Putain 10 ans.

Je ne sais pas qui dans la présente audience connaît mon tout 1er blog, « Iouaye & Karl« , aujourd’hui disparu (car hébergé sur une plateforme gratuite de M6), ouvert, quelques uns s’en souviennent, pour commenter « Le Bachelor » sur  la dite chaîne.

(Levez le doigt les vieilles badernes !)

Sur mon blog, il y avait peu ou prou les mêmes éléments qu’aujourd’hui. Ma gueule, mes voyages, mes marottes féministes et égalitaristes, les mecs dans la baignoire. Et le Bachelor, lubie éteinte faute de combattants depuis lors. J’avais 26 ans, j’étais jeune et j’avais encore de l’acné (oh wait), et j’attirais déjà le chaland avec des chats mignons.

chat

Étrange comme les choses se télescopent en ce 10 mars 2015, où justement, pour cause de participation à une émission de télé-réalité, 8 personnes, dont 3 sportifs de haut niveau sont morts, dans un accident digne d’un Darwin Award … Et nous sommes par ailleurs au lendemain des épousailles d’une de ceux qui commentaient avec moi le Bachelor, puis la Nouvelle Star, à la machine à café, et ici donc (big up Yaya !!). Ce premier cercle s’est maintenu, il porte même un petit nom (EYC / Enlarge Your Circle), double allusion fine dont nous sommes assez fiers (car nous sommes un peu cons, aussi).

Ce partage de « communautés d’intérêt », c’est exactement ce que m’a permis le blog, et depuis lors Twitter (inscrite depuis 2007) et Instagram. Je me fais souvent charrier / tancer / critique pour mon usage et mon addiction aux réseaux sociaux (et surtout Twitter). J’assume. Toujours (ou presque). Je ne suis pas du genre à faire des listes ou des tableaux (j’en produis déjà suffisamment à titre professionnel), mais je mesure très concrètement l’enrichissement des liens que j’ai tissé sur cette immense toile, à ma petite échelle. Parce que je suis présente, active et bavarde ici & ailleurs, j’ai échangé, croisé, rencontré, noué des liens avec des personnes (de grand valeur évidemment) que je n ‘aurais jamais eu l’occasion de croiser IRL (in real life) comme on dit. J’ai même permis des rencontres fructueuses à titre professionnel et sentimental (mais pas pour moi, dans un cas comme dans l’autre !).

J’ai ri, j’ai tempêté, j’ai pleuré, j’ai discuté le bout de gras, avec vous, et j’espère bien continuer à le faire, même si clairement aujourd’hui l’interactivité est tout de même plus grande sur Twitter qu’ici, où les échanges sont moins réactifs. Alors c’est vrai, aujourd’hui ce blog sent un peu la petite fille négligée (honte à moi), mais il est toujours debout, il a 10 ans, et j’en suis très fière.

Happy B-day à lui <3

Et merci évidemment à tous ceux qui me lisent, partagent et font un bout de chemin, virtuel ou bien réel. Je vous serre contre mon coeur.

(Parce que de temps en temps, il faut savoir dire aux gens qu’ils comptent et qu’on les aime !)

Tomber 7 fois, se relever 8

Ce blog est comme Labro (oui rien que ça) (à qui j’ai donc piqué le titre de cette note), plein de fois il a trébuché, est tombé, et je l’ai toujours fait se relever. A quelques encablures de son 10ème anniversaire (mars 2015 !), franchement,  je ne pouvais décemment pas y mettre fin. Il paraît que les blogs sont morts, que c’est hazbeen, mercantile, blablabla, et pourquoi tu n’ouvres pas un tumblr, etc.

Pour la petite histoire, mon vieux blog édenté (= comprendre vérolé par une version trop ancienne de WP, entre autres) a été désactivé par son hébergeur (OVH), dans l’attente du nettoyage de quelques lignes de code (je vous passe les détails, qui m’ont également largement échappé). D’où cet assourdissant silence ici, qui s’est prolongé quelques semaines. Il a fallu tout de même l’intervention de pas moins de 3 personnes (de sexe masculin et  à qui désormais je dois BEAUCOUP de gratifications symboliques, et pas que) pour venir à bout des bugs et autres fichiers corrompus. Je ne vous cache pas que quand il est réapparu, ça a été une petite émotion pour moi. 10 ans qu’il m’accompagne, et quelques temps que je le néglige aussi (au bénéfice de Twitter), c’est comme d’habitude quand on est face à la perte des choses que l’on réalise qu’elles vont vous manquer.

Du coup, le revoilà et me revoilà, avec l’envie de réécrire, de (me) raconter ici (bande de veinards). Il y a bientôt 5 ans, j’avais justement fêté les 5 ans du blog, j’avais fait un digest de vos notes favorites, et certains m’avaient fait de petits cadeaux (textes, photos d’eux dans des baignoires, …). Presque 5 ans après, ma « ligne éditoriale » (les 3 marottes qui m’occupent le temps de cerveau disponible) reste la même : le cul, le cul, le cul, le féminisme, les rapports homme / femme, la parentalité, la vie de VRP, etc. Presque 5 ans après, même si Twitter a partiellement remplacé le blog dans cette vocation (parce que c’est bien plus rapide et bien plus interactif que les blogs, il faut lui reconnaître ce mérite), la participation des réseaux sociaux au développement et à l’entretien de ma vie sociale est toujours vivace. J’ai fait plein de chouettes rencontres, dont je suis persuadée qu’elles n’auraient pas eu lieu dans mon écosystème habituel. Surtout, point important, ce ne sont pas que des rencontres virtuelles, et il y a encore bien des essais à transformer, des visages et des voix que j’ai envie de mettre sur des textes, des échanges, du partage, des altérités et des confrontations. Cet enrichissement, c’est toujours ce que j’essaie de valoriser face aux pourfendeurs des réseaux sociaux (y’a encore Adjani qui a tapé dessus pas plus tard que là).

Le hasard faisant (parfois) bien les choses, j’ai rencontré une lectrice de ce blog de la 1ère heure, lors du concert d’Etienne Daho au Transbordeur vendredi. J’étais doublement ravie, de rencontrer Laurie (coucou !), avec qui tout a été simple et fluide d’entrée de jeu (et qui est tellement adorable <3), et évidemment de revoir (pour la 4ème fois) Daho sur scène, impeccable et magique.

Rencontre au sommet avec Laurie, fidèle lectrice <3 #teamdaho #transbo #lyon

J’ai fini la soirée à deux grammes, dans l’euphorie des bulles (de champagne) partagées avec de chouettes gens (là je donne ici le signal du petit clin d’oeil aux vieux potes de la vraie vie qui étaient là aussi, et qui vont me pourrir si je fais comme s’ils n’avaient pas été là) et galvanisée par les chansons de Daho, qui m’ont toujours beaucoup parlé, au coeur et aux tripes.

La vieillerie aidant, je me suis réveillée (aux aurores) avec une bonne gueule de bois des familles, que je me suis gentiment traînée jusqu’en milieu d’après midi. La vieillesse est un naufrage 😀

Pour la peine, et pour finir, je vous donne mon best of du moment des chansons de Daho.

1. Celle pour pleurer, toujours, à n’importe quelle écoute « le premier jour du reste de ta vie »

2. Celle qui me parle beaucoup en ce moment, ‘En surface »

3. Celle qui me donne envie de danser jusqu’au bout de la nuit, « Sortir ce soir »

(Je vais encore sortir ce soir, je le regretterais peut être !)

4. Celle que je ne connaissais pas (et que j’ai adoré), « Soleil de minuit »

Tout ça pour annoncer le retour du blog, pas en grande pompe (j’aimerais lui refaire un peu son design, thème et bannière, toussa), mais avec plein d’envie(s).

Prenez soin de vous les vilains et les vilaines <3

Running (gag)

Ceux qui me connaissent IRL savent que j’ai autant de goût pour le sport et la compétition que Loana en a pour la physique nucléaire. A peu près.

J’ai JAMAIS aimé ça – ou jamais trouvé le sport / activité qui me motive suffisamment. Par atavisme familial je me suis traînée mollement pendant de nombreuses (et stériles) années sur des cours de tennis, et j’ai fait pas mal de natation. Au bac j’ai pris ping pong ET bowling, fait d’armes dont j’aime à me vanter quand les conversations mondaines dérivent sur la pratique sportive. Après le bac et depuis lors, au gré des nombreux régimes qui ont émaillé ma vie de callipyge (oui je préfère à « gros tas » merci), j’ai souvent associé pratique sportive et régime. J’ai tout fait dans le cadre du complément à mes régimes : de la natation, du footing, du step, de la muscu, et même de l’aquabiking. Une constante : l’ennui. Un constat : l’échec, comprendre l’arrêt de la pratique, entre quelques semaines et quelques mois en fonction du ratio culpabilité / perte de poids réelle / coût de l’activité. Mais bon, je suis un peu con-con, et continue de croire qu’il faut garder une activité physique quelconque au fil de sa vie, histoire de rester tonique (tu veux que je te cause tonus musculaire après 2 enfants …), et ne pas souffler comme un phoque à la première volée d’escaliers.

Depuis la naissance de la Dauphine, entre la prise de poids et la patte folle qui me sert de main droite, j’avais décidé de faire de la natation. A raison d’un km deux fois par semaine, et même avec un mp3 amphibie, le constat était simple et sans appel  : on s’emmerde / on pue le chlore / ça pèle en hiver. Forte de constat, j’ai repris en mars dernier l’activité la plus souple et la moins onéreuse que je connaisse : le running (oui moi aussi en 1995 je disais le footing ou le jogging, mais je vis avec mon temps ma couille). Là aussi j’ai essayé de maintenir un petit rythme régulier (deux fois par semaine aussi), et avec des séances de plus en plus longues (de 20 minutes au démarrage à 50 minutes ou une heure aujourd’hui). Et a émergé l’idée de faire une course chronométrée, lancée avec des collègues de travail (un soir où on buvait – trop – de mojitos). Après avoir raté une opportunité en mai (c’est qu’il y a tellement de fadas qui s’inscrivent que les courses sont souvent pleines ! un truc de fous) j’ai choisi de m »inscrire aux 10 km du RunInLyon, ce dimanche 6 octobre. ET JE L’AI FAIT.

De mai à septembre (et surtout cet été), je me suis préparée à cette course, avec l’aide d’un twittos marathonien (coucou Wally), qui m’a fait un programme de travail et prodigué quelques conseils à la néophyte que je suis. Je ne pourrais pas dire que j’ai kiffé la vibe (j’ai toujours du mal à prendre du plaisir à souffrir) mais je me suis prise au jeu, c’est certain. Le fait d’être inscrite à une course, qui plus est dans le cadre du travail (t’imagines la teuhon à la machine à café si tu finis pas la dite course) a créé une réelle motivation (orgueil quand tu me tiens …). Je me suis achetée de bonnes chaussures, une appli de running (Runkepper) avec une connasse qui te donne tes temps et tes distances toutes les 5 minutes (on y reviendra), et j’ai été assidue. Et le jour J est arrivé.

Nous étions donc 20.000 pékins rassemblés place Bellecour pour un départ à 9 heures du marathon, semi marathon et 10 km. Dès le métro à 8 heures, tous ces gens en tenues collantes et colorées, guillerets à l’idée d’aller courir dans le froid matutinal, m’ont collé le brin. Il y en a donc qui aiment vraiment beaucoup ça. Heureusement, sous la queue du cheval (statue sous laquelle te donnera rdv tout lyonnais digne de ce nom) il y avait les filles du boulot. Toutes sauf une qui est arrivée à l’arrache à 9h10 (elle croyait qu’un de ses 3 gamins la réveillerait). Entre celle qui avait envie de se griller une clope et celle qui avait peur d’avoir envie de faire caca pendant la course, je me suis détendue. A 9 heures moins 10, nous avons donc rejoint notre sas rose (à Tataouine), celui des pessimistes et des débutants, prévoyant de finir la course en + de 1h10. Sachez que l’histoire m’a donnée raison !

Fatigue :] #10km #runinlyon

Cette partie a été pénible : attendre que tous les 20.000 coureurs s’élancent,sas par sas, ça a pris tout de même 40 minutes environ. Du coup à force de piétiner, tu es contente quand tu commences à courir. Quand j’ai passé le portique de départ j’ai lancé ma playlist et mon appli, celle me donnant temps et distance toutes les 5 minutes. Les 5 premières minutes, tout s’est bien passé. Je courais comme prévu à petite allure (ne pas démarrer trop fort / trop vite qu’on m’avait dit et ne pas s’aligner sur des rythmes au dessus du sien

), la foule était désormais dispersée (coucou mon agoraphobie) et j’étais contente de courir les longs des quais de Saône, avec les fêtards qui sortaient de boite et nous encourageaient …. en nous tendant leurs fonds de vodka. Ensuite j’ai essayé de mieux prendre conscience de mon rythme et de mon allure. C’est là que j’ai réalisé que deux chansons venaient de se dérouler sans que la connasse de l’appli ne me dise mes temps.

Ça va bientôt être à moi ! #runinlyon #10km

SA MERE L’APPLI. Elle qui a fonctionné plusieurs mois sans souci, le jour de la course, elle me plante. Grrrrr. J’ai sorti le téléphone de la pochette à scratch passée autour de mon bras, et regardé les données directement (tout cela sans m’arrêter de courir, évidemment). Juste à ce moment, on passait un panneau kilométrique de la course. Kilomètre 3. Ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai été persuadée que ce panneau indiquait le début du 3ème kilomètre. Et non sa fin, comme je le découvris à l’arrivée (c’est important pour la suite). J’ai pas réussi à comprendre quel était le souci avec cette connasse d’appli, qui semblait tourner mais ne voulait donc plus me causer dans le casque, et j’ai renoncé … à m’en servir. Je me suis contentée des repérages kilométriques, sans savoir à quelle allure j’allais. Quand on a analysé les données par la suite, il s’est avéré que globalement j’ai couru n’importe comment. Doucement au démarrage, pic d’allure entre le 4 et le 6ème kilomètre, et dégringolade ensuite. Pour finir sur les dents. Mais revenons à la course.

Entre le 4 et 5ème kilomètre, j’étais donc bien, car quittant les quais de Saône, un ravitaillement nous attendait place des Terreaux, avec force bananes, sucres et eau, et ça ce fut très cool car j’avais soif depuis le démarrage (je n’avais pas voulu m’encombrer avec de la flotte, bu modérément pour éviter d’avoir envie de pisser en courant, l’engrenage fatal). On a traversé la Presqu’île pour rallier les quais de Rhône, et là j’ai commencé à me faire littéralement envahir … par mes émotions. Alors j’étais certes en pleine période pour un syndrome prémenstruel, ou c’est les hormones que tu sécrètes quand tu cours, mais en bref j’avais envie de pleurer. Pas de douleur (je n’avais encore mal nulle part, faut attendre le kilomètre 9), mais vraiment d’émotion. Les gens m’encourageaient sur la route, me souriant, me lançant des « aaaaaaallez », et ça me filait la chiale (je ne suis pas folle vous savez). Le truc de dingue (rien que d’y repenser, j’en chiale encore). Mais c’est ensuite que c’est devenu plus difficile, sur les quais de Rhône. Car c’est un de mes parcours de course en entraînement, et dans le sens où on le faisait (allant de Terreaux vers Perrache), il y a un faux plat crevant, je le savais et je l’ai fait en soufflant (alors que sur les quais côté Saône j’étais toute contente de découvrir un nouveau paysage de course, et donc moins perméable à la difficulté du parcours). Quand on a fait demi-tour un peu après le niveau du pont de Perrache, j’avais de plus en plus de mal à avancer. De fait le plus dur était derrière moi, il restait 2 bornes, mais avec mon interprétation foireuse des panneaux, je croyais 3. C’est là que tu comprends le poids (de ta graisse oui aussi) du psychologique dans ce genre d’épreuve. J’étais au bout du rouleau émotionnellement. C’est con hein !

Quand on est remontés des quais du Rhône pour repasser en Presqu’île c’est simple, mes jambes ne voulaient plus me porter, littéralement, la démission. La place Bellecour (lieu d’arrivée) était toute proche, mais ça me paraissait très loin. Cerise sur le gâteau, ces enfoirés d’organisateurs, au lieu de nous faire passer SUR le pont face la place Antonin Poncet (là où trône le bouquet de fleurs géant), nous ont fait passer DESSOUS. Quand j’ai vu ça de loin, nouveau coup de mou. Dans ce qui étaient donc les derniers 500 m de la course, hop une descente puis une méchante côte. Je ne pouvais presque pas courir, mais je serrais les dents. Passant devant la Grande Poste, des badauds (à qui j’avais du inspirer pitié) m’ont crié « allez courage, dans 200 m c’est fini ! ». AAAAAH je m’étais donc trompée sur ces panneaux ! Je les ai remerciés (en leur confiant que j’étais au bout du rouleau, tant qu’à faire un peu d’épanchement …), et j’ai passé ENFIN la ligne d’arrivée, sous les yeux de l’Epoux, beau papa et les enfants, venus m’encourager, après 1h19 de course. Soit en moyenne autour de 7,5 km, moi qui étais plutôt à 8 en entraînement … Déception de ce côté-là mais satisfaction d’avoir terminé et lutté contre l’abandon. Putain de 9ème (et donc en fait 10ème kilomètre).

Juste avant la ligne d'arrivée o// #runinlyon #10km

(Ca c’est donc moi qui arrive place Bellecour et salue la foule en délire les petits et l’Epoux.)

(J’ai beaucoup utilisé le mot putain je crois. Pardon.)

Lorsque j’ai retrouvé l’Epoux, j’ai éclaté en sanglots dans ses bras, façon gros bouillons. Au moins j’espère avoir été digne sur la photo prise à l’arrivée J Cet aspect « émotionnel » de la course, personne ne m’y avait préparée (en dehors des avertissements sur les coups de mou que je connaissais déjà autour de la 20ème et de la 40ème minutes, et des risques de se faire entraîner par la foule au démarrage). Sur le coup ce fut très éprouvant nerveusement,mais au fonal  j’en suis ressortie requinquée et comme ressourcée. Enfin surtout après les 2 heures de sieste l’après-midi. Et suffisamment pour que je remette ça, sûrement … le 17 novembre prochain (histoire d’améliorer un peu ce temps minable) \o/

Le goût (amer) du Nesspresso dans ma cuisine

Il y a quelques mois, la Fille aux Craies avait bien exprimé ce qu’elle pensait de la compassion que les malades, handicapés et autres cancéreux suscitent souvent. Plein de mal, et elle avait bien raison.

Et ceux qui auront pris leur leçon de vie grâce à vous, ils seront où quand vous serez sur les rives du Styx ? Réponse : ils seront dans leur cuisine en train de se préparer un Nespresso, et continueront leur vie comme avant en faisant les mêmes choix qu’avant, parce que votre leçon, ils l’auront déjà oubliée.

Quand elle a du arriver sur les rives du Styx, j’étais à peu près où elle l’a dit. Dans une cuisine, en train de me préparer un thé (le Nesspresso, c’est assez immonde, surtout au petit déjeuner). Bordel.

De fait, je n’ai pas reçu de leçon de vie de Fioocree, parce que je n’ai pas ou peu eu l’occasion de l’aborder sous cet « angle » de sa vie (sa maladie), même si au cours de ces dernières semaines, nous suivions avec un pincement au coeur et une sourde inquiétude ses pérégrinations pour récupérer un poumon neuf qui lui aurait permis de rester en vie (la licorne rose sur mon avatar était pour elle). Elle était une copine virtuelle, de celles avec qui on échange quasi quotidiennement (via Twitter), sans l’avoir pour autant jamais rencontrée IRL (alors que l’on vivait à une centaine de kilomètres l’une de l’autre). C’est Sharky, une autre très vieille relation ouèbesque qui me l’avait fait connaître (merci vieux).

Je connais les jugements de valeur que l’on peut porter (avec raison parfois) sur la virtualité de nos vies modernes. Toujours est il que IRL, comme on dit, je ne l’aurais sans doute pas croisée, cette chouette fille et cette belle âme. On partageait des tranches de vie, des émotions (petites et grandes, mais surtout petites c’est vrai, 140 caractères obligent), et des désaccords, tout ça par clavier interposé. Son dernier post, sur le maternage, c’est moi qui l’ai suscité, j’en garde donc une petite fierté. On n’était pas d’accord, on n’avait pas la même vie, mais on partageait des problématiques communes (un mari, un enfant), et sa manière de faire, de penser, éclairait la mienne. Je savais à quoi elle ressemblait, parce qu’elle m’avait envoyé une photo de sa trombine, à moi qui ne croyait pas qu’à 30 ans on puisse porter des CHEVEUX ROSES (et bien si). On avait prévu de conquérir Paris (enfin, une idée à elle), sorte de couple à la Laurel & Hardy (je vous laisse deviner qui fait qui). Las …

Ce matin je me suis dit fugacement que j’allais aller à son enterrement, pour un dernier hommage. Et puis je me suis rendue compte de l’indécence de l’idée, moi qui ne l’ai jamais rencontré pour de vrai (et pourtant, j’en écrase de VRAIES, des larmes, là maintenant). (J’imaginais les présentations à sa famille, « Bonjour, on se followait sur Twitter depuis plusieurs années, Fioocree et moi. » / « Et j’ai mis une licorne rose sur mon avatar pour la faire rire quand elle se réveillerait. » Gasp.)

J’aurais donc des pensées pour elle, les siens, son Supermari (qui va avoir bien besoin de mériter son pseudo) et bien entendu sa Gosse. La Gosse qui a l’âge de l’Héritier. Bordel.

Rendez-vous sur le Styx, Claire.

Lisez, lisez … (ma blog roll)

…. il en restera toujours quelque chose (il paraît que c’est Beaumarchais qui l’a dit, mais il parlait plutôt calomnie que lectures).

En échangeant sur Touitteur avec quelques uns et unes, je me suis rendue compte que de fait, comme je me le laissais un peu dire avec mélancolie hier, les blogs sont quasi morts. Et pas seulement parce qu’on privilégie les 140 signes de Twitter, mais bien aussi parce qu’il y a moins de blogs. Ou moins de blogs sympas.

Dans la colonne de droite, vous avez un truc de dingue, ça s’appelle la BLOG ROLL, soit ma liste de lectures favorites sur les blogs. Il y a quelques temps j’avais actualisé la partie cul de la dite blog roll.

Mais là, comme les vacances approchent (genre : CE SOIR) et que ma présence ici va considérablement s’étioler sur les 4 prochaines semaines (je vous en souhaite de même), je voulais profiter pour re-recommander les adresses de ceux qui font encore régulièrement frémir / sourire / pleurer / marrer la fille à la baignoire. Il y en a parmi eux que je lis depuis aussi longtemps, voire plus, que je tiens ce blog. C’est dire si j’ai l’impression qu’ils font partie de mon quotidien. Ce sont les blogs qui pour moi ressemblent UN PEU au mien, au sens où ce sont des journaux de vie, de bord, qu’ils révèlent un peu d’intimité des personnes (la fameuse extimité). Il y a quantité d’autres blogs que je suis, mais qui n’ont pas cette patte personnelle.

Par ordre alphabétique de mon google reader :

:: Dam Dam, il n’écrit plus beaucoup, mais je le lis depuis 2005, et j’ai toujours son widget en haut à droite, par nostalgie,

:: Bulles d’infos, plus récent, 2008, mais un vrai blog perso, qui danse, et une twitteuse sympa,

:: C’est la gène, encore plus récent, mais un des meilleurs blogs collectifs, belle qualité d’écriture, un des premiers à avoir parlé de la révolution tunisienne par exemple, et de bonnes critiques de ciné par le Pédé,

:: Charlotte pense queue, elle s’en va et elle revient, mais elle est toujours là, Charlotte, et elle est (é)mouvante,

:: Chroniques d’une parisienne avertie, que je suis aussi depuis longtemps, et active aussi sur Twitter,

:: Ciloubidouille fait des trucs avec ses doigts (rien de sexuel) et ses enfants qui me font rêver et baver d’envie,

:: Crêpe Georgette, blog féministe qui existe depuis 2008, blogueuse / twitteuse dont je ne partage pas tous les avis « militants », mais qui est une vraie source d’infos et de réflexion, blog toujours argumenté et réfléchi,

:: Daria Marx, découvert à ses « débuts » via Monsieur Lam, une des plus belles plumes de blog à mon sens,

:: 10 lunes, le blog d’une sage femme, atypique mais extraordinaire à mon sens, de vraies tranches de maternité,

:: Dubuc, une très vieille connaissance de blog, 2 Rock en Seine en commun, plusieurs saisons de Nouvelle Star, et une passion commune pour Britney Spears,

:: Embruns, je le lis depuis 2005, le capitaine qu’on ne présente plus, moins d’intimité que par le passé, mais tout de même une référence,

:: Garance Doré, idem, je la lis depuis 2005, blogueuse mode avant l’heure,

:: JF in the City, je la lis depuis 2007, belle personne et twitteuse, elle a tenu mes seins entre ses mains, ou l’inverse, je sais plus,

:: Monsieur Lâm, la caution geek, avec des bouts de lui tout de même,

:: La fille aux craies, blogueuse / twitteuse, elle écrit tous les 2 mois mais on lui en veut même pas,

:: Chondre, un vrai beau blog perso, avec les tripes à l’air parfois, très très bien,

:: Le blog de Denis, que je lisais déjà quand il était Ange ou Démon, encore un vieux de la vieille, je lui dois une bouffe la prochaine fois qu’il daigne descendre à la capitale des Gaules,

:: Le monde tranquille de Marion, un blog rigolo sur la vie amoureuse, de couple, et une ancienne lyonnaise je crois,

:: Le monolecte, des textes toujours intelligents, bien écrits et construits, un régal,

:: Le testament de Mossieur Resse, dernier opus en date de ce priape du blog, je le lis sous toutes ses formes depuis … fuiii,

:: Lyonnitudes, voisin d’arrondissement, édile local, avec lequel j’écluse pas mal de bars à l’occasion, et très actif aussi sur Twitter,

:: Ma vie est tout à fait fascinante, blog bédé de fille, Pénélope Bagieu, on ne présente plus, chouettes tranches de vie en dessin (avec son corollaire masculin, Boulet)

:: Margaux Motin, moins connue peut être que la précédente, mais plus proche de moi en âge / préoccupations,

:: Olympe et le plafond de verre, blog féministe, plus récente, mais dans mes indispensables également,

:: Patrice Cassard, qui ne blogue plus beaucoup en « perso » (mais quand il le fait, ça pique un peu les yeux parfois), mais reste très lié aux souvenirs de La Fraise,

:: Le blog de Caroline, que je suis depuis 2006 avec bonheur, un vrai blog perso avec des bouts d’humeurs et tranches de vies, et que j’ai toujours considérée comme un miroir à peine déformé de ma personne, en blonde et frangée (elle a maigri, elle :)),

:: Petit précis de Grumeautique, qui a du avoir son grumeau en même temps que moi l’Héritier, et dont je suis les aventures parentales avec un soupir d’aise (« aaaah, les enfants sont bien tous les mêmes casses couilles où qu’ils naissent« ),

:: Simone de Bougeoir, très bon blog, posts courts et désopilants, j’adore,

:: So …., un vrai blog intime et parfois intimidant (dans la révélation de l’intime justement), touchant et bien écrit, que je suis depuis ses débuts, une belle plume et une belle âme, il me semble,

:: Soit belle et parle, moins prolixe et personnel qu’il n’a pu l’être, mais toujours bien vu et plein d’auto dérision. Manque sa grande copine So provincious, que l’on retrouve heureusement sur Twitter, même si c’est sa plume qui nous manque (heureusement que je ne linke pas les blogs qui sont morts, parce que là on se mettrait à chialer pour de vrai),

:: The beauty and the geek, que je lisais avant qu’elle ne devienne une blogueuse mode, et une des rares parmi elles à avoir un style et une personnalité attachante, à mon sens, son blog est moins perso / intime que par le passé, mais j’y reste attachée

:: Trentaine ordinaire, un blog perso tenu par un gars (rare, beaucoup plus rare), percutant et sincère, je l’aime beaucoup, dommage qu’il écrive de moins en moins,

:: Tu ne dormiras plus, un blog de mère comme je les aime, franc et corrosif, je la connais depuis longtemps, et elle écrit très justement,

:: Une chic fille, tout est dans le titre 🙂

:: Vinvin, on ne le présente plus, sans doute un des premiers blogs que j’ai lu, moins d’intimité en ligne, mais toujours très bien troussé,

:: When you’re strange, de retour très récemment, j’en ai déjà parlé, très très heureuse de la revoir parmi nous,

:: Mes amis m’appellent Will, que je suivais quand c’était encore Ron l’infirmier, parmi ceux qui m’ont fait aimé les blogs, et qui a réussi le coup de maître d’en faire plus et mieux (des livres ! des histoires ! de la fiction), aujourd’hui moins d’intime sur son blog, mais des petits bouts quand même,

:: Zebaker, parmi mes plus vieux potes de blogs aussi, pfuiii, 2006, on a même ouvert un blog collectif (à 3, petite collectivité), le gentleman (chauve) de la blogo,

Voilà, de quoi vous occuper à lire la vie des autres, si le coeur vous en dit. Moi je les aime tous, très fort (en fait, j’ai fait un méga #FF, les twittos comprendront).

Où rencontrer une MILF dans son milieu naturel ?

L’ami Romain Blachier organise la version lyonnaise (et donc nécessairement conviviale et détendue du tanga) de la République des Blogs. La prochaine aura lieu le mardi 16 novembre, au Cooking Jack, dans le 7ème arrondissement.

Via Twitter il me demande  « peux tu me faire de la pub, les MILF attirent le chaland ?« . Ce garçon est charmant 😉

(Pour ceux qui ne savent toujours pas ce qu’est une MILF.)

Cet événement présente (en dehors l’avantage non négligeable de se dérouler à moins de deux pâtés de maison de chez moi) trois avantages :

:: on peut y boire (et ça, c’est bien),

:: on peut ne pas y parler de politique (et ça c’est très bien),

:: on peut m’y rencontrer (à condition de respecter les deux premiers points ci-dessus, boire et ne pas m’emmerder avec des débats politiques vaseux, j’ai des opinions bien arrêtées sur un tas de choses, et je m’en satisfais plutôt. Oui MILF et un peu vieille conne réac aux entournures).

La dernière fois que j’y étais allée, j’y avais passé un bon moment, donc n’hésitez pas à venir passer une tête. Cette fois encore, j’essaierai encore d’y être (à priori c’est bien jouable dans mon emploi du temps de ministre).

Sinon, petit aparté sans lien avec ce qui précède, je voulais partager avec vous une  découverte, celle des deux égéries mâles de Brice, marque de prêt à porter masculin. Les nippes ont l’air cheapos, mais alors les deux mannequins, c’est tout à fait mon genre.

Le brun barbu aux yeux clairs surtout.

Mais le blondinet au sourire malicieux aussi.

(Sont choux non ?)

Elle ne pense pas qu’à ça (actualisation).

Hier, je me suis encore collé la honte toute seule dans le train, grâce à mon Google Reader. En ayant plus que marre de tapoter mes mails pros avec mon BlackBerry (les touches sont pour les lilliputiens, je sais pas comment ferait Sebastien Chabal avec ce genre de téléphone, s’il veut on peut en parler), je m’étais connectée avec ma carte 3G pour essayer de choper un réseau correct. Entreprise bien aléatoire, car pour qui connaît nos campagnes françaises, il semblerait que dès que l’on quitte une agglo de plus 50.000 habitants, peau de zob la 3G.

J’avais donc branché la carte, tapé le code, ouvert les fenêtres ouèbe (Notes, Reader …), en attendant qu’elles daignent se charger. Bien évidemment, par un mystère que je ne m’explique pas, quand les fenêtres internet (sous Chrome en tous cas) sont chargées, elles passent devant les autres en affichage. Et alors que j’étais assise dans un carré de 4, qu’est ce qui s’est affiché en plein écran ?

Une belle photo de mon flux RSS, genre ça (attention, un peu NSFW).

Ah ah ah. Le commercial assis à côté de moi a failli en avaler sa cravate. (Et encore, on aurait pu tomber sur bien pire.) Je me suis empressée de remettre le joli fichier excel avec plein d’entrées devant, mais le mal était fait (et le mâle défait).

Du coup, je me suis quand même fait la réflexion que c’était le moment d’actualiser ma blog roll sexy, parce que je me suis rendue compte que dans la précédente, y’avait surtout des blogs écrits, alors que j’en lis aussi des imagés (accessoirement, depuis, plusieurs ont disparu du radar).

Attention, à ne pas mettre devant tous les yeux.

:: OSEF

:: Cabinet de curiosités

:: Geeky Porny Girl

:: Kinky

:: Evelyne (elle a réouvert son blog !)

:: Le tag parfait

:: Mademoiselle Sarah

:: Lychees

Vous noterez que la plupart de ces blogs (à part celui de Sarah et d’Evelyne), sont produits par des hommes. Du coup, c’est pas forcément satisfaisant à 100% (je parle pour moi), certaines représentations de la femme m’apparaissant assez déplaisantes (avilissement, humiliation, ….), pour ne pas dire franchement cracra parfois. Même si  tous les goûts sont dans la nature, et qu’il existe sans doute des filles qui aiment aussi ces pratiques là, je reste persuadée qu’il manque une « offre » érotique / pornographique à destination d’un public féminin hétérosexuel.

Ou alors j’ai mal cherché.

(Mais j’ai beau demander, on m’envoie jamais de liens sympas.)

VDM, V point meuf

Après l’inégal VDM (je lui préfère presque Mon pire coup, sans parler de notre blog collectif de La Looze), voici venu un petit nouveau, lancé par le collectif Osez le féminisme, Vie de Meuf.

Le principe est simple. Je cite :

27 ans après la première loi sur l’égalité professionnelle, les femmes touchent toujours des salaires inférieurs de 27% à ceux des hommes et constituent 80% des travailleurs précaires. Ce blog a été ouvert par Osez le féminisme pour mettre en lumière ces inégalités flagrantes entre les femmes et les hommes dans le monde du travail et exiger des mesures de la part des pouvoirs publics. Discriminations, sexisme, inégalités de salaires, entretiens d’embauche, montant des retraites, congé maternité ou prise de responsabilité : cliquez ici pour raconter votre « vie de meuf ».

Alors comme toujours, les plans looze des autres, ça console pas, mais un peu quand même, surtout quand on est une femme et qu’on a l’affront de vouloir occuper un emploi (et même parfois, autre chose que du secrétariat). Je trouve intelligent de la part d’Osez le féminisme de prendre le parti de l’humour (même qui grince), pour dénoncer ces tracas de ce que j’appelle la misogynie ordinaire. Mes expériences personnelles en la matière sont légion, et j’aime à les raconter ici.

Comme ce client qui m’offre des fleurs pour me « consoler » d’une réunion très difficile.

Comme cet animateur dans le cadre d’un débat, où je suis la seule femme à intervenir, et la seule oratrice dont il « oublie » le nom.

Même si en la matière, le souvenir le plus mémorable reste cet élu local, au tout début de ma « carrière », qui est venu me voir en fin de présentation avec les yeux qui brillaient et la langue pendante, me déclarer, sans honte aucune « le meilleur moment de la réunion, mademoiselle, c’est quand vous avez fait tomber la veste ».

Garanti 100% authentique.

A vous de jouer mesdames, sur VDM.

10.000 !

Youhou !

On va bientôt atteindre les 10.000 commentaires par ici. Dingue.

Faut dire qu’une soirée Nouvelle Star, c’est en moyenne 150 commentaires, on dépasse les 200 si on se fait vraiment beaucoup chier vous êtes vraiment en forme.

Bon, j’ai déjà promis un coup à boire à mes 400 et 500ème followers sur touitteur, là le 10.000ème commentaire, je pense qu’on peut upgrader au repas non ?

(Ca c’est de la note intéressante hein ?)

(Mais je m’excuse, j’ai vraiment une semaine de merde.)

Et voilà !

Je suis très fière de vous présenter la version 2010 de La Loute, revue et corrigée sur une idée originale* de moi-même, et avec la précieuse participation de :

  • Tony, mon artiste en code html, qui tient pour le moment à rester anonyme (je pense surtout qu’il en assez soupé des demandes de corrections pour les 15 prochains mois, et qu’il a pas très envie que d’autres furies viennent lui réclamer une prestation équivalente),
  • Hélène, qui a fait la (bien belle) photo de cette bannière, au détour d’une séance boudoir, dimanche dernier.

Ca vous plaît-il ?

(Moi beaucoup.)

Tony n’étant pas infaillible (et moi encore moins), n’hésitez pas à me dire s’il y a des fonctions qui buggent, que vous ne trouvez plus par rapport à la version précédente, toussa. De mon côté, il faut que j’actualise la blog roll, qui date de l’an mille.

(Et que je m’acclimate au nouveau WP, c’est assez différent tout de même.)

(* d’un autre côté, moi dans la baignoire, est ce que c’est vraiment très original ? sans doute pas, mais ça a le mérite de la cohérence dirons nous.)