Il y a quelques années, il existait une espèce de blog collaboratif, où chacun pouvait participer à une œuvre commune.

Ça s’appelait « un jour dans la vie » et il fallait publier 4 photos datées respectivement de 7h, puis 12h, puis 17h et 22h. Chaque participant faisait à sa manière, plus ou moins inspirée, plus ou moins romancée, plus ou moins intéressante. Comme j’ai toujours été une diariste, le principe me plaisait, bien évidemment dans une version loyale du concept : donner à voir une tranche de vie, telle qu’elle est, au moment où tu fais ton arrêt sur image. 

Je ne pouvais pas m’imaginer que ces 4 chiffres reparaîtraient quelques années plus tard,  sous un forme moins guillerette mais bien réelle : je prends un traitement médicamenteux à intervalles réguliers. A 7h, puis 12h, puis 17h et encore 22h pour finir. Enoncé ansi, ça paraît être pas grand chose, des petits cachets à gober (discrètement si on peut), 4 fois par 24h. Détrompez vous, c’est un calvaire quotidiennement renouvelé, et dont je sais avec pas mal de certitude qu’il s’éteindra … avec moi. 

Cela fait quelques temps que j’ai le projet – follement audacieux – de ne pas laisser ma vie se faire dominer par ma maladie. Je suis bien certaine que l’écriture est une des clefs de cette reprise en main. Et l’extimité. 

7h / 12h / 17 / 22h. A l’essai.

Des ronds dans l'eau

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