Quelques instants(gram) de ma semaine #35

Petite semaine par les déplacements, grande par la fatigue …

On a quand même réussi à croiser les copines, les vieilles peaux, les meilleures, celles qu’on connaît depuis 12 ans, et avec lesquelles tout coule de source. 6 mois ou 6 heures sans se voir, ça repart toujours au quart de tour.

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 Seul déplacement de la semaine, Montpellier la baroque, avec les dernières bribes de l’automne, températures douces, réunions dures. Je suis dans ces métiers de l’exposition et de la performance où l’on a pas le droit à la gaffe, et encore moins à la fatigue. Là, avec ma crève qui ne me lâche pas, avant de monter à la tribune, je buvais au goulot du sirop pour la toux pour parler devant 130 personnes. Dont une lectrice paraît il 😉

Le monde est petit, Montpellier est belle (j’ai trouvé) malgré ses excès.

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 Fin de semaine, mes affreux, en pleine forme EUX.

J’ai été présentée au monstre d’automne …..

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 Suite à quelques velléités de la Dauphine pour réaliser quelques fresques sur les murs de sa chambre, je leur ai offert un tableau digne de leur créativité. Ca marche d’enfer, ils l’adorent.

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 Et bien entendu, dimanche matin on s’est bien assis sur le changement d’heure …. (ça les fait marrer, ces saligauds).

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Bonne semaine les affreux !

Quelques instants(gram) de ma semaine #34

La semaine dernière, c’était donc mon retour en Martinique. Et autant vous dire que Fort de France et moi n’allons pas nous manquer, car j’ai gagné deux grosses missions là bas, genre pour …. les deux prochaines années. Alors va falloir s’y habituer …

A ma table de petit déjeuner ….

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A la bière locale (la Lorraine) ….

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Aux accras …

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Aux lunettes de soleil quand il fait 36° et que toi tu te cailles les miches en métropole (hi hi) ….

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Aux petits (et rares) ploufs entre midi et deux ….

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Aux pieds dans le sable fin …

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Aux fruits de la passion …. (non Franckie Vincent n’est pas mon client)

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Bref à des conditions de travail, particulières <3

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En tous ce  fut une première prise de contact, et en vrai je fus bien contente de retrouver ma baignoire, pour y lire le nanard que j’ai commenté là.

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Par contre, passer de 36° aux collants, c’est un peu raide, et j’en ai chopé une bonne crève des familles …..

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Mais j’ai surtout retrouvé mes gosses d’alcooliques préférés, les miens, ceux qui me réclament souvent « on va boire un coup ? »

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Bonne semaine les vilains.

 

« 50 nuances de Grey », libido 0 – morale 1

Chose promise, chose due, j’ai dépensé 17 € de mes deniers pour lire ce nanard dont tout le monde cause ces temps ci, « 50 shades of Grey » en VO, roman en 3 parties, publié par épisodes sur le web par une mère de famille britannique, et qui narre l’éveil sexuel d’une jeune fille (Anastasia dite Ana) auprès d’un initiateur adepte des rapports de soumission (Christian Grey). Alors que tout le monde hulule que c’est de la merde en barres, pourquoi le lire ?

1. parce que la merde, ça me connait, j’ai aussi des goûts douteux en bien des choses (j’adore Britney et Elmer Foot Beat, et j’ai lu sans déplaisir toute la série des « Twilight« ),

2. parce que je pressentais que ce qui était présenté comme du « mummy porn » allait surtout être une forme plus crue des Harlequin que je lisais quand j’avais 12 ans (en cachette de mon prof de lettres classiques de père, qui m’aurait sans doute lapidée à coups de Gaffiot s’il l’avait appris), et que ça me faisait marrer (et après tout, théoriquement je suis dans la cible, je suis une mère de famille, une ménagère de moins de 50 ans et j’aime le sexe),

3. parce que je préfère toujours me faire une opinion par moi même avant de hurler avec les loups.

Bon, ceci étant dit, il faut en convenir, c’est plutôt (très)  mauvais.

a. c’est écrit avec les pieds. Ca ressemble un peu à la saga Twilight à cet égard. Qui plus est, il y a un certain nombre de tics de langage assez épuisants dans leur redondance (Grey appelle Ana « bébé », qui appelle sa conscience sa « déesse intérieure », c’est pénible sur 550 pages).

(Ici les citations les plus ridicules, vous pouvez aussi en trouver quelques unes sur mon compte Twitter avec le tag #grey.)

b. le personnage principal, Ana, est très peu crédible, et mérite des claques (en dehors de celles qu’elle se prend sur les fesses à longueur de pages). Alors oui on peut être vierge et UN PEU naïve à 22 ans (surtout aux US, je présume). Mais tout de même. Peut on ne s’être JAMAIS masturbée, ou tripotée UN PEU la nouille quand même ? Et surtout peut on avoir aussi peu de jugeote et de sens commun ? Franchement, à la lecture, elle a la maturité d’une ado de 14 ans, c’est confondant de niaiserie. Cela transparaît dès le début du livre, et devient criant et exaspérant dès que les scènes de sexe se matérialisent. Car dans ces moment là, face à son lover lubrique, elle est carrément aux fraises. Lors de sa 1ère expérience sexuelle (que l’on attend pendant 120 pages, tout de même), sa première source d’excitation est … d’utiliser la brosse à dents (encore humide) de son tendre.  Mouarf. Ensuite, il faut supporter ses atermoiements (mais est ce qu’il me respecte en me sautant comme ça ?) et ses découvertes (c’est donc ça un pénis, mais c’est énoooooooorme ?!), comme si elle vivait au XIXème siècle. L’héroïne est donc clairement has been, en tous cas décalée avec son temps, et je ne vois pas quelle femme d’aujourd’hui pourrait s’y identifier (toute femme de plus de 14 ans vivant en 2012 j’entends).

c. les scènes de cul ne sont absolument pas excitantes. Et c’est sans doute là où le bat blesse le plus. Je ne prétends pas être un perdreau de l’année, je lis et je visionne de la « vraie » pornographie, je sais donc ce qu’est le sexe (en dehors de ma pratique personnelle s’entend) et l’excitation par l’évocation, la description de scènes, et peut être que ma capacité d’émerveillement est à renouveler, mais bon. Là, jamais un poil (ne serais-ce que du bras) ne s’est dressé à la lecture de ces longues pages. Certes le vocabulaire est cru (voire un peu ridicule parfois), et les pratiques dépassent le simple coït en missionnaire, mais bon, ça n’évoque rien, ça donne pas envie. Déjà à cause du point b, et aussi en partie à cause du point d à venir ci après, mais aussi par ce côté hygiéniste assez castrateur de l’imagination je trouve. Ana « s’enivre » parce que son amant sent ….. le gel douche, et globalement, tout est toujours lisse, sans odeur réelle ou réaliste (elle goûte sa mouille qui est tout juste « saline », tout comme le sperme qu’elle avale …. à la première fellation). Quand ils baisent pendant ses règles, c’est évidemment dans la baignoire / sous la douche. Elle est tout le temps en train de se raser, épiler, attacher les cheveux pour les raisonner (le fameux « brushing post coital »). Sans odeur et sans saveur.

d. la vie et l’activité sexuelle sont ridiculement enjolivées. Alors là, c’est simple, en 4 semaines d’activité sexuelle décrite dans le roman, Ana ne manque aucun orgasme (hors celui dont son amant vicieux la prive par jeu) et Grey ne débande JAMAIS, ou du moins rebande TRES VITE entre deux orgasmes multiples. J’espère qu’aucune jeune fille en fleur ne prendra pour argent comptant cette histoire, sinon elle ira au devant de grandes déceptions. Je passe sur le dépucelage, où Grey lui offre un premier orgasme avec des jeux autour de ses seins, et les suivants, à l’envie. Grey se pâme devant cette machine à orgasmes qu’il a dégoté, et on le comprend, elle est incroyable (surtout qu’elle avale dès sa première pipe, pour une femme sans expérience, c’est pas mal). Et lui bande tout le temps, bien dur, ils se sont bien trouvés. Dommage que l’âme tourmentée de Grey ne leur permette pas de vivre de suite un amour romantique et conventionnel. Breeeef, on y croit pas 2 minutes, et le fait que les scènes de sexe soient assez mal décrites (je repense notamment à l’orgasme en se faisant fouetter le minou à la cravache, j’ai toujours pas compris) n’aide pas non plus.

e. l’intrigue sous tendue par les rapports de domination est affreusement conventionnelle et moraliste. Une grande partie du roman est consacrée à une négociation contractuelle (si si) entre Ana et Grey, pour que celle ci accepte des modalités d’une relation dominant / soumise. Ces passages sont INTERMINABLES.  Déjà cela nous confronte aux divagations mentales d’Ana, qui je vous le rappelle a 14 ans dans sa tête, et tergiverse sur sa condition de soumise avec l’intelligence d’une guenon sous Tranxene (j’ai rien contre les guenons). Ensuite, cela nous emporte dans un discours sous tendu terriblement moraliste, car finalement si Grey ne veut pas d’autres relations que celles de dominant / soumise c’est parce qu’il a subi un choc dans la  petite enfance (une mère droguée et prostituée, évidemment), et qu’il est ainsi incapable d’accéder à une relation amoureuse classique (d’ailleurs attention spoil > elle le quitte à la fin du roman pour cela). Les pratiques de domination dans le sexe ne sont donc qu’un prétexte permettant à l’auteur de pimenter à peu de frais son récit (cravaches, attaches diverses, boules de geisha, etc.), tout en portant un regard finalement moralisateur et culpabilisateur sur tout cela (car Ana jouit ainsi, et beaucoup et tout le temps d’ailleurs, mais elle a HONTE). La morale (judéochrétienne) est sauve !

Voilà pourquoi ce roman est une bouse, mais dont je lirais sans doute la suite (ah ah), parce qu’en général j’aime connaître la fin des histoires, et je mise sur la rédemption de ce pêcheur de Grey et de cette coquine lubrique d’Ana ….

Si quelqu’un veut se faire une idée par lui même, je tiens le livre à disposition à Lyon ! (en commentaire)

Karole, Biolay et nuances de fessées

Vu cette nuit sur le blog de Caroline (oui je vis de folles nuits d’insomnie en Martinique, y’a pas de mystère, le décalage horaire, ça se récupère pas, pas en moins de 3 jours) le clip du prochain single de Benjamin Biolay.

Raaaaah.

Autant dire que ça m’a pas aidé à me rendormir cette affaire.


Benjamin Biolay Aime Mon Amour (exclu vidéo) par Europe1fr

Je partage l’avis de Caroline, Karole Rocher (vue dansn « Polisse« ) te convertirait au saphisme d’une simple inclinaison de sa noble nuque, et puis bon Biolay, Biolay quoi.

Grou.

Sinon, au titre du prolongement du grou et de la cogitation à la faveur de mon insomnie (autant dire qu’en 2 heures, je te reconstitue un max d’idées foireuses lumineuses pour occuper mes journées) j’ai décidé de lire « 50 nuances de Grey » (en français, comme une bonne feignasse). Je me doute que c’est une vaste daube écrite avec les pieds, mais je me connais, c’est comme pour « Twilight« , c’est de la merde, mais on ne peut pas s’empêcher de s’en délecter (je suis faible). Accessoirement, sans être une maîtresse sado maso, je suis assez pro fessée au lit, et je suis curieuse de voir comme ces pratiques « coquines » sont valorisées dans la chick litt. N’est pas Pierre Louys qui veut hein.

Quelques instants(gram) de ma semaine #33

Petite semaine métropolitaine entre deux séjours antillais …

Un petit tour au bureau pour faire les présentations à Monsieur Octobre …. (j’attends toujours que vous m’envoyez un nouveau calendrier pour 2013 hein !)

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J’ai aussi décidé qu’octobre était le lancement de la saison des huîtres (faut bien trouver des avantages à l’automne hein).

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Et bien évidemment, un petit tour par la Défonce, car une semaine sans Paris, c’est un peu comme un baiser sans moustache ….

(La Tour de la Feurme, brillant de mille feux dans la nuit parisienne, ne s’éteint qu’à 22h. Et dire que c’est du HQE …)

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La fin de semaine sur Lyon, sous le soleil exactement !

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On a rafraîchi la coiffoune d’automne aussi, et en laissant libre cours à la créativité de l’artiste capillaire qui me sert de coiffeuse, je me suis retrouvée avec des nouclettes façon la Dauphine.

Heureusement, ça n’a tenu que peu de temps.

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La Dauphine, elle, ça se confirme, est une vraie gonzesse. Dès qu’elle trouve une paire de pompes à talons, faut qu’elle les chausse. Sa mère tout craché ….

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Pendant le WE, on a eu la visite d’El Padrino, AKA mon frère, et ses neveux.

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Dimanche matin, déprime majeure après quelques jours heureux en famille, direction Orly puis Fort-de-France. Je hais passer mon dimanche dans les transports, surtout pour le boulot.

Des fois je hais les dimanche (et mon boulot).

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Allez, hauts les coeurs et bonne semaines les affreux !

Yo no soy David Wozniak !

Une de mes grandes joies dans ma vie de VRP, c’est de prendre l’avion.

Je déteste l’avion. Et oui, je le prends TRES SOUVENT, et non, ça change rien. A part me dire que statistiquement, j’augmente les chances à chaque vol de voir ma prophétie se réaliser. (Et je parle pas de mon empreinte carbone.) Chaque fois qu’un coucou décolle avec moi dedans, je suis persuadée que je vais y passer, d’une manière atroce (il paraît que c’est une fin atroce, de mourir dans un accident d’avion). Je vois défiler ma vie au moindre tremblement de la carlingue, je serre les fesses au décollage, je broie les accoudoirs à l’atterrissage en regardant par le hublot le sol qui se rapproche à toute vitesse, bref, c’est l’enfer. Je pense à mes enfants, au fait que j’ai pas décidé si je voulais être enterrée ou incinérée, avant de me souvenir que si jamais sa mère la pute l’avion s »écrase, je serais dispersée façon puzzle dans les airs, et que cela réglera UN PEU la question. Très souvent, je détaille l’intérieur de la cabine, à la recherche d’un défaut, d’une couille dans le ventilo. Je suis malade, je sais.

Alors autant vous dire que lors des vols long courrier, c’est la galère. Deux pratiques d’évitement que je déploie. 1. Je picole (oui je sais, y’a pas qu’en avion que je picole). Comme je voyage chez les riches, on te propose du champ dès l’arrivée dans l’appareil. A jeun et à 10 heures du matin, c’est parfait, ça te détend bien, la petite coupette. Avec un peu de chance, je somnole au décollage, comme une vieille pocharde. 2. Je mate un max de films pendant le vol, puisque généralement je ne ferme pas l’oeil (oui je veux mourir éveillée). J’alterne un film qui m’intéresse et un film que je juge pénible, avec le secret espoir de m’endormir dessus (là au retour je me suis endormie 30 minutes devant « Adieu Berthe »). Las, même si cette technique est assez efficace, à la moindre turbulence, je suis réveillée à 200%.

Lors de mon dernier voyage vers la Guyane, j’ai découvert une petite merveille, que je voulais recommander ici, CHAUDEMENT. Ca s’appelle ‘ »Starbuck« , et c’est le film le plus touchant que j’ai vu depuis des mois. Voire des années. J’ai ri, beaucoup, j’ai pleuré, beaucoup aussi (je suis bon public, mais là j’ai beaucoup pleuré). J’ai à la base une grande tendresse pour le cinéma québécois, que je trouve souvent très frais, réaliste et poétique à la fois, et surtout très décalé et plein d’auto-dérision. J’aimerais être un film québécois.

« Starbuck » c’est l’histoire de David Wozniak, vieux trentenaire / jeune quadra, paumé et éternel indécis, qui apprend que des dons de sperme faits pendant sa jeunesse ont engendré la naissance de 533 enfants, dont 142 souhaitent le connaître. C’est un pitch un poil surréaliste, je vous l’accorde, mais le résultat est incroyable, un vrai petit bijou d’humanisme.

La bande annonce.

C’est ça le charme particulier d’avoir des gosses et d’être privée de sorties cinés régulières, tu t’émerveilles sur des trucs 6 / 12 mois après tout le monde … En tous cas, si vous avez besoin de vous remonter le moral, de rire et pleurer, de trouver que les gens sont bons, « Starbuck » est pour vous, un feel good movie intelligent et sensible, et avec cet accent qui me fait grave craquer.

(La critique de Télérama.)

Quelques instants(gram) de mes semaines #31 et #32

Allez, deux semaines pour le prix d’une, l’actualité ne m’ayant pas laissé le répit de mon petit compte rendu hebdomadaire.

A ma décharge, à peine rentrée et embrassés les miens, j’ai du repartir … en TGV.

Heureusement, une espèce d’été indien a sauvé cette semaine de retour des tropiques. J’adore le temps du début d’automne, les températures rafraîchissent, mais pas trop (je refuse de manière tout à fait dogmatique de mettre des collants, même fins, avant le mois de novembre), les jours aussi, et les ciels sont souvent magnifiques.

J’ai entamé (et pas terminé, ma spécialité du moment, les livres inachevés) la lecture du Bastien Vivès sur la blogosphère. Ca me parle et me fait rire, mais je me suis demandée si ça faisait rire grand monde, toute cela étant très référencé, je me dis que plein de choses peuvent échapper aux non initiés.

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J’ai réussi aussi à passer un peu de temps avec la Dauphine, cette merveille d’enfant qui du haut de ses 19 mois et près de 14 kilos a de fortes velléités d’autonomie. Je le sens, je n’aurais bientôt plus de bébé, mais une vraie petite fille. Ca me colle le brin (un peu) (rendez moi mon bébé).

(La digne fille de sa mère, elle aime bien montrer ses guibolles.)

(Qu’elle a dodues, aussi, oui, comme sa mère.)

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(Petite victoire féministe, je l’ai emmenée au manège, et ELLE a choisi une bagnole jaune plutôt que le carrosse de princesse rose pailleté de bleu et d’étoiles. YES SHE CAN.)

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Par contre, au rang des échecs, on peut afficher celui de ma courte carrière dans la coiffoune pour enfants. L’Héritier se remet difficilement de la frange à la Geoffroy de Bouillon que je lui ai taillée. Et on le comprend. Pardonne moi mon enfant, maman ne le refera plus (mais 18 € le coiffeur pour mioche, c’est un peu du racket, non ?).

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Mais bon, j’ai été (presque) pardonnée, grâce à l’organisation d’un anniversaire (5 ans !) tout à fait réussi sur la thématique des dinosaures. J’ai réalisé de mes blanches mains trouvé un gâteau avec des dinos dessus (100% chocolat et produits chimiques, ils se sont régalés), on a fait une chasse aux trésors avec  des dinos, bref, gros succès auprès des gars comme des filles (au nombre de deux présentes, toutes deux conquêtes de l’Héritier si j’ai bien suivi, j’avais tenu et exigé la parité dans les invitations). D’ailleurs, c’est assez frappant de voir déjà les différences de développement entre filles et garçons à l’âge de 5 ans. Les filles sont déjà plus mûres, posées, dégourdies et futées  là où les mecs rivalisent de puérilité et coups d’éclats risibles pour concourir à la palme du plus couillon (et mon fils ne laisse pas sa part au brachiosaure en la matière).

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Bon par contre, à la fin de la journée, j’étais au bout du rollmops.

(Gros succès aussi des petites ardoises avec le prénom dessus pour les verres. Tant que personne ne se prénomme Jean-Stanislas, parce que ça rentre pas dans l’espace, vois tu.)

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Le dimanche, j’en avais fini de me réjouir de l’été indien : il a fallu ressortir les collants.

Un 30 septembre, les boules donc.

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Lundi suivant, OH SURPRISE, un autre train pour Paris, direction Cayenne à nouveau via la capitale de la France.

Comme je suis une gueudin, j’ai retenté les jambes nues.

J’ai eu froid. Mais pas longtemps, puisqu’à Cayenne, il faisait … 36° en  moyenne.

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(Petite pub au passage pour les cocktails de la Conserverie, du côté des Grands Boulevards, 11 à 13 € mais ils les méritent.)

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A Cayenne, j’ai retrouvé mes températures tropicales, ma piscine, mes moustiques et mes clients.

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Quand je suis en déplacement, j’ai plus de temps à l’hôtel pour faire des tests coiffounes sur moi-même (sachant que je suis incapable de me faire une tresse seule). Là dessous j’ai essayé le chignon avec mèches d’Erika Moulet (journaliste sur LCI que je trouve charmante).

(Il paraît que c’est la chérie à Elie Seymoun.)

C’est pas gagné …

(pour la coiffure)

(pas pour Elie)

(quoique)

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Sinon, histoire de casser le mythe, il faut savoir que Guyane ou pas, les missions exotiques ne changent pas complètement le cadre de travail. Là par exemple, j’ai animé des débats pendant 3 jours dans un amphi sans fenêtres, mais climatisé à l’excès, limite j’ai regretté … de ne pas avoir de collants. J’aurais été à Maubeuge, ça aurait été pareil.

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Mais bon, c’est vrai, y’a tout de même quelques différences avec Maubeuge.

Les palmiers …

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Les pieds dans l’eau le soir …

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Le restau Paris Cayenne, sans doute la meilleure table de la région, que je vous recommande si par hasard …

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Vendredi soir, j’ai quitté Cayenne, c’était beau vu de haut aussi.

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Mais le plus beau spectacle qu’il m’est donné de voir en ce moment est celui de la complicité grandissante entre mes deux merveilles. Complicité basée sur une propension naturelle à l’échafaudage de conneries, avouons le. Mais qu’il est doux de les entendre se marrer tous les deux, même à nos dépends. Il veut la faire rire à tout prix et elle la moindre de ses grimaces la fait hurler de rire (ils sont faits pour s’entendre). Je crois que la fonction première de la fratrie est en train de se constituer, et c’est un vrai petit bonheur.

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Bonne semaine les vilaines et les vilains.

J’ai rien à me mettre !

C’est pareil à chaque changement de saison, psychodrame face à la penderie : j’ai rien à me  mettre.

(Oui c’est moi la connasse qui ai 90 robes dans la dite penderie, je te merde.)

Tout est vieux, élimé, hors d’usage.

Rien n’est assorti. Je n’ai pas les bonnes chaussures à mettre avec.

(Oui c’est moi la connasse qui ai près de 50 paires de pompes, je te merde.)

Alors je me prends à rêver d’un mo(n)de meilleur, où les tenues s’assortiraient toutes seules aux accessoires, et où tu roulerais du derrière devant les collègues de bureau sans te vautrer, sur des musiques de hipster, cheveux aux vents.

Ca, c’est dans la fashion week ….

C’est chez Grazia.

Dans la vraie vie, demain (enfin tout à l’heure), je repars pour 5 jours à Cayenne, j’ai pris trois slips, une paire de tongs et une robe, et à Dieu va !