(Ahem cette semaine était restée dans les limbes des brouillons, autant dire que c’est de la news pas très fraîche là.)
Deuxième semaine de rang sans déplacement, quelle fête (ça c’est l’effet « vacances scolaires ») !
Autant dire que quand j’ai moins de déplacements antillais, je me rends bien mieux compte que l’hiver est FROID cette année …
#pointmétéo
#captainobvious
(Ici la neige tombant place Jean Macé.)

Autre point important de focalisation ces temps ci : la chevelure de la Dauphine, AKA ses nouclettes (rappelez vous, quand l’Epoux avait sacrifié celles de l’Héritier, j’avais été déjà très touchée). Je refuse de laisser le bébé grandir (et les nouclettes se faire la malle).
(Mais bon, j’ai assez peu d’inquiétude sur le fait que l’Epoux fasse la boule à Z à la Dauphine.)

Cette année, j’ai franchi le pas et candidaté au Livre Inter (comme juré). Je diffuserais la lettre après le résultat (début avril), ce n’est pas que j’en sois très fière (j’ai évidemment trouvé ma production très naze), mais je l’ai faite sous la forme d’une note de post, donc ça aura toute sa place ici.

Mercredi, j’ai emmené mon petit singe voir le film « Chimpanzés« . C’est très chouette et très émouvant, et assez « mariage pour tous ».

Pour faire un petit point modeuse (modeste hein), j’ai découvert un nouveau site de vente de vêtements en ligne (sans doute 3 ans après tout le monde), et je l’ai trouvé très bien (= j’ai tout gardé). Ca s’appelle Dorothy Perkins.

Alors pas de déplacements, mais des calls (business as usual).

Le WE j’ai sacrifié mes tympans sur l’autel de l’amusement infantile (dans une espèce d’aire de jeu géante, remplie de châteaux en boudins gonflés sur lesquels sautent des enfants gonflants) . C’est fou comme les enfants sont bruyants. Surtout quand ils sont 300. Surtout ceux des autres.

En guise de compensation, on a eu le droit ensuite de picoler pendant le WE, entre adultes consentants, les enfants étant auto gérés par cette formidable invention : les jeux et dessins animés sur tablette.
(Et tant pis pour « les yeux carrés », comme dirait Sam-Sam, le plus petit des grands héros.)

Après, pour clore en beauté, on les a emmené dans une friterie (la fameuse Frite Alors !), l’extase familiale était TOTALE.

(Oui je sais mes enfants ont l’air tellement chou, c’est parce que comme leur mère ils sont très photogéniques. Les avoir dans son salon, ou mieux dans son pieu avant 7h du matin, c’est une autre aventure.)
Des bisous !
Lorsque « l’affaire du Sofitel » a éclaté au printemps 2011, j’étais en congés maternité (période bénie des dieux s’il en est), ce qui m’a permis à l’époque de consacrer pas mal de mes lectures et une partie de mon attention à cet évènement proprement sidérant, au sens premier du terme. Comment cet homme (DSK donc), promis à une destinée présidentielle (notre meilleur espoir à gauche de battre Sarkozy à l’époque, rappelez vous), avait pu tomber dans le fait divers sordide, lui qui savait que son point faible était le goût de la gaudriole, immodérée et un poil perverse, et que tout le monde l’attendrait là, au coin du bois, au moindre dérapage, surtout au pays des puritains. Ce ne fut pas un dérapage, ce fut une incroyable débâcle, une sordide plongée pour lui, ses proches, l’image de la gauche en général et la sienne en particulier. On connait la suite. J’en avais parlé là et là.
Par ailleurs, en tant que féministe au petit pied (un bon 41 tout de même), j’ai aussi pas mal de lectures en la matière, et j’aime découvrir toutes les tribunes et expressions sur ce sujet à mon sens crucial et encore au milieu du gué, n’en déplaise à ceux et celles qui pensent que l’égalité hommes femmes est un acquis et le combat féministe rétrograde. Dans mes lectures, je suis plus du côté des anciennes (Badinter, Giroud et évidemment Groult), mais j’apprécie aussi les modernes, celles qui attaquent en mode uppercut comme Despentes, Sastre. Dans le paysage encombré, polémique et désordonné du féminisme, Marcela Iacub est un ovni, qui a toujours défendu des thèses border-line, notamment sur la prostitution, et en 2012 s’était illustrée en prenant la « défense » de DSK dans un ouvrage sur la société du viol qui serait la notre.
Alors quand j’ai appris qu’elle avait eu une liaison avec DSK et en avait fait un livre, j’en suis restée ébahie … et piquée de curiosité (comme beaucoup je suppose, vu que le bouquin était épuisé dans toutes les libraires lors de mes recherches lyonnaises). Comment s’était construite cette liaison improbable ? Quelle analyse nouvelle pouvait émerger de DSK suite à ce partage d’intimité ? Twitter, énorme caisse (creuse) de résonance de l’actualité, a bruissé des échos de ce scoop du Nouvel Obs, et rapidement l’opprobre a été jetée sur Iacub et son ouvrage : opportunisme, voyeurisme, exploitation sordide d’un homme à terre, mise à bas de la vie privée, daube pseudo littéraire, etc. L’affaire DSK et ses soubresauts perpétuels n’en finissent pas d’alimenter le fiel public.
Avant d’hurler avec les loups, je préfère me faire mon opinion, et après des visites infructueuses dans quelques libraires, j’ai acquis l’ouvrage au format iBook, et ci dessous quelques morceaux choisis. Et mon avis.
Tout d’abord, ce n’est pas si mal écrit à mon sens. Le style est étrange certes (mais qui a déjà lu Iacub connait déjà le style un peu baroque de la belle argentine), les périphrases sexuelles dérangeantes (et nullement excitantes), l’accumulation et la répétition de la métaphore porcine un peu nauséeuse, mais ça se tient et se lit bien. J’ai lu cela sans déplaisir, et d’une traite. Le Nouvel Obs a un peu méfu la moquette en le traitant de chef d’oeuvre littéraire, mais c’est loin d’être mauvais.
S’agissant de la « thèse » centrale de l’ouvrage, elle est je trouve plutôt classique, c’est l’ambivalence qui cohabite en chaque être humain (sa face sombre et sa face claire), sa part animale qui est en lutte avec sa part humaine, sociale et éduquée. DSK serait un homme-cochon, mi homme (un homme intelligent mais égoïste et pas très intéressant d’ailleurs) et mi cochon (gouverné par sa part lubrique, son envie permanente de baiser à couilles rabattues, avec des belles, des laides, tout le temps et dans tous les sens).
Et la sidération, qu’elle explique très bien dans le début de l’ouvrage (voir les 2 citations ci après), que nous avons tous vécu au moment de l’éclatement de l’affaire du Sofitel, était bien sur cette équation incompréhensible : comme un homme promis à un tel avenir pouvait se laisser dominer par le cochon, l’animal en lui ?


Suivent ensuite de longues pages pour expliquer quel animal est DSK. Ce sont les plus drôles et les plus caustiques. Elle le rend presque attachant / émouvant dans cette bestialité simpliste : celle d’un animal qui ne demande qu’à assouvir son instinct primaire, sans penser à mal (grouik). C’est l’homme qui est mauvais, pas l’animal.

Là où l’ouvrage devient plus compliqué, c’est lorsqu’on rentre dans le récit de ses rencontres avec DSK … et sa femme, Anne Sinclair. Au fil de tout le récit, il est difficile d’apprécier la sincérité de Iacub, de savoir pourquoi elle a approché les protagonistes, et à quel moment a émergé l’idée du livre. En tous cas, elle ne porte pas Sinclair dans son coeur ….

La partie concernant la relation charnelle entre eux, sans doute très métaphorique, est surtout assez dérangeante (petit euphémisme pour assez cracra à franchement beurk, comme disent mes enfants), même si par instants le caractère sincèrement amoureux transparaît. C’est sans doute juste un peu trop tordu pour passer auprès de la majorité. Dont moi.



Au-delà de la description de la relation amoureuse, ce qui est évidemment difficile à entendre et lire dans ces pages pour une femme (et pas seulement pour une femme sans doute), c’est la dichotomie permanente entre l’homme et l’animal, position de bipolarité bien confortable, qui finit par dédouaner l’homme de sa responsabilité de baiseur violent … ou violeur. Le cochon qu’il faut libérer de temps à autres, c’est un peu facile.


Ensuite, non seulement DSK est quelque part disculpé en tant que cochon qui ne se maîtrise pas toujours, mais il est aussi dédouané de son ambition politique, qui n’appartiendrait qu’à ….. sa femme. Entre ici le caniche (oui beaucoup de bêtes dans cet ouvrage). Alors on a beaucoup entendu DSK se débattre et tempêter au sujet de l’ouvrage de Iacub, notamment auprès des médias et de la justice. Mais franchement, celle qui s’en prend plein les gencives, c’est Anne Sinclair.
La thèse de Iacub ne paraît pas complètement anachronique, l’histoire de la vie politique bruisse de ces couples où l’épouse a joué un rôle décisif, pour ne pas dire moteur : Bernadette et Chirac, Hillary et Clinton, Cécilia et Sarkozy, des exemples où les femmes-de ont vécu par procuration l’exercice et l’ivresse du pouvoir (Hillary ayant elle transformé l’essai). Mais ici l’impression est laissée que DSK est doublement victime : de ses pulsions porcines d’un côté, des ambitions de sa femme de l’autre. Pour autant, il reste que comme d’autres, j’ai aussi imaginé à l’époque que cette affaire du Sofitel était le dernier sursaut de défense (sursaut criminel) d’un homme qui ne voulait pas y aller (à la course à la présidentielle). Iacub développe largement cette hypothèse, en faisant d’Anne Sinclair une manipulatrice et une intrigante, qui a soumis DSK et l’a placé sous dépendance (argent, vie et filles faciles) pour en faire son pantin, son caniche.
Bref, c’est encore de la faute des femmes …


Alors dans ce contexte, la rédemption de DSK ne peut intervenir que dans un cadre, celui de la création rédemptrice, pour transformer son « sperme en encre ». C’est follement poétique je trouve (non ?).

(D’ailleurs en matière de poésie, ci dessous une scène « amoureuse » assez terrible, qui vous donne une idée assez précise du style Iacub. Ca palpite et ça vit, mais ça pique les yeux.)

Pour finir, le livre s’achève sur quelques explications un peu brumeuses sur les motivations de l’ouvrage : l’a t elle envisagé suite à sa liaison avec DSK, ou l’ a t elle rencontré et approché pour en faire un écrit, on arrive pas vraiment à tirer cela au clair, et ça reste un souci quand à la sincérité de sa démarche. Dans l’extrait ci dessous on voit en tous cas qu’elle a bien pensé la question judiciaire et juridique, en bonne avocate.

Bref, c’est un drôle d’objet, entre fiction porcine hallucinée et fable politique et sociale inspirée de faits réels. Ca n’est ni un chef d’oeuvre littéraire comme les défenseurs essaient de le travestir ni le torchon voyeuriste qu’on voudrait croire, mais relève de ce genre étrange de l’auto fiction animalière. Du coup, pour démêler la vérité de la fiction, je me suis fait prêter le bouquin de Bacqué et Chemin, un peu de fact checking journalistique pour sortir de la romance cochonesque.
LE MONDE DES LIVRES | 28.02.2013 à 16h06
Par Virginie Despentes, écrivain
Qu’il y ait des meufs dans le 6earrondissement de Paris qui s’agitent volontiers sur les queues qui peuvent leur rapporter de l’argent : rien de neuf. S’il ne s’agissait que de désir, elles sortiraient de leur quartier. Qu’on vienne demander encore un effort aux citoyens, la classe moyenne aura bien quelques euros à débourser pour l’Obs, pour Libé et pour Stock – le gogo, on le sait, s’attrape bien par la libido : rien de neuf. On ne donne jamais assez aux riches. La sensation pénible d’assister à la débâcle d’une cour en folie, toujours rien de neuf. L’ironie du sort, qui veut que l’homme mis en scène soit celui qui dirigea longtemps l’organisation qui a orchestré la dette, ce trait qu’on veut tirer sur toute utopie en hypothéquant nos futurs, n’a rien de neuf non plus.
Du côté de l’Obs, rien de bien neuf non plus, cette gauche-là tutoie les sommets. Et quand Joffrin consacre la « une » de son journal au livre de Iacub, ce n’est pas qu’il vient de découvrir les vertus de la presse façon Closer, c’est la littérature qui l’appelle. Il s’explique dans son petit édito : « Les qualités littéraires du livre étaient indiscutables. » Joffrin, on ne savait pas qu’il avait la faculté de trier ce qui entre en bibliothèque de ce qui part à la poubelle. On devrait faire appel à lui plus souvent, on s’épargnerait un tas de discussions oiseuses.
La littérature, pas la peine de s’en faire pour elle, en a vu d’autres, elle a toujours aussi servi les intérêts des boutiquiers et, si elle doit continuer d’avoir un sens, elle s’en remettra. Puisque le propre de la littérature, justement, est de prendre avec le temps une force que les plus calamiteuses entreprises de négoce ne devraient pouvoir saccager.
GARDES-CHIOURMES
Un parallèle, cependant, m’intrigue : qu’on se souvienne du silence pour le moins poli qui suivit quasi unanimement la publication du texte de Tristane Banon Le Bal des hypocrites (Au Diable Vauvert, 2011). A cette époque, les critiques littéraires se drapaient dans la dignité la plus offensée : ah non, ça, ce n’était pas de la littérature. Elle, ils l’ont vue venir et ils nous ont prévenus : voyeurisme, volonté pathétique de faire parler d’elle, petit texte sans importance. Les gardes-chiourmes étaient là, la pudeur brandie en bandoulière, pour s’assurer que la jeune auteure ne tirerait aucun bénéfice critique de son entreprise d’écriture. Mais, quand il s’agit des errements érotico-neuneus d’une bourgeoise mollement masochiste, on fait le tour des plateaux télé pour ameuter le chaland. Quand je lis dans Libé, sous la plume de Lançon, que Iacub, c’est un peu Sade qui rencontre Guibert, je demande quand même à ce qu’on m’explique pourquoi Banon n’a été pour personne Bret Easton Ellis qui rencontrait Joan Didion. Son texte à elle posait pourtant quelques questions intéressantes.
Par exemple, ce refus atypique du droit de cuissage, cette histoire de petite fille qui se débat quand on veut la prendre de force. Qui non seulement se sauve, mais encore décide de ne pas se taire, contre les conseils avisés de son milieu. Il y avait une petite transgression, là-dedans, un joli refus de se laisser faire, par deux fois. Ce courage-là, hors de question de le saluer. Banon, c’était le texte anecdotique d’une pauvre fille. Alors pourquoi Iacub est l’égérie féministe de la presse de gauche d’aujourd’hui ? De l’oeuvre de Iacub, on avait peine à retenir grand-chose, jusqu’alors, si ce n’est une obsession du genre : le viol ne serait qu’une vue de l’esprit, une confusion mentale, une soumission à la propagande féministe.
On sait que, vu du côté des hommes, les auteures ne sont jamais aussi intéressantes que quand elles décrivent ce qui leur passe entre les cuisses. On découvre aujourd’hui que c’est encore mieux si elles se soumettent aux diktats patriarcaux les plus éculés. Tant il est vrai que, vu d’une certaine gauche, qualifier l’immigrée de laide et de vulgaire, on ne s’en lassera jamais. Comme rappeler qu’une femme de pouvoir, telle Sinclair, émascule toujours l’homme qu’elle épouse. La gauche, elle aussi, est en passe de se décomplexer. Iacub est bien utile pour redire aux femmes quelle est leur place légitime : sous les reins des puissants, et aux pauvres, dans le même mouvement : la main au portefeuille, pour assister de loin aux partouzes des élites.
Ça aurait été plus direct et marrant, les gars, si vous vous étiez fait imprimer des tee-shirts « on est tous des trousseurs de domestiques » puisqu’au final c’est là que vous paraissez vouloir en venir, à tout prix. Une femme de chambre, ça ne devrait pas coûter aussi cher, le fond du problème c’est ça. La parole des pauvres, la gueulante des opprimés, même entendues de loin, visiblement vous gênent pour dîner entre vous, tranquilles. L’enthousiasme avec lequel vous venez nous dire qu’on devrait trouver tout ça formidable est quand même dur à avaler. Vous êtes peut-être tous des trousseurs de domestiques, mais vous devriez vous méfier du pénible arrière-goût que nous laisse, à la longue, l’impression d’être toutes vos femmes de ménage.
Semaine magique, semaine garantie sans déplacement <3
Lundi je me prends pour une blogueuse mode, je déjeune chez Angelina et goûte leur fameux dessert, le Mont Blanc. A 8,5 euros la blagounette tout de même …. (pas très digeste la petite affaire, mais si on aime la crème de marron, c’est bon)

Mardi c’est conf call by night, j’avais donc fait péter les collants de soirée …

Mercredi c’était conf call aussi, mais de jour, donc collants rayés.k

(Petit intermède spécial gnomes dans la semaine : le gang des suceurs de pouces sévit tous les soirs pendant la séance dessin animé pré coucher. La gauchère. Le droitier. Et qui pour l’instant s’entendent comme les deux doigts de la main. Sauf quand elle lui détruit ses constructions Lego. Ou qu’elle lui pique ses bouquins qu’il lit sur le trône.)

Jeudi c’est violet. Point barre.

Vendredi, vautrage télévisuel devant les César 2013. Globalement, quand c’est terminé, on se dit qu’on s’est un poil emmerdés (sans compter les moments de gros malaises liés aux vannes lamentables de nos humoristes nationaux), mais on ne peut pas s’empêcher de scotcher (et de dauber sur les robes des actrices).
Un peu déçue pour « Camille redouble », qui m’avait touché (et je suis de toutes manières très fan de Noémie Lvovsky – même si j’écorche sans doute son nom de famille). Et carrément sur cul de cet hommage à Keuuwin Costner pour l’ensemble de son oeuvre, qui en dehors de 3 films (Danse avec les loups / Robin des Bois / Un monde parfait) n’a pas vraiment brillé par ses choix cinématographiques ni par sa propre production.
Par contre, je remercie vivement l’apport de la Belgique en la présence graouesque de Matthias Schoenaerts et François Damiens (deux styles très différents, je vous l’accorde, mais très complémentaires somme toute).

(Un petit intermède « Amour », offert par la Dauphine et sa mère. Enfin sa mère était dans l’amour. La Dauphine était plutôt dans la tentative de spoliation de ses perlouzes.)

Samedi on avait les 40 ans d’un camarade de longue date de l’Epoux. Parmi les thèmes de déguisement proposés, j’avais retenu Mad Men, un peu à l’aveugle, car je ne connais pas la série. J’ai emmerdé Twitter et Instagram toute la semaine avec des essais divers et variés. Il paraît qu’au final j’étais plus Joan (la rouquine à gros flotteurs) que Peggy (la brune à frange), comme je ne connais pas trop la psychologie des personnages, on va dire que c’était flatteur (la rouquine étant quand même la + bonnasse).
Pour la tenue, jupe crayon et twin set.

Côté coiffure chignon bas et accessoires perlouzes en collier et B-O.

Et côté collants, des résilles évidemment.

Sur la photo de groupe, à droite vous avez la proue du Titanic, c’était le déguisement de l’Epoux, qui avait choisi « Oui mais si on danse … »

… et dans la même veine y’avait les bougies, qui ont entouré l’heureux jeune quarantenaire !

Cette chouette fête d’anniversaire m’a utilement rappelé que dans quelques semaines je fêterai mes 35 ans (MON DIEU QUE JE SUIS JEUNE ET BELLE – méthode Coué inside). Et qu’il faut que je brainstrome à mort pour trouver un chouette thème de déguisement (pour mes 30 printemps, c’était « le bal des dégoûtantes« ).
La meilleure idée ouvrira droit à une invitation personnalisée (en juin sans doute, à Lyon).
A vos idées !
Retour sur les routes pour cette semaine 51 ! (Pas que je les aie vraiment délaissées précédemment, mais bon …)
Lundi c’est conf call et collants rouges.

Mardi c’est collants gris et vernis assorti, en harmonie avec mon TGV pour Paris ….

On a trinqué avec Kika et Sofskaia à Sophie Tith (seule survivante féminine de la Nouvelle Star) ET à Christiane Taubira pour l’adoption par l’Assemblée Nationale de son texte en faveur du mariage pour tous.
Girls rules \o/

Mercredi, aller retour dans le grand Est rugueux.

Jeudi je retrouve la progéniture très excitée mais recoiffée en mode « enfants sages » par la grand-mère.

Samedi nous nous rassemblons tous autour de la Dauphine, qui fête donc ses deux printemps. J’ai l’impression qu’hier encore elle sortait de mon ventre …

Bonne semaine les affreux <3
Petite semaine pour cette 50ème, il y a parfois des épisodes de la vie qui ne se prêtent pas beaucoup à la photographie …
Mais tout de même.
Lundi, c’était mini. Nouvel achat ? Point. Robe très comme il faut qui m’arrivait au genou, passée machine à laver à 40° + sèche linge, et hop. Une robe couvrant à peine mon auguste fessier désormais …

Mardi c’est Nouvelle Star, plaisir solitaire et vaguement coupable.
LT à suivre sur Touitteur pour les aficionados.

Mercredi, après une journée de RDV dans Paris, petite halte 100% féminine au Montmartre des Blogs, dans un bar …. juste en face de mon monument parisien préféré, la Tour Saint Jacques. De chouettes rencontres et des discussions féminines enrichissantes (je suis même sur l’aquarelle dites donc).

Et vendredi, me revoilà dans un train, pour un WE particulier, aller faire des adieux ….

Prenez soin de vous et des vôtres.
Je ne serais sans doute pas très originale en disant cela, mais sans avoir suivi de long en large et en travers les débats sur le « mariage pour tous » à l’assemblée (par contre, j’en ai bouffé sur touitteur), j’ai été impressionnée, charmée et emballée par notre Ministre de la Justice, Christiane Taubira. Au fil des débats elle a été lyrique, pugnace, insolente, pertinente, charmeuse, compétente, et là où ne s’y attendrait pas (en tous cas pas moi), émouvante.
Elle a surtout à mon sens prouvé – à mes yeux et ceux de la France entière – que l’on peut être une femme en politique tout en le restant (femme). Parce que finalement, souvent, face à des milieux très masculins (en politique, dans la vie professionnelle en particulier), les femmes, pour se faire respecter et admettre dans ces cénacles, à se comporter comme des hommes. Taubira a su elle garder son identité sexuée, et en a même joué à plusieurs reprises, sans tomber dans l’écueil de la minauderie, et j’ai trouvé ça très fort, surtout dans un cadre aussi tendu et difficile que le débat sur le mariage pour tous. J’aimerais avoir cette capacité là.
Bref, Christiane, je te kiffe <3
Pour ceux qui vivent dans un igloo …
> L’allocution d’aujourd’hui
Taubira accueille le mariage pour tous avec… par lemondefr
> Un best of troussé par Libé
> Son discours inaugural
Mariage homo : le discours d’ouverture de… par LeNouvelObservateur
2ème semaine martiniquaise du mois de janvier. 2013 sera antillaise.
Lundi, départ pour Fort de France avec transit par Paris. L’occasion de se frotter aux charmantes injonctions de nos amis les taxis parisiens.
Semaine forte en … émotions (euphémisme pour grosses trouilles / fièvres / vomi …).
Pourtant c’était une semaine qui avait démarré comme les autres, avec … un TGV (et des collants en laine).

Avec la fratrie, on s’était réchauffés le coeur et les fesses avec des grosses saucisses auvergnates (et des profiteroles, oui c’est très auvergnat les profiteroles).
Photo prise avant qu’une ENHAURME quantité d’aligot ne soit versée dans cette assiette.

Ma soeur a un petit air gêné là, mais elle a AUSSI bouloté les profiteroles hein.

Mardi soir, alors que je reviens de mon sympathique périple Lyon / Paris / Poitiers / Lyon (je sais ma vie professionnelle est un enchantement), je ne reviens pas dessus hein, l’Héritier nous fout une bonne trouille.
Là au réveil, il tenait UNE PATATE D’ENFER, le saligaud. Faut dire qu’il avait dormi dans un lit, lui.
(Et ne s’était pas formalisé des contrôles sur sa personne au cours de la nuit.)

Une fois remis de nos émotions, la vie reprend son cours (toujours), et je réponds aux voeux que MONSIEUR le Directeur Sabrina reçoit …

Et le WE venu, on se consacre à ces petites choses fragiles et demandeuses que sont les enfants. Car non content de nous avoir fait perdre 1 nuit de sommeil et 3 ans d’espérance de vie pendant la semaine, tout le WE a été accompagné et égayé par fièvres, toussotements et vomis subséquents, et cette délicieuse humeur en mode « je me colle à ma mère comme une moule à son rocher ». Ceci ayant sans doute un TOUT PETIT rapport avec le fait que je les abandonne une fois de plus laisse aux bons soins de leur père pour aller sous les tropiques gagner ma croûte.
(Paraît que y’a aussi des saloperies de virus qui circulent aussi, merci l’hiver …)

Bref, prenez soin de vous et des vôtres les amis, je vous embrasse !
Mardi soir, quand les pompiers sont arrivés dans l’appartement, on a rigolé, UNE FOIS.
Je tenais la Dauphine dans les bras, qui était impressionnée par la présence de 4 pompiers dans son salon à l’heure du dîner (et moi donc, ah ah). Machinalement, elle faisait tourner une mèche de ses cheveux autour de son index gauche, tandis que l’autre index explorait le fond de sa narine droite, tout en fixant d’un oeil mi inquiet mi intéressé un des pompiers qui était tourné vers nous deux. Gentiment j’ai signalé à ma fille que mettre son doigt dans le nez n’était pas la manière la plus habile de procéder pour plaire aux garçons (quoique, en l’occurrence le pompier lui souriait de toutes ses dents). Elle l’a promptement enlevé …. pour le mettre directement dans sa bouche et le sucer énergiquement …
Le pompier était hilare. (Pour l’apprentissage des méthodes de séduction, on repassera en 2de saison.)
A part ça, on s’est donc moyennement marrés mardi.
Suite à une chute de 2 mètres (il attendait son tour de toboggan en haut de l’échelle, il a glissé / est tombé à la renverse, boum), sur la tête, l’Héritier s’est mis à vomir une heure après. Autant dire, pas TRÈS cool. SOS Médecins nous a renvoyé vers le 15 et les pompiers, qui après examen de la bête à notre domicile, ont décidé de l’emmener à l’hôpital mère enfant de Bron (ce n’est jamais que la 2ème fois en 5 ans de vie que l’Héritier part avec les pompiers là bas). Après avoir confié Miss Crotte de Nez 2011 à ses grands parents, j’ai rallié ce lieu merveilleux que sont les urgences pédiatriques. Celles qui a 22 heures te rappellent, avec la preuve par l’exemple, que la vie est une pute, parfois. Car pour ma part, ayant la chance IMMENSE d’avoir des enfants en bonne santé, j’oublie facilement qu’il en existe des malades, que la vie condamne à la galère dès le plus jeune âge. Sans compter les accidents de la vie, ceux qui te rappellent, avec une grande claque dans la gueule, que nos courtes vies ne tiennent qu’à un fil. Et fragile le dit fil, surtout pour des enfants. Les urgences pédiatriques, c’est donc un petit concentré de souffrance et d’injustice. Souffrance de ceux qui subissent la maladie de plein fouet sans vraiment la comprendre (les enfants) et par ricochet et parfois avec une douleur encore plus grande, celle de l’impuissance (les parents). Injustice de la maladie qui frappe sans motif apparent, de l’accident domestique, bête et imprévisible. Une raison de plus de moyen kiffer les hôpitaux en ce qui me concerne, même si le personnel soignant y est autrement plus humain et attentionné que ce que j’ai pu voir dans les hôpitaux « classiques ».
J’aurais passé 24h sans manger (on nourrit et perfuse l’enfant, mais pas ses parents) (alors oui, JE SAIS, je peux vivre sur mes QUELQUES réserves en l’absence de nourriture pendant 24 h), et quasiment sans dormir (on donne un lit aux enfants, et un siège qui ne s’incline pas au parent qui peut rester à ses côtés), à veiller sur la chair de ma chair, avec cette peur animale au fond du ventre (la peur que l’accident vous prive de lui, qu’il lui arrive le pire, forcément le pire), mais le sourire rassurant et enveloppant aux lèvres, car il s’agit de le réconforter lui, et de garder en soi, bien enfouies, ses craintes de louve. Car finalement, l’Héritier, après avoir vomi 3 ou 4 fois sous nos yeux égarés d’inquiétude (commotion cérébrale, me voilà / traumatisme crânien, coucou), s’est endormi du sommeil du juste dans la salle d’examen. Il a passé le scanner cérébral sans moufter, puisque toujours profondément endormi, et s’est à peine réveillé pendant l’installation de la perfusion, ni pour les X contrôles qui ont suivi pendant la nuit (par contre MOI j’ai tout suivi, et même eu le temps d’écouter 2 podcasts de France Inter entre deux check up). Il s’est réveillé à 8h, guilleret et affamé, et même s’il a fait une grosse sieste avec moi l’après midi, il est en pleine forme. Casses noisettes comme souvent.
Heureux les innocents.
Tout est bien qui finit bien donc, comme dans les contes de fées que l’on lit aux enfants, mais *putain* quelle claque que ce rappel (inattendu) à notre mortalité, et surtout celle de notre progéniture (oui je suis une grande optimiste, quand je dis le pire, j’ai bien pensé AU PIRE pour l’Héritier). Il est certain que j’envisage assez peu sereinement mon passage du côté obscur de la force (en gros, j’ai pas une folle envie de décéder, et n’étant que peu croyante, je ne crois pas - HÉLAS - que l’au-delà me réserve quoi que ce soit de vraiment bandant). Mais là, j’ai touché du doigt et très concrètement que j’envisage ABSOLUMENT PAS celui de mes enfants (ce qui est sans doute assez normal, me ferait remarquer Cap’tain Obvious), et que je serais prête à BEAUCOUP pour que cela ne se produise pas. Et que vraiment, j’espère qu’ils m’enterreront, dans très longtemps, ces saligauds.
En attendant le jour où ils se débarrasseront de leur vieille mère pour toucher le pactole, ces ingrats, je compte bien interdire à l’Héritier (et surtout la Dauphine, qui présente la caractéristique quelque peu angoissante d’être bien plus casse cou que son frangin, somme toute assez prudent) de se hisser à plus de 50 centimètres du plancher des vaches.
Non mais oh.




























