On est encore verts, et on bande encore (à peu près)

J’ai hésité, je me suis dit initialement que mon avis sur Rock en Seine cuvée 2015, tout le monde s’en cogne (ce qui est largement admissible au regard de mon ignorance crasse). Mais j’ai vu que je l’avais fait en 2009 et 2010 (comme quoi, des fois je fais moins ma timide), et qu’en fait c’est cool d’avoir des traces de ces festivals, où finalement tu ressors avec une tête farcie de groupes qui s’entrechoquent (même sans lien direct avec l’absorption excessive de pintes de guinness), et tu as du mal ensuite à te rappeler tes coups de coeur.

5 ans donc en fait que je n’avais pas remis les pieds à RES, comme disent les affranchis. J’avais décrété que j’étais trop vieille pour ces conneries (au moment où j’écris ces lignes, force est de constater que mon dos crie misère, mon foie au secours, et mes doigts de pieds adieu). Cette année, au bénéfice d’une ou deux têtes d’affiches (ETIENNE DAHO …. et ETIENNE DAHO), j’ai décidé d’accompagner l’Epoux, histoire de reprendre goût aux allées mi poussiéreuses mi boueuses du Parc de Saint Cloud.

On y a retrouvé la vieille garde constituée par l’ami Antoine (Dubuc), et le chapelet des copains, connaissances et twittos divers et variés, qu’on réussissait à débusquer au détour d’un platane (ou pas).

 

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Merci FFS <3 #RES15

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Vieux blogueurs encore verts @dubuc #RES15

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Festivaliers – jour 3 #RES15

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Depuis 5 ans, pas de grandes révolutions, en dehors d’un changement d’orientation de la scène de l’Industrie, et un système fort commode de paiement mobile, histoire d’écluser encore + de bières à 8€ (le vrai scandale de ce festival, définitivement). Et il est toujours aussi fatigant d’arpenter le site pour assister aux différents sets. Sur une journée moyenne (de 15h à minuit) mon podomètre m’indiquait plus de 8km de marche …

Alors, petit résumé de (mes) faits marquants 2015. Jour par jour.

Jour 1

J’ai voulu démarrer en douceur, avec Benjamin Clementine. Las, mes camarades ont jugé cela un peu dépressif et mou du genou pour un démarrage, du coup on a rapidement migré vers la Grande Scène où officiaient un duo de guitaristes mexicains, Rodrigo y Gabriela, qui ont mis une grosse ambiance. C’était la 1ère fois que je les voyais, impressionnant et entraînant.

Ensuite, on a enchaîné avec un des meilleurs concerts des 3 jours pour moi, FFS, qui ont clairement mis le feu à la Scène de la Cascade. Gros respect pour les membres des Sparks en particulier, qui te donnent une bonne leçon de jeunesse.

Pendant que les velus allaient voir Offspring (que j’avais déjà vu à RES, et qui apparemment a tout refait pareil), je suis allée à la rencontre de Miossec, que j’écoute dévotement depuis 15 ans, mais que je n’avais jamais vu sur scène. Horreur, malheur. Non seulement Miossec est très fatigué physiquement (on dirait un vieux cure dent mâchonné) mais en plus la gestion des scènes (il passait donc en même temps que Offspring) était calamiteuse, et les punks à skate (comme il les a fielleusement appelé) couvraient son set. La cata. On est restés (les fidèles et les bretons) à l’encourager, jusqu’au bout, mais c’était un crève coeur.

Heureusement, la soirée s’est terminée en beauté, avec Fauve <3 qui était comme d’habitude, emportés, dans le feu et la fougue. Définitivement fan (je vous entends vous moquer, au fond.)

Jour 2

La 2ème journée était celle qui comptait puisque c’était celle de DAHO.

Mais il y a eu d’autres chouettes moments. On a commencé avec Balthazar, pas inoubliable mais bien dansant.

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Comme son nom l'indique #RES15

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Ensuite, on hésitait entre plusieurs options, faute d’avoir des chouchous et c’est un peu au hasard qu’on est tombés sur Marina and the Diamonds, dont je suis tombée amoureuse. Elle portait une improbable tenue ultra moulante, zébré et rose, ainsi que des chaussures à plates formes roses fluo, tout ça étant du meilleur effet, sur une voix assez solide. J’ai adoré !

Après quoi nous avons assisté au concert de Years & Years, avec là aussi un rythme très soutenu, bien dansant, tellement dansant que je croyais que le chanteur était de sexe féminin 😉 (oui je sais les gars savent parfois danser, mais ne confondons pas une vague ondulation du bassin pour suivre le rythme, et danser, en utilisant toutes les parties de son corps.)

Le clou pour moi était naturellement Etienne Daho, pro mais assurant le main stream plutôt que le fan club (que des tubes pour contenter le public de festival), même si sans doute ému car c’était la dernière date de sa tournée. Il a joué “Soleil noir”, c’était donc une bonne soirée !

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Etienne 4 ever <3 #RES15

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Pour le reste de la soirée, rien de foufou, à part peut être Gramatik et Shamir, qui étaient bien dansants aussi (critère très important en festival, car on adore se dandiner d’un pied sur l’autre d’un air entendu).

Jour 3. 

Le 3ème jour est généralement le plus chargé en termes de têtes d’affiches, et celui où toi, vieux festivalier de + de 35 ans, tu commences à accuser le coup. Le soleil, la poussière, la fatigue qui s’accumule dans le dos et les pieds, toutes ces bières, saucisses et frites qui finissent de t’alourdir la bouée ventrale, tu es au top de ta forme et de ton sex appeal. Sans compter que là il faisait assez chaud, donc tu es gras ET collant, ascendant moite.

L’Epoux a voulu m’enjailler avec du gros son à mon arrivée sur le site, avec Fuzz, autant te dire qu’en 3 chansons j’ai décroché.

Je me suis donc concentrée à optimiser mes trajets, histoire de tenir le coup jusqu’à la fin. Comment faire des lignes les plus droites possibles en faisant des arrêts stratégiques : bière (10 min d’attente), WC pour filles (15 min d’attente), saucisses (8 min d’attente), c’est tout un art pour pas rater un début de set, tout en ayant une bonne gâche. La définition de la bonne gâche étant variable d’un festivalier à l’autre. Pour ma part c’est : sur un côté de la scène et avec de la place, car 1/ j’aime danser 2/ je suis agoraphobe, et je ne supporte pas d’être plaquée contre d’autres personnes. Surtout si les dites personnes ont à peine 18 ans, sont torse nu et toutes transpirantes, et rendues très affectueuses (et bruyantes) par l’alcool.

(Je ne connais rien de pire qu’un ado suintant de transpiration et d’alcool qui se colle contre toi pendant un concert.)

Cette dernière journée, j’ai donc surtout découvert des artistes que je ne connaissais pas en  live. En dehors de Hot Chip, qui était impeccable sur la grande scène, et que j’avais en toute petite configuration, aux Nuits Sonores, il y a quelques années.

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Hot Chip <3 #RES15

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Tame Impala, bien plus écoutable en live que les quelques morceaux passés sur Spotify, et sur lesquels je m’étais endormi.

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Tame Impala #RES15

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Alt J très chouette, mais rendu compliqué matériellement par la foule des fans qui me pressait de partout (j’ai tenu 20 minutes).

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Alt-J. Mon agoraphobie & moi avons tenu 20 minutes #RES15

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J’ai fini avec Run the Jewels, mais de loin, rapport là aussi à l’excitation des premiers rangs.

En conclusion, une bonne cuvée pour moi, la satisfaction d’avoir tenu les 3 jours sans collapser, en  dehors de 2 ou 3 coups de speed lors de concerts très chargés (mais ça c’est lié à mon agoraphobie), et d’avoir vécu quelques moments de solitude, quand j’avais plus de batterie dans mon téléphone et perdu tous mes camarades festivaliers (va trouver des potes dans une foule de 40.000 pékins).

Mon top 5 :

  1. Etienne Daho
  2. FFS
  3. Fauve
  4. Marina and the Diamonds
  5. Years & Years

La playlist de RES 2015 est écoutable sur Spotify.

5 réponses sur “On est encore verts, et on bande encore (à peu près)”

  1. pourquoi est-ce que je ne parviens pas à vous suivre sur instagram alors que je vous lis depuis tant d’années ?
    dommage…

  2. C’est cool ce compte-rendu, merci, surtout depuis que je ne peux plus te suivre (et que l’Epoux est mois disert).
    8€ la bière ils abusent quand même !!

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