Quelques instants(gram) de ma semaine #20

Comme je le disais la semaine dernière (gros soupir), un lundi où je ne vais pas à Paris, ça n’existe pas.

Cette semaine, double effet Kiss Cool, je me suis collée deux aller / retour dans le cornet, c’était le top, surtout que comme souvent, je m’étais habillée en fonction de la météo lyonnaise (c’est un rituel, j’ouvre la fenêtre, je tends le bras, et je décide du nombre de couches), soit 10 degrés au-dessus de Paris. En jambes nues, j’ai croisé dans le métro …. des filles en doudoune.

Le joli mois de juin quoi.

Cette semaine, je participais à un apéro organisé par ze feurme pour nos anciens camarades. Pas des camarades au sens socialistes du terme hein. Ceux qui nous ont laissé pour voguer vers d’autres aventures professionnelles, et qui se rappellent à notre bon souvenir (ou pas). Je suis toujours mitigée par ce genre de soirées. Certes c’est rassurant de savoir qu’un monde salarié existe en dehors de la feurme (si si, parfois, vu de l’intérieur, on peut finir par en douter). Mais c’est toujours UN POIL pénible d’entendre ces outsiders (parfois au petit pied) s’exclamer en te voyant avec ton badge aux sigles de la feurme (et en sirotant le champagne que JE leur offre finalement) « aaaaah tu es ENCORE là toi ?« . Mais je vous emmerde oui :B

De nos jours, la fidélité à son entreprise ou son métier est souvent perçue comme une forme de pantouflage au mieux, et au pire comme une incapacité crasse à se réformer. Peut être. La bougeotte excessive (moins de 2 ans dans un emploi) me paraît tout aussi soupçonneuse. (Accessoirement, c’est toujours savoureux d’écouter – mi crédule mi goguenarde – ces anciens qui essaient de te faire croire que l’herbe pousse plus verte et plus drue dans le champ voisin, alors que tu sais par ailleurs qu’ils se font royalement chier là où ils sont. Dieu que l’homme est vaniteux.)

(Valérie et moi entourions ce soir là un gars fort peu vaniteux <3)

En parlant de revenants et de vanité, voici que ELLE, que j’ai quitté il y a quelques mois suite à l’édito calamiteux de AGA, revient à la charge.

AH AH, j’ai envie de dire.

En parlant de féminisme, autant dire que j’ai subi cette semaine une déconvenue majeure avec la Dauphine en matière d’émulation et d’éducation féministe. Lors d’une visite chez la pédiatre, nous avons du transiter quelques minutes par la salle d’attente (ma pédiatre, bénie soit elle, est plus ponctuelle qu’un coucou suisse). Là, étaient postés côte à côté un établi et une cuisine miniatures.

Je vous le donne en mille Emile, non seulement la gamine s’est précipitée sur la cuisine comme la petite vérole sur le bas clergé, mais en plus elle s’est mise à faire la vaisselle frénétiquement.

OUIN.

(Et pourtant, on peut pas dire qu’elle aie l’exemple maternel en tête, je m’escrime à mettre un maximum de choses dans le lave vaisselle, je suis donc rarement devant un évier.)

WE, at last et at least, avec la présence de ma frangine et frangin.

Tous deux parisiens, les traîtres, je suis contente quand on se retrouve tous les trois réunis …. <3

Par contre, nous avons eu l’ambition folle (au moins de juin, les gueudins) de faire une soirée en terrasse. Heureusement que c’était chez mon cher Tonton Kiki (la Bouteillerie, rue de la Martinière), il a pu me fournir une couverture en poil de yak au pied levé, ce qui m’a permis de survivre ….

Saleté de dérèglement climatique.

D’ailleurs, pour entretenir les couches de graisse qui me permettent d’affronter les frimas de cette fin de printemps dégueulasse, la Reine Mère nous a préparé dimanche un tajine aux abricots. UNE TUERIE.

Le gras, c’est la vie.

En tous cas, dès que le soleil réapparaît, je suis fin prête, j’ai eu de belles lunettes de soleil pour mon anniversaire.

Si le soleil, rappelez vous, il y a longtemps, le truc qui chauffe et qui brille dans le ciel.

Prenez soin de vue les vilaines et les vilains 🙂

Publié par

SABRINA

Lecteur égaré (ou pas), je te souhaite la bienvenue chez Sabrina, blogueuse lyonnaise assidue depuis 10 mars 2005 (oui, tout ça). Ici point d'ambition éditoriale majeure (comment ça, on s'en était rendu compte ?), pas de recherche de monétisation de mes modestes et insignifiants écrits, ou de gloire wharolienne ... Juste un modeste journal de bord, tenue par une honorable mère de famille (oui, parfaitement, honorable), qui apprécie (dans le désordre) les jolis garçons (surtout s'ils pratiquent le rugby), l'auto-dérision, l'Epoux et ses taz, la mauvaise foi féminine (qu'elle pratique assidûment), la télé réalité, et la légèreté en toute chose, autant que faire se peut. Bonne lecture.

Une réflexion au sujet de « Quelques instants(gram) de ma semaine #20 »

  1. Faut arrêter avec les histoires de poussettes et de cuisinières… Ton fils qui joue a Star Wars ça te chagrine pas ? Nous on a poussette rose, une cuisine, un splendide service a thé rose, etc (le tout offert bien sur comme tout le monde, c’est pas nous, j’vous l’jure), et ils jouent tous les deux avec… en fait, pour être plus précis dès que l’un des deux joue avec qqchose, l’autre arrive et lui pique. Ils se battent, et finissent par jouer ensemble.
    Égalité parfaite, c’est à celui qui sera le plus vicelard (c’est la grande qui gagne – pas parce que’elle est une fille – j’ai déjà les oreilles qui sifflent – mais parce qu’elle a 14 mois de plus, et que c’est bien connu, plus on est vieux, plus on est retors.
    Égalité parfaite donc: Il y a 2 semaines, le porcelet avait un oeil au beurre noir, cette semaine c’est la porcelette qui en a un… Croche pied près de l’Arco Flos, ça pardonne pas… En même temps, la coquard n’étant pas l’apanage des mecs, c’est très bien. Et le bleu foncé, ça va bien avec le rose, donc tout baigne.

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