Quelques instants(gram) de ma semaine #67 et #68

Deux semaines pour le prix d’une !

Petit passage parisien avec le soleil (et pas que dans les halls d’hôtel), ça fait plaisir …

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 … mais comme y’a plus de saison ma bonne dame, l’Héritier a tout de même commencé à faire sa liste au Père Noël !

(On est jamais trop prudents, des fois qu’il neige en août.)

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Car oui l’Héritier à deux passions dans sa vie, sa mère et les LEGOS.

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Moi ce que j’aime, c’est lire, mais c’est une passion contrariée. Entendre, dès que j’essaie de lire, je m’endors.

#faites des gosses

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D’ailleurs, les nuits et les siestes, elles se finissent parfois avec un petit envahisseur. On maugrée, on proteste, mais c’est la façade, en fait, ces restes d’animalité, l’enfant lové contre soi, dans le creux de son cou, c’est juste merveilleux.

(Jusqu’à ce que tu aies envie de pisser.)

(Sasa, casseuse de mythes.)

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Le WE, on s’est débarrassé temporairement des envahisseurs de moins de 15 ans, pour fêter l’accès à la 40taine de l’une d’entre nous.

(BRAVO VANESSA MA VIEILLE PEAU)

A Combloux la température était fraîche,

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 mais j’ai quand même fait péter ma robe Kim Kardashian.

(J’ai eu froid, un peu.)

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Heureusement, 13 coupes de champagne et 3 mojitos plus tard, j’étais BIEN réchauffée !

#teamalcooliques

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 Ce qui ne m’a pas empêché de reprendre le chemin des Antilles Françaises dès le lundi.

(Joie dans mon coeur.)

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Enfin, retrouver + de 30°, c’est assez plaisant après les 18° de la Savoie.

Par contre je vous épargne les effets ravageurs du combo jetlag + choc thermique …

(en gros = grosse fatigue + peau dégueulasse).

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 J’étais là bas cette fois pour animer un gros séminaire. Le client a trouvé un chouette lieu au-dessus de Fort-de-France, l’Habitation Belfort. Je vous la recommande pour vos mariages et baptêmes. Travailler avec vue sur les champs de bananes, en tous cas, cépamal.

(Et non pas travailler avec des bananes, évidemment.)

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Une yole dans l’herbe.

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A peine le temps d’arriver que j’étais déjà repartie, Fort-de-France / Paris / Lyon, pour gagner quelques heures après (et sans ma valise, lost in correspondance) la bonne ville de Lisbonne (mais ça, j’en ferais une petite note à part).

PhotoInformationBonne semaine les affreux et les vilaines !

 

Lettre à mes 15 ans

C’est celle du camarade Paingout qui m’a inspirée. Si aujourd’hui, du « haut » de mes 35 ans (sgnurf) je pouvais directement m’adresser à « mon moi de quand j’avais 15 ans », qu’est ce que je pourrais bien me dire d’intelligent et de malin afin de mieux traverser les marais et marasmes de l’adolescence, cette période éminemment pourrie ET périlleuse ?

(Tu remarqueras, j’écris à mes 15 ans, et pas mes 16, car vois tu, j’ai toujours été précoce comme gonzesse.)

 

Sabrina,

Ma grande duduche, celle que ton papa surnomme encore « ma grande saucisse » quand il te prend sur ses genoux (va falloir penser à arrêter ça d’ailleurs, assez vite, mais je vais y revenir), du haut des 20 ans qui viennent de s’écouler à la vitesse d’un pet glissant sur une toile cirée (oui je suis encore pire poétesse, ça ne va pas en s’améliorant avec l’âge, cette affaire), permets moi quelques petits conseils éclairés pour optimiser au maximum ta performance individuelle sur les prochaines années (et oué, tu  ne le sais  pas encore, mais tu bosses dans le consulting ma grande, la classe à Dallas).

Ta scolarité

Prends du recul ma grande, sors du cadre, aère toi les neurones, c’est le moment ou jamais.

C’est très louable de vouloir faire plaisir à ses enseignants de parents. Tu es une brave fille, ça ne fait aucun doute. Mais franchement, le bac passé à à-peine 17 ans, Sciences Po à 20 ans, et hop le marché du travail à tout juste 22 ans, quel intérêt finalement ? (de toutes manières, au train où va la locomotive, ta retraite, personne ne te la paiera, ma grande, alors autant prendre son temps.) A être l’élève appliquée et besogneuse que tu es depuis tes 6 ans – option têtard à hublots depuis tes 8  –  tu vas passer à côté d’une partie de l’attrait de la vie étudiante (et je ne parle pas – que – des soirées BDE & biture, ça tu vas en prendre ta part, alcoolique) : la découverte d’horizons intellectuels et culturels diversifiés, le droit à l’erreur et à l’errance, à l’expérimentation, aux chemins de traverse et à ceux qui ne mènent nulle part, ou pas. Et peut être que 20 ans après, tu ne seras pas (que) ce bon petit soldat, toujours vaillant et ardu à la tâche, rouage solide et amorti par le système capitaliste.

Ta famille

Ne change rien, à part deux trois points de détails.

Ta fratrie, chéris là, encore et toujours. Aujourd’hui, avec les 4 et 6 années qui vous séparent, ce sont d’énormes boulets braillards qui t’encombrent au mieux, que tu instrumentalises au pire (ça c’est assez naze, arrête, sinon ils vont t’en rebattre les oreilles pendant encore AU MOINS 20 ans, ces emmerdeurs). Tu vas encore vivre deux trois expériences dépaysantes avec eux, comme celle de t’occuper à temps plein d’une ado de 15 ans alors que tu en auras 19, à 500 km de vos parents. Tu verras sur le coup, ça sera un énorme nid à emmerdes et responsabilités cheloues, mais fonce, ça te rendra bien plus dégourdie sur un tas de choses. Par exemple tu auras ton permis de conduire, toi ! (par contre, au passage, débrouilles toi, mais 60 heures de conduite, 3 passages échoués, 12.000 FF d’investis à perte pour tes parents, franchement, la hachouma !)

Tes parents, venons y, ne les aime pas moins, mais là aussi, comme pour ta scolarité, prends du recul bordel, et coupe le cordon. Pas le géographique, ça va être fait ça, mais le symbolique. Prends le large, prends d’autres avis, d’autres points de vue. Ça ne changera sans doute pas le socle de valeurs qu’ils t’ont transmis (avec le recul, il est plutôt sain je t’assure, tu verras quand tu auras des gosses – car c’est fou oui mais tu vas te reproduire), mais là aussi, apprends que parfois, « la vérité est ailleurs ».

(Hey d’ailleurs pour l’anecdote, tu vas voir, ton fantasme d’adolescente boutonneuse, Fox Mulder, va redevenir 20 ans après ton fantasme de MILF, il s’appellera juste Hank Moody. C’est fou la vie parfois.)

Tes amis / tes amours

Ca t’emmerde présentement, ces déménagements permanents, Roumanie, Equateur, France, Allemagne, 3 ans là, 6 ans ailleurs, l’expatriation, la vie d’internat. Tu conchies régulièrement tes parents de te déraciner en permanence, de ne pouvoir garder d’amis d’enfance, de lieux de mémoire. Ta gueule. C’est ta chance, ce (relatif) nomadisme. Déjà au moins tu sais parler correctement une langue étrangère, parce que tu t’en rends déjà compte, tu es une brèle en langues, aucun talent, et pourtant, tu vois, tu rêves en espagnol (et ça, c’est très chouette non ?).

Quant aux amis, oublie là aussi tes récriminations, les amis, si tu dois les garder, les kilomètres entre vous n’y changent pas grand-chose. Et de fait, ceux pour lesquels tu aurais sacrifié bien des choses à 15 ans ne représenteront plus grand chose à 35, parce que tu vas grandir / mûrir / vieillir et que dans bien des cas vos chemins s’éloigneront, distance géographique ou pas. Sinon ne t’inquiète pas, l’internet va créer un bidule magique, ça s’appellera Facebook et tu pourras vérifier ce que je te dis là.

S’agissant des amours, je ne vais pas venir te reprocher ton goût de l’expérimentation hasardeuse (ça nous change de ton parcours académique, coquine). Au contraire, à l’aune de ta rencontre quelque peu précoce avec celui qui deviendra ton époux puis le père de tes enfants (tu resteras d’un conformisme navrant là aussi), je te conseillerais même d’en profiter ENCORE PLUS, tant qu’à faire. Mais pour cela, il faut en venir au point suivant.

Ta carcasse

Je crois que c’est le point capital : arrête de psychoter sur ton (gros) cul. Déjà, je peux te le dire avec certitude, il n’est pas (si) gros. Ou plutôt moins qu’il ne le sera dans 20 ans. OUI, c’est possible. Arrête de t’affamer, de faire des régimes absurdes (comme celui de te nourrir de carottes crues pendant des semaines, tu n’es pas un lapin, bordel), parce qu’ils vont 1/ te rendre dingue (littéralement) 2/ te faire reprendre du poids, à chaque fois (je te jure). Accepte-toi. Mieux, aime-toi. Parce qu’il va falloir faire avec, et être ta propre meilleure amie, ça sera bien plus facile ainsi. N’attends pas, comme tu le fais dans tout sujet, l’approbation d’un regard extérieur (celui de tes parents, tes amis, ton amoureux, tes profs et plus tard tes patrons). Ton reflet, c’est à toi qu’il doit plaire d’abord, le reste suivra. Ou pas. Mais ça t’évitera beaucoup de gesticulations inutiles et quelques compromissions (et une thérapie à 48€ la séance).

Au passage, tant qu’à faire dans le domaine des apparences, arrête aussi de te maquiller comme une Morticia de Prisunic, s’il te plaît. Tu camoufles la misère (l’acné sera de toutes manières ta plus fidèle compagne, désolée, que de mauvaises nouvelles) sous une couche de fond de teint épaisse, certes, mais MOLLO sur les yeux charbonneux ET la bouche rouge.

Et pour finir sur ton enveloppe corporelle : éprouve là, confronte toi y un peu plus. A force de passer ton temps à bachoter, et à considérer ton corps comme ton ennemi, tu n’en fais rien. Trouve toi une activité physique qui te botte vraiment : pas le tennis pour faire plaisir à Papa, pas la natation parce que c’est bon pour la santé, non un truc à toi qui te défoule, te fasse du mal et du bien, et qui te reconnecte à ton corps. Sois sympa, fais ça maintenant, ça m’évitera de continuer à chercher cette activité magique dans 20 ans.

(Non, on ne peut pas remplacer le sport par le sexe. Tu as la flore génitale et anale bien trop fragile pour cela ma pauvre chérie.)

 

Voilà, je crois que je t’ai dit l’essentiel ma grande, porte toi bien et comme te le dira ton prof de littérature espagnole « que aproveche ! »

(« Enjoy », en anglais, ma burne.)

Quelques instants(gram) de ma semaine #66

Au programme de la semaine passée :

:: Des retrouvailles avec une « vieille » camarade de  collège – grâce à Twitter – 20 ans après !

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:: Un peu de soleil sur Paris …

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:: Un peu de stress au cours de ces interminables confcalls qui émaillent mes journées de travail (oui quand je suis stressée, je grignote des touillettes à café).

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:: Des bretzels frais ramenés d’Alsace <3

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:: Des bières belges ramenées de …. chez le caviste

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:: Une sieste avec la Dauphine

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:: Une terrasse (enfin) avec les enfants (mais en imper)

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:: Une balade dominicale et très ventée sur les quais du Rhône

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Bref, c’était presque le printemps (la dernière semaine de mai !)  et c’était chouette.

Bonne semaine les affreux !