Quelques instants(gram) de ma semaine #48

Semaine forte en … émotions (euphémisme pour grosses trouilles / fièvres / vomi …).

Pourtant c’était une semaine qui avait démarré comme les autres, avec … un TGV (et des collants en laine).

PhotoInformation

Avec la fratrie, on s’était réchauffés le coeur et les fesses avec des grosses saucisses auvergnates (et des profiteroles, oui c’est très auvergnat les profiteroles).

Photo prise avant qu’une ENHAURME quantité d’aligot ne soit versée dans cette assiette.

PhotoInformation

Ma soeur a un petit air gêné là, mais elle a AUSSI bouloté les profiteroles hein.

PhotoInformation

Mardi soir, alors que je reviens de mon sympathique périple Lyon / Paris / Poitiers / Lyon (je sais ma vie professionnelle est un enchantement), je ne reviens pas dessus hein, l’Héritier nous fout une bonne trouille.

Là au réveil, il tenait UNE PATATE D’ENFER, le saligaud. Faut dire qu’il avait dormi dans un lit, lui.

(Et ne s’était pas formalisé des contrôles sur sa personne au cours de la nuit.)

PhotoInformation

Une fois remis de nos émotions, la vie reprend son cours (toujours), et je réponds aux voeux que MONSIEUR le Directeur Sabrina reçoit …

PhotoInformation

Et le WE venu, on se consacre à ces petites choses fragiles et demandeuses que sont les enfants. Car non content de nous avoir fait perdre 1 nuit de sommeil et 3 ans d’espérance de vie pendant la semaine, tout le WE a été accompagné et égayé par fièvres, toussotements et vomis subséquents, et cette délicieuse humeur en mode « je me colle à ma mère comme une moule à son rocher ». Ceci ayant sans doute un TOUT PETIT rapport avec le fait que je les abandonne une fois de plus laisse aux bons soins de leur père pour aller sous les tropiques gagner ma croûte.

(Paraît que y’a aussi des saloperies de virus qui circulent aussi, merci l’hiver …)

PhotoInformation

Bref, prenez soin de vous et des vôtres les amis, je vous embrasse !

A un fil (il paraît)

Mardi soir, quand les pompiers sont arrivés dans l’appartement, on a rigolé, UNE FOIS.

Je tenais la Dauphine dans les bras, qui était impressionnée par la présence de 4 pompiers dans son salon à l’heure du dîner (et moi donc, ah ah). Machinalement, elle faisait tourner une mèche de ses cheveux autour de son index gauche, tandis que l’autre index explorait le fond de sa narine droite, tout en fixant d’un oeil mi inquiet mi intéressé un des pompiers qui était tourné vers nous deux. Gentiment j’ai signalé à ma fille que mettre son doigt dans le nez n’était pas la manière la plus habile de procéder pour plaire aux garçons (quoique, en l’occurrence le pompier lui souriait de toutes ses dents). Elle l’a promptement enlevé …. pour le mettre directement dans sa bouche et le sucer énergiquement …

Le pompier était hilare. (Pour l’apprentissage des méthodes de séduction, on repassera en 2de saison.)

A part ça, on s’est donc moyennement marrés mardi.

Suite à une chute de 2 mètres (il attendait son tour de toboggan en haut de l’échelle, il a glissé / est tombé à la renverse, boum), sur la tête, l’Héritier s’est mis à vomir une heure après. Autant dire, pas TRÈS cool. SOS Médecins nous a renvoyé vers le 15 et les pompiers, qui après examen de la bête à notre domicile, ont décidé de l’emmener à l’hôpital mère enfant de Bron (ce n’est jamais que la 2ème fois en 5 ans de vie que l’Héritier part avec les pompiers là bas). Après avoir confié Miss Crotte de Nez 2011 à ses grands parents, j’ai rallié ce lieu merveilleux que sont les urgences pédiatriques. Celles qui a 22 heures te rappellent, avec la preuve par l’exemple, que la vie est une pute, parfois. Car pour ma part, ayant la chance IMMENSE d’avoir des enfants en bonne santé, j’oublie facilement qu’il en existe des malades, que la vie condamne à la galère dès le plus jeune âge. Sans compter les accidents de la vie, ceux qui te rappellent, avec une grande claque dans la gueule, que nos courtes vies ne tiennent qu’à un fil. Et fragile le dit fil, surtout pour des enfants. Les urgences pédiatriques, c’est donc un petit concentré de souffrance et d’injustice. Souffrance de ceux qui subissent la maladie de plein fouet sans vraiment la comprendre (les enfants) et par ricochet et parfois avec une douleur encore plus grande, celle de l’impuissance (les parents). Injustice de la maladie qui frappe sans motif apparent, de l’accident domestique, bête et imprévisible. Une raison de plus de moyen kiffer les hôpitaux en ce qui me concerne, même si le personnel soignant y est autrement plus humain et attentionné que ce que j’ai pu voir dans les hôpitaux « classiques ».

J’aurais passé 24h sans manger (on nourrit et perfuse l’enfant, mais pas ses parents) (alors oui, JE SAIS, je peux vivre sur mes QUELQUES réserves en l’absence de nourriture pendant 24 h), et quasiment sans dormir (on donne un lit aux enfants, et un siège qui ne s’incline pas au parent qui peut rester à ses côtés), à veiller sur la chair de ma chair, avec cette peur animale au fond du ventre (la peur que l’accident vous prive de lui, qu’il lui arrive le pire, forcément le pire), mais le sourire rassurant et enveloppant aux lèvres, car il s’agit de le réconforter lui, et de garder en soi, bien enfouies, ses craintes de louve. Car finalement, l’Héritier, après avoir vomi 3 ou 4 fois sous nos yeux égarés d’inquiétude (commotion cérébrale, me voilà / traumatisme crânien, coucou), s’est endormi du sommeil du juste dans la salle d’examen. Il a passé le scanner cérébral sans moufter, puisque toujours profondément endormi, et s’est à peine réveillé pendant l’installation de la perfusion, ni pour les X contrôles qui ont suivi pendant la nuit (par contre MOI j’ai tout suivi, et même eu le temps d’écouter 2 podcasts de France Inter entre deux check up). Il s’est réveillé à 8h, guilleret et affamé, et même s’il a fait une grosse sieste avec moi l’après midi, il est en pleine forme. Casses noisettes comme souvent.

Heureux les innocents.

Tout est bien qui finit bien donc, comme dans les contes de fées que l’on lit aux enfants, mais *putain* quelle claque que ce rappel (inattendu) à notre mortalité, et surtout celle de notre progéniture (oui je suis une grande optimiste, quand je dis le pire, j’ai bien pensé AU PIRE pour l’Héritier). Il est certain que j’envisage assez peu sereinement mon passage du côté obscur de la force (en gros, j’ai pas une folle envie de décéder, et n’étant que peu croyante, je ne crois pas – HÉLAS – que l’au-delà me réserve quoi que ce soit de vraiment bandant). Mais là, j’ai touché du doigt et très concrètement que j’envisage ABSOLUMENT PAS celui de mes enfants (ce qui est sans doute assez normal, me ferait remarquer Cap’tain Obvious), et que je serais prête à BEAUCOUP pour que cela ne se produise pas. Et que vraiment, j’espère qu’ils m’enterreront, dans très longtemps, ces saligauds.

En attendant le jour où ils se débarrasseront de leur vieille mère pour toucher le pactole, ces ingrats, je compte bien interdire à l’Héritier (et surtout la Dauphine, qui présente la caractéristique quelque peu angoissante d’être bien plus casse cou que son frangin, somme toute assez prudent) de se hisser à plus de 50 centimètres du plancher des vaches.

Non mais oh.

Quelques instants(gram) de ma semaine #47

Après la semaine seule au soleil, la semaine peuplée sous la neige.

Qui dit neige, dit collants …. de laine.

Direction Paris.

PhotoInformation

Et jolis paysages cotonneux et silencieux.

La place Jean Macé (la mairie du 7ème à gauche).

PhotoInformation

La campagne entre Paris et Lille.

PhotoInformation

Un autre paysage blanc, réconfortant et silencieux : mon bain. (Une autre de mes activités favorites dans la solitude des chambres d’hôtels. Bien que cela soit de plus en plus difficile, beaucoup d’hôtels ne proposent plus de baignoires, surtout à Paris.)

PhotoInformation

Un petit mojito lors d’une escapade avec l’Epoux (rarissime que l’on sorte à deux en semaine pour boire des coups et là en l’occurrence voir la camarade twittas @galliane s’effeuiller très joliment dans un bar de Lyon).

PhotoInformation

Une petite session shopping en mode raid-soldes, pour acquérir quelques belles pièces (et des pyjamas pour les enfants, histoire de se donne bonne conscience), dont ce blouson perfecto qui porte bien son nom, en agneau tout doux.

PhotoInformation

Et aussi quelques achats chez Lush pour egayer le bain des grands et des petits, dont ces moustaches moussantes qui ont eu un gros succès.

PhotoInformation

Bonne semaine les affreux !

Quelques instants(gram) de ma semaine #46

Semaine de rentrée, semaine en Martinique, et semaine de solitude.

C’était un peu étrange de se retrouver seule pendant 4 ou 5 jours après 15 jours avec la famille, les enfants, les amis. J’essaie de profiter de ces moments subis de solitude, pour en faire des moments de repos, d’introspection, de « retrouvailles » avec moi même, et ce n’est pas toujours chose facile. Tout d’abord parce que je n’ai pas été habituée  à la solitude avant de démarrer ma vie de consultante. J’ai grandi avec une soeur et un frère (c’est déjà assez encombrant), passé le lycée en internat (donc en collectivité MASSIVE), vécu ma période étudiante en coloc (avec ma soeur), et  puis démarré ma vie professionnelle assez rapidement en rejoignant celui qui est devenu l’Époux  Du coup, depuis 12 ans que je sillonne les routes de France et de Navarre, souvent seule, parfois accompagnée, je goûte aux plaisirs contrastés de la solitude.

Je dors seule.

C’est une des choses les plus difficiles en fait. Je trouve moins bien le sommeil.  J’ai trop de place, je me roule dans des draps froids. Je suis distraite, je n’arrive pas à lire, je passe des heures à zapper. J’ai pas peur du noir mais le moindre bruit me fait sursauter.

(Mate le lit à baldaquin !)

PhotoInformation

 Je travaille seule et je gère tout à distance.

C’est la partie la plus plaisante. En n’étant pas au bureau, je ne suis pas dérangée par les appels des collaborateurs / des clients, ceux qui veulent échanger sur un dossier / boire un café / vider leur sac / raconter leurs vacances. Je m’organise des petits points téléphoniques, je délègue et je supervise, et on va à l’essentiel. Surtout, je suis chez mes clients et avec eux. C’est la seule manière efficace à mon sens d’avancer dans les projets. Etre auprès d’eux, co produire, aboutir en co construction.

PhotoInformation

 Je vis des moments de solitude professionnelle (aussi).

Comme ce jour où j’ai rejoint un évènement interne du client (dans les jardins du parc naturel régional, ci dessous, à Morne Rouge), pour éprouver un peu le climat interne au sein de l’organisation. Il y avait énormément de monde (400 personnes), et on me repérait comme le nez au milieu de la figure : j’étais la seule blanche.

(Passons aussi le moment où tout le monde s’esclaffait sur les blagues d’un intervenant, blagues faites … en créole.)

PhotoInformation

Je me promène seule.

Ca ne m’a jamais posé de souci. Je préfère me balader seule (et me perdre, ma grande spécialité), plutôt que de me morfondre à l’hôtel. Je me fais rarement emmerder. Draguer mollement de temps en temps. Aborder par des curieux. Je suis toujours souriante, même face aux collants et aux relous, et en général je m’en sors. J’ai tout  juste une petite appréhension quand je vais nager, que l’on me pique mes affaires quand je suis dans l’eau, et risque de me retrouver  en maillot de bain seule et sans les clefs de la voiture. Je n’ai jamais peur (plus par inconscience que par témérité) non plus.

Là j’étais pas très loin de Fort de France, à Trois Ilets / Pointe du Bout.

PhotoInformation

 (Coucher de soleil sur l’Anse Mitan.)

PhotoInformation

 Je mange seule (ici un super Maffe au K’wi Vert, très bonne adresse dans le centre ville de Fort de France.)

Des fois ça m’emmerde (plus le soir que le midi naturellement.) Dans ce cas je me commande des trucs dans ma chambre, que je baffre devant la télé.

La plupart du temps ça me va bien en fait. Déjà parce que j’adore me faire servir, et j’adore manger dans des assiettes bien décorées. Avant j’avais des scrupules à picoler seule, plus maintenant (la maturité / l’alcoolisme, au choix). Je profite de mon repas, je vais fureter sur le ouèbe (merci l’iPhone), je bouquine. Je regarde aussi beaucoup autour de moi. J’observe (je stalke comme on dit sur Touitteur), les couples surtout.

Ceux qui sont jeunes et encore très amourachés, se dévorent du regard et sont attentifs aux apparences  (la fille ne mange pas trop, histoire de pas passer pour une goinfre, mais quand même un peu pour faire « joie de vivre et bien dans sa peau », et se passe la langue sur les dents à la recherche du bout de persil qui tue l’amour / le gars ne boit pas trop, histoire de  pas passer pour un pochard, et bander correctement au cas où il conclurait ce soir).

Ceux qui sont ensemble depuis des lustres et ne se parlent pas DU TOUT pendant le repas.

Ceux qui s’engueulent.

Ceux qui gueulent sur leurs gamins (je les déteste).

 PhotoInformation

 Je voyage seule.

Ca c’est très bien. Personne pour me voir me ronger les sangs au décollage et atterrissage de ces putains d’avions. Personne pour me voir ronfler la  bouche ouverte. Personne pour voir les films daubiques que je m’enfile dans l’avion.

PhotoInformation

 Mais après avoir été seule, il faut ré-apprivoiser la société (si si).

Je dois reconquérir les enfants (et leur père).

C’est particulier de revenir quand on est parti (même 1 jour d’ailleurs). Tu es à la fois attendue (tu as manqué à certains, tu as été absente par rapport à certains évènements, quotidiens et / ou exceptionnels) et décevante (car toujours mieux dans l’imaginaire et dans l’absence que dans la banalité de ta présence).

Longtemps je me suis refusée à ramener des cadeaux aux enfants quand je pars en déplacement (t’imagines la rente !). En fait, je le fais. Quand je dors à l’hôtel, je leur ramène les savonnettes, ils adorent les faire fondre dans le bain. Quand je pars toute la semaine, je ramène un petit cadeau (qui se mange, qui se lit de préférence, pas de jouet). C’est plaisant, ça réconforte de le choisir, c’est réconfortant à offrir, ça prouve qu’on a pensé à ceux qui nous ont manqué.

Je dois réapprendre et réinvestir le quotidien.

Le linge ne se lave pas seul (et apparemment PAS DU TOUT en mon absence !). Le frigo ne se remplit pas seul non plus. L’appartement n’est pas auto nettoyant.

PhotoInformation

Voilà, c’était ma semaine #46 et quelques petits aperçus de la frange solitaire de ma vie de VRP.

Prenez soin de vous les affreux !

Quelques instants(gram) de ma semaine #45 (spécial Réveillon 2012)

Dernière semaine de l’année 2012 (j’aurais au moins tenu une année cette nouvelle formule de feignasse, suis contente de tant de régularité). Après la mer en famille, la montagne entre amis. 11 adultes, 10 enfants, on peut pas dire que ce fut reposant 😀

Dès le 1er jour, la Dauphine s’est ramassée une gamelle en luge, façon crêpe, ça lui a moyennement plu.

(D’où l’air moyennement réjoui sur la photo.)

PhotoInformation

Ci dessous le réconfort du skieur, AKA le burger obèse (je me permets une pic bouffe, hein pas plus, après c’est indigeste). Le souci étant que comme je ne skie pas (mais regarde les enfants se manger des tibias de passants trop peu attentifs en luge), j’emmagasine les calories sans les dépenser.

Mon talent personnel !

PhotoInformation

Aaaah que la montagne est beeeelle (surtout vue depuis la terrasse du chalet.)

(Voire encore mieux, depuis le canapé du chalet.)

(C’est pas de ma faute, j’aime pas le froid.)

PhotoInformation

Ci dessous la séance jacuzzi du 31.

Dans l’imaginaire collectif (enfin du moins le mien), le jacuzzi c’est ce lieu chaud, humide et interlope, où tu pourrais avoir tes chances de faire encore grimper le taux d’humidité avec la participation active d’un mâle consentant.

Bon, là, c’était sympa aussi, mais c’était pas pareil que dans l’imaginaire tu vois.

Mais y’avait des bulles. Aussi. Et des nains, dont il fallait assurer la survie.

PhotoInformation

La soirée de Réveillon avait comme thème « robes décolletées ». Je te raconte pas l’arnaque machiste là dessous (je m’en suis expliquée avec le coupable, qui  en échange s’est dépoitraillé  on est quittes). Mais voilà au moins un thème qui m’aura demandé que peu d’investissement. Je m’habille 80% du temps en robe, et 70% d’entre elles sont décolletées.

(Des fois j’ai honte et je mets un col roulé en dessous.)

(#astuce)

PhotoInformation

A un moment, on a voulu s’entendre prendre l’apéro (QOTD « ah oui ils sont que 10, à les entendre j’ai l’impression qu’ils sont 200 »), les nains ont regardé « le Roi et l’Oiseau », ça a marché 20 minutes.

(3 chez la Dauphine, qui s’en carre de la télé.)

PhotoInformation

Après, pendant que notre fondue savoyarde aux morilles se préparait (raaaaaaah), les nains ont eu le droit  à des saucisses purée (maison la purée) dans des couverts en plastique. Ils étaient RAVIS.

PhotoInformation

Et puis bon à 22h30, on les a TOUS couchés, les nains, pour fêter la nouvelle année entre vieux cons.

On fait assez bien les vieux cons.

Tchin !

PhotoInformation

Une belle bande de vieux cons d’ailleurs <3

PhotoInformation

Le lendemain, on était moyen frais, y’avait du cheveu qui tirait. Par contre, les nains, évidemment, grosse patate.

Mais comment résister à la CHOUTITUDE de ceci !

(Je vous ai dit combien j’aimais les bébés ?)

PhotoInformation

Bref, on a beau faire les malins, nous ne sommes que les vassaux de ces enfants rois !

PhotoInformation

Bon, pour ce qui est de 2013, je vous la souhaite longue et bonne, et évidemment, la SANTE !

Des bises sur la fesse gauche aussi, ça porte bonheur <3

Quelques instants(gram) de ma semaine #44 (Spéciale Noyelle)

La semaine passée, c’était Noël en famille à La Rochelle. J’étais un peu nostalgique, car l’Héritier étant en grande section de maternelle, je me suis dit que c’était sans doute la dernière année où il serait dans l’illusion et l’émerveillement du Père Noël. Je ne suis pas une fervente adepte de ce mythe (je ne vénère à vrai dire ni Coca Cola ni le petit Jésus), et je suis un peu gênée aux entournures d’entretenir ce mensonge collectif. Mais je ne peux nier que c’est chouette de voir leurs yeux briller à l’évocation du gros Barbu : même la plus petite était à bloc, il faut l’entendre chanter « tiii papaaaa noweeeelle » pour juste fondre d’amour. Par ailleurs, la scolarisation oblige je trouve à un certain conformisme social. Je me voyais difficilement assumer auprès des autres parents d’élèves une position clairement marginale, celle de ne pas entretenir l’illusion de Noël. Même si l’Héritier est assez oecuménique de par le cosmopolitisme de sa classe : il s’est étonné de ne pas fête Hanouka par exemple (je lui ai répondu qu’on pouvait pas manger à tous les râteliers bordel).

Bref, c’était la semaine de Noyelle !

A La Rochelle, c’était big blue et rose, temps splendide et doux.

(Y’a plus de saisons, ma bonne dame.)

PhotoInformation

 

PhotoInformation

La Dauphine a une grande carrière de musicienne qui s’ouvre, c’est certain <3

PhotoInformation

Sans concertation, pour la belle nuit de Noël, ma splendide belle soeur avait choisi une tenue diamétralement opposée à la mienne. (Au cas où il fallait encore souligner les contrastes existants :))

(Elle est anglaise, minuscule, blonde et brillante.)

(Entre autres.)

(Mais je l’aime fort quand même, hein, cette perfectitude de petite gonzesse.)

PhotoInformation

Comme d’hab, le Père Noël avait encore craqué son slip sa tire-lire.

PhotoInformation

Champagne & Biberon auront été mes deux mamelles de ce Réveillon.

Hips.

D’ailleurs la Dauphine dit parfaitement « Champagne ». Elle en réclame aussi dans son bain. Femme de goût et digne fille de sa mère, déjà.

PhotoInformation

Un bien beau cadeau que le meilleur des Père Noël m’a amené (hihihi).

Un bracelet Hipamena. Je l’aime d’amour.

PhotoInformation

Le lendemain matin je me suis attelé à mon devoir de mère dévouée : monter la cuisine reçue par la Dauphine.

Une cuisine oui.

Rose oui.

No comment.

PhotoInformation

(Enfin, elle est rose ET grise, mais en bois, et plutôt chouette à vrai dire. Pas une merde en plastique chinois.)

(Et comme de bien entendu, la Dauphine ADORE.)

PhotoInformation

Mais bon, pour la Noël, elle a eu aussi des livres, ce qui lui permet de se faire de chouettes séances avec son grand-père.

PhotoInformation

Bref, une semaine riche en calories et en émotions, qui a épuisé petits et grands, la session 8 heures de bagnole au retour ayant été égayée par deux vomitos en mode geyser …. Je ne sais pas s’il existe pire que nettoyer du vomi dans les interstices d’un siège bébé.

(Et bonne digestion à tous.)

PhotoInformation

La semaine prochaine, on ne prendra pas de résolutions pour 2013, et on s’abstiendra de faire un bilan 2012, si vous le voulez bien.

Mais je vous souhaiterais la bonne année, promis !