Un homme entier

J’ai découvert Gael Faye par le prisme de son 1er roman, « Petit Pays », conte émouvant d’une enfance rwandaise aux ailes coupées par la guerre et le génocide. Avec ma comparse de lettres, nous avions couru le voir en conférence, et faire signer un exemplaire de son roman. Je n’ai jamais été friande des rencontres de chair et d’os avec mes idoles. Les écouter parler passe encore, mais leur parler, à quoi bon ? Car finalement, une fois face à eux, que bafouiller de vraiment sensible, à quelqu’un qui en voit défiler des comme vous, toute la journée, par paquet de douze ?

« J’aime beaucoup ce que vous faites »

Rideau.

Dans le cas de Gael Faye, la rencontre avait été autrement plus riche, et ce grâce à lui, grande sauterelle souriante & chaleureuse. Nous étions parmi les dernières de la file, et il avait pris le temps de nous demander qui nous étions, d’où nous venions, et si on avait apprécié son intervention. Sur ce dernier point, j’étais hélas dans l’incapacité de répondre, puisque la clôture d’un dossier urgent m’avait mis en retard. Nous avions tout de même échangé quelques mots, et après avoir signé nos livres, il avait eu ce geste, spontané et sincère, de se lever pour nous serrer la main et faire une accolade, souriant de toutes ses dents.

Sous le charme, j’avais dévoré son roman, et commencé à écouter ses textes, mi chansons, mi prose scandée, moitié Stromae moitié Fauve. Dans ses chansons, globalement les mêmes thèmes de prédilection que dans ses textes. L’enfance, le métissage, l’amour, la violence, et Paris.

C’est à Paris, salle Pleyel, que je l’ai découvert en live, la semaine dernière.

Il est inchangé et entier, le rythme et le collectif en plus. Assez étonnante cette cohérence entre le romancier et le chanteur. C’était la 1ère fois que je me rendais dans cette salle, et sa configuration rendait à priori la convivialité complexe (beaucoup de places assises, des balcons), et pourtant, il irradiait et dégageait une énergie bienfaisante,  de celle qui te fait danser et chavirer.

(enfin moi)?? Gaël Faye ?? @gaelfaye sans aucune fausse note

Même si je n’ai pas pu m’empêcher de sourire quand il a parlé de Paris métissée, devant ce parterre WASP à 80%, Faye a fait onduler notre humanité, et c’était beau & bon.

Hâte de le retrouver cette été à Fourvière <3

L’épaule qui sort de la baignoire

Ce weekend se tenait le salon mondial du tatouage, alors que je recevais les photos réalisées avec Laurence Bosc pour immortaliser mon épaule avant évolution.

Merci encore à elle pour le (bon) boulot !

Comme toujours souvent dans ma vie je suis d’une grande conformité sociologique et statistique, j’ai commencé à me tatouer ou plutôt me faire tatouer assez tardivement, mais au moment où c’est devenu une banalité en France ou presque.
La première idée concrète de tatouage et à la symbolique forte est le lettrage du titre de l’essai de Benoite Groult, qui me permet de faire « un peu » de prosélytisme féministe. Ensuite, comme il est ordinaire mais réel de le dire, le pli est pris et l’addiction effective, avec des idées à la minute ou  presque) pour les 25 prochaines années.

Je ne sais pas où je je m’arrêterai, mais j’aime l’idée de ce bras gauche qui se couvre progressivement d’une espèce d’estampe japonaise.

Team geishas #apeuprès #7ans
(On est très japonisantes ces temps ci …)
C’est cette progression que j’ai voulu immortaliser avec Laurence, et qui me donne du coup l’opportunité de nettoyer un petit peu ce blog, et de le rendre plus conforme à mon image  (et en même temps déjà obsolète, puisque le bras a bien évolué). Celle qui me tatoue est toujours Alison, qui a désormais sa propre boutique boulevard des Brotteaux, l’Atelier Tattoo.

On m’a souvent demandé comment j’assumais d’être tatouée dans une profession où je suis prestataire de services, avec des clients qui peuvent apprécier diversement ce type d’ornement. Très pragmatiquement, je suis toujours en capacité de soustraire à la vue l’ensemble de mes tatouages. Si aucun ne doit être vu c’est possible, et je conseille aux collaborateurs qui me posent la question d’en faire de même : ce n’est pas seulement par bien-pensance ou peur du jugement, il s’agit simplement d’éviter de donner prise à des considérations qui sortent du cadre professionnel. Ensuite, une fois que le rapport de confiance est établi, il est alors possible de les dévoiler (de mon point de vue).

Mais la vérité, c’est que finalement assez peu de personnes vous questionnent frontalement sur le sujet, à croire que les gens sont plus respectueux et pudiques qu’on ne le pense.

Heureusement que j’ai un blog du coup, comme ça je réponds aux questions que l’on ne me pose pas : )

De Jean à Johnny, a curling mother

En début de semaine, je m’émerveillais sur la célèbre plateforme de microblogging twitter (celle là même que j’ai ralliée il y a dix ans maintenant, et qui a largement participé à l’érosion du présent blog), de cette drôle de coïncidence, ma renaissance à l’écriture, alors même que s’éteignait Jean d’Ormesson.

Las, le pauvre vieux s’est vite fait évincer de son quart d’heure de gloire posthume par la disparition toute aussi tragique, même si prévisible, d’un autre mythe, franco belge celui ci, Jean-Philippe Smet Aka Djeuni. Car comme l’a rappelé fort à propos mon cher papa (lui-même rockeur à ses heures, et approximativement du même âge que feu Hallyday), « avec tout ce qu’il s’était mis dans le cornet, ma foi, c’est déjà un score fort honorable, 74 balais ». Certes. Tu apprendras mon petit, qu’au fur & à mesure que tu vieillis, ton rapport au temps se distord vaguement. Oui, vaguement d’abord. Jusqu’au jour où tu trouves que 74 ans, c’est jeune pour casser sa pipe.

Bref, telle Tonton, tontaine, je crois aux forces de l’esprit, et un peu, au karma & la réincarnation. Pourquoi ce dernier ? sur une base rhétorique assez pragmatique somme toute : après tout, si on y réfléchit bien, quel serait l’intérêt profond qu’une âme aussi sensible et profonde que la mienne ne soit éclose au monde que pour (au mieux), une petite centaine d’années ? Non ? Non. Bon.

Toujours est il que par précaution, je suis toujours attentive aux décès qui surviennent dans la sphère médiatico publique proche, alors même qu’un événement sensible se produit dans ma propre sphère d’influence. Par exemple, alors qu’en septembre 2007 s’éteignait Raymond Barre, illustre lyonnais, politicien de droite, grosse peluche à bedaine et économiste quasi crédible, naissait l’Héritier, mon premier né, aujourd’hui âgé de 10 ans.

PUTAIN 10 ANS. On y revient.

La pente est  là camarade, et elle est glisse sévère.

Tu as grandi ? hé bien vieillis maintenant ma couille. Et regarde ceux que tu as engendré & enfanté dans la douleur (= comprendre t’exploser la teuch au passage de leur tête de golgot) non seulement ils vont grandir mais te dépasser gentiment. Si si si, on y est presque, il est des signes qui ne trompent pas : l’Héritier chausse du 39 / 40 (à 10 ans) et est devenu myope. Comme sa mère.

Tout ça pour faire observer et je suis navrée de l’affirmer ainsi à la face des nullipares (tout du moins ceux qui le sont à l’insu de leur plein gré), mais la parentalité est une des expériences les plus folles de ta vie adulte.

Quelque part entre le sexe anal et le coma éthylique (ceci ne sont que des licences poétiques, je rassure ma mère qui fait semblant de ne pas lire ce blog car je le lui ai interdit à l’ouverture d’icelui, je tiens très bien l’alcool). Folle au sens premier du terme.

Car ta progéniture te rend littéralement dingo.

Dingo de fierté à la moindre réussite pourtant bien ordinaire (oui, c’est vrai, TOUS les enfants ont appris à marcher, mais quand c’est le tien, c’est bien plus émouvant que le premier pas de l’homme sur la lune.)

Dingo d’angoisse à la première fièvre un peu violente (celle où tu as cru que tu allais pouvoir faire griller 6 merguez tunisiennes sur son front luisant et bouillant).

Dingo tout court quand il passe cette affreuse et interminable période des « pourquoiiiiiiiiiiii », où la chair de ta chair tient à tout prix à comprendre le monde, comment il tourne, et pourquoi la terre est plate alors (c’est comme un frisbee tuwa). Là tu as deux écoles :

  • les vrais parents modèles, qui y vont A FOND, cherchent des explications, de belles histoires et argumentations, pour assouvir la soif d’apprendre et comprendre de leurs chères têtes blondes,
  • les cossards et les feignasses, qui au bout de 10 questions, 3 sans réponses et 7 avec des démonstrations vaseuses (tu te souviens bien toi, de comment se forment les nuages, et pourquoi dedans y’a de la pluie, ou pas ?), coupent court et disent « ça y est mon chéri, tu as épuisé ton quota de questions à la con pour aujourd’hui, on reprend demain ? » (moi).

C’est au cours d’un goûter de darons, entourés (voire cernés) par notre marmaille, alors que nous nous lamentions sur les joies diverses de la parentalité (= comprendre on buvait pour oublier le niveau sonore), et que j’évoquais la phase de questionnite reloue des enfants, que j’ai eu vent de ce concept qui m’était jusqu’alors inconnu : les parents « curling », victimes du syndrome d’hyperparentalité.

Alors clairement, j’ai beaucoup de tares, mais celle ci, j’y ai échappé, et je m’en félicite. Parce que faire un burn-out parental, très peu pour moi. Par contre, comme j’ai une imagination visuelle, j’ai bien aimé l’image du parent curling, celui qui s’efforce de passer frénétiquement un balais devant les pieds de sa descendance, pour lui éviter toute difficulté, obstacle, glissade de la vie. Me concernant, les taz, je les prends par la main encore, et les fais j’espère avancer progressivement vers l’autonomie.

(Même si  le matin je leur sers encore des biberons. Même.)

 

Renaître

Ca fait plusieurs fois que le « destin » me fait des petits clins d’oeil, en faveur de la reprise des hostilités des activités de ce blog :

  • un concert d’anthologie avec un vieux bloggueur (je parle de ta vieillerie numérique Hervé, pas de ton âge), qu’il a lui même narré … dans un post FB. L’occasion de se souvenir qu’au delà des quelques clichés sur Instagram, il faisait bon parfois marquer de mots les souvenirs, doux et durs, qui affleurent parfois,
100 ans de vieux twittos vous jugent ???? @herveresse ????
  • une rencontre IRL avec un lecteur de longue date, et qui m’a flattée dans le sens du poil (genre mon blog il le kiffait),
  • un commentaire, ici, demandant si mon nouvel appartement est bien équipé, baignoirement parlant (spoiler, la réponse est CARRÉMENT),
La nuit m’appartient #teaminsomniaque #apeuprès
  • des nuits d’insomnies, ou plutôt mes petites nuits napoléoniennes, comme je les appelle, me figurant que tout cela est tout à fait tenable et normal, de dormir entre 4 et 6 heures par nuit. Et si Napoléon, pourquoi pas moi.

Surtout et enfin, comme souvent, les déménagements sont l’occasion de petits bilans ou de grands changements, de ceux qui te permettent de renouveler les meubles, recycler les vieilles pièces et te se dire qu’on RESPIRE mieux avec moins (de gadgets / de bibelots / de livres, etc.).

Alors l’envie d’écrire est à nouveau là, je suis contente que le « réceptacle » existe encore (depuis bientôt 13 ans, ça devrait nous porter bonheur.

un bisou dans le cou <3

PS : est ce que les photos d’illustrations sont visibles ici ?

Voilà c’est fini

Difficile de tirer un trait sur ce qui a abrité 14 ans de vie dans le 7eme arrondissement sans un petit pincement au cœur.

Je ne suis pas attachée aux objets et aux meubles mais je chéris les souvenirs de ces années passées à deux, puis trois et quatre … sans compter ceux qui sont passés par la rue G.

Rendez vous 4km + loin \o/

Double (ration) de penne s’il vous plait (avec Kheiron)

Dernièrement, j’étais invitée par ma franginette, pour voir Kheiron, qui donnait son spectacle – 60 minutes avec Kheiron – au Radiant. J’y allais sans rien connaître du spectacle, et ne connaissant pas grand chose du gars depuis sa prestation monomaniaque et vaguement monosourcilesque dans « Bref » (si rappelez vous, c’est le personnage secondaire qui interroge tout le temps le héros pour savoir s’il la baaaaaaaaaaaise).

En sortant des dites (et trop courtes) 60 minutes, c’est assez difficile de résumer ou de partage l’heure passée, mais  le « concept » déployé est clairement bluffant : Kheiron s’appuie sur la salle et ses spectateurs, qu’il interpelle et questionne à tout bout de champ, et tricote un one man show interactif, drôle, plutôt caustique, mais très « tendre » j’ai trouvé. Techniquement, j’imagine que ça se travaille entre impro et quelques idées de base, mais dans l’exécution, c’était vraiment impressionnant : très rythmé, pas de baisse de régime, gros sens de la répartie et de la reprise, vraiment fou à voir.

Parmi les interactions, celles avec  les + jeunes et les + vieux du public m’ont fait hurler de rire. Entre parenthèses, j’ai envie de dire – quand même – quelle idée d’amener des enfants de 10 ans à ce type de spectacle (clairement, c’est pas de leur âge DU TOUT). Toujours est il que j’ai eu une pensée compatissante pour les géniteurs du petit gars à qui Kheiron a expliqué qu’une double péné, ça n’avait rien à voir avec reprendre des pâtes à la cantoche le midi ….

Il est vrai que j’adore l’humour orienté fesse (en dehors d’aimer la fesse elle même), mais surtout, je suis friande, de manière générale, de ces (rares) moment de vérité, quand les masques et les conventions tombent, et la vérité nue, crue et légèrement malaisante, tombe avec un grand plouf en plein milieu de l’assemblée. Ca me rappelle, il y a quelques mois,  cette histoire absolument géniale, d’une passe d’armes entre Gégé Depardiou & Rocco – 25 cm – Siffredi, et qui parle aussi d’une histoire de double peine ^^

Pour qui n’aime pas Sophia Aram (et aurait bien tort), l’histoire a été narrée, entre autres, par les Inrocks à l’époque, et en quelques mots, c’est une bête histoire de mépris, de jalousie et de lutte des classes. Depardiou, sans vergogne, se moque de Rocco qui monte les marches à Cannes, et « entache » le prestige de la manifestation par sa présence vulgaire. Rocco, sous le coup de l’humiliation, se fend d’une petite vengeance comme on les aime, bien placée (sous la ceinture), et qui remet de suite en place le vieux Gégé à sa place. Certes, il contrevient à toutes les conventions sociales (= rester discret sur l’identité des personnes avec qui l’on partouze, discrétion bourgeoisie oblige), en agitant sous le nez (certes fameux) de Depardiou sa marque de gloire, son fameux gourdin (en bon état de marche).

Bref, de double péné en double peine, j’en reviens à Kheiron, pour vous le recommander chaudement, et ci dessous vous pouvez même me chercher avec l’Epoux, 3ème rangée à droite, avé la  moustache.

?Photo "moustache" de mon bouillantissime public lyonnais du 04/03/17 :)?

A post shared by Nous Trois Ou Rien (@kheiron_) on

(et je découvre qu’il est nommé pour un Molière, big up !)

 

Revue (en clichés) de 2016

 

2016 aura été en termes de réseaux sociaux l’année d’Instagram. Plus le temps passe, ça se confirme, si je ne devais en conserver qu’un (de réseau), ça serait lui.

C’est à la fois des tranches de vie, du réel, de la chair humaine, et surtout ce sont des traces, des marqueurs des jolis moments, avec le coup de pouce des filtres, qui adoucit les angles et illumine les couleurs. Oui, c’est un peu de la triche, un peu du fake, mais ça permet aussi de se souvenir des belles choses.

Alors, on en retient quoi de 2016 ?

Des beaux voyages

En Louisiane

 

Maisons de Garden District #nola #louisiana2016

 

 

 

A la plantation de Madewood. Le balcon ... #louisiana2016

 

Les taz explorent le bayou (tout en poursuivant leurs conv habituelles) #louisiana2016
Bayou at Lake Martin (4) #louisiana2016
Bayou at Lake Martin (5) #louisiana2016
Rencontre à 90 ans d'écart entre la Dauphine & Merlin, acadien violoniste marié depuis 75 ans #louisiana2016 #lafayette
Judeboxes #Tennessee

 

Graceland ! Pèlerinage incontournable pour les fans du king ?? Organisation ricaine au cordeau, super accompagnement par iPad, un chouette parcours qui évite toutefois soigneusement la part d'ombre d'Elvis .... #memphis #Tennessee
Visite des Sun Studios, autre occasion de pèlerinage dans les débuts du rock'n'roll .... #memphis #Tennessee
Sous les auspices du one million dollar quartet #memphis #Tennessee
L’Ecosse en famille

 

Sur la lande #edinburgh #70printemps
Team paparrazi #edinburgh #70printemps

 

Biergarten au soleil à Market place #edinburgh #70printemps
Avec ce qui restera désormais un gimmick familial, un happening mythique, la pose du gisant ultime. Lors de notre visite au Lock Ness, nous étions embringués dans des discussions familiales à n’en plus finir sur notre enfance, les misères
que l’on subissait de la part de nos parents, leur absence d’empathie, etc. Et pour nous prouver son point, le frangin propose une expérience. Il s’allonge sur le ventre, les bras en croix, tel un gisant. Il prend les paris que les parents vont passer devant lui, sans poser de questions quant à sa posture, et vaquer à leurs occupations.
De fait, quand la photo a été prise, les parents ont jeté un oeil mi blasé mi pas concernés, et sont repartis dans leur conv … Depuis lors, on a reproduit ce gisant à de maintes occasions récréatives et festives.
Nature morte écossaise #edinburgh #70printemps
La fratrie, après un 1er rassemblement à NYC, s’est à nouveau exportée collectivement, à Barcelone cette fois, à l’occasion du Festival Primavera.
La fratrie vous salue #barcelone

 

 

Les classiques <3 <3 <3 (le gras / la vie) #barcelone

Gaudi #barcelone
… et l’Angleterre aussi, London et Oxford

 

Je vous confie une astuce : 8 et 5 ans c'est un little short pour apprécier #london à sa juste valeur. Beaucoup de choses leur passent au dessus de la tête, et je suis à peu près certaine que si je leur demande ce qu'ils ont préféré, Ils me répondront "Forbidden Planet" :B #faitesdesgosses

 

 

 

A la fenêtre du château #london
Fierté de visiter le College de tata @chachapaname #oxford #EnglandBaby

 

Maurice at least

 

Noel 2016 - Mauritius #holidays
L'îlot benitier, confirme le cliché mais faut s'avouer que parfois ils ont du bon ? #nofilter #holidays
Des pestacles & des concerts & des festivals

 

Comme celui de Nora Hamzaoui

 

Nora Hamzawi à la Cigale ??

 

 

Les Brigitte

 

Les Brigitte <3 (2) #kao Tu sens évidemment que le show est ultra rodé, amorti à mort, mais elles sont graou à mort

 

Les Kings

 

 

King ! @yearsandyears

 

 

Coeur de pirate

 

Concert de ?? @beatricepirate ?? au Radiant. C'est la 3eme que je la vois sur scène (avant une 4eme à Fourviere cet été avec Thomas Dutronc). Elle a bien progressé, mis à part une chorée tendance pompon girl surprenante (on attend la rondade à tout instant ...).
Jain

 

Jain <3

PJ Harvey <3
PJ Harvey @primavera_sound

 

Sabrina, Mehdi et Malika, juin 2016, primavera sound, Barcelone #barcelone #latergram
Juliette Lewis, au Transbo

 

 

 

Pour autant que je m'en souvienne, quand j'étais petite je me fantasmais en rock star, un peu comme jem et ses copines ! A 43 balais, @juliettelewis paraît assez en accord avec mon moi d'il y a 30 ans ?? #transbo
PJ Harvey encore, à Fourvière

 

 

Ce fut parfait @pj_harvey #fourviere

 

Benjamin Graou Biolay, à Fourvière itou

 

Avec Sofia et sa jupette hypnotique

Philippe Katerine à Fourvière
"Je suis la reine d'Angleterre et je vous chie à la raie !" #philppekaterine @nuitsdefourviere #brexit
Dyonisos à Fourvière
Chez Dyonisos c'est Babeth que je préfère @nuitsdefourviere
 Tame Impala, encore à Fourvière
Confettis sur @tame__impala @nuitsdefourviere

 

#regram de @medidoidepied Déjà le dernier concert de la saison pour moi à @nuitsdefourviere Ce fut un bon cru ??
Rock en Seine
Team vieux twittos @rockenseine
 La femme

 

?????? la femme ?????? @rockenseine

Iggy a la pêche et la hanche en vrac

 

Izia ?? une énergie de dingue et une sacrée paire de flotteurs @rockenseine
Grandiose Peaches <3 # @rockenseine
The divine comedy
Neil Hammon en Napoléon ?????? @divinecomedyhq
 The hot 8 brass band <3
Hot guys ?? from nola
 Giedré

Grosse présence scénique de @giédre <3

Les franglaises
Les franglaises à #bobino => parfait divertissement ??
Un mariage
Fier comme un bar tabac <3
On les a tous couchés o//

Un tatouage, qui s’est poursuivi …

 

Et voilà le tatouage réalisé par @alysondachertattoo est désormais fini et très à mon goût. Merci à elle <3

 

 

Et un 2ème tatouage
Les #instagambettes ne seront plus jamais les mêmes ^^ Mille mercis à @pasdeveine pour sa gentillesse et son talent #tatouage

Les enfants ont poussé !

 

 

 

Le gâtez de 22h. La fièvre de 1h. Le bain de 6h. La fierté de 8h.
La dauphine de 1 à 4 ans <3 Aujourd'hui elle a 5 ans, les dents du bonheur et un caractère de cochon. Bon anniversaire ma reine ??????

 

 

 

Tontton kiki, qui nous accompagnait lors de cet evénement majeur, a gentiment fait observer que 3h de pestacle, pour voir son taz personnel environ deux fois 5 minutes c'était bcp .... Je lui ai répondu : attends de voir la kermesse ^^ #faitesdesgosses

 

Les spice girls (celles de 2030) .<3

Au pied de l'arbre #parcdegerland

 

Cagoles & BG #apeupres #leslecques

Cérémonial du coucher #apeupres #faitesdesgosses

 Les 4 mousquetaires <3 #faitesdesgosses

Champ .... #faitesdesgosses #miribeljonage

?? La relève ??#faitesdesgosses #paris

 Une de mes plus belles photos 2016 <3
Les beaux profils <3

 

La famille va bien ….

 

 

Il est des initiatives plus ou moins aisées à mettre en musique, quand la famille est large, ses membres dispersés et leur capacité d'organisation proche de l'amibe. Pourtant ce 27 février 2016, big up à toi @medidoidepied, tout le monde était au bon endroit et à la bonne heure. Le reste appartient à l'histoire (et il semblerait qu'il n'y aie pas trace de mes cris stridents dans les carrioles Indiana Jones, ce dont vos oreilles devraient être reconnaissantes !).

 Friends since 1985 <3 #Cévennes

 

 

 

Sur le pont #Cévennes

Tuit ans !

 

Les amis, aussi !
Team building <3 #paris #corpocouilles

 

 

 

Chalet Émilie #combloux2016

 

Je crois (je suis certaine) qu'il faut dire aux gens qu'on aime qu'on les aime. Fort. qu'ils sont importants. et qu'on sera là pour eux. J'ai bien repéré les mines ahuries des + jeunes quand de grosses larmes coulaient sur mes 2 de manager de stars. Osef .

 

On a attendu le feu d'artifice qui n'a jamais eu lieu et du coup il se faisait presque nuit pour la dernière photo de groupe à #leslecques et la première avec ma perche de beauf. Tout est éclairci et pixelise à mort mais osef, on y est tous et on conchie collectivement et unanimement les "méchants fous" qui nous ont privé de notre feu d'artifesses sur la plage. Car naturellement, l'étincelle est en nous !
Wall of selfies #corpocouilles
Bioutiful people #leslecques
Au milieu, l'homme à la touffe arrogante, aka @thehistoriansdraft, a permis, à quelques années d'intervalle que les deux protagonistes de la photo prennent pour conjoints les frères S. Well done mon Pierre, et sache le, en cas de besoin le vieux continent t'accueillera comme tu le mérites ! #EnglandBaby

 

 

 

 

Le #wuc dans sa dernière configuration <3 Featuring @aurelie_massola @tsunamiparker @instadjulie @lamechiante et @clo ??????
La rentrée du club le plus sélect de #Lyon #lategram
Brochette de loutes #labouteillerie #lyon
La fée au clavecin #apeupres
About last night #corpocouilles
En #EYC élargi <3 #newyear2017
Et avec l’Epoux ? PUTAIN 20 ANS <3
Je fais du tri ... C'est mon dada de la rentrée. Et là, dans un tiroir du boulot, une photo que je ne sais pas dater. 2001 ou 2002 ? Prise au bord du lac d'Annecy. Ça ne fait pas très longtemps, mais on y est, je les "vois", ces années qui passent ... Pas de nostalgie mais le constat que de l'eau coule sous les ponts. (Et Bordel ! Qu'est ce qu'on a l'air jeunes !)

 

J'ai scrollé les photos d'un mariage où nous étions invités, recherchant en bonne narcissique celles où j'étais. Au 1er screen : nada. Du coup vexée j'ai tout repassé en revue, et j'ai été impressionnée par certaines photos, qui transpirent la bienveillance et la bonté. il s'appelle Daniel Bourdenet. (J'ai fini par me trouver dans des coins de photos, comme là, après gros zoom) #mariage #photographe

Prenez soin de vous en 2017 les vilains !

Adieu ma guerrière

Il est des héroïnes qui ne devraient pas mourir. Mais elle s’y était préparée, à sa mort, et elle est partie dans son sommeil, paisiblement. Benoite Groult avait 96 ans, elle était vieille, c’est vrai. Mais elle me manque déjà.

Moi qui me suis fait tatouer le titre de son essai sur l’avant bras, je me sens ce soir orpheline.

 

J’ai éte très émue aujourd’hui de celles et ceux qui m’ont témoigné avec gentillesse et prévenance leur affection sur les réseaux sociaux, et plus encore ceux qui m’ont dit avoir lu / connu Benoite Groult « grâce » à moi.

Sur France Culture, un bel hommage, avec Catel, qui lui a consacré une BD biographie que je vous recommande chaudement.

Ansi soit Benoite Groult - Catel

 

Dans la plupart des  hommages qu’elle reçoit, je suis particulièrement sensible à ceux qui évoquent son féminisme « en marchant » / de réconciliation. Car en effet, au moment de mai 68 Benoite Groult avait déjà 48 ans, et s’est tenue à distance des franges militantes  un peu extrêmes. Au contraire, elle a construit sa pensée féministe au fil d’une vie remplie, de doutes et d’expériences, sans dogmatisme. On parle de « Ainsi soit elle » comme d’un ouvrage de réconciliation du féminisme, et même si elle est qualifiée parfois de féministe bourgeoise, je trouve qu’elle a su donner une image positive et pragmatique de ce combat là. Notamment, elle avait un rapport aux hommes et à la séduction plutôt honnête et libéré.

Ici encore d’autres documents intéressants :

J’espère que sa pensée et ses idées survivront !

Media preview

ZAPA & moi

Ceux qui me connaissent savent (et subissent parfois) mon addiction aux fringues. Et aux chaussures. Quand on a mon format (taille 44 / pointure 41), on est toujours à la lisière de la « normalité » niveau prêt à porter. Il suffit que tu prennes quelques kilos (tellement rare) ou que le vêtement soit plus ou moins bien coupé, pour que tu bascules du côté obscur de la sape. Celui où tu passes aux vêtements spécialisés, ascendant sac à patates et cache misère, même si ces marques évoluent doucement.

Depuis pas mal d’années (on va dire 15 à 20 ans), j’ai découvert une marque qui fait de belles choses, bien taillées, et allant jusqu’au 46, ZAPA. Ma mère et ma soeur portaient du ZAPA lors de mon mariage, et moi même, je porte beaucoup de choses d’eux, notamment cette robe bleue avec laquelle j’ai fait quelques mariages. Je suis même bénéficiaire d’un programme de fidélisation assez up gradé, qui me donne accès en théorie à pas mal d’avantages. Cependant, si mon auguste boule ne rentre pas dans les modèles proposés, celà paraît bien illusoire.

Il y a quelques semaines, dans la  perspective de ma participation à un mariage, j’ai fait une expédition dans une boutique sur la presque ile lyonnaise au cours de laquelle j’ai donc appris à mes dépends que plusieurs modèles, dont certains que je convoitais, n’étaient plus produits au delà du 42. Et selon la vendeuse, pour cause de « rajeunissement de la marque ». Cette histoire m’a fait vaguement tousser, et je l’ai raconté ici (sur mon compte twitter).

Déterminée à ne pas rester en là, je décide de poser tout de même directement la question à la marque, sur  sa page Facebook, au cas où quelqu’un soit bloqué.  Je fais cela avant de partir en vacances, et j’oublie. Quand je retourne il y a quelques jours sur la dite page, je me rends compte que non seulement personne n’a daigné me répondre, mais que le commentaire a été carrément supprimé. Comme je suis un peu persévérante et vaguement agacée par les actes de « grossophobie », quelque soit la forme (callipyge) qu’ils prennent, je profite pour remettre la question sur le tapis :

Alors ZAPA, dis moi, pourquoi arrêter de produire du 44 et 46 sur certains modèles ?

(Comme sur cette charmante combinaison, existant que jusqu’au 42)

Que je sache pourquoi, très bientôt, je ne m’habillerais plus chez vous, à l’insu de mon plein gré ?

Grand merci <3

(et merci à ceux qui le peuvent / le veulent, de relayer cette note le plus largement possible, notamment sur la page FB de ZAPA, twitter etc.)

(Sur) exposition

Samedi dernier, à la Fête du Livre de Bron, était organisée une rencontre vaguement baroque à priori, celle de Virginie Despentes (mon idole de 20 ans, comme tout à chacun sait) & Edouard Louis, petit génie révélé par son 1er roman « En finir avec Eddie Bellegueule », où il dépeint sa condition de fils de prolo du chnord cherchant à échapper à sa condition sociale. Le dialogue devait initialement porter sur vérité et fiction, mais leur échange a largement dépassé ce seul cadre, et a été très vite emporté par l’intelligence assez folle d’Edouard Louis. Ce n’est pas souvent que cela se produit, mais il est assez impressionnant (et rare) de voir l’intelligence, fulgurante et brute, sortir ainsi de la bouche de ce grand rouquin encore tout jeune.

Afficher l'image d'origine

(D’aucun disent qu’il ressemble vaguement à l’Epoux, spa faux.)

Au fil de la discussion, Edouard Louis est revenu sur son histoire, et la souffrance qui a été la sienne et celle de ses proches, notamment quand des équipes de journalistes ont décidé de vérifier via une enquête ce qui relevait de la fiction et de la vérité dans son 1er roman. Il était sans doute naif de sa part de croire que cette intrusion n’aurait pas lieu, mais on sentait la blessure encore fraîche. C’était assez paradoxal et surprenant, lors des séances de questions / réponses avec la salle, de voir sa mine déconfite lorsque les gens, sous prétexte de témoigner de leur émotion et de leur empathie, se lançaient dans des séquences assez déplacées de psy de comptoir sur ce qu’il était, profondément.

Cette posture délicate m’a ramenée (en toute modestie) à ma relation au présent blog. Bloguer, et surtout bloguer (marche avec twitter et autres RS) sur sa vie, son quotidien, ses malheurs, ses réussies, c’est s’exposer au regard et surtout au jugement d’autrui. Combien de fois, certains ont cru au travers de la seule lecture du blog, se persuader de mes traits de caractère essentiels, et pouvoir décréter, au hasard « que tout va bien dans la ta vie » puisque le blog laisse transparaître une tranche de vie joyeuse et légère. Alors, c’est sur, mes choix « éditoriaux’ penchent en faveur de l’exposition du cool et du chouette. Pour autant, comment peut on s’imaginer que l’anecdotique / le guilleret que je choisis de révéler est représentatif de l’ensemble de mon quotidien, de ma vie ? C’est comme, par exemple, les réactions hébétées, où tout le monde s’extasie sur les photos de mes enfants, qui certes sont très beaux (normal avec le capital génétique dont ils peuvent se targuer), mais sont aussi casses burnes qu’ils sont beaux. C’est dire s’ils sont relous …..

Aussi, j’ai eu cette bouffée d’orgueil de croire partager un point commun avec Edouard Louis, l’être supérieur, cette légère ambivalence entre le choix, assumé certes, de se donner à voir, et l’agacement, parfois visible, de se rendre compte que l’on est un cliché ambulant au mieux, ou qu’au pire les gens ont des clefs de lecture sur votre vie et votre psyché, pour lesquelles vous n’avez pas de réciproque.

Je me raconte beaucoup, mais vous, qui me lisez et croyez me connaître, je ne sais rien de vous.

Pour autant, je reste attachée, ici, à ma part d’extimité. Assumée.

Un jour sur deux.