Adieu ma guerrière

Il est des héroïnes qui ne devraient pas mourir. Mais elle s’y était préparée, à sa mort, et elle est partie dans son sommeil, paisiblement. Benoite Groult avait 96 ans, elle était vieille, c’est vrai. Mais elle me manque déjà.

Moi qui me suis fait tatouer le titre de son essai sur l’avant bras, je me sens ce soir orpheline.

 

J’ai éte très émue aujourd’hui de celles et ceux qui m’ont témoigné avec gentillesse et prévenance leur affection sur les réseaux sociaux, et plus encore ceux qui m’ont dit avoir lu / connu Benoite Groult « grâce » à moi.

Sur France Culture, un bel hommage, avec Catel, qui lui a consacré une BD biographie que je vous recommande chaudement.

Ansi soit Benoite Groult - Catel

 

Dans la plupart des  hommages qu’elle reçoit, je suis particulièrement sensible à ceux qui évoquent son féminisme « en marchant » / de réconciliation. Car en effet, au moment de mai 68 Benoite Groult avait déjà 48 ans, et s’est tenue à distance des franges militantes  un peu extrêmes. Au contraire, elle a construit sa pensée féministe au fil d’une vie remplie, de doutes et d’expériences, sans dogmatisme. On parle de « Ainsi soit elle » comme d’un ouvrage de réconciliation du féminisme, et même si elle est qualifiée parfois de féministe bourgeoise, je trouve qu’elle a su donner une image positive et pragmatique de ce combat là. Notamment, elle avait un rapport aux hommes et à la séduction plutôt honnête et libéré.

Ici encore d’autres documents intéressants :

J’espère que sa pensée et ses idées survivront !

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Publié par

SABRINA

Lecteur égaré (ou pas), je te souhaite la bienvenue chez Sabrina, blogueuse lyonnaise assidue depuis 10 mars 2005 (oui, tout ça). Ici point d'ambition éditoriale majeure (comment ça, on s'en était rendu compte ?), pas de recherche de monétisation de mes modestes et insignifiants écrits, ou de gloire wharolienne ... Juste un modeste journal de bord, tenue par une honorable mère de famille (oui, parfaitement, honorable), qui apprécie (dans le désordre) les jolis garçons (surtout s'ils pratiquent le rugby), l'auto-dérision, l'Epoux et ses taz, la mauvaise foi féminine (qu'elle pratique assidûment), la télé réalité, et la légèreté en toute chose, autant que faire se peut. Bonne lecture.

Une réflexion au sujet de « Adieu ma guerrière »

  1. Moi c’est les vaisseaux du coeur …
    Mais je n’irais pas jusqu’à me tatouer ce titre qque part ! 😉

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