Red lipstick

Plusieurs gonzesses m’ont demandé quel était le rouge à lèvres que je portais (visible souvent sur IG), si bien appliqué et avec une tenue impeccable (mouahahaha). Du coup j’avais promis de me fendre d’une petite note, rapport au fait que j’en porte plusieurs, et qu’ils ont avantages et inconvénients.

Alors de gauche à droite, je vous présente mes petits chéris.

A la demande générale d'au moins 3 gonzesses, je vais m'atteler à cette note de fond sur mes rouges à lèvres \o/ #BB

> Rouge DIOR 999 : une de mes grandes déceptions. La couleur est belle, le rendu aussi sur le coup (assez brillant et onctueux), par contre zéro tenue, il n’en reste rien après un café et deux heures. Je le porte sur la photo ci dessous. Très joli sur l’instant mais je déconseille pour une journée.

Si c'est flou c'est qu'il y a un loup #selfille #strabisme

> MAC Russian Red A61 Matte : très résistant. La couleur tire sur le brique, et le rendu est très mat. Il est très résistant, mais en conséquence de quoi il est pas très onctueux, limite désagréable à poser. D’ailleurs il faut pas se planter et baver à la pose, c’est irrécupérable. Il résiste à la demi journée + un repas. Je le porte très souvent au boulot, même s’il faut réappliquer en milieu de journée.

Quand je mets de l'eyeliner c'est le fantôme d'Amy Winehouse qui tient le crayon \o/ #toomuch

> L’Authentique Rouge Baiser Freesia 421 : le meilleur. Les Rouge Baiser sont clairement les rouges les plus résistants (tu es obligé de te démaquiller les lèvres le soir tellement la tenue est bonne). Ils sont faciles et agréables à appliquer, et ne bougent absolument pas. Moins de 14 euros chez Monoprix.

#selfilles <3

> Le Scintillant Rouge Baiser 504 : le petit nouveau, qui brille façon glossy pour les fêtes. Pour le coup la tenue est bien moins bonne, mais c’est pour mettre en soirée, donc on pardonne. Il est assez peu rouge, et tire vers le rose. Assez décevant, mais rouge et glossy, c’est difficile à trouver.

Le petit dernier #lipstick

> L’Authentique Rouge Baiser Pivoine 416 : le meilleur bis, mais en fuchsia. Très bonne tenue, et il change de mes rouges, puisqu’il est clairement rose. Je l’adore, c’est un cadeau de ma soeurette.

Les bouchons sont de retour, du coup Bad Sasa aussi :B

> Rouge Pur Couture Golden Lustre Yves Saint Laurent 112 : mon seul marron, que je porte rarement (j’ai pas trouvé de photo). Il est de tenue assez médiocre (comme le Dior), mais il a une jolie couleur un peu glossy.

 

Voilà, et pour conclure en bref, s’il faut en retenir un, rapport tenue qualité prix, c’est sans hésiter les Rouge Baiser !

(Cette note, sans doute la dernière de 2014, est assez profonde tout de même.)

Les poils (qui se dressent)

La Nouvelle Star est de retour, avec son lot de nanards, et ses petites merveilles.

Ici un incroyable petit mec de 18 balais à peine, qui a fait une interprétation spéciale « les poils qui se dressent » de « Creep » de Radiohead.

Il porte sur lui les affres de adolescence, et c’est admirable de le voir s’extraire de sa peau quand il se met à chanter <3

Les apparences

« Les apparences » est le titre d’un thriller que je n’ai pas lu (ahahahaha, ça démarre bien mon affaire), mais vu l’adaptation cinématographique, « Gone girl » (attention, allergiques aux spoilers passez votre chemin, je ne pourrais pas écrire cette note sans donner des éléments révélateurs de l’intrigue). Dans la mesure où la parentalité me prive largement de la fréquentation des salles obscures, j’avoue être devenue un poil plus exigeante sur la qualité des films que je vois (surtout quand je paie plus de 10 euros, accessoirement). Celui-ci avait l’objet d’un battage significatif, notamment sur la thématique, quelque peu douteuse, du sexisme latent qui aurait habité le film. Thriller (qui plus est d’un scénariste dont j’avais apprécié les précédents films) + questions sexistes, autant dire que je me suis précipitée.

Quelle ne fut pas ma déception … L’intrigue est somme toute, tout à fait classique, voire cousue de fil de blanc.

Le pitch : dans une petite bourgade américaine tranquille, un soupçon de meurtre pèse. Une jeune épouse (modèle) a disparu, et son époux (oisif, perdu et vaguement alcoolo) est dans le collimateur de la presse à sensations. Mais – méga surprise – le psychopathe n’est pas celui que la vindicte populaire veut mettre au bout d’une pique. A mi chemin du film, un ENHAURME retournement permet au héros (et donc victime de sa femme névrosée et clairement très allumée) – Ben Affleck, aussi expressif qu’un veau sous tranxene – de tourner la situation à son avantage. Comme quoi même le gars le plus impavide de la galaxie peut arriver à bout des hystéries et machiavélismes des femmes. CQFD (ce film m’a bien bien vénère, comme disent les jeunes).

Malgré le côté grand guignolesque du film, qui m’a bien gonflée, la réflexion (qui paraît il est bien mieux développée dans le roman) sur les apparences m’a parlée. Je comprends bien cette dichotomie que l’on peut vivre parfois entre ce que l’on laisse transparaître, afficher de soi, et ce qui sourd effectivement sous la surface. De mon éducation, j’ai reçu cette injonction (plus ou moins) implicite de toujours veiller à « sauver les apparences » : on ne laisse pas transparaître ses difficultés, on lave son linge sale en famille, car « les gens » n’ont pas à savoir, à connaître le dessous des cartes. Chez moi (entendre dans mon environnement familial), cela est considéré comme de la politesse, et non de la dissimulation. Pourtant, parfois la tentation est grande de fendiller l’armure des apparences, et mettre ses tripes à l’air, façon « Festen » (c’est une image hein, ma famille n’a pas grand point commun avec celle du film de Vinterberg). En fait, j’ai assez mal assimilé la leçon, et je suis assez friande de ces instants de vérité, où tombent les masques et on se retrouve tous nus avec nos vérités crues.

A cet égard, il y a une photo de moi que j’aime beaucoup, prise par la chérie d’un ami (coucou toi) lors de notre séjour californien de cet été 2014. Elle illustre bien cette affaire des apparences. Sur cette photo, en apparence, j’ai l’air seule et paisible, assise sur cette plage déserte de Malibu, regardant l’horizon infini de l’océan. Zen. Au frais. Décontractée du gland.

Non ?

apparences

Non.

En fait, la plage est pleine de monde, et notamment d’enfants, dont les nôtres, qui requièrent toute notre attention parentale (vent, houle, mer, danger), et qui sont miraculeusement hors champ photographique. Tant est si bien que j’ai pas eu même le temps d’aller pisser. Donc sur cette photo sont finalement immortalisées les 30 secondes de répit que j’ai eu … pour pisser dans la mer.

C’est beau un moment de vérité non ?

:p

Tomber 7 fois, se relever 8

Ce blog est comme Labro (oui rien que ça) (à qui j’ai donc piqué le titre de cette note), plein de fois il a trébuché, est tombé, et je l’ai toujours fait se relever. A quelques encablures de son 10ème anniversaire (mars 2015 !), franchement,  je ne pouvais décemment pas y mettre fin. Il paraît que les blogs sont morts, que c’est hazbeen, mercantile, blablabla, et pourquoi tu n’ouvres pas un tumblr, etc.

Pour la petite histoire, mon vieux blog édenté (= comprendre vérolé par une version trop ancienne de WP, entre autres) a été désactivé par son hébergeur (OVH), dans l’attente du nettoyage de quelques lignes de code (je vous passe les détails, qui m’ont également largement échappé). D’où cet assourdissant silence ici, qui s’est prolongé quelques semaines. Il a fallu tout de même l’intervention de pas moins de 3 personnes (de sexe masculin et  à qui désormais je dois BEAUCOUP de gratifications symboliques, et pas que) pour venir à bout des bugs et autres fichiers corrompus. Je ne vous cache pas que quand il est réapparu, ça a été une petite émotion pour moi. 10 ans qu’il m’accompagne, et quelques temps que je le néglige aussi (au bénéfice de Twitter), c’est comme d’habitude quand on est face à la perte des choses que l’on réalise qu’elles vont vous manquer.

Du coup, le revoilà et me revoilà, avec l’envie de réécrire, de (me) raconter ici (bande de veinards). Il y a bientôt 5 ans, j’avais justement fêté les 5 ans du blog, j’avais fait un digest de vos notes favorites, et certains m’avaient fait de petits cadeaux (textes, photos d’eux dans des baignoires, …). Presque 5 ans après, ma « ligne éditoriale » (les 3 marottes qui m’occupent le temps de cerveau disponible) reste la même : le cul, le cul, le cul, le féminisme, les rapports homme / femme, la parentalité, la vie de VRP, etc. Presque 5 ans après, même si Twitter a partiellement remplacé le blog dans cette vocation (parce que c’est bien plus rapide et bien plus interactif que les blogs, il faut lui reconnaître ce mérite), la participation des réseaux sociaux au développement et à l’entretien de ma vie sociale est toujours vivace. J’ai fait plein de chouettes rencontres, dont je suis persuadée qu’elles n’auraient pas eu lieu dans mon écosystème habituel. Surtout, point important, ce ne sont pas que des rencontres virtuelles, et il y a encore bien des essais à transformer, des visages et des voix que j’ai envie de mettre sur des textes, des échanges, du partage, des altérités et des confrontations. Cet enrichissement, c’est toujours ce que j’essaie de valoriser face aux pourfendeurs des réseaux sociaux (y’a encore Adjani qui a tapé dessus pas plus tard que là).

Le hasard faisant (parfois) bien les choses, j’ai rencontré une lectrice de ce blog de la 1ère heure, lors du concert d’Etienne Daho au Transbordeur vendredi. J’étais doublement ravie, de rencontrer Laurie (coucou !), avec qui tout a été simple et fluide d’entrée de jeu (et qui est tellement adorable <3), et évidemment de revoir (pour la 4ème fois) Daho sur scène, impeccable et magique.

Rencontre au sommet avec Laurie, fidèle lectrice <3 #teamdaho #transbo #lyon

J’ai fini la soirée à deux grammes, dans l’euphorie des bulles (de champagne) partagées avec de chouettes gens (là je donne ici le signal du petit clin d’oeil aux vieux potes de la vraie vie qui étaient là aussi, et qui vont me pourrir si je fais comme s’ils n’avaient pas été là) et galvanisée par les chansons de Daho, qui m’ont toujours beaucoup parlé, au coeur et aux tripes.

La vieillerie aidant, je me suis réveillée (aux aurores) avec une bonne gueule de bois des familles, que je me suis gentiment traînée jusqu’en milieu d’après midi. La vieillesse est un naufrage 😀

Pour la peine, et pour finir, je vous donne mon best of du moment des chansons de Daho.

1. Celle pour pleurer, toujours, à n’importe quelle écoute « le premier jour du reste de ta vie »

2. Celle qui me parle beaucoup en ce moment, ‘En surface »

3. Celle qui me donne envie de danser jusqu’au bout de la nuit, « Sortir ce soir »

(Je vais encore sortir ce soir, je le regretterais peut être !)

4. Celle que je ne connaissais pas (et que j’ai adoré), « Soleil de minuit »

Tout ça pour annoncer le retour du blog, pas en grande pompe (j’aimerais lui refaire un peu son design, thème et bannière, toussa), mais avec plein d’envie(s).

Prenez soin de vous les vilains et les vilaines <3