Karole, Biolay et nuances de fessées

Vu cette nuit sur le blog de Caroline (oui je vis de folles nuits d’insomnie en Martinique, y’a pas de mystère, le décalage horaire, ça se récupère pas, pas en moins de 3 jours) le clip du prochain single de Benjamin Biolay.

Raaaaah.

Autant dire que ça m’a pas aidé à me rendormir cette affaire.


Benjamin Biolay Aime Mon Amour (exclu vidéo) par Europe1fr

Je partage l’avis de Caroline, Karole Rocher (vue dansn « Polisse« ) te convertirait au saphisme d’une simple inclinaison de sa noble nuque, et puis bon Biolay, Biolay quoi.

Grou.

Sinon, au titre du prolongement du grou et de la cogitation à la faveur de mon insomnie (autant dire qu’en 2 heures, je te reconstitue un max d’idées foireuses lumineuses pour occuper mes journées) j’ai décidé de lire « 50 nuances de Grey » (en français, comme une bonne feignasse). Je me doute que c’est une vaste daube écrite avec les pieds, mais je me connais, c’est comme pour « Twilight« , c’est de la merde, mais on ne peut pas s’empêcher de s’en délecter (je suis faible). Accessoirement, sans être une maîtresse sado maso, je suis assez pro fessée au lit, et je suis curieuse de voir comme ces pratiques « coquines » sont valorisées dans la chick litt. N’est pas Pierre Louys qui veut hein.

Benjamin au cinéma

Dimanche dernier, je suis allée voir le dernier Woody Allen, qui est, las, une grosse bouse. Mais bon, je venais de vivre l’apocalypse de passer 3 jours seule avec les deux nains, j’avais juste besoin d’un moment de solitude A MOI, me souvenir que j’existais en tant qu’être humain ….

Un autre effet colatéral de la maternitude, il faut le savoir, c’est votre niveau d’exigence vis à vis du cinéma. Avant le drame (AKA les nains), j’avais une carte ciné illimitée, je m’en cognais de voir une ou deux cacas dans un océan de films en open bar. Maintenant qu’organiser un ciné à deux (à un on y arrive encore, mais c’est moins drôle) devient aussi compliqué que réunir le G7 en période de crise (sans compter le prix plein tarif d’une place de ciné, avec lequel vous pourriez nourrir une famille africaine pendant une semaine), autant vous dire que les critiques de Télérama, à côté de moi, c’est roupie de sansonnet. Haro sur les cacas cinématographiques. Enfin pour le Woody, je vous laisse aller voir les critiques de CLG et de Matoo, ils ont tout dit.

Mon prochain film, j’en ai vu la bande annonce avant la diffusion du fatal Allen, ça sera « Pourquoi tu pleures » avec notre Benjamin local.

Benjamin Biolay, Nicole Garcia et Emmanuelle Devos dans le même film, ça ne peut être que bon.

(Mais la meilleure histoire de Biolay, c’est l’Héritier qui la raconte.)

Un tartare de Benjamin Biolay pour la 13 !

Les enfants, quand ils se mettent à prendre la parole (et qu’ils savent VRAIMENT parler), c’est à la fois un régal et un pensum.

Un régal parce qu’après 2 ans de « areuuh / adadada / bleuuuh bleuuuh bleuuuuuh », tu peux enfin avoir une conversation quasi civilisée avec ton gnôme. Ca change beaucoup de choses. Déjà, tu peux essayer de lui soutirer quelques infos sur les journées qu’il passe sans toi (bon, c’est souvent peine perdue, mais au moins y’a interaction). Mais surtout, c’est alors que tu réalises que ce petit être, au-delà de la ressemblance physique (qui dans notre cas, m’a je pense beaucoup aidée à devenir SA mère, vu qu’à la base j’ai un peu l’instinct maternel d’un écrou), et même avant 3 ans, prend aussi tes traits de caractère (bon, avouons que ce n’est pas qu’une bonne nouvelle, qu’il aie le même caractère entier de merde que moi).

Un pensum, parce qu’il faut le savoir, un enfant qui cause, c’est surtout un enfant qui TE POSE DES QUESTIONS. Plein. Tout le temps. Et souvent les mêmes.Parce qu’il a une mémoire de poisson rouge, le saligaud. Ou plus précisement, c’est un être extrêmement routinier, qui adore répéter les choses, les refaire avec le plaisir qu’elles se déroulent à chaque fois selon le même RITUEL.

Des domestiques. « On mange quoi ? » / ‘Il est où mon livre Star Wars » / « Est ce que je peux mettre mon pull Star Wars ? » / « Est ce que tu peux me réparer mon vaisseau Star Wars ? »

Des relous. « C’est quand que tu seras mort ? » (elle revient souvent celle là) / « Et pourquoi elle est moche / vieille Untelle ? » (la teuhon)

Des compliquées.  « Et pourquoi l’hiver c’est avant le printemps ? » (1/4 d’heure merdique à lui expliquer le cycle des saisons) / « Et quand le soleil se couche il va où ? » (la tentation est grande de répondre « dans ton cul », mais c’est mal) / « Et la lune pourquoi elle est toute petite et des fois très grosse ? » (je vous raconte pas comment je galère avec tous les cycles, les histoires de planètes, satellites et consorts).

Et puis beaucoup de questions sur le vocabulaire, le sens des mots. Je mets un point d’honneur à répondre correctement à toutes celles là, parce que je me dis que c’est comme ça qu’il va enrichir sa langue, et si possible d’autre chose que les noms des droïdes et autres personnages hirsutes de Star Wars (non, j’en veux pas DU TOUT à l’Epoux de lui avoir bourré le crâne avec ça …). C’est ainsi que l’autre jour il me demande « Maman, c’est quoi du tartare ?« . Et moi de me lancer sur une explication sur le double sens de tartare, la viande crue préparée, et la sauce pour manger la viande, celle qu’il aime bien, avec des morceaux de cornichon dedans. Il a l’air satisfait de l’explication.Bien bien.

Quelques temps après, dans la voiture, il me demande si je peux lui mettre « la chanson du tartare« . Gros moment de solitude. Quelle chanson du tartare mon chéri ? Dans la mesure où dans la voiture tourne en boucle l’album de Benjamin Biolay, La Superbe, je vois pas trop où il est question de tartare, en sauce ou mi cuit …

Las, on a fini par la retrouver, « la chanson du tartare« .

Benjamin BIOLAY – La superbe – Si tu suis mon regard (la n6)

Effectivement. A la 48ème seconde, Benjamin dit « des gens qui partent TARD TARD au bord de la route« . Et le couplet est répété plusieurs fois dans la chanson.

Bordel à queues. Quand j’ai compris la méprise, je me suis d’abord pissée de rire dessus.

Mais maintenant, comment je rattrape le coup pour lui expliquer que non, les tartares ne se croisent habituellement pas en bord de route ?

Petite musique du matin

L’Epoux m’a offert un maaagnifique coffret Biolay pour la Noel (un lot de consolation sans doute pour avoir raté sa prestation live il y a peu), j’attends encore un vrai moment de calme pour visionner le film tourné par Laetitia Masson qui est dedans.

En attendant, je m’en lasse pas (à la différence de mon cher frère qui l’appelle Le Boulet. Tsss).

La superbe.

Lyon Presqu’île, sur ma bonne ville d’adoption. Clip calamiteux à mon sens, qui ne rend hommage ni à la ville ni à la chanson, mais bon, qu’importe le flacon hein ….

Brandt Rhapsodie. Terrible terrible terrible chanson.