence, il a fallu que je sacrifie au rituel des courses. Ca a été assez pénible, mais ça a permis de me remettre définitivement dans le bain. Les vacances étaient terminées ….

Et puis le premier viaduc de mai a commencé, et on a pu passer à la vraie vie !

L’anniversaire du petit copain au Quick …

… jouer à la dînette parce qu’il pleut dehors ….

… faire faire des dessins parce qu’il pleut TOUJOURS dehors ….

… jouer et perdre au Cochon Goinfre parce qu’il pleut ENCORE dehors ….

… et la nuit venue se cogner l’INSOMNIE du siècle parce qu’on a fait la même sieste que les enfants (2 heures 1/4) !

(Plus jamais. Jamais.)

Heureusement, en cas d’insomnie, on a UN PEU de lecture ….

Et le 1er mai est arrivé, le soleil aussi. On a pu voir se rassembler un beau cortège au pied de chez nous …

….. avant d’aller compter les doigts de pieds colorés au parc.

Bref, une petite semaine de reprise, comme on les aime. Avec un peu de (vrai) travail, et surtout des enfants, des rires et des chants. C’est chouette, le printemps.

Prenez soin de vous les vilains.